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• lundi, mai 10th, 2010

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Nom de l’objet : Char d’assaut PANZERKAMFWAGON
Artiste/Fabricant/Manufacturier/Fondateur : Daimler Benz
Matériau/Technique/Média: métal
Date de dĂ©but de production et date de fin de production: 11er fĂ©vrier 1944; 31 mars 1944 – 1939-1945 DeuxiĂšme Guerre mondiale – la pĂ©riode de production s’échelonne d’aoĂ»t 1943 Ă  mai 1944. Le prĂ©sent char a Ă©tĂ© fabriquĂ© entre fĂ©vrier et mars 1944 et a Ă©tĂ© ramenĂ© au Canada en 1948.
Dimension (H x L x P en centimĂštres): Longueur : 8,66 m; hauteur : 3 m; largeur : 3,42 m; poids : 44 800 kg
NumĂ©ro d’accession : 20030358-017
Nom de l’établissement : SMCC
Droit d’auteur : SMCC

Essai d’Ă©tudiant

Rob Coles

Cet essai a Ă©tĂ© Ă©crit par un Ă©tudiant Ă  la maĂźtrise Ă  l’interieur du cours musĂ©e pratique du dĂ©partement d’histoire de l’art, de la facultĂ© des beaux-arts de l’UniversitĂ© Concordia. Le cours a Ă©tĂ© enseignĂ© par Dr. Loren Lerner, avec l’aide de Dina Vescio, une diplĂŽmĂ©e de la maĂźtrise du programme.

Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)

ill. 1
Panther V Tank
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1942-1945,Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)

Typhoon flying above a grounded Typhoon. Canada: Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / e002344097

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Typhoon flying above a grounded Typhoon
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Canada: Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / e002344097

Le Panther – Contexte

L’Allemagne a commencĂ© la conception du Panzer V Panther vers la fin de 1941 et l’a utilisĂ© sur le champ de bataille pour la premiĂšre fois en 1943. Largement reconnu comme l’une des meilleures conceptions de char de la DeuxiĂšme Guerre mondiale, le Panther comportait de nombreuses ressemblances avec le T-34 de l’Union soviĂ©tique1 . Les amĂ©liorations apportĂ©es au Panther par rapport aux panzers (mot allemand pour char) prĂ©cĂ©dents comprenaient un canon de 75 mm Ă  grande vitesse qui pouvait percer le blindage des chars ennemis depuis de longues distances, un moteur plus puissant, des chenilles trĂšs larges qui lui permettaient de se dĂ©placer facilement Ă  grande vitesse mĂȘme en terrain accidentĂ© et un systĂšme de suspension rĂ©volutionnaire. Le Panther a Ă©galement Ă©tĂ© le premier char allemand avec un blindage inclinĂ©, une conception qui augmentait considĂ©rablement sa rĂ©sistance2 .

