En France au Moyen Âge, la culture traditionnelle puise au coeur des Évangiles apocryphes d'innombrables récits de Noël. Cette tradition orale mettra des siècles avant de constituer un genre littéraire véritable. Ces histoires, contes et légendes sont articulés autour de nombreux motifs, des histoires de trésors, de morts qui reviennent hanter les vivants, et autour de la Nuit des Merveilles pendant laquelle les animaux ont le don de la parole. Selon les régions, le conte de Noël français s'inspire de la géographie, la faune, la flore ou la vie quotidienne. Ainsi, la très belle légende de la sauge met en vedette la sainte Famille et trois plantes que l'on retrouve en Provence. De la même manière, le conte du petit ramoneur retrace la vie des pauvres gens.

À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles, le conte de Noël sera reconnu comme un genre littéraire, grâce à l'écrivain anglais Charles Dickens et à son célèbre récit : A Christmas Carol.

Au Canada français, les contes empruntent le chemin des camps de bûcherons. On y retrouve des récits d'origine française où des punitions sont infligées aux mécréants qui refusent la charité à autrui la nuit de Noël, d'autres où des âmes charitables sont récompensées pour leur bonté envers les démunis. On parle aussi des personnages de la sainte Famille et de héros fantastiques comme Tom Caribou, sans oublier les légendes de loup-garous, de feux-follets et de chasse-galeries.

La version québécoise de la chasse-galerie est un canot d'écorce emportant dans le ciel des bûcherons, désireux de rentrer chez eux pour la veillée de Noël. Pour y parvenir, ils pactisent avec le diable. Un des compères oubliant son serment provoque la chute du canot en prononçant le nom de Dieu.

 

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Date de modification: 1995-12-01
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