L'histoire nous apprend que «dès 1640, les religieuses ursulines de Québec fabriquèrent une première crèche avec son jésus de cire». Compte tenu de la difficulté, à cette époque, d'importer de la mère patrie les personnages de la crèche, les religieuses entreprirent de confectionner elles-mêmes, à la main, des figurines de différentes tailles, à partir de cire d'abeille coulée dans des moules de plâtre. Produisant tous les personnages de la crèche, y compris les jésus de cire, mais aussi les anges et, parfois, les animaux, elles conservèrent jalousement le secret de leur fabrication.

En France, avec le développement des crèches familiales naquirent les premiers santons de provence. Par la suite apparurent les personnages en plâtre polychromes, produits en industrie. Ces derniers remplacèrent peu à peu les figurines en cire de fabrication artisanale. Au Québec, plusieurs églises ont néanmoins tenu à conserver leur «traditionnel» jésus de cire.

Plus vivante que jamais, la tradition de la crèche d'église a donné lieu il n'y a pas longtemps à la réalisation d'oeuvres remarquables pour la crèche de Saint-Jean-Port-Joli, dont la célèbre Marie de l'Avent qui, depuis, n'a cessé de susciter curiosité et admiration.

© Réseau canadien d'information sur le patrimoine 1995. Tous droits réservés.
Date de modification: 1995-12-01
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