Le ghetto de Lvov (
Carte) s'est organisé, dans la misère. À ce moment-là, nous n'étions pas en danger, mais je dormais dans le même lit que ma mère. Les familles vivaient les unes sur les autres. Il y avait neuf personnes dans une seule pièce. Les conditions de vie étaient indescriptibles. Une des pires choses était les poux dans nos cheveux. J'en avais honte. On ne pouvait pas avoir de savon, il n'y avait pas d'eau chaude. On ne pouvait pas laver ses vêtements. Ma mère faisait des galettes de feuilles de betteraves hachées qu'elle faisait frire dans l'huile. Je pense que c'était de l'huile de vidange parce que personne dans le
ghetto ne possédait d'huile de table. Ça sentait très mauvais et le goût en était affreux.