Graphic Thèmes
Le monde de la nature
Patrie des tutchones du nord
La ronde des saisons
La commerce et les déplacements
Pouvoir et souveraineté
À l'ère de la cohabitation
Pour voir davantage du Musée virtuel du Canada
Le monde de la nature

Retour
L'aspect géologique
L'environnement fluvial
La faune
La flore

INTRODUCTION

Fort Selkirk, situé juste au nord du confluent du fleuve Yukon et de la rivière Pelly, est une région où les hivers sont très froids et secs, et les étés doux et tempérés. La température la plus froide enregistrée à Fort Selkirk est de 64 ºC au-dessous de zéro. En été, le mercure dépasse rarement les 20 ºC.

Les variations extrêmes de température ont joué un rôle majeur dans la formation géologique de la région. Les centres volcaniques entourant Fort Selkirk, recouverts par les glaciers au cours de trois époques glaciaires, ont fait éruption. Les falaises basaltiques qui se trouvent sur la rive nord du fleuve Yukon, en face de Fort Selkirk, sont le résultat d’une synthèse de roche en fusion et de glace. Les géologues ont déterminé la date de la dernière éruption qui s’est produite dans la région, celle du mont Volcano (Nelrúna en langue tutchone du nord) : elle se serait produite il y a 4 200 ans. La tradition orale des Tutchone du nord fait encore état de cette éruption lointaine.

Les glaciers qui ont ratissé le sol au cours des époques glaciaires ont laissé des couches immenses de gravier et de rochers derrière eux, formant ce qui est maintenant le lit du fleuve Yukon. Le fond irrégulier et le courant rapide (environ 7 km/h) produisent cet effet de bouillonnement visible à la surface du fleuve. Dissimulée sous les eaux turbulentes se trouve une faune aquatique abondante qui, à l’origine, avait attiré les autochtones à cet endroit.

La faune terrestre que l’on retrouve au site de Fort Selkirk est tout aussi abondante et elle comprend des orignaux, des ours noirs, des coyotes, des renards roux, des spermophiles arctiques, des lièvres et des rats musqués.

La découverte récente des ossements d’un caribou vieux de 1,6 million d’années au pied des falaises basaltiques en face de Fort Selkirk, le plus vieux caribou du monde, atteste sans équivoque la présence d’animaux sauvages depuis de nombreuses époques. L’étude de ces ossements a démontré qu’il existe une similitude remarquable entre les caribous de l’époque et les caribous modernes. Des recherches paléontologiques supplémentaires ont montré clairement que des restes de nombreuses espèces de petits mammifères proviennent de la même époque.

© Gouvernement du Yukon 2002 | Commentaires