Musée ethnographique Alexandre Sènou Adondé
(Bénin)


Lycée des langues étrangères Alexandre Dumas
(Bulgarie)


Direction du patrimoine Culturel
(Burkina Faso)


Musée d'Art et d'Archéologie de l'Univeristé
d'Antananarivo
(Madagascar)


Musée National du Mali
(Mali)


Musée de St-Boniface
(Manitoba, Canada )


Centre des études et de recherches andalouses
(Maroc)


Musée acadien de l'Université de Moncton
(Nouveau Brunswick, Canada)


Laboratoire de recherche sur les musiques du monde
(Québec, Canada)


Musée canadien des civilisations
(Québec, Canada)


Musée du paysan roumain
(Roumanie)


Centre des musiques arabes et méditéranéennes
(Tunisie)

LA COBZÃ (le luth oriental)

le cobza (luth oriental)
<img src="../Images/Instruments/Animation_francais/Conservateurs/mprs05c.gif" width=45 height=45 border=0 usemap="#mprs05cMap">
carnet de notes
La cobzã (luth oriental)
Fabrique Doina
Date non connue; probablement vers 1960
Bois, cordes métalliques
50 cm x 28 cm
Musée du paysan roumain, Roumanie


La cobzã, instrument cordophone de la famille du luth oriental, existe dans les provinces du Sud et de l'Est de la Roumanie (la Moldavie, la Valachie et l'Olténie du Sud) depuis plusieurs centaines d'années. (On la voit déjà sur les peintures murales des églises du XVIe siècle). Très présente dans les villes et les villages jusqu'au début de ce siècle, elle est graduellement remplacée dans les ensembles populaires traditionnels (taraf) par le cymbalum (tambal).

De nos jours, il reste peu de cobzã et de joueurs de cobzã. Ces derniers font généralement partie des grands ensembles folkloriques d'état, qui se sont appropriés l'instrument, en le « préservant » de l'oubli. Les ensembles sont d'ailleurs les « clients » des quelques luthiers du Nord de la Moldavie qui la produisent encore.

La cobzã est composée d'une caisse de résonance plutôt grande, en forme de « poire », prolongée par un manche relativement court, large et épais, dont la dernière partie est inclinée vers l'intérieur, en angle presque droit. Ses huit cordes sont groupées deux à deux et accordées en accord majeur (d'habitude ré - fa# - la). L'instrumentiste les pince avec un plectre en plume d'oie ou avec un petit peigne, par des mouvements souples du poignet droit, vers le haut et vers le bas.

La cobzã est aujourd'hui un instrument d'accompagnement harmonique. Ce n'est que quelques bons musiciens (comme Marin Cotoantã de Valachie, enregistré ici) qui sont capables d'inclure dans leur répertoire deux-trois mélodies de danse simples. La cobzã développe deux types d'accompagnement: l'un en accords plaqués, l'autre en accords figurés selon l'une des plusieurs formules mélodico-rythmiques (tiituri)en usage.


S.R.