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Le
Caval
par Théodora
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Caval
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Gabrovo
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1980
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Cerisier
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Lo : 70
cm
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Lycée
privé de langues étrangères Alexandre
Dumas, Bulgarie
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De tout temps,
le peuple bulgare exprime sa joie ou sa tristesse par les chansons
folkloriques. Elles sont chantées souvent accompagnées d'instruments
typiques bulgares. Un de ces instruments est le caval. Dans les
textes des chansons, son air mélodieux est souvent « confondu » avec
la voix humaine : « Est-ce l'air d'un caval qu'on entend ou bien
c'est la voix d'une jeune fille ? ».
Les bergers emplissent les montagnes de sa musique nostalgique.
Il accompagne la ronde du village, les fêtes populaires. Autrefois,
les insurgés contre l'esclavage ottoman qui se cachaient dans les
bois, appelaient leurs bien-aimées à un rendez-vous par l'air du
caval.
Ma première rencontre avec cet instrument a eu lieu il y a quelques
années. Avec mes parents, nous nous promenions dans un bois. Soudain,
j'ai entendu un air charmant et triste. Peu après, j'ai vu, debout
au milieu d'une clairière, un homme qui jouait du caval, entouré
de ses moutons. Était-ce un amour ou une amitié perdue qu'il regrettait ? Qui sait ?
Je suis repartie. Mais longtemps encore les pleurs du caval m'ont
accompagnée sur mon chemin. J'ai été si marquée par cette rencontre,
que j'ai accepté avec joie plus tard la proposition d'un ami de
m'apprendre à jouer du caval. Mais je vous jure que ce n'est pas
très facile pour une femme. On doit avoir beaucoup de souffle. Cependant,
j'aime jouer de cet instrument si simple et si compliqué. Ai-je
l'âme en fête ou en deuil ? Vous pourriez le deviner en écoutant
ma musique.
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