Artiste/Fabricant/Manufacturier/Fondateur : Daimler Benz
Matériau/Technique/Média: métal
Date de dĂ©but de production et date de fin de production: 11er fĂ©vrier 1944; 31 mars 1944 â 1939-1945 DeuxiĂšme Guerre mondiale â la pĂ©riode de production sâĂ©chelonne dâaoĂ»t 1943 Ă mai 1944. Le prĂ©sent char a Ă©tĂ© fabriquĂ© entre fĂ©vrier et mars 1944 et a Ă©tĂ© ramenĂ© au Canada en 1948.
Dimension (H x L x P en centimĂštres): Longueur : 8,66 m; hauteur : 3 m; largeur : 3,42 m; poids : 44 800 kg
NumĂ©ro dâaccession : 20030358-017
Nom de lâĂ©tablissement : SMCC
Droit dâauteur : SMCC
Essai d’Ă©tudiant
Rob Coles
Cet essai a Ă©tĂ© Ă©crit par un Ă©tudiant Ă la maĂźtrise Ă lâinterieur du cours musĂ©e pratique du dĂ©partement dâhistoire de lâart, de la facultĂ© des beaux-arts de lâUniversitĂ© Concordia. Le cours a Ă©tĂ© enseignĂ© par Dr. Loren Lerner, avec lâaide de Dina Vescio, une diplĂŽmĂ©e de la maĂźtrise du programme.
- Le Panther â Contexte
- Les troupes canadiennes …
- Sydney Valpy Radley-…
- Les Forces canadiennes …
- Sources des rĂ©cits de …
- Liste des figures et notes
ill. 2
Typhoon flying above a grounded Typhoon.
Canada: Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / e002344097
Le Panther â Contexte
LâAllemagne a commencĂ© la conception du Panzer V Panther vers la fin de 1941 et lâa utilisĂ© sur le champ de bataille pour la premiĂšre fois en 1943. Largement reconnu comme lâune des meilleures conceptions de char de la DeuxiĂšme Guerre mondiale, le Panther comportait de nombreuses ressemblances avec le T-34 de lâUnion soviĂ©tique1 . Les amĂ©liorations apportĂ©es au Panther par rapport aux panzers (mot allemand pour char) prĂ©cĂ©dents comprenaient un canon de 75 mm Ă grande vitesse qui pouvait percer le blindage des chars ennemis depuis de longues distances, un moteur plus puissant, des chenilles trĂšs larges qui lui permettaient de se dĂ©placer facilement Ă grande vitesse mĂȘme en terrain accidentĂ© et un systĂšme de suspension rĂ©volutionnaire. Le Panther a Ă©galement Ă©tĂ© le premier char allemand avec un blindage inclinĂ©, une conception qui augmentait considĂ©rablement sa rĂ©sistance2 .
