Vues douteuses :
Mise en question des représentations institutionnelles dans le tourisme et la cartographie
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Souvenirs subversifs

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Dans cette pose typique du touriste, l'artiste se tient en pleine vue devant le lac Louise avec de superbes montagnes en arrière-plan, rappelant les cartes postales courantes des Rocheuses.

Jin-me Yoon
Souvenirs of the Self (Lake Louise), 1991-2000

Dans cette pose typique du touriste, l'artiste se tient en pleine vue devant le lac Louise avec de superbes montagnes en arrière-plan, rappelant les cartes postales courantes des Rocheuses. L'artiste se tient debout au musée du Parc-Banff à côté d'un castor empaillé et d'autres objets dans une vitrine. L'artiste s'amuse avec les conventions typiques de la carte postale en s'insérant dans l'image, là où il n'y aurait pas habituellement une présence humaine. L'artiste pose avec un groupe de touristes d'un certain âge devant leur autocar. Un souvenir typique, la photo de groupe est une des images préférées pour se souvenir du groupe de personnes avec lesquelles le touriste voyage. En prenant les photos habituelles de vacances typiques pour le Postcard Project, l'artiste adopte le format de la carte postale pour mettre en question les histoires que les cartes racontent. L'artiste joue avec les conventions de la carte postale, allant même jusqu'au choix des images, et fait ressortir sa propre présence dans les photos en s'y insérant et en assumant les poses typiques d'une touriste. L'image présentée ici est de six des cartes postales au haut de l'image, avec les détails au dos des cartes postale dans le bas de l'image. Cette image montre une jeune enfant asiatique portant une perruque avec des tresses orange. Les tresses rousses illustrent le mythe culturel de l'Î.-P.-É. - Anne of Green Gables - vendu dans de nombreux magasins pour touristes à l'Î.-P.-É. Deux femmes, l'artiste et une femme aux cheveux roux, sont assises devant une statue d'Anne of Green Gables, un personnage fictif créé par Lucy Maude Montgomery, devenu un symbole de l'Î.-P.-É. Une femme avec un bébé contemple le paysage côtier de l'Île-du-Prince-Édouard. L'artiste est debout regardant un monument aux morts à Charlottetown. Au lieu de la photo touristique typique où les visiteurs posent devant le monument, l'artiste fait face au monument au lieu de regarder l'appareil photo. Dans cette série de photos, Yoon explore les mythes culturels de l'Île-du-Prince-Édouard, où le tourisme est l'industrie primaire. Dans cette image, l'artiste est debout dans un champ de terre d'un rouge profond, sans doute un champ de pommes de terre, principal produit d'exportation de l'Île-du-Prince-Édouard. Elle se tient avec un homme et un jeune enfant, représentant une famille. Ils nous tournent le dos. Sur cette image, deux personnes debout regardent un terrain de golf en nous tournant le dos. L'artiste se glisse dans l'image, en utilisant des photos typiques de touristes pour examiner le vrai et le faux des représentations touristiques d'un lieu. Ici, elle se tient debout au coté d'un Autochtone, au-dessus d'un terrain de golf. Ayant appartenu autrefois aux peuples des Premières nations, le terrain sert maintenant de destination touristique à des fins commerciales.
En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans World's Largest Dinosaur Postcard, la carte postale « originale » montre un ciel bleu, des voitures propres et des touristes heureux de leur visite. À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu prise de presque le même angle, mais avec un ciel terne.

