Le major John Kristian Hjalmarson était officier d’état-major au quartier général de la 2e Division d’infanterie canadienne au moment du raid sur Dieppe, en France, le 19 août 1942. Pendant le raid, il avait sur lui une carte d’évasion en soie rangée dans une pochette étanche, de couleur kaki. D’un côté, la carte montrait la Manche, les Pays-Bas, la Belgique et la France, et de l’autre, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse.
Le major John Kristian Hjalmarson était officier d’état-major au quartier général de la 2e Division d’infanterie canadienne au moment du raid sur Dieppe, en France, le 19 août 1942. Pendant le raid, il avait sur lui une carte d’évasion en soie rangée dans une pochette étanche, de couleur kaki. D’un côté, la carte montrait la Manche, les Pays-Bas, la Belgique et la France, et de l’autre, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse.
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Carte d'évasion de 1942 soumise à l'administration centrale de la 2e Division canadienne en 1942 pour le raid sur Dieppe.
Musée canadien de la Guerre
© Musée canadien de la guerre
Le général Jean-Victor Allard, décoré par plusieurs nations dont la France, les États-Unis, les Pays-Bas et la Corée, a connu une illustre carrière militaire. Allard naît à Sainte-Monique de Nicolet, au Québec, en 1913, et il étudie à Trois-Rivières, à Montréal et à Kitchener (Ontario). Il est officier de la Milice dans le Régiment de Trois-Rivières (le futur 12e Régiment blindé du Canada) dans les années 1930, et sa carrière est définie par la Seconde Guerre mondiale. Il passe les premières années du conflit en Grande-Bretagne et au Canada, à des postes d’état-major, comme instructeur ou en affectation au sein d’unités britanniques.
En août 1943, il se joint au Royal 22e Régiment, auquel il demeurera attaché jusqu’à sa mort. En 1944, il est officiellement nommé commandant du régiment et il est promu au grade de lieutenant-colonel. Il restera à ce poste un an avant d’être promu co
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Le général Jean-Victor Allard, décoré par plusieurs nations dont la France, les États-Unis, les Pays-Bas et la Corée, a connu une illustre carrière militaire. Allard naît à Sainte-Monique de Nicolet, au Québec, en 1913, et il étudie à Trois-Rivières, à Montréal et à Kitchener (Ontario). Il est officier de la Milice dans le Régiment de Trois-Rivières (le futur 12e Régiment blindé du Canada) dans les années 1930, et sa carrière est définie par la Seconde Guerre mondiale. Il passe les premières années du conflit en Grande-Bretagne et au Canada, à des postes d’état-major, comme instructeur ou en affectation au sein d’unités britanniques.
En août 1943, il se joint au Royal 22e Régiment, auquel il demeurera attaché jusqu’à sa mort. En 1944, il est officiellement nommé commandant du régiment et il est promu au grade de lieutenant-colonel. Il restera à ce poste un an avant d’être promu commandant de la 6e Brigade de la 2e Division d’infanterie. Allard va par la suite devenir le premier Canadien - français promu général dans les forces armées canadiennes. Nous lui devons l’unification des Forces canadiennes et le bilinguisme de l’organisation, aujourd’hui manifeste dans tous les secteurs de la vie militaire.
Allard était très aimé de ses hommes et il leur était aussi très attaché. Il a composé à leur mémoire un émouvant poème. Le général Allard est décédé le 23 avril 1996.
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« À la mémoire de mes gars », par le général Allard
Gén J.V. Allard,
© Musée du Royal 22e Régiment.
Je ne pouvais pas quitter l’Italie
Sans venir une dernière fois te dire adieu
Tu sais, je ne savais pas que ce serait toi
Quand j’ai donné l’ordre d’attaquer
Qui tomberais victime du devoir
À ton tour tu ne croyais pas que tu tomberais
Tu faisais la besogne de tous les jours
Dans les rangs tu étais comme les autres
Je ne te connaissais pas plus qu’eux
Mais je vois ton nom sur cette croix
Et je me souviens : c’était bien toi
Pour un retard de congé tu étais passé au bureau
Un simple retard c’est pas grave, il faut vivre un peu
Au nom de la discipline j’ai dû te punir
Sans malice, car comme les autres je t’aimais
Je me souviens aussi d’une autre fois tu m’avais dit
Avoir été sans travail quand l’appel de guerre a retenti
Ton père, ta mère et les autres ne voulaient pas
Ils croyaient que ton devoir n’était pas là
Mais le devoir des hommes l’avaient-ils bien compris
Cachant ton
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Je ne pouvais pas quitter l’Italie
Sans venir une dernière fois te dire adieu
Tu sais, je ne savais pas que ce serait toi
Quand j’ai donné l’ordre d’attaquer
Qui tomberais victime du devoir
À ton tour tu ne croyais pas que tu tomberais
Tu faisais la besogne de tous les jours
Dans les rangs tu étais comme les autres
Je ne te connaissais pas plus qu’eux
Mais je vois ton nom sur cette croix
Et je me souviens : c’était bien toi
Pour un retard de congé tu étais passé au bureau
Un simple retard c’est pas grave, il faut vivre un peu
Au nom de la discipline j’ai dû te punir
