Littérature
Les prêtres de Batoche
Le père Vegreville
Le père Valentin Vegreville O.M.I. (Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée) est né en 1829 et il est mort en 1903. Il a été missionnaire dans l’ouest canadien (la Terre de Rupert, puis les Territoires du Nord-Ouest) pendant cinquante ans au début des années 1850. C’était un linguiste expert en cri, en montagnais et en nakota (assiniboine). Il a rédigé plusieurs manuscrits sur les dialectes des Premières nations. Le Smithsonian Institute à Washington, dans le district de Columbia, a publié une partie de ses ouvrages. En 1881, l e père Vegreville passa l’hiver à Batoche avec les Métis et il fut invité dans la maison de Xavier Letendre.
Le père Julien Moulin
Le père Julien Moulin O.M.I. était originaire de France. En 1853, il est arrivé à St. Boniface, dans la colonie de la rivière Rouge (aujourd’hui Winnipeg, au Manitoba). On l’a envoyé à Île-à-la-Crosse (aujourd’hui dans le nord-ouest de la Saskatchewan) et à Lake Caribou. Ensuite, le père Moulin a déménagé dans la réserve Petequakey (de la nation crie de Muskeg Lake à Marcelin, en Saskatchewan), où il a prêché l’évangile de l’automne 1878 à 1880. Il s’est batti une maison en rondins, qui servait aussi de chapelle. En 1882, le père Moulin a remplacé le père Vegreville comme prêtre de la paroisse de Batoche. Il y est resté jusqu’en 1914. Il avait passé l’hiver avec les Métis depuis 1862 et il était connu et accepté par la plupart des Métis de la région, qui le surnommèrent «père Caribou». En 1883, Il a économisé son argent pour faire construire un presbytère, puis il a emprunté 2 000 $ pour construire une église. Il a fini par rembourser la plus grande partie de cet argent. En 1884, la nouvelle église - St. Antoine de Padoue - a été construite. Il a aussi ouvert une école dans le presbytère et il y est devenu maître postier en janvier 1884. Il vivait seul et n’avait pas de cheval ou de voiture. Il se déplaçait donc à pied dans toute sa paroisse, qui s’étendait sur 31 kilomètres. Au cours de la Résistance de 1885, le père Moulin s’est opposé à ce que les Métis prennent les armes parce qu’il pensait qu’ils se rebellaient contre l’autorité légale constituée. Cette position fâcha de nombreux paroissiens métis, y compris Gabriel Dumont.
Référence:
Hawkes, John. The Story of Saskatchewan and its People. Chicago: S.J. Clarke Pub. Co., 1924.
http://collections.ic.gc.ca/pasttopresent/settlement/353_Oblate_P2.html
Payment, Diane. «Monsieur Batoche». Saskatchewan History. Vol. 32, No. 3, Autumn 1979, pp. 81-103.
_______. «The Free People – Otispemisiwak». Batoche, Saskatchewan, 1870-1930. Ottawa: Parcs et sites nationaux, Environnement Canada, 1990.
www.abheritage.ca/pasttopresent/opportunity/place_names.html
www.muskeglake.com/mission.htm
Autre lecture:
Gareau, Laurier. La Trahison/The Betrayal. Regina: La nouvelle plume, 1998.
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