En tant qu’anciens combattants de la longue et sanglante guerre avec l’Union soviĂ©tique sur le front Est, les membres de l’équipage des chars allemands avaient non seulement de l’équipement Ă  la fine pointe de la technologie, mais ils possĂ©daient Ă©galement beaucoup d’expĂ©rience. Le commandant de char Ernst Barkmann, par exemple, a connu un grand succĂšs contre les AlliĂ©s aux commandes d’un Panther, le mĂȘme modĂšle de char que celui qui est actuellement exposĂ© Ă  la Galerie LeBreton du MusĂ©e canadien de la guerre (ill. 1). Le 27 juillet 1944, Ă  l’aide du Panther, Ernst Barkmann a Ă  lui seul tendu une embuscade Ă  plusieurs chars Sherman amĂ©ricains prĂšs de Saint-LĂŽ, en France, dans un engagement connu sous le nom de « Barkmann’s corner »3. Ayant cachĂ© son Panther derriĂšre une rangĂ©e d’arbres, Barkmann a attaquĂ© 14 blindĂ©s amĂ©ricains et en a dĂ©truit 9. Les AmĂ©ricains ont dĂ» appeler des chasseurs-bombardiers en renfort. En plus des chasseurs-bombardiers, les Forces alliĂ©es ont utilisĂ© diverses armes contre l’intimidant Panzer. Le lance-bombe antichar d’infanterie (PIAT), par exemple, Ă©tait une arme antichar que l’infanterie canadienne a utilisĂ©e pour combattre les chars allemands. Ressemblant beaucoup Ă  un bazooka, le PIAT lançait un projectile dont la charge militaire pouvait pĂ©nĂ©trer le blindage de la plupart des vĂ©hicules allemands, dont le Panzer4 . Cependant, pour arriver Ă  dĂ©truire un Panther, le PIAT devait tirer de trĂšs prĂšs parce que le blindage du Panther Ă©tait trĂšs solide et que la portĂ©e efficace du PIAT n’était que de 90 mĂštres. Il Ă©tait difficile et dangereux pour un soldat de s’approcher aussi prĂšs d’un Panther, et cette tĂąche exigeait un courage et une habiletĂ© exceptionnels. Vers la fin de 1943, les Forces alliĂ©es ont commencĂ© Ă  utiliser des armes plus efficaces contre le Panther, telles que le Typhoon, un chasseur-bombardier (ill. 2)5. Le Typhoon lançait des missiles sur des cibles au sol, rĂ©duisant ainsi le risque de perte de troupes terrestres dans un dangereux combat antichar.

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Private Ernest Alvia ‘Smoky’ Smith of the Seaforth Highlanders of Canada, Victoria Cross.

Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-145490.

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Private L.H. Johnson and Sergeant D.R. Fairborn of the 1st Canadian Parachute Battalion with a PIAT Anti-Tank Weapon, Lembeck, Germany, 29 Mar. 1945
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Lieut. Charles H. Richer / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114595.

Les troupes canadiennes contre le Panther pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale – Ernest « Smokey » Smith

Les troupes terrestres canadiennes ont combattu des chars Panther allemands en Italie et dans le Nord-Ouest de l’Europe pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale. L’histoire du soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, qui a Ă  lui seul mis hors de combat un Panther et son Ă©quipage, n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un soldat canadien dont le courage et le mĂ©pris du danger ont aidĂ© les Forces alliĂ©es Ă  gagner la guerre contre l’Allemagne de Hitler (ill. 3).

NĂ© Ă  New Westminster, en Colombie-Britannique, Ernest Smith a servi au sein du Seaforth Highlanders of Canada pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale6 . On se souviendra toujours de lui pour ses actions contre le Panther et les soldats d’infanterie dans la nuit du 21 octobre 1944. L’incroyable bravoure et la dĂ©termination inĂ©branlable de Smith lui ont valu la Croix de Victoria, la plus haute distinction dĂ©cernĂ©e pour bravoure aux soldats canadiens pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale.

Smith et sa compagnie du Seaforth Highlanders devaient mener une attaque sur la riviĂšre Savio, en Italie, pour Ă©riger une tĂȘte de pont. La compagnie a Ă©tĂ© soudainement contre-attaquĂ©e par 3 chars Panther allemands appuyĂ©s par des autocanons et quelque 30 soldats d’infanterie. Sous un tir nourri, un camarade de Smith a Ă©tĂ© blessĂ©.

Le soldat Smith a ripostĂ© avec son PIAT, touchant une partie des chenilles et le moteur du Panther et a mis le char hors de combat ill. 4)7 . Dix officiers d’infanterie allemands sont sortis immĂ©diatement Ă  l’arriĂšre du char et ont chargĂ© Smith, qui n’a pas quittĂ© sa position et les a repoussĂ©s avec sa mitraillette, tuant quatre soldats. Presque aussitĂŽt, d’autres Panthers et soldats d’infanterie allemands ont cernĂ© Smith, qui a tenu fermement sa position jusqu’à ce qu’ils battent en retraite.