En tant quâanciens combattants de la longue et sanglante guerre avec lâUnion soviĂ©tique sur le front Est, les membres de lâĂ©quipage des chars allemands avaient non seulement de lâĂ©quipement Ă la fine pointe de la technologie, mais ils possĂ©daient Ă©galement beaucoup dâexpĂ©rience. Le commandant de char Ernst Barkmann, par exemple, a connu un grand succĂšs contre les AlliĂ©s aux commandes dâun Panther, le mĂȘme modĂšle de char que celui qui est actuellement exposĂ© Ă la Galerie LeBreton du MusĂ©e canadien de la guerre (ill. 1). Le 27 juillet 1944, Ă lâaide du Panther, Ernst Barkmann a Ă lui seul tendu une embuscade Ă plusieurs chars Sherman amĂ©ricains prĂšs de Saint-LĂŽ, en France, dans un engagement connu sous le nom de « Barkmannâs corner »3. Ayant cachĂ© son Panther derriĂšre une rangĂ©e dâarbres, Barkmann a attaquĂ© 14 blindĂ©s amĂ©ricains et en a dĂ©truit 9. Les AmĂ©ricains ont dĂ» appeler des chasseurs-bombardiers en renfort. En plus des chasseurs-bombardiers, les Forces alliĂ©es ont utilisĂ© diverses armes contre lâintimidant Panzer. Le lance-bombe antichar dâinfanterie (PIAT), par exemple, Ă©tait une arme antichar que lâinfanterie canadienne a utilisĂ©e pour combattre les chars allemands. Ressemblant beaucoup Ă un bazooka, le PIAT lançait un projectile dont la charge militaire pouvait pĂ©nĂ©trer le blindage de la plupart des vĂ©hicules allemands, dont le Panzer4 . Cependant, pour arriver Ă dĂ©truire un Panther, le PIAT devait tirer de trĂšs prĂšs parce que le blindage du Panther Ă©tait trĂšs solide et que la portĂ©e efficace du PIAT nâĂ©tait que de 90 mĂštres. Il Ă©tait difficile et dangereux pour un soldat de sâapprocher aussi prĂšs dâun Panther, et cette tĂąche exigeait un courage et une habiletĂ© exceptionnels. Vers la fin de 1943, les Forces alliĂ©es ont commencĂ© Ă utiliser des armes plus efficaces contre le Panther, telles que le Typhoon, un chasseur-bombardier (ill. 2)5. Le Typhoon lançait des missiles sur des cibles au sol, rĂ©duisant ainsi le risque de perte de troupes terrestres dans un dangereux combat antichar.
ill. 3
Private Ernest Alvia âSmokyâ Smith of the Seaforth Highlanders of Canada, Victoria Cross.
Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-145490.
ill. 4
Private L.H. Johnson and Sergeant D.R. Fairborn of the 1st Canadian Parachute Battalion with a PIAT Anti-Tank Weapon, Lembeck, Germany, 29 Mar. 1945.
Lieut. Charles H. Richer / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114595.
Les troupes canadiennes contre le Panther pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale â Ernest « Smokey » Smith
Les troupes terrestres canadiennes ont combattu des chars Panther allemands en Italie et dans le Nord-Ouest de lâEurope pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Lâhistoire du soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, qui a Ă lui seul mis hors de combat un Panther et son Ă©quipage, nâest quâun exemple parmi dâautres dâun soldat canadien dont le courage et le mĂ©pris du danger ont aidĂ© les Forces alliĂ©es Ă gagner la guerre contre lâAllemagne de Hitler (ill. 3).
NĂ© Ă New Westminster, en Colombie-Britannique, Ernest Smith a servi au sein du Seaforth Highlanders of Canada pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale6 . On se souviendra toujours de lui pour ses actions contre le Panther et les soldats dâinfanterie dans la nuit du 21 octobre 1944. Lâincroyable bravoure et la dĂ©termination inĂ©branlable de Smith lui ont valu la Croix de Victoria, la plus haute distinction dĂ©cernĂ©e pour bravoure aux soldats canadiens pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale.
Smith et sa compagnie du Seaforth Highlanders devaient mener une attaque sur la riviĂšre Savio, en Italie, pour Ă©riger une tĂȘte de pont. La compagnie a Ă©tĂ© soudainement contre-attaquĂ©e par 3 chars Panther allemands appuyĂ©s par des autocanons et quelque 30 soldats dâinfanterie. Sous un tir nourri, un camarade de Smith a Ă©tĂ© blessĂ©.
Le soldat Smith a ripostĂ© avec son PIAT, touchant une partie des chenilles et le moteur du Panther et a mis le char hors de combat ill. 4)7 . Dix officiers dâinfanterie allemands sont sortis immĂ©diatement Ă lâarriĂšre du char et ont chargĂ© Smith, qui nâa pas quittĂ© sa position et les a repoussĂ©s avec sa mitraillette, tuant quatre soldats. Presque aussitĂŽt, dâautres Panthers et soldats dâinfanterie allemands ont cernĂ© Smith, qui a tenu fermement sa position jusquâĂ ce quâils battent en retraite.
