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« Je suis desja d’amour tanné
Ma tres doulce Valentinée… »
(Charles d’Orléans, Rondeau VI, lignes 1–2)
La ballade de Charles d’Orléans, composée
en français et en anglais, nous ramène au Parlement
des oiseaux, de Chaucer. Charles, duc d’Orléans
(1394–1464-5) était poète et musicien, et
il avait bien d’autres talents. Au cours de ses 25 années
de captivité en Angleterre, après la bataille d’Agincourt
(1415), il écrivit sur l’amour des poèmes
contenant plusieurs allusions à la Saint-Valentin « Le
beau souleil, le jour St. Valentin » et « Whan
fresshe Phebus, day of Seynt Valentine » expriment
le triste contraste entre l’appariement heureux des oiseaux
le jour de la Saint-Valentin et la solitude de Charles « en
ma chambre fermée ».
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Charles d’Orléans prisonnier
dans la Tour de Londres
v. 1500. Enluminure. Angleterre. Avec l’autorisation
de la British Library. Royal 16 F. II f.73.
Enregistrement audio de la ballade de la Saint-Valentin de Charles
d’Orléans.
« Le
beau souleil, le jour saint Valentin »
(chantée en français 2 Mo).
« Whan
fresse Phebus, day of Seynt Valentine » (chanté en
moyen anglais 1.04 Mo).
Paul Jenkins, voix et harpe, Colin Savage, flûte à bec.
Paroles du duc Charles d’Orléans. Musique de John Bedyngham
(1422–1460). Enregistré au Doon Heritage Crossroads,
2003.
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