Sans malice, car comme les autres je t’aimais
Je me souviens aussi d’une autre fois tu m’avais dit
Avoir été sans travail quand l’appel de guerre a retenti
Ton père, ta mère et les autres ne voulaient pas
Ils croyaient que ton devoir n’était pas là
Mais le devoir des hommes l’avaient-ils bien compris
Cachant ton angoisse tu es parti
Du soldat tu faisais bien le métier
Des compliments tu n’en as guère reçu
Et pourtant tu savais tout donner
Outre l’aventure tu demandais si peu
Te souvenant de mes conseils
Heureux tu allais retrouver tes amis
Au champ d’honneur eux aussi sont tombés
Pierre, Jacques et les autres sont là près de toi
Ensevelis dans cette terre qui ne vous connaît pas
Moi j’ai connu ton grand cœur et ta générosité
J’aimais ton courage et ton sourire au combat
Tu étais brave mais à ton héroïsme on ne croira pas
Surtout tu n’es plus là pour raconter tes exploits
Comme les autres on t'oubliera
Si je viens te saluer chapeau bas
C’est pour te faire la promesse
Que si d’autres t’ont oublié, moi pas
Je te donnerai une histoire où il est dit
Que pour l’honneur de ta race tu es mort en Italie
Nous qui sommes revenus victorieux
Nous qui portons la gloire des batailles
Souvenons-nous que nous avons là-bas
Laissé une Légion d’hommes valeureux
Pour l’honneur et la liberté ces braves sont tombés
Rappelons-nous leur jeunesse et leur générosité
Que leur mémoire reste en nous et souvenons-nous bien
Que les honneurs sur nos drapeaux accrochés
Que les pages d’histoires dans ce livre racontées
Sans leur sacrifice n’y seraient pas
Les remercier, jamais nous ne le pourrons
Mais chantons leur gloire et prions Dieu
De les recevoir en héros, près de lui
Car ils sont les plus beaux de nos soldats
Salut mon vieux, adieu les gars
Général J.V. Allard
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Guy D’Artois naît à Richmond, au Québec, en 1917. Il étudie la chimie à l’Université de Montréal, mais il abandonne ses études lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate et qu’il s’engage comme soldat. Il a 27 ans et il est officier au Special Operations Executive lorsqu’il est parachuté sur Mont-Cortevoix, en pleine France occupée, à neuf kilomètres au nord de Cluny.
Son nom de guerre est « Dieudonné », mais la population du Charolais l’appelle rapidement « Michel le Canadien ».
Son arrivée annonce le jour J aux membres de la Résistance française. Il vit dans le maquis, pourchassé par la Gestapo. Avant la libération de son secteur, il forme 600 partisans, organise les activités du maquis de Sylla, met sur pied 800 kilomètres de réseau téléphonique et attaque l’ennemi à plusieurs reprises.
Pour ses exploits, le général de Gaules lui décerne la plus haute distinction militaire française
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Guy D’Artois naît à Richmond, au Québec, en 1917. Il étudie la chimie à l’Université de Montréal, mais il abandonne ses études lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate et qu’il s’engage comme soldat. Il a 27 ans et il est officier au Special Operations Executive lorsqu’il est parachuté sur Mont-Cortevoix, en pleine France occupée, à neuf kilomètres au nord de Cluny.
Son nom de guerre est « Dieudonné », mais la population du Charolais l’appelle rapidement « Michel le Canadien ».
Son arrivée annonce le jour J aux membres de la Résistance française. Il vit dans le maquis, pourchassé par la Gestapo. Avant la libération de son secteur, il forme 600 partisans, organise les activités du maquis de Sylla, met sur pied 800 kilomètres de réseau téléphonique et attaque l’ennemi à plusieurs reprises.
Pour ses exploits, le général de Gaules lui décerne la plus haute distinction militaire française de la Seconde Guerre mondiale, la Croix de guerre avec palme.
Le drapeau du maquis de Sylla a été remis au major D’Artois par des membres de la Résistance, en reconnaissance de sa contribution et de son dévouement.
Après la guerre, D’Artois poursuit ses exploits dans le Grand Nord canadien : il lui faut sept semaines, dans des conditions atmosphériques extrêmement pénibles, pour sauver un missionnaire canadien blessé à la suite d’un accident de chasse. Le courage et l’entêtement de D’Artois lui ont valu la médaille de Georges.
D’Artois est allé au Japon et en Corée, où il a combattu avec le 1er Bataillon du Royal 22e Régiment, ainsi qu’au Laos et au Vietnam, entre autres missions qu’il a menées avec les forces armées canadiennes.
© 2009, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.
Drapeau du Maquis de Sylla. 1944. Remis par la Résistance française au maj Guy D’Artois.
Musée du Royal 22e Régiment.
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Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- développer une meilleure compréhension de la participation et du rôle des Forces canadiennes dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale;
- examiner les contributions, les sacrifices et les expériences des personnes qui ont participé à des événements militaires au cours de la Seconde Guerre mondiale;
- identifier les principaux lieux où les militaires canadiens ont été pendant la Seconde Guerre mondiale.