Ernest Smith, qui Ă©tait le dernier rĂ©cipiendaire canadien encore en vie de la Croix de Victoria, est mort en 2005. Dans une entrevue pour le magazine Macleanâs peu de temps avant sa mort, on lui a demandĂ© sâil avait eu peur le jour oĂč il a combattu un Panther et son Ă©quipage. Il a rĂ©pondu : « Oui, jâai eu peur. Si je ne dĂ©truisais pas ce char, câest lui qui me tuait. Jâai touchĂ© une partie des chenilles et le moteur. CâĂ©tait la seule façon de les arrĂȘter (…) ce sont les lĂąches qui abandonnent8. »
ill. 5
Field Marshall Sir Bernard Montgomery investing Major Sydney Valpey Radley-Walters of the Sherbrooke Fusiliers with the Military Cross, Ghent, Belgium, 5 Nov. 1944.
Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-128092.
Sydney Valpy Radley-Walters â Commandant de char canadien
Le dĂ©barquement des troupes alliĂ©es en Normandie, aussi connu sous le nom de jour J, a commencĂ© le 6 juin 1944. AprĂšs le jour J, les troupes canadiennes ont fait face Ă des Panthers dans les champs de Normandie. Les Forces canadiennes ont dâabord eu de la difficultĂ© Ă affronter les Allemands, qui avaient plus dâexpĂ©rience, Ă©taient mieux entraĂźnĂ©s et possĂ©daient un Ă©quipement nettement supĂ©rieur.
Le brigadier-gĂ©nĂ©ral Sydney Valpy Radley-Walters, nĂ© Ă GaspĂ©, au QuĂ©bec, Ă©tait commandant de char pour les Forces canadiennes pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Il a servi au sein du Sherbrooke Fusiliers Regiment, et ses excellentes qualitĂ©s de chef ont rapidement Ă©tĂ© remarquĂ©es par ses supĂ©rieurs9. En Normandie, Radley-Walters Ă©tait lâun des meilleurs commandants de char canadiens. Il est devenu une lĂ©gende pour avoir habilement dĂ©jouĂ© des unitĂ©s de chars allemands plus expĂ©rimentĂ©es. Ayant 19 victoires Ă son actif, Radley-Walters a dĂ©truit plus de chars ennemis que tout autre commandant de char canadien et a reçu lâOrdre du Service distinguĂ© et la Croix militaire10. Radley-Walters a reçu la Croix militaire du MarĂ©chal Bernard « Monty » Montgomery, lors dâune cĂ©rĂ©monie en Belgique (ill. 5).
Radley-Walters connaissait trĂšs bien le pouvoir dĂ©vastateur du Panther. Il a Ă©tĂ© tĂ©moin de la destruction de trois chars canadiens par un seul tir dâun Panther11. Dans une entrevue effectuĂ©e dans le cadre de la sĂ©rie La Bravoure et le MĂ©pris, une minisĂ©rie documentaire canadienne diffusĂ©e sur la chaĂźne CBC Television en 1992, Radley-Walters explique Ă ses soldats comment mettre un Panther hors de combat en usant dâhabiletĂ© et de dĂ©termination, plutĂŽt quâen utilisant des armes Ă feu. La partie supĂ©rieure du support dâarme du Panther Ă©tait constituĂ©e dâun blindage Ă©pais et rĂ©sistant et les tirs qui lâatteignaient rebondissaient sur la surface (ill. 6)12. Toutefois, RadleyÂWalters explique que « si un tir direct pouvait atteindre la section infĂ©rieure juste en dessous du canon, le projectile ne dĂ©vierait pas et rebondirait vers le bas perçant le blindage moins rĂ©sistant au-dessus du conducteur. Dans la plupart des cas, nous avons constatĂ© que le conducteur Ă©tait soit gravement blessĂ©, soit mort, et que le char Ă©tait automatiquement mis hors de combat »13. Cette partie du Panther Ă©tait une petite cible, mais Radley-Walters a dĂ©couvert que si le tir pĂ©nĂ©trait le blindage Ă cet endroit, il Ă©tait possible de dĂ©truire un Panther Ă lâaide du canon de 75 mm dâun char Sherman Ă une distance de 750 Ă 850 mĂštres au maximum14.