Ernest Smith, qui Ă©tait le dernier rĂ©cipiendaire canadien encore en vie de la Croix de Victoria, est mort en 2005. Dans une entrevue pour le magazine Maclean’s peu de temps avant sa mort, on lui a demandĂ© s’il avait eu peur le jour oĂč il a combattu un Panther et son Ă©quipage. Il a rĂ©pondu : « Oui, j’ai eu peur. Si je ne dĂ©truisais pas ce char, c’est lui qui me tuait. J’ai touchĂ© une partie des chenilles et le moteur. C’était la seule façon de les arrĂȘter (…) ce sont les lĂąches qui abandonnent8. »

Field Marshall Sir Bernard Montgomery investing Major Sydney Valpey Radley-Walters of the Sherbrooke Fusiliers with the Military Cross, Ghent, Belgium, 5 Nov. 1944. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-128092.

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Field Marshall Sir Bernard Montgomery investing Major Sydney Valpey Radley-Walters of the Sherbrooke Fusiliers with the Military Cross, Ghent, Belgium, 5 Nov. 1944.
Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-128092.

Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)

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Panther V Tank, 1942-1945,

Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)

Sydney Valpy Radley-Walters – Commandant de char canadien

Le dĂ©barquement des troupes alliĂ©es en Normandie, aussi connu sous le nom de jour J, a commencĂ© le 6 juin 1944. AprĂšs le jour J, les troupes canadiennes ont fait face Ă  des Panthers dans les champs de Normandie. Les Forces canadiennes ont d’abord eu de la difficultĂ© Ă  affronter les Allemands, qui avaient plus d’expĂ©rience, Ă©taient mieux entraĂźnĂ©s et possĂ©daient un Ă©quipement nettement supĂ©rieur.

Le brigadier-gĂ©nĂ©ral Sydney Valpy Radley-Walters, nĂ© Ă  GaspĂ©, au QuĂ©bec, Ă©tait commandant de char pour les Forces canadiennes pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Il a servi au sein du Sherbrooke Fusiliers Regiment, et ses excellentes qualitĂ©s de chef ont rapidement Ă©tĂ© remarquĂ©es par ses supĂ©rieurs9. En Normandie, Radley-Walters Ă©tait l’un des meilleurs commandants de char canadiens. Il est devenu une lĂ©gende pour avoir habilement dĂ©jouĂ© des unitĂ©s de chars allemands plus expĂ©rimentĂ©es. Ayant 19 victoires Ă  son actif, Radley-Walters a dĂ©truit plus de chars ennemis que tout autre commandant de char canadien et a reçu l’Ordre du Service distinguĂ© et la Croix militaire10. Radley-Walters a reçu la Croix militaire du MarĂ©chal Bernard « Monty » Montgomery, lors d’une cĂ©rĂ©monie en Belgique (ill. 5).

Radley-Walters connaissait trĂšs bien le pouvoir dĂ©vastateur du Panther. Il a Ă©tĂ© tĂ©moin de la destruction de trois chars canadiens par un seul tir d’un Panther11. Dans une entrevue effectuĂ©e dans le cadre de la sĂ©rie La Bravoure et le MĂ©pris, une minisĂ©rie documentaire canadienne diffusĂ©e sur la chaĂźne CBC Television en 1992, Radley-Walters explique Ă  ses soldats comment mettre un Panther hors de combat en usant d’habiletĂ© et de dĂ©termination, plutĂŽt qu’en utilisant des armes Ă  feu. La partie supĂ©rieure du support d’arme du Panther Ă©tait constituĂ©e d’un blindage Ă©pais et rĂ©sistant et les tirs qui l’atteignaient rebondissaient sur la surface (ill. 6)12. Toutefois, Radley­Walters explique que « si un tir direct pouvait atteindre la section infĂ©rieure juste en dessous du canon, le projectile ne dĂ©vierait pas et rebondirait vers le bas perçant le blindage moins rĂ©sistant au-dessus du conducteur. Dans la plupart des cas, nous avons constatĂ© que le conducteur Ă©tait soit gravement blessĂ©, soit mort, et que le char Ă©tait automatiquement mis hors de combat »13. Cette partie du Panther Ă©tait une petite cible, mais Radley-Walters a dĂ©couvert que si le tir pĂ©nĂ©trait le blindage Ă  cet endroit, il Ă©tait possible de dĂ©truire un Panther Ă  l’aide du canon de 75 mm d’un char Sherman Ă  une distance de 750 Ă  850 mĂštres au maximum14.

