La Loi sur les Mesures d’urgence (édictée le août 1914, remplacée par la Loi sur les mesures d’urgence de 1988) était une loi canadienne attribuant au gouvernement d’importants pouvoirs. Conformément à cette Loi, le gouvernement du Canada obligeait toutes les personnes de nationalité japonaise, les Canadiens japonais naturalisés après 1922 et les citoyens canadiens d’origine japonaise à s’enregistrer auprès du Registraire des sujets d’un pays ennemi. Le gouvernement fédéral, poussé par les politiciens racistes de la Colombie-Britannique, se sont serrvis de cette Loi pour déporter tous les Canadiens japonais résidant à moins de 100 milles de la côte du Pacifique.
En décembre 1941, le gouvernement du Canada a commencé à confisquer les bateaux, les automobiles, les radios et les appareils photos des Nikkei. En février 1942, en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence, le gouvernement était habilité à déplacer tous les Nikkei de la côte vers des emplacements dans l'intérieur de la Colombie-Britannique et plus loin. Les hommes ont été déplacés en premiers, forcés de quitter leur famille pour travailler dans des camps routiers.