Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le tipi est parfaitement adapté au mode de vie nomade des différentes tribus des plaines, qui déplacent leurs habitations en fonction des saisons et de la circulation du gibier (principalement le bison).
Le tipi est composé de perches de bois (du pin ou du cèdre) mesurant jusqu'à huit mètres de long. Ces perches sont inclinées et donnent une base de forme ovale au tipi; une ouverture à son sommet laisse passer la fumée. Dans les plaines, le tipi est recouvert de peaux de bison cousues ensemble. Des motifs, qui changent d'une tribu à l'autre et qui représentent la vie spirituelle des Amérindiens, sont souvent peints sur sa surface extérieure.
La maison en terre correspond, elle aussi, à un besoin primaire de se loger. De nombreux immigrants qui s'installent dans les provinces de l'Ouest, essentiellement dans les prairies, y trouvent un environnement aride où l'unique matériau pour construire une maison est la terre.
Des blocs de terre sont découpés à même le sol, puis disposés dans des sillons peu profonds. Chaque mur est composé de deux rangées de blocs de terre, afin d'assurer une plus grande solidité. Les murs intérieurs sont parfois couverts de papier, ou encore d'un mélange d'argile et de chaux qui les blanchit. Le toit est généralement composé de planches de bois, recouvertes de foin puis de terre. Cette maison est généralement d'une superficie de 18 pieds sur 24 pieds.
En Nouvelle-France, la maison en rondins (ou en bois rond) est généralement la première forme d'habitation des colons et ce, dès le début de la colonie. Elle est composée d'une seule pièce, qui sert à toutes les activités de la maison. Dans de rares cas, il y a deux pièces : la première est la chambre des parents et l'autre sert aux activités quotidiennes de la famille.
Les murs intérieurs sont recouverts de planches et les espaces entre les rondins sont remplis avec de l'étoupe, de l'écorce ou encore un mélange de terre et d'herbe. Une fois améliorée la condition sociale de la famille, une nouvelle demeure plus fonctionnelle est construite. La maison en rondins devient alors une dépendance.
Habitation typique des peuples iroquoiens, la maison longue est faite de perches de bois recouvertes d'écorce de cèdre ou d'orme.
De cinq à dix familles nucléaires appartenant à la même lignée maternelle peuvent y vivre côte à côte. Chaque famille a son espace. Des couchettes sont installées sur les côtés, alors qu'au centre de la maison quelques feux brûlent en permanence. Ces feux servent autant à cuire les aliments qu'à chauffer l'habitation. La fumée est évacuée par quelques trappes aménagées dans le toit.
L'igloo fascine les premiers observateurs européens dès qu'ils posent pied dans le Nouveau- Monde. Il illustre parfaitement l'adaptation des Inuits à leur environnement et, surtout, au seul matériau
disponible : la neige.
Des peaux sont disposées à l'intérieur afin d'assurer une meilleure isolation et empêcher la chaleur de faire fondre le toit. Un trou est percé au sommet pour ventiler l'abri. L'ouverture qui permet d'entrer à l'intérieur de l'igloo est parfois protégée par un tunnel, ce qui évite la perte de chaleur. Les plus grands igloos logent une famille entière durant l'hiver, et les plus petits servent aux chasseurs pour de courtes périodes.
