Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Don de J. Édouard Côté
1918
Musée de la civilisation, Ph2001-6690
© 2006, Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec. Tous droits réservé
«Tout comme plusieurs artistes au début du XXe siècle tels Ozias Leduc, Clarence Gagnon et même Adrien Hébert, Suzor-Côté utilise la photographie comme support à différents moments de la conception et de la réalisation de ses tableaux. «Le rapprochement entre la photographie qui a servi pour le tableau Ombres passagères et l'œuvre même est troublant : la composition est identique et ce qui semble résulter des savantes manipulations et du rabattement de l'espace n'est en fait que la transposition de l'image photographique.»
«De fait, l'artiste modifie de façon importante la prise de vue. La qualité de l'information fournie par la photographie est complétée et enrichie par l'attention portée à la couleur, principalement à l'arrière-plan. Pour leur part, le premier plan ainsi que la partie gauche sont agrandis, ce qui modifie considérablement les indications originales. Le bord enneigé de la rivière fournit une assise au regard, tout en déplaçant le miroitement de la Pour en lire plus
«Tout comme plusieurs artistes au début du XXe siècle tels Ozias Leduc, Clarence Gagnon et même Adrien Hébert, Suzor-Côté utilise la photographie comme support à différents moments de la conception et de la réalisation de ses tableaux. «Le rapprochement entre la photographie qui a servi pour le tableau Ombres passagères et l'œuvre même est troublant : la composition est identique et ce qui semble résulter des savantes manipulations et du rabattement de l'espace n'est en fait que la transposition de l'image photographique.»
«De fait, l'artiste modifie de façon importante la prise de vue. La qualité de l'information fournie par la photographie est complétée et enrichie par l'attention portée à la couleur, principalement à l'arrière-plan. Pour leur part, le premier plan ainsi que la partie gauche sont agrandis, ce qui modifie considérablement les indications originales. Le bord enneigé de la rivière fournit une assise au regard, tout en déplaçant le miroitement de la lumière du cours d'eau à la rive. Sur la photographie, les rapides de la rivière gonflée par la fonte des neiges réfléchissent une vive clarté. Le tableau transforme ce torrent en un courrant d'un bleu foncé que le prolongement de la berge sert à contenir. Ainsi les altérations à l'éclairage et aux formes servent à rétablir l'équilibre des volumes. »
«Suzor-Coté doit avoir transposé sa photographie au moyen de la mise au carreau, tant les détails des surfaces, ceux de la neige en particulier, sont rendus avec attention.» [1]
Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté
1918
EAGC 27.5
© 2006, The Edmonton Art Gallery Collection. Tous droits réservés.