Vivre au Trait-Carré

La vie est simple et bien orchestrée dans le Trait-Carré du XIXe siècle. Du lundi au dimanche, chaque habitant sait comment passer son temps. Il connaît ses devoirs et aime s’amuser à l’heure des loisirs. Sa religion lui dicte la bonne conduite. Et vous? Auriez-vous aimé vivre à cette époque?

Du lundi au samedi

Le quotidien des habitants du Trait-Carré est bien rempli. Chaque matin, tout le monde se lève à 6 heures au son des cloches de l’église. Pendant que les hommes travaillent à l’extérieur de la maison, les femmes s’occupent des tâches ménagères, des enfants, du potager, des quelques bêtes que possède la famille. Elles fabriquent aussi des produits d’usage domestique : pain, lait, beurre, savon, vêtements, etc.

Et le dimanche?

Le dimanche étant jour de congé, les habitants du Trait-Carré en profitent pour s’adonner à des activités extérieures : pêche, baignade et promenade. Ils fréquentent les alentours : La Jeune-Lorette, Bourg-Royal, Beauport, Lac-Saint-Charles. Au programme : théâtre, pique-nique, parenté à visiter, paysages à contempler ou fruits à cueillir.

Cependant, avant de s’amuser, toute la population de Trait-Carré se rend à l’église pour assister à la messe. À l’époque, la religion est au centre de la vie quotidienne. La communauté se rassemble à l’église pour les services religieux, bien entendu, mais aussi à l’occasion des baptêmes, des mariages et des fêtes comme la Saint-Jean-Baptiste.

Des soirées animées

Pas de téléviseur ni d’ordinateur... Comment se divertissent les habitants du Trait-Carré à l’époque? Ils se réunissent dans des veillées. Cartes, dames, dominos, tours de magie, chants et danses rythment ces rencontres. Comme il y a un piano dans presque toutes les maisons, la musique est le plus souvent de la partie.

Les mœurs et les bonnes manières

Comment doit-on se comporter au Trait-Carré? Les mœurs sont l’affaire de la religion. Dans son sermon du dimanche, le curé met en garde ses fidèles contre les mauvais comportements : abuser de l’alcool, danser des quadrilles, se promener au clair de lune en douce compagnie. Il prône les règles de la bonne conduite : obéir à son père, rencontrer l’être aimé en présence d’un adulte... Les jeunes doivent aussi respecter l’étiquette. Par exemple, il est impoli d’aborder une jeune fille sans lui avoir été présenté. De même, une jeune fille ne peut envoyer un baiser volant à l’élu de son cœur.

Un jour de repos

Dans la tradition catholique, il est interdit de travailler le dimanche. C’est le jour du Seigneur. Les fidèles participent à la messe où l’on célèbre la résurrection du Christ. Le reste de la journée rime avec repos bien mérité!

À la mode amérindienne

Patiner et glisser font partie des plaisirs d’hiver au Trait-Carré. Pour profiter de la saison froide, les habitants se sont adaptés à la rigueur du climat. Comment? En s’inspirant de la culture amérindienne. Les habitants ont donc chaussé des bottes en peau de chevreuil ou d’orignal, qui montent jusqu’aux genoux. Ils ont aussi adopté les raquettes pour emprunter les chemins enneigés. Vive l’hiver à l’amérindienne!

L'idéal au masculin et au féminin

À quoi ressemble le jeune homme idéal à l’époque? Il est poli, ni gênant ni gêné. Il sait chanter et danser. Il est instruit, de bonne conversation et d’agréable compagnie. Il a de bonnes manières. Et la jeune fille idéale? Elle est jolie, possède une belle voix et sait danser. Elle est réservée mais pas trop timide. Elle montre surtout qu’elle a les aptitudes requises pour bien tenir maison.