| En plusieurs points de vue, nous vivons dans la PCN-O comme si nous étions des militaires. C’est le cas parce que plusieurs de nos officiers ont fait partie de l’armée ou de la milice avant de joindre la PCN-O. Nos journées débutent tôt et se terminent tard. Certains jours sont très occupés tandis que d’autres sont plus tranquilles et nous nous affairons à notre routine quotidienne.
Saviez-vous que chaque troupe possède son propre clairon? Le clairon nous réveille le matin, nous dirige dans nos changements de tâches, nous indique l’heure des repas et l’heure du couvre-feu. L’instrument est comme une horloge. Nous devons écouter attentivement, car différents accords ou coups de clairon sont joués pour différentes raisons. Bien entendu, après quelque temps, les hommes s’habituent à la routine et l’appel du clairon ne devient qu’un aide-mémoire. L’un de nos meilleurs joueurs de clairon est Fred Bagley, dit le coquin. Il se joint à nous alors qu’il n’est âgé que de quinze ans! Le père du jeune Fred, un bon ami du commissaire French, laisse son fils se joindre à la Marche vers l’Ouest à la condition que celui-ci revienne au bout de six mois. Bagley ne retourne pas à la maison avant quatorze années!
Il y a beaucoup d’hommes qui vivent dans les forts avec nous. Il y a bien sûr tous les hommes et les officiers de la PCN-O, un médecin, un chirurgien-vétérinaire, des cuisiniers et un forgeron. Dans quelques postes se trouvent des charpentiers, des armuriers, des fabricants de selles et de harnais. Ces personnes nous aident à exécuter nos tâches en gardant nos bâtiments, nos chariots, nos fusils, nos pistolets, nos selles et nos harnais en bonnes conditions. Plusieurs d’entre eux établissent ensuite des commerces dans les communautés avoisinantes aux postes. |