ill. 7
Unidentified infantryman of Les Fusiliers Mont-Royal examining a disabled German Panther tank,
9 Aug. 1944, St-Andre-Sur-Orne, France. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114369
Les Forces canadiennes contre le Panther â Tom « Shot in the Dark » Danby
Les soldats canadiens avaient besoin dâun seul tir prĂ©cis pour Ă©liminer un Panther (ill 7). Tom « Shot in the Dark » Danby, nĂ© Ă Toronto et officier de renfort du Fort Garry Horse, a dĂ©truit un Panther sans aide grĂące Ă sa patience et Ă un heureux coup du sort. TrĂšs tĂŽt dans la journĂ©e du 26 fĂ©vrier 1945, le lieutenant Danby a reçu lâordre dâaider Ă repousser une attaque ennemie15. Les Allemands ont ripostĂ© en bombardant sans relĂąche la position des soldats canadiens. Le char de Danby a Ă©tĂ© directement touchĂ© par une arme Ă grande vitesse. Danby a Ă©tĂ© blessĂ© dans lâexplosion et son vĂ©hicule a Ă©tĂ© endommagĂ©. La situation semblait dĂ©sespĂ©rĂ©e et Danby a ordonnĂ© Ă lâĂ©quipe de battre en retraite et de se rĂ©fugier dans une grange Ă proximitĂ©. Cherchant Ă se protĂ©ger de la pluie dâobus, Danby et son Ă©quipage sont retournĂ©s Ă leur char, mais ils se sont rendu compte que le char ne pouvait que reculer. Ă ce moment, Danby Ă©tait Ă©galement bombardĂ© par les tirs dâune mitrailleuse. Il ne pouvait pas voir la cible dans le noir, mais son Ă©quipage tirait avec le canon du char dans la direction dâoĂč venaient les balles. Une Ă©norme explosion sâest ensuite produite. Quelques heures plus tard, le commandant de Danby a dĂ©clarĂ© que Danby avait dĂ©truit un Panther16, câest pourquoi on lui a donnĂ© le surnom de « shot in the dark » (tir dans le noir).
ill. 8
Veteran Reg Redknap (Canadian War Museum volunteer) speaks with caregiver Janet Josslyn and daughter Jamie Routledge, 2008.
(Photo: Veterans Affairs Canada).
Image Source.
Sources des récits de guerre des anciens combattants
Les anciens combattants ont la possibilitĂ© de faire connaĂźtre leurs expĂ©riences personnelles et leurs connaissances aux personnes qui nâont pas connu la guerre. Le MusĂ©e canadien de la guerre offre aux anciens combattants lâoccasion dâĂ©changer avec le grand public dans le cadre de visites guidĂ©es (ill. 8)17. Internet est Ă©galement une ressource riche pour connaĂźtre les rĂ©cits de guerre des anciens combattants du Canada. Anciens Combattants Canada possĂšde une collection de ces rĂ©cits, sur le site Web du Programme Le Canada se souvient, dans la section intitulĂ©e Des hĂ©ros se racontent18. Il existe une source dâinformation semblable concernant les anciens combattants du Canada en ligne, sur le site Le Projet mĂ©moire19. De nombreux anciens combattants qui ont servi sur les champs de bataille sont dâavis quâils ont le devoir de transmettre leurs histoires aux gĂ©nĂ©rations futures. Comme lâa mentionnĂ© le brigadier-gĂ©nĂ©ral S.V. Radley Walters dans une entrevue pour la Revue militaire canadienne, « Avant quâon se retrouve six pieds sous terre, il est de notre responsabilitĂ©, je crois, de nous asseoir pour au moins transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures quelques-unes des leçons que nous avons apprises dans le passĂ©.20 »
Liste des figures
- ill. 1 Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)
- ill. 2 Typhoon flying above a grounded Typhoon. Canada: Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / e002344097
- ill. 3 Private Ernest Alvia âSmokyâ Smith of the Seaforth Highlanders of Canada, Victoria Cross. Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-145490.