Mitch Robertson
Original Copy, World's Largest Dinosaur, 2002/2003

En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans World's Largest Dinosaur Postcard, la carte postale « originale » montre un ciel bleu, des voitures propres et des touristes heureux de leur visite. À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu prise de presque le même angle, mais avec un ciel terne. En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans Washington Park, la carte postale « originale » montre un jardin joliment aménagé en été. À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu en automne, une scène morne, sans pelouse verte ou plates-bandes bien soignées et avec des arbres sans leur feuillage luxuriant. En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans Elvis Postcard, la carte postale « originale » montre un arrangement symétrique de fleurs placé autour de la pierre tombale. L'éclairage est uniforme sans imperfection . À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu, avec tous ses défauts, avec des ombres, des parties ensoleillées et un désordre de cadeaux éparpillés. En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans Hoodoos Postcard, la carte postale « originale » montre un ciel bleu et un paysage déserté. À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu, peuplé de touristes et avec un ciel triste. On voit rarement les sites touristiques comme ils sont présentés sur les cartes postales d'une photogénité parfaite. En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans Parthenon Postcard, la carte postale « originale » montre un site virtuellement déserté, retouché à l'aérographe et parfait. Tandis qu'à droite, se trouve la « copie », une photo du site prise de presque le même angle, mais cette fois-ci peuplé de personnes qui chargent et déchargent une camionnette Ryder, avec des voitures au premier plan. En juxtaposant une carte postale « originale » et sa « copie », l'artiste révèle l'ultra simplicité de la représentation des sites touristiques. Dans Gastown Postcard, la carte postale « originale » montre une vue très romantique de la rue le soir, éclairée par les réverbères et déserte. À droite, se trouve la « copie », une photo du même lieu prise de presque le même angle, mais c'est une vue triste pendant la journée d'une rue enneigée et grouillant de monde.
The picturesque, post-card image is re-defined in this banal water-colour image of a landscape. Loch Ness, a popular tourist destination is represented here by the lake itself with boat, trees and mountain in the background. The artist reveals the ultimate banality of this tourist destination.

Mitch Robertson
Lochness Landscapes, Roof and Harbour, 2002/2003

L'image pittoresque de carte postale est redéfinie dans cette aquarelle banale d'un paysage. Le Loch Ness, une destination touristique très populaire, est représenté ici par le lac lui-même avec un bateau, des arbres et des montagnes en arrière-plan. L'artiste expose l'ultime banalité de cette destination touristique. Aquarelle d'un paysage avec lac Aquarelle d'un paysage avec lac Cette aquarelle d'une vue du paysage du Loch Ness comporte des arbres à l'avant-plan, le plan d'eau et un bateau à voile au fond. Aquarelle d'un paysage avec lac
Dans cette image, l'artiste montre un jeune homme dans un site touristique populaire. Il est assis sur sa bicyclette rouge, en short et en t-shirt, observant les chutes du Niagara du côté américain. Il porte des écouteurs et est appuyé avec nonchalance contre des jumelles publiques payantes.

Roger Minick
Young Man at Niagara Falls, NY, 1999

Jeune homme à Niagara Falls, NY Cette photo représente un couple à l'île Statue of Liberty Island. L'homme tient en main un caméscope, tandis que la femme regarde au loin, souriant à la caméra, avec les Twin Towers en arrière-plan. En établissant des liens fortuits, l'artiste expose la banalité des interactions des personnes locales avec les sites aménagés pour les touristes, révélant les ironies subtiles de la situation. Cette image montre un couple se promenant dans un site, marchant entre deux voitures enfouies dans le sable, tournant le dos à l'objectif, à Cadillac Ranch au Texas. À Crazy Horse au Dakota du Sud, des centaines de touristes en « interaction » avec leur environnement - prenant des photos et se promenant. Une jeune fille africaine-américaine pose pour une photo au Lincoln Memorial à Washington DC. Une femme est montrée du menton aux pieds, portant une chemise rouge sans manches et un short bleu, descendant les marches de cette destination touristique bien connue, le parc national du Grand Canyon en Arizona. En arrière-plan un groupe d'autres touristes regardant la vue appuyés contre une barrière surplombant le Grand Canyon. Dans cette photo de touristes typiques, une famille américaine dont les membres font tous de l'embonpoint pose devant Mt. Rushmore au Dakota du Sud. Le mari a caméscope pendant de son cou et la femme tient en main une caméra. Chaque membre de la famille est en short et porte des chaussures de marche confortables. Dans cette image banale, une femme se trouve debout dans son tailleur-pantalon froissé, ses cheveux protégés par un foulard et un sac accroché au bras, au Glacier National Park au Montana. Elle tient dans ses mains un vieil appareil-photo dans lequel elle regarde, prenant des photos de ce qui l'entoure. Derrière elle on voit un bâtiment et des montagnes.
Dans cette série d'images de Noguci, elle explore le mythe du Wild West tel qu'il est perpétué dans les parcs d'attractions thématiques d'un bout à l'autre des États-Unis. Cette image est d'une main tenant un revolver sur la droite de l'image. On vient de tirer une balle ce qui a produit un petit nuage de fumée. Dans ses images, l'artiste utilise des stéréotypes culturels - comme le cowboy du « Wild West » - pour en exposer l'absurdité.

