Il s’agit d’un des nombreux tableaux du seul artiste de guerre féminin du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale, Molly Lamb (devenue par la suite Molly Lamb Bobak). L’œuvre dépeint le soldat Roy derrière le bar et, comme nombre des tableaux de Lamb, il présente l’une des multiples activités que les membres du Service féminin de l’Armée canadienne accomplissaient.
Il s’agit d’un des nombreux tableaux du seul artiste de guerre féminin du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale, Molly Lamb (devenue par la suite Molly Lamb Bobak). L’œuvre dépeint le soldat Roy derrière le bar et, comme nombre des tableaux de Lamb, il présente l’une des multiples activités que les membres du Service féminin de l’Armée canadienne accomplissaient.

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Soldat Roy, Service féminin de l'armée canadienne

Soldat Roy, Service féminin de l'Armée canadienne

Molly Lamb Bobak
Musée canadien de la guerre
vers 1946
Huile sur toile
© Musée canadien de la guerre


Lorsque le Canada a déclaré la guerre, en 1939, les Canadiennes ont répondu à l’appel en créant des groupes de service féminin volontaire pour contribuer à l’effort de guerre. Par leur nombre et leur persévérance, ces femmes ont convaincu le gouvernement canadien d’établir, le 13 août 1941, le Service féminin de l’Armée canadienne. La raison d’être de ce corps était de permettre aux hommes d’aller servir sur le front en assumant à leur place des fonctions nécessaires mais non combattantes. Le Service féminin de l’Armée canadienne a d’abord reçu un accueil mitigé. Les citoyens en général n’étaient pas très enthousiastes à l’idée que leurs filles, leurs sœurs et leurs fiancées aillent à la guerre.

Plusieurs militaires de sexe masculin manifestaient aussi de la réticence face à ces femmes qui arrivaient parmi eux. Ces femmes patriotes à l’esprit aventureux ont toutefois rapidement fai Pour en lire plus
Lorsque le Canada a déclaré la guerre, en 1939, les Canadiennes ont répondu à l’appel en créant des groupes de service féminin volontaire pour contribuer à l’effort de guerre. Par leur nombre et leur persévérance, ces femmes ont convaincu le gouvernement canadien d’établir, le 13 août 1941, le Service féminin de l’Armée canadienne. La raison d’être de ce corps était de permettre aux hommes d’aller servir sur le front en assumant à leur place des fonctions nécessaires mais non combattantes. Le Service féminin de l’Armée canadienne a d’abord reçu un accueil mitigé. Les citoyens en général n’étaient pas très enthousiastes à l’idée que leurs filles, leurs sœurs et leurs fiancées aillent à la guerre.

Plusieurs militaires de sexe masculin manifestaient aussi de la réticence face à ces femmes qui arrivaient parmi eux. Ces femmes patriotes à l’esprit aventureux ont toutefois rapidement fait leurs preuves. Courageuses et déterminées à vaincre les préjugés, les femmes du Service féminin de l’Armée canadienne se sont démarquées par leur excellence. De fait, moins d’un an après la formation du corps, la demande de femmes soldats était si forte que le recrutement ne suffisait pas à y répondre. Le gouvernement canadien, désireux de relever le niveau de recrutement, a lancé une vaste campagne dans les magazines et au moyen d’affiches, de brochures, de stands d’exposition et de diverses autres formes de publicité. La musique du Service féminin de l’Armée canadienne s’est produite à des rassemblements, et la Section de précision a donné des démonstrations publiques pour susciter l’intérêt à l’égard du corps.

Les efforts de recrutement s’intensifiaient, et les Canadiennes y ont répondu avec élan. Elles ont eu tôt fait de remplacer les soldats au Canada, à Terre-Neuve, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe continentale et même, dans un cas, en Inde.

L’instruction du corps était très semblable à celle que suivaient les soldats de sexe masculin et comprenait des exercices de section (sans armes), des exercices de salut, l’étude des insignes en usage dans les forces de Sa Majesté, les premiers soins, la défense antigaz, une formation spéciale dans des domaines spécifiques et d’autres cours, selon ce que décidait le ministre de la Défense nationale.

Il y avait de nombreux postes à combler : commis, sténographe, cuisinier, serveur, chauffeur de véhicule motorisé, standardiste pour le téléphone et le télégraphe sans fil, assistant de laboratoire, messager, travailleur de buanderie, comptable, opérateur d’héliographe (transmissions), tailleur et travailleur de l’industrie textile, mécaniciens de toutes sortes, travailleur des services hospitaliers et dentaires, postier et préposé au matériel d’artillerie. Certains postes étaient très inhabituels : dessinateur, agent de la prévôté (police régimentaire), technicien en radiographie, aumônier, médecin militaire, membre du Army Show ou de la musique du Corps, opérateur de cinéthéodolite (les « kine-CWAC » qui s’efforçaient d’améliorer la précision des artilleurs).