- ill. 4 Private L.H. Johnson and Sergeant D.R. Fairborn of the 1st Canadian Parachute Battalion with a PIAT Anti-Tank Weapon, Lembeck, Germany, 29 Mar. 1945. Lieut. Charles H. Richer / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114595.
- ill. 5 Field Marshall Sir Bernard Montgomery investing Major Sydney Valpey Radley-Walters of the Sherbrooke Fusiliers with the Military Cross, Ghent, Belgium, 5 Nov. 1944. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-128092.
- ill. 6 Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)
- ill. 7 Unidentified infantryman of Les Fusiliers Mont-Royal examining a disabled German Panther tank, 9 Aug. 1944, St-Andre-Sur-Orne, France. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114369.
- ill. 8 Veteran Reg Redknap (Canadian War Museum volunteer) speaks with caregiver Janet Josslyn and daughter Jamie Routledge, 2008. (Photo: Veterans Affairs Canada {http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=feature/fww/anniversaries/90ann_overseas/001})
Notes
- Dmitry Pyatakhin, âPanzerkampfwagen V Panther,â Achtung Panzer, 13 Nov. 2009 {http://www.achtungpanzer.com/panzerkampfwagen-v-panther-sd-kfz-171.htm}.
- Pyatakhin.
- Gordon Williamson, The SS: Hitlerâs Instrument of Terror (Stroud: Tempus, 2006) 170.
- Gerald Nicholson, âProjector, Infantry, Anti-Tank,â Canadian Soldiers, 15 Nov. 2009 {http://www.canadiansoldiers.com/weapons/lightweapons/lightantitank/piat.htm}.
- Terry Copp, Fields of Fire: The Canadians in Normandy (Toronto: University of Toronto Press, 2003) 96.
- Greg Kerr, âPrivate Ernest Alvia Smith,â Veterans Affairs Canada, 13 Nov. 2009 { http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=history/secondwar/citations/smith}.
- Ken Macqueen, âI Was Never Afraid to Shoot, Thatâs What I Was Paid For,â Macleanâs 118:33 (15 Aug. 2005): 15.
- Macqueen, 16.
- Craig Leslie Mantle and Larry Zaporzan, âThe Leadership of S.V. Radley Walters: Enlistment to D-Day,â Canadian Military Journal 9:4 (2009) 71.
- Mantle and Zaporzan, 71.
- Sydney Radley-Walters, Interview, The Valour and the Horror, National Film Board of Canada, 1992.
- Sydney Radley-Walters.
- Sydney Radley-Walters.
- Sydney Radley-Walters.
- Tom Danby, âWar Diary,â Email from Gord Crossley to the Author, 16 Nov. 2009
- Ross Munro, âToronto Officer Knocks out Panther Tank in Night Duel,â Toronto Daily Star (31 Mar. 1945): 13.
- Greg Kerr, âJourney Begins at the Canadian War Museum,â Veterans Affairs Canada { http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=feature/fww/anniversaries/90ann_overseas/001}.
- Canada Remembers Program: Heroes Remember, Veteran Affairs Canada {http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=collections/hrp}.
- The Memory Project, Stories of the Second World War, Ontario Veteran Community Archives {http://www.thememoryproject.com/}.
- Mantle and Zaporzan, 71.
















