Le soldat Jack Powerful Griss était du nombre des soldats canadiens capturés par les Allemands après le raid catastrophique de Dieppe, en 1942. Il était membre de la Royal Hamilton Light Infantry, et il a passé les trois années qui ont suivi dans divers camps de prisonniers de guerre.

Sa correspondance nous donne un aperçu de cette expérience, de sa libération et de ses démarches auprès de la Commission des réclamations de guerre après l’armistice.
Le soldat Jack Powerful Griss était du nombre des soldats canadiens capturés par les Allemands après le raid catastrophique de Dieppe, en 1942. Il était membre de la Royal Hamilton Light Infantry, et il a passé les trois années qui ont suivi dans divers camps de prisonniers de guerre.

Sa correspondance nous donne un aperçu de cette expérience, de sa libération et de ses démarches auprès de la Commission des réclamations de guerre après l’armistice.

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Lettre de Correspondace No.1

Lettre No 1

Jack P Griss
Musée canadien de la guerre

© Musée canadien de la guerre


7, rue Attlee
New Sudbury (Ontario)

7 janvier 1953

Monsieur Thane A. Campbell
Commission des réclamations de guerre
Ottawa, Canada

Monsieur, B.38187 Griss, J.P. – R.H.L.I.

Au sujet de l’avis aux médias ci-joint, j’aimerais présenter une réclamation pour mauvais traitement pendant mon service au sein des Forces armées, pendant la Seconde Guerre mondiale.

J’ai été fait prisonnier lors du raid de Dieppe, le 19 août 1942, et j’ai été envoyé au Stalag VIII B (appelé plus tard Stalag 344). J’étais parmi les PG qui ont été attachés avec des cordes (nous avions les mains liées) le 8 octobre 1942. Des cordes ont été utilisées jusqu’au 20 novembre 1942, puis des menottes et des chaînes les ont remplacées. J’ai été transféré à l’hôpital en février 1943 pour être opéré d’une hernie, un état découlant de mon service militaire, puis j&rs Pour en lire plus
7, rue Attlee
New Sudbury (Ontario)

7 janvier 1953

Monsieur Thane A. Campbell
Commission des réclamations de guerre
Ottawa, Canada

Monsieur, B.38187 Griss, J.P. – R.H.L.I.

Au sujet de l’avis aux médias ci-joint, j’aimerais présenter une réclamation pour mauvais traitement pendant mon service au sein des Forces armées, pendant la Seconde Guerre mondiale.

J’ai été fait prisonnier lors du raid de Dieppe, le 19 août 1942, et j’ai été envoyé au Stalag VIII B (appelé plus tard Stalag 344). J’étais parmi les PG qui ont été attachés avec des cordes (nous avions les mains liées) le 8 octobre 1942. Des cordes ont été utilisées jusqu’au 20 novembre 1942, puis des menottes et des chaînes les ont remplacées. J’ai été transféré à l’hôpital en février 1943 pour être opéré d’une hernie, un état découlant de mon service militaire, puis j’ai été renvoyé au complexe des Canadiens et enchaîné de nouveau. Le menottage a continué jusqu’au 18 novembre 1943. En février 1944, j’ai été transféré au Stalag II D, à Stargaard, en Poméranie. J’ai également été victime de mauvais traitements là-bas à compter du 1er février 1945. On nous a fait marcher sans manger de Stargaard jusqu’à Hanovre pour ensuite revenir sur Schwerin (77 jours de famine et de misère).

Incapable d’aller plus loin en raison du dérèglement complet de mon système digestif, j’ai été hospitalisé au camp de PG de Schwerin, mais aucuns soins médicaux ne pouvaient être administrés. Après la libération, on m’a ramené en avion en Angleterre où j’ai été hospitalisé à Aldershot, Hants.




Bien à vous,
Jack P Griss

© Musée canadien de la guerre

Lettre de Correspondance No.2

Lettre No 2

Musée canadien de la guerre

© Musée canadien de la guerre


Canada
Ministère des Services nationaux de guerre

Ottawa, le 21 mai 1945

Madame,

L’honorable J. J. McCann, ministre des Services nationaux de guerre, m’a demandé de vous faire part de sa profonde satisfaction lorsqu’il a appris que votre mari, le soldat Jack Powerful Griss, B38187, n’était plus prisonnier de guerre et qu’il se trouvait maintenant en lieu sûr.

La Division des parents de prisonniers de guerre du Ministère a eu l’honneur de vous servir pendant la longue période d’angoisse que vous avez traversée, et le ministre tient à ce que vous sachiez à quel point votre collaboration et votre considération ont été appréciées.