Louise Noguchi
Bang, 2004

Dans cette série d'images de Noguci, elle explore le mythe du Wild West tel qu'il est perpétué dans les parcs d'attractions thématiques d'un bout à l'autre des États-Unis. Cette image est d'une main tenant un revolver sur la droite de l'image. On vient de tirer une balle ce qui a produit un petit nuage de fumée. Dans ses images, l'artiste utilise des stéréotypes culturels - comme le cowboy du « Wild West » - pour en exposer l'absurdité. Dans cette image et dans d'autres, l'artiste examine le besoin des touristes de trouver intact le mythe d'une destination touristique. Le touriste préférerait voir la  version hollywoodienne plutôt que la version authentique. Cette image montre une photo de la reproduction d'un événement du « Wild West ». On vient de faire sauter la porte d'un magasin d'armes et de fournitures minières, produisant un nuage de fumée. Dans cette image, un nuage de fumée se dissipe là où on vient de tirer un fusil dans une reconstitution historique. En examinant la notion des stéréotypes culturels dans le « Wild West », l'artiste expose l'absurdité que révèle ces reconstitutions historiques destinées aux touristes. Dans cette image une femme habillée en costume de western se tient devant un magasin de tabac, un revolver à la main alors que de la fumée se dissipe autour d'elle.
Dans cette série de photos, l'artiste joue avec l'idée du souvenir typique «... et tout ce que j'ai reçu c'est ce maudit t-shirt » que l'on retrouve dans la plupart des boutiques pour touristes. Transformant les Amérindiens en souvenirs, l'artiste remet en question les stéréotypes tout autant que les souvenirs. Dans cette image, on voit une femme autochtone, les bras croisés et portant un t-shirt blanc avec la légende « The Shirt ». Elle porte des lunettes de soleil et un fichu carré du drapeau américain sur la tête. On voit le paysage derrière elle.

Shelley Niro
The Shirt, 2003

Dans cette série de photos, l'artiste joue avec l'idée du souvenir typique «... et tout ce que j'ai reçu c'est ce maudit t-shirt » que l'on retrouve dans la plupart des boutiques pour touristes. Transformant les Amérindiens en souvenirs, l'artiste remet en question les stéréotypes tout autant que les souvenirs. Dans cette image, on voit une femme autochtone, les bras croisés et portant un t-shirt blanc avec la légende « The Shirt ». Elle porte des lunettes de soleil et un fichu carré du drapeau américain sur la tête. On voit le paysage derrière elle. Dans cette seconde photo de la série, on voit la même femme autochtone portant un t-shirt avec la légende « Mes ancêtres ont été annihilés, exterminés, assassinés et massacrés ». Cette troisième photo montre la femme autochtone portant un t-shirt avec la légende « On leur a menti, on les a trompés et trichés ». Cette quatrième photo montre la femme autochtone portant un t-shirt avec la légende « On a tenté de les assimiler, de les coloniser, de les réduire à l'esclavage et de les exiler ». Cette cinquième photo montre la femme autochtone portant un t-shirt avec la légende « Et tout ce que j'ai reçu c'est ce maudit t-shirt ». La sixième photo montre la femme autochtone sans chemise, ses mains couvrant ses seins. Le fichu et les lunettes de soleil qu'elle portait dans les photos précédentes ont aussi disparu. La dernière photo de la série montre une femme blanche portant un t-shirt avec la légende « Et tout ce que j'ai reçu c'est ce maudit t-shirt » - la même chemise que portait la femme autochtone dans les autres images. Elle porte aussi un fichu carré du drapeau américain autour du cou et des lunettes de soleil sur la tête. Cette dernière image évoque la notion plus sinistre du touriste en tant que conquérant.
Cette image en noir et blanc montre des arbres triangulaires simulés dans le parc de stationnement d'un kiosque d'information à North Vancouver, avec de vrais arbres en arrière-plan.