Unidentified infantryman of Les Fusiliers Mont-Royal examining a disabled=

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Unidentified infantryman of Les Fusiliers Mont-Royal examining a disabled German Panther tank,

9 Aug. 1944, St-Andre-Sur-Orne, France. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114369

Les Forces canadiennes contre le Panther – Tom « Shot in the Dark » Danby

Les soldats canadiens avaient besoin d’un seul tir prĂ©cis pour Ă©liminer un Panther (ill 7). Tom « Shot in the Dark » Danby, nĂ© Ă  Toronto et officier de renfort du Fort Garry Horse, a dĂ©truit un Panther sans aide grĂące Ă  sa patience et Ă  un heureux coup du sort. TrĂšs tĂŽt dans la journĂ©e du 26 fĂ©vrier 1945, le lieutenant Danby a reçu l’ordre d’aider Ă  repousser une attaque ennemie15. Les Allemands ont ripostĂ© en bombardant sans relĂąche la position des soldats canadiens. Le char de Danby a Ă©tĂ© directement touchĂ© par une arme Ă  grande vitesse. Danby a Ă©tĂ© blessĂ© dans l’explosion et son vĂ©hicule a Ă©tĂ© endommagĂ©. La situation semblait dĂ©sespĂ©rĂ©e et Danby a ordonnĂ© Ă  l’équipe de battre en retraite et de se rĂ©fugier dans une grange Ă  proximitĂ©. Cherchant Ă  se protĂ©ger de la pluie d’obus, Danby et son Ă©quipage sont retournĂ©s Ă  leur char, mais ils se sont rendu compte que le char ne pouvait que reculer. À ce moment, Danby Ă©tait Ă©galement bombardĂ© par les tirs d’une mitrailleuse. Il ne pouvait pas voir la cible dans le noir, mais son Ă©quipage tirait avec le canon du char dans la direction d’oĂč venaient les balles. Une Ă©norme explosion s’est ensuite produite. Quelques heures plus tard, le commandant de Danby a dĂ©clarĂ© que Danby avait dĂ©truit un Panther16, c’est pourquoi on lui a donnĂ© le surnom de « shot in the dark » (tir dans le noir).

Veteran Reg Redknap (Canadian War Museum volunteer) speaks with caregiver Janet Josslyn and daughter Jamie Routledge, 2008. (Photo: Veterans Affairs Canada {http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=feature/fww/anniversaries/ 90ann_overseas/001})

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Veteran Reg Redknap (Canadian War Museum volunteer) speaks with caregiver Janet Josslyn and daughter Jamie Routledge, 2008.

(Photo: Veterans Affairs Canada).
Image Source
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Sources des récits de guerre des anciens combattants

Les anciens combattants ont la possibilitĂ© de faire connaĂźtre leurs expĂ©riences personnelles et leurs connaissances aux personnes qui n’ont pas connu la guerre. Le MusĂ©e canadien de la guerre offre aux anciens combattants l’occasion d’échanger avec le grand public dans le cadre de visites guidĂ©es (ill. 8)17. Internet est Ă©galement une ressource riche pour connaĂźtre les rĂ©cits de guerre des anciens combattants du Canada. Anciens Combattants Canada possĂšde une collection de ces rĂ©cits, sur le site Web du Programme Le Canada se souvient, dans la section intitulĂ©e Des hĂ©ros se racontent18. Il existe une source d’information semblable concernant les anciens combattants du Canada en ligne, sur le site Le Projet mĂ©moire19. De nombreux anciens combattants qui ont servi sur les champs de bataille sont d’avis qu’ils ont le devoir de transmettre leurs histoires aux gĂ©nĂ©rations futures. Comme l’a mentionnĂ© le brigadier-gĂ©nĂ©ral S.V. Radley Walters dans une entrevue pour la Revue militaire canadienne, « Avant qu’on se retrouve six pieds sous terre, il est de notre responsabilitĂ©, je crois, de nous asseoir pour au moins transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures quelques-unes des leçons que nous avons apprises dans le passĂ©.20 »

