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Piano
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Musée
acadien
de l'Université de Moncton,
Canada
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Malgré les nombreuses tâches quotidiennes, mes grands-parents,
soit Willie et Eva, ont réussi à nous donner le
goût de la musique. Il jouait du violon, elle, du piano.
Ensemble, ils ont eu treize enfants, chacun retenant le talent
musical de leurs parents. Souvent, la famille se rassemblait le
samedi soir, non avec des amis, mais dans le salon de la petite
maison, jouant de leur belle musique acadienne. Tant qu'il y avait
des enfants au bercail, la tradition continuait.
Aujourd'hui, les grands-parents décédés,
la musique continue. Chacun des enfants chante, joue de la guitare,
du violon ou du piano. De plus, les petits-enfants, dont plusieurs
sont devenus adultes, commencent à démontrer leur
potentiel ainsi que leur intérêt envers la musique.
Plusieurs cousins et cousines chantent et jouent de la guitare.
Ensuite s'ajoutent à la liste la flûte traversière,
la clarinette, le hautbois et le piano classique.
Faisant partie des nombreux petits enfants, je fais de la musique.
Je joue du piano depuis près de sept ans. Mon choix d'instrument
a été grandement influencé par ma famille.
Ayant entendu jouer ma grand-mère, mes tantes et mes oncles,
j'ai toujours perçu le piano comme un instrument fascinant.
C'est alors qu'à l'âge de dix ans, j'ai commencé
mes cours de piano. Quelque temps après, j'écoutais
des disques de piano classique. J'ai vite découvert que
le piano est un instrument exceptionnel. Sa sonorité parfois
claire et puissante, parfois douce et chaleureuse, laisse échapper
une foule d'émotions.
Même si le piano est dérivé plus ou moins
de la musique classique, les Acadiens ont toujours su conserver
et promouvoir le piano comme un instrument acadien et ceci par
des soirées acadiennes. Les « soirées du bon
vieux temps » ont toujours été indispensables
aux Acadiens. Elles consistaient tout simplement en un rassemblement
de gens d'un village pour jouer de la musique acadienne. Le piano
y était toujours présent, quoiqu'il fut rarement
joué seul. Il servait le plus fréquemment d'accompagnement
au violon, à l'accordéon ou à l'harmonica,
que l'on nommait « musique à bouche » . Les Acadiens
s'amusaient beaucoup durant ces soirées.
J'attacherai toujours une importance primordiale au piano parce
qu'il me définit en tant que jeune musicienne et en tant
qu'Acadienne. De nombreuses personnalités acadiennes partagent
le même sentiment et réussissent à sauvegarder
notre bel héritage. Je les entends Angèle Arsenault,
les Méchants Maquereaux, Suroît, Barachois...
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