Les Évangiles apocryphes, postérieurs d'un siècle aux Évangiles, ont enrichi le récit de la Nativité en y introduisant le merveilleux : des miracles s'y produisent, des apparitions célestes et des personnages nouveaux y font leur apparition. La grotte est mentionnée dans le Protoévangile de Jacques :
Joseph sella son âne et y fit asseoir Marie... Et ils arrivèrent à la moitié du chemin... Et il trouva là une grotte et il y fit entrer Marie...
Dans l'Évangile du pseudo-Matthieu, la présence de l'âne et du boeuf est expliquée comme suit :
Or le troisième jour après la naissance du seigneur, Marie sortit de la grotte et elle entra dans une étable et elle déposa l'enfant dans la crèche et le boeuf et l'âne l'adorèrent. Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Isaïe : «Le boeuf a connu son maître et l'âne, la crèche de son Seigneur». Alors s'accomplit ce qui avait été dit par la bouche du prophète Habacuc : «Tu te manifesteras au milieu de deux animaux.»
Dès les premiers temps de la chrétienté, la grotte de Bethléem devint un lieu de pèlerinage et l'objet d'un culte. Origène rapporte qu'au IIIe siècle, on montrait aux pélerins non seulement la grotte mais aussi la crèche, c'est à dire la mangeoire qui aurait servi de berceau au Christ. Dès le VIe siècle, des oratoires reproduisant la grotte furent construits dans quelques églises romaines. On y trouvait une statue de la Vierge tenant l'Enfant Jésus.
La grotte de Bethléem