Liste des figures

  • ill. 1 Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)
  • ill. 2 Typhoon flying above a grounded Typhoon. Canada: Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / e002344097
  • ill. 3 Private Ernest Alvia ‘Smoky’ Smith of the Seaforth Highlanders of Canada, Victoria Cross. Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-145490.
  • ill. 4 Private L.H. Johnson and Sergeant D.R. Fairborn of the 1st Canadian Parachute Battalion with a PIAT Anti-Tank Weapon, Lembeck, Germany, 29 Mar. 1945. Lieut. Charles H. Richer / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114595.
  • ill. 5 Field Marshall Sir Bernard Montgomery investing Major Sydney Valpey Radley-Walters of the Sherbrooke Fusiliers with the Military Cross, Ghent, Belgium, 5 Nov. 1944. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-128092.
  • ill. 6 Panther V Tank, 1942-1945, Canadian War Museum, Ottawa, 15 Sept. 2009. (Photo: the author)
  • ill. 7 Unidentified infantryman of Les Fusiliers Mont-Royal examining a disabled German Panther tank, 9 Aug. 1944, St-Andre-Sur-Orne, France. Lieut. Ken Bell / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-114369.
  • ill. 8 Veteran Reg Redknap (Canadian War Museum volunteer) speaks with caregiver Janet Josslyn and daughter Jamie Routledge, 2008. (Photo: Veterans Affairs Canada {http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=feature/fww/anniversaries/90ann_overseas/001})

Notes

  1. Dmitry Pyatakhin, “Panzerkampfwagen V Panther,” Achtung Panzer, 13 Nov. 2009 {http://www.achtungpanzer.com/panzerkampfwagen-v-panther-sd-kfz-171.htm}.
  2. Pyatakhin.
  3. Gordon Williamson, The SS: Hitler’s Instrument of Terror (Stroud: Tempus, 2006) 170.
  4. Gerald Nicholson, “Projector, Infantry, Anti-Tank,” Canadian Soldiers, 15 Nov. 2009 {http://www.canadiansoldiers.com/weapons/lightweapons/lightantitank/piat.htm}.
  5. Terry Copp, Fields of Fire: The Canadians in Normandy (Toronto: University of Toronto Press, 2003) 96.
  6. Greg Kerr, “Private Ernest Alvia Smith,” Veterans Affairs Canada, 13 Nov. 2009 { http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=history/secondwar/citations/smith}.
  7. Ken Macqueen, “I Was Never Afraid to Shoot, That’s What I Was Paid For,” Maclean’s 118:33 (15 Aug. 2005): 15.
  8. Macqueen, 16.
  9. Craig Leslie Mantle and Larry Zaporzan, “The Leadership of S.V. Radley Walters: Enlistment to D-Day,” Canadian Military Journal 9:4 (2009) 71.
  10. Mantle and Zaporzan, 71.
  11. Sydney Radley-Walters, Interview, The Valour and the Horror, National Film Board of Canada, 1992.
  12. Sydney Radley-Walters.
  13. Sydney Radley-Walters.
  14. Sydney Radley-Walters.
  15. Tom Danby, “War Diary,” Email from Gord Crossley to the Author, 16 Nov. 2009
  16. Ross Munro, “Toronto Officer Knocks out Panther Tank in Night Duel,” Toronto Daily Star (31 Mar. 1945): 13.
  17. Greg Kerr, “Journey Begins at the Canadian War Museum,” Veterans Affairs Canada { http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=feature/fww/anniversaries/90ann_overseas/001}.
  18. Canada Remembers Program: Heroes Remember, Veteran Affairs Canada {http://www.vac-acc.gc.ca/remembers/sub.cfm?source=collections/hrp}.
  19. The Memory Project, Stories of the Second World War, Ontario Veteran Community Archives {http://www.thememoryproject.com/}.
  20. Mantle and Zaporzan, 71.