À la fin de 1946, plus de 21 000 femmes avaient démontré leur utilité dans les forces armées en tant que membres du Service féminin de l’Armée canadienne. La Seconde Guerre mondiale, qui éclatait si peu de temps après la Première Guerre mondiale, a donné à certaines femmes une occasion exceptionnelle de servir aux côtés de leurs pères, qui étaient déjà d’anciens combattants.

Les pères servaient avec leurs filles, les frères avec leurs sœurs, les époux avec leurs épouses, les hommes avec leurs fiancées; des sœurs servaient ensemble et l’on pouvait même voir à l’occasion une mère et sa fille revêtues toutes deux de l’uniforme.

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Affiche de recrutement

Affiche de recrutement : jeune femme vêtue de l'uniforme du Service féminin de l'Armée canadienne.

Musée des régiments

© Musée des régiments


Prospectus de recrutement

Prospectus de recrutement.

Musée des régiments

© Musée des régiments


« FEMMES – Engagez-vous pour que les hommes puissent aller combattre ! Nous avons immédiatement besoin de 2 000 femmes de la Colombie-Britannique, compétentes et fiables, pour libérer des hommes pour les forces de combat. Vous pourriez avoir un bel uniforme, occuper un poste intéressant et important, vous ouvrir de belles perspectives de carrière, et toucher un salaire et des avantages sociaux équivalents à ceux d’un emploi dans le civil, c’est-à-dire de 80 $ à 90 $ par mois. Pour plus de renseignements, téléphonez ou écrivez au Bureau de recrutement de l’Armée le plus près de chez vous. Service féminin de l’Armée canadienne. » Au haut du prospectus : « Écoutez l’émission ARMY SHOW, le dimanche à 18 h, sur les ondes de CBR. »
« FEMMES – Engagez-vous pour que les hommes puissent aller combattre ! Nous avons immédiatement besoin de 2 000 femmes de la Colombie-Britannique, compétentes et fiables, pour libérer des hommes pour les forces de combat. Vous pourriez avoir un bel uniforme, occuper un poste intéressant et important, vous ouvrir de belles perspectives de carrière, et toucher un salaire et des avantages sociaux équivalents à ceux d’un emploi dans le civil, c’est-à-dire de 80 $ à 90 $ par mois. Pour plus de renseignements, téléphonez ou écrivez au Bureau de recrutement de l’Armée le plus près de chez vous. Service féminin de l’Armée canadienne. » Au haut du prospectus : « Écoutez l’émission ARMY SHOW, le dimanche à 18 h, sur les ondes de CBR. »

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Défilé des membres du Service féminin de l'Armée canadienne

Défilé des membres du Service féminin de l'Armée canadienne, Stampede de Calgary, 1942.

Musée des Régiment

© Musée des régiments


Section de précision du Service féminin de l'Armée canadienne

Section de précision du Service féminin de l'Armée canadienne à l'exercice, caserne Currie, Calgary, 1943. Les membres de la section effectuaient des tournées au Canada dans le cadre de campagnes de recrutement ou pour promouvoir les obligations de la Victoire.

Musée des régiments

© Musée des régiments


Découpures de presse

Coupures de presse tirées de l'album d'un membre du Service féminin de l'Armée canadienne : Pères et filles ensemble sous les drapeaux.

Musée des régiments

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« Lorsque les vieux soldats de la Garde territoriale des anciens combattants, photographiés ci-dessus, sont partis à la guerre, ils ne se doutaient pas qu’un quart de siècle plus tard ils seraient de nouveau appelés sous les drapeaux, leurs filles vêtues de kaki à leur côté. Devant la caserne de Fort Osbourne, de gauche à droite, le sdt John Humberstone, le sdt Hilda Humberstone, le sdt George Frost, le sdt Margaret Frost, le sdt Herbert Redfearn, le sdt May Redfearn (photo de l’Armée canadienne). »
« Lorsque les vieux soldats de la Garde territoriale des anciens combattants, photographiés ci-dessus, sont partis à la guerre, ils ne se doutaient pas qu’un quart de siècle plus tard ils seraient de nouveau appelés sous les drapeaux, leurs filles vêtues de kaki à leur côté. Devant la caserne de Fort Osbourne, de gauche à droite, le sdt John Humberstone, le sdt Hilda Humberstone, le sdt George Frost, le sdt Margaret Frost, le sdt Herbert Redfearn, le sdt May Redfearn (photo de l’Armée canadienne). »

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • développer une meilleure compréhension de la participation et du rôle des Forces canadiennes dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale;
  • examiner les contributions, sacrifices et expériences des personnes qui ont participé à des événements militaires au cours de la Seconde Guerre mondiale;
  • identifier les principaux lieux où les militaires canadiens ont opéré pendant la Seconde Guerre mondiale.

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