N.E. Thing Co.
Act #17 - Simulated Tree Structures, Vancouver Information Booth, 1968

Cette image en noir et blanc montre des arbres triangulaires simulés dans le parc de stationnement d'un kiosque d'information à North Vancouver, avec de vrais arbres en arrière-plan. Grosse flèche guidant la circulation dans un parc de stationnement Cette photo est d'un poteau indicateur au bord d'une côte sur lequel est écrit « Vous êtes maintenant au milieu d'un paysage de N.E. Thing Co. ». Les mots suivants sont écrits au bas de l'image : « Photo simulée de la 'Mer de la tranquillité' de la Lune remplie d'eau et pancarte de la N.E. Thing Co. placée à côté d'elle. Août 1969. » Dans cette série d'images, N.E. Thing Co. s'approprie le format de la visite guidée pour démontrer la myopie du regard institutionnel et examine les différentes façons de doter un lieu de signification. Dans cette image, nous voyons un poteau indicateur dans le paysage qui dit « Vous passerez bientôt le paysage ΒΌ de mile de N.E. Thing Co. ». Dans cette seconde image de la série, nous voyons un poteau indicateur au bord de la route qui dit « Commencez à regarder ». Dans cette troisième image de la série, nous voyons un poteau indicateur au bord de la route qui dit « Arrêtez de regarder ». Cette image est d'une carte de l'Île-du-Prince-Édouard montrant les emplacements des « Commencez à regarder » et  « Arrêtez de regarder » et une esquisse du paysage 1/4 de mile. En attirant l'attention sur les stades de l'observation, les observateurs d'un site ne deviennent pas complètement des participants actifs, l'acte d'observer est performant en et par lui-même.
Cette image montre une grille de photos signalétiques floues en noir et blanc de 20 personnes prises à partir de caméras de surveillance.

David Rokeby
Watched and Measured, Mugs, 2000

Cette image montre une grille de photos signalétiques floues en noir et blanc de 20 personnes prises à partir de caméras de surveillance. Dans cette photo de vidéo, nous voyons un homme traverser la rue avec des voitures qui passent à ses côtés, tel qu'observé à partir d'une caméra de surveillance à infrarouges. Dans cette photo de vidéo en noir et blanc, le point central est un homme qui traverse la rue en bicyclette, avec des voitures à l'avant-plan, tel qu'observé à partir d'une caméra de surveillance. Cette image est une grille de photos signalétiques en noir et blanc de 98 personnes et 2 voitures prises à partir de caméras de surveillance. Avec ces images, l'artiste met en question les motifs de ceux qui observent et recueillent des images de surveillance, critiquant l'intégrité de la « preuve » que présente ce genre de film. Ce plan de plongée à partir d'une caméra de surveillance, vise une jeune femme marchant avec un homme. C'est une prise de vue granuleuse et floue qui démontre l'usage que font les artistes de la technologie de surveillance pour exposer la nature malléable des images du spectacle de la surveillance.
Cette image d'une caméra de surveillance dans un magasin de musique montre des étagères de synthétiseurs et de guitares.

Michelle Teran
Life: A User's Manual, #19, 2003

Cette image d'une caméra de surveillance dans un magasin de musique montre des étagères de synthétiseurs et de guitares. Dans sa série de performances, Teran assume le rôle d'un personnage, comme celui d'une voyageuse itinérante ou d'une sans-abri, et intercepte les images des caméras de surveillance au moyen d'un récepteur vidéo sans fil et les visionne sur un petit écran. Dans cette image quotidienne, on voit un corridor et la porte d'entrée d'une maison enregistrés par une caméra de surveillance. Cette image de caméra de surveillance d'une rue vue du premier étage d'un bâtiment montre des voitures garées et des immeubles. Ici, ce n'est pas le regard de la caméra du touriste mais l'objectif de la caméra de sécurité qui enregistre les images. Cette image de caméra de surveillance d'une rue vue du premier étage d'un bâtiment montre des voitures garées et un piéton. Avec ces images de surveillance, l'artiste pose des questions sur les motifs de l'intuition - où choisissent-ils de regarder? Qu'attendent-ils de trouver ou qu'espèrent-ils trouver? L'histoire a des conséquence différentes et dépend de l'interprétation de l'institution. Cette image déformée interceptée d'une caméra de surveillance montre l'intérieur d'un restaurant vide avec des escaliers et un bar au fond. Cette image d'une caméra de surveillance est une image banale de la salle avant d'un magasin, avec la porte ouverte et sans aucune personne.
Cette photo d'écran provient du site Web, Eyes of Laura, par Janet Cardiff. Le site pousse encore un peu plus loin l'idée d'une histoire construite basée sur des images de surveillance. Elle repose sur l'existence fictive d'un gardien de sécurité d'un musée qui surveille les images des caméras de sécurité.

