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Transcription
Près de la moitié des artistes sélectionnés pour Regina Clay : Mondes en création sont des femmes, fait qui suggère que l'on doit s'intéresser de plus près à leur contribution collective. Comme le féminisme est de mise dans les années 1960 et 1970, il n'y a rien d'étonnant à ce que des artistes comme Beth Hone et Margaret Keekan s'identifient avec le mouvement de la femme. Les «fleurs» champignons en porcelaine de Hone et les femmes-oiseaux séduisantes et dérangeantes de Keelan renversent les stéréotypes de la beauté féminine. Cependant, certaines femmes artistes voient les chose différemment. Le commentaire social hautement chargé d'Ann James sur des sujets comme la prostitution suggère un point de vue féministe; toutefois, l'artiste rejette catégoriquement cette étiquette chaque fois qu'on lui l'applique. L'ouvre des autres femmes de l'exposition montre qu'elles sympathisent avec les préoccupations courantes des femmes artistes de l'époque. Cela se voit dans les référence au corps dans les vêtements d'argile de Marilyn Levine, dans l'emploi de l'argile et de la fibre dans les Woofiches crochetés de Maija Peeples-Bright et même dans l'approche collaborative dont se sert Lorraine Malach pour réaliser ses panneaux muraux. Pourtant, comme James, ces artistes ne s'identifient pas avec le féminisme. Une chose qu'on remarquera chez toutes les femmes de cette exposition, c'est que les thèmes régionalistes qui marquent l'oeuvre de nombreux artistes masculins n'apparaissent pas chez elles. Cette différence n'empêche pas que ces artistes, hommes et femmes, sont souvent exposés ensemble sous diverses combinaisons, fait qui semble indiquer un trait unificateur plus général: un intérêt pour les narratifs personnels. |