| |
« Parce qu’elle était, dit-on,
de race persane et se languissait des alPaginers de ses montagnes,
elle demanda au roi d’imiter, dans l’illusion d’un
jardin, le paysage distinct de la Perse. »
(Diodore de Sicile,
II.10.1)
Diodore de Sicile croyait que Sémiramis (Sammu-Ramat) s’ennuyait
de la flore luxuriante de son pays natal, la Perse. Par amour,
Nabuchodonosor lui a construit un jardin si vaste et si beau qu’il
a toujours été par la suite présenté comme
l’une des sept merveilles du monde. Pour préserver
la luxuriance de ce jardin, il a fallu construire nombre de dispositifs
d’irrigation ingénieux, qui ne ressemblaient à rien
de connu. Dans l’ancienne Babylone, l’amour était
la mère de l’invention, et une extraordinaire beauté en était
le fruit.
   
|
|

Les jardins suspendus de Babylone
1886. Ferdinand Knab (1834–1902). Lithographie
couleur d’une série des « Sept Merveilles du monde »,
dans Munchener Bilderbogen. Archives Charmet.
| |