Janet Cardiff
Eyes of Laura, 2006

Les membres du groupe Surveillance Camera Players utilisent la caméra elle-même comme médium. En se mettant devant la caméra, ils utilisent le système de surveillance comme un miroir dans lequel ils créent leurs propres scènes pour montrer au public une façon drôle de transmettre des messages. Dans cette image, nous voyons des gens qui tiennent des pancartes de protestation tels qu'ils seraient vus sur un écran de télévision. Une des personnes tient une pancarte qui dit « Pourquoi les gens agissent-ils irrationnellement? » et qui porte sous la légende une tête de mort.

Surveillance Camera Players
$, 1999

Cette dernière image de la série montre des gens avec des pancartes de protestation, telles que vues sur un écran de télévision. Avec ces images, les Surveillance Camera Players démontrent que ce que nous voyons devant les caméras est toujours de la fiction et qu'il y a toujours plus d'une façon de voir les choses. Cette image est d'un homme avec un numéro au cou, il fume une cigarette, tel que vu sur un écran de télévision. Cette image est le gros plan d'une pancarte rose qui dit « J'aime Big Brother », tel que vu sur un écran de télévision. Dans cette image, on voit le gros plan d'un homme qui fume une cigarette, tel que vu sur un écran de télévision. Cette image montre une personne qui tient une pancarte disant « Nous sommes morts », tel que vu sur un écran de télévision. Cette image montre un homme qui tient une pancarte disant « Je veux que Dieu me voit », tel que vu sur un écran de télévision. Cette image montre un homme qui tient une pancarte disant « Fascistes » avec une swastika, tel que vu sur un écran de télévision. Cette dernière image de la série montre des gens avec des pancartes de protestation, telles que vues sur un écran de télévision. Avec ces images, les Surveillance Camera Players démontrent que ce que nous voyons devant les caméras est toujours de la fiction et qu'il y a toujours plus d'une façon de voir les choses.
Dans cette dernière image, l'artiste pose comme une touriste, devant la Statue de la Liberté. À la façon typique du touriste, elle imite la pose de la statue avec le bras levé droit au-dessus de sa tête.

Nikki S. Lee
The Tourist Project #13, 1997

Dans cette dernière image, l'artiste pose comme une touriste, devant la Statue de la Liberté. À la façon typique du touriste, elle imite la pose de la statue avec le bras levé droit au-dessus de sa tête. En assumant le rôle d'un caméléon culturel, Nikki S. Lee modifie son apparence pour s'intégrer à des sous-cultures. Elle imite et projette sur elle-même le personnage que les spectateurs s'attendent à voir. Dans ces images de la touriste, on la voit qui demande son chemin à un résident local, en regardant une carte. Elle porte des habits typiques de touriste - t-shirt, short et chaussures de basket. Elle se trouve dans un lieu touristique populaire entourée de panneaux d'affichage et d'autres touristes. Dans cette image, l'artiste pose comme une touriste, elle porte un sac banane et une sacoche en bandoulière. Elle fait la queue avec d'autres touristes qui ont des sacs à dos, derrière un cordon en velours rouge, attendant pour entrer dans ce qu'on suppose être une attraction touristique. Dans cette image, l'artiste pose avec trois autres touristes devant l'ONU, regardant droit dans l'objectif en souriant. Ce sont des touristes typiques en short bleu, t-shirt, sac banane et portant un appareil photo. Dans cette image, l'artiste pose comme une touriste, en haut de l'Empire State Building. Elle est accoudée de façon nonchalante contre des jumelles payantes qui servent à observer la ville, avec d'autres touristes autour d'elle qui prennent des photos et qui montrent du doigt divers sites.
Au premier plan de cette image on voit une vue floue du cortège funéraire du Pape Jean-Paul II. En arrière-plan, on voit des spectateurs qui prennent des photos avec leurs téléphones cellulaires. Au lieu de se concentrer sur l'événement, ils prennent des photos pour les transmettre instantanément à leurs amis et leur famille, vivant le moment à travers leur objectif plutôt qu'avec leurs propres yeux.

Lynetter
People taking photographs with cellphones at Pope funeral, 2006

Touristes dans le beau centre de Paris juxtaposé aux banlieues dévastatées par les émeutes

Anonymous, Alex de Cossette
Tourism in Paris compared to inner-suburban racialized violence, 2006