Nous espérons très sincèrement que votre mari vous sera bientôt rendu et réintégrera sans difficulté la vie civile.

Veuillez agréer, Madame, nos salutations distinguées.

Le sous-ministre




(C. H. Payne)

Madame O.M. Griss
5162, avenue Cool Pour en lire plus
Canada
Ministère des Services nationaux de guerre

Ottawa, le 21 mai 1945

Madame,

L’honorable J. J. McCann, ministre des Services nationaux de guerre, m’a demandé de vous faire part de sa profonde satisfaction lorsqu’il a appris que votre mari, le soldat Jack Powerful Griss, B38187, n’était plus prisonnier de guerre et qu’il se trouvait maintenant en lieu sûr.

La Division des parents de prisonniers de guerre du Ministère a eu l’honneur de vous servir pendant la longue période d’angoisse que vous avez traversée, et le ministre tient à ce que vous sachiez à quel point votre collaboration et votre considération ont été appréciées.

Nous espérons très sincèrement que votre mari vous sera bientôt rendu et réintégrera sans difficulté la vie civile.

Veuillez agréer, Madame, nos salutations distinguées.

Le sous-ministre




(C. H. Payne)

Madame O.M. Griss
5162, avenue Coolbrook
Montréal 29, (Québec)

Félicitations
G.D. Allen
Division des parents de
prisonniers de guerre

© Musée canadien de la guerre

Lettre de Correspondance No.3

Lettre No 3

Musée canadien de la guerre

© Musée canadien de la guerre


Le 10 octobre 1942
Stalag VIII B

Bonjour ma chère – Je suis encore bien vivant. J’espère que vous allez tous bien. Ici, le moral des gars est bon. Nous attendons tous avec impatience le jour où les nouvelles nous arrivent du pays. Est-ce que le gouvernement canadien vous tient au courant de nos allées et venues? J’espère aussi que vos allocations continuent d’arriver. Continue de vivre comme si de rien n’était jusqu’à ce que je revienne. Garde le sourire malgré tout. Je ne sais pas combien de temps il faut à mes lettres pour te parvenir, mais j’espère que ce n’est pas trop long. J’espère que ta santé tient bon, car je sais bien que les temps sont durs. Ne t’en fais pas, ma chérie, ton mari tire des plans et pense au jour où nous serons enfin réunis.Nous saurons certainement apprécier la vie à partir de ce moment. Je serai bientôt de retour, et tous nos ennuis seront finis.

Tes belles lettres si longues me manquent, mais n’oublie pas que chaque jour est un jour qui no Pour en lire plus
Le 10 octobre 1942
Stalag VIII B

Bonjour ma chère – Je suis encore bien vivant. J’espère que vous allez tous bien. Ici, le moral des gars est bon. Nous attendons tous avec impatience le jour où les nouvelles nous arrivent du pays. Est-ce que le gouvernement canadien vous tient au courant de nos allées et venues? J’espère aussi que vos allocations continuent d’arriver. Continue de vivre comme si de rien n’était jusqu’à ce que je revienne. Garde le sourire malgré tout. Je ne sais pas combien de temps il faut à mes lettres pour te parvenir, mais j’espère que ce n’est pas trop long. J’espère que ta santé tient bon, car je sais bien que les temps sont durs. Ne t’en fais pas, ma chérie, ton mari tire des plans et pense au jour où nous serons enfin réunis.Nous saurons certainement apprécier la vie à partir de ce moment. Je serai bientôt de retour, et tous nos ennuis seront finis.

Tes belles lettres si longues me manquent, mais n’oublie pas que chaque jour est un jour qui nous rapproche de la fin de la guerre. Transmets mon affection à ta mère et à Elsie. Je vous souhaite à toutes d’excellentes fêtes de Noël. Le fait que je sois un PG [prisonnier de guerre] ne devrait pas vous empêcher de vivre.

Après tout, j’ai quand même beaucoup de chance. À bientôt, ma chère. Mes salutations à tous nos amis au Canada.

Avec toute mon affection,

Jack

© Musée canadien de la guerre

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • développer une meilleure compréhension de la participation et du rôle des Forces canadiennes dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale;
  • examiner les contributions, sacrifices et expériences des personnes qui ont participé à des événements militaires au cours de la Seconde Guerre mondiale;
  • identifier les principaux lieux où les militaires canadiens ont été pendant la Seconde Guerre mondiale.

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