Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté
Québec, CANADA
1972.03
© 2006, Collection d'œuvres d'art de l'Université de Montréal. Tous droits réservés.
Après un séjour de 10 ans en France, Suzor-Coté revient s'établir au Québec en 1907. L'artiste se passionne alors pour la représentation du paysage de sa jeunesse, celui du village d'Arthabaska et de ses environs.
La rivière est un motif récurrent dans la production de Suzor-Coté. Que ce soit la rivière Gosselin ou la rivière Nicolet, l'artiste se plait à dépeindre les tracés sinueux que l'eau creuse à travers champs et forêts. Tout comme les peintres de l'École de Barbizon et les impressionnistes, Suzor-Coté souhaite traduire les jeux de la lumière sur le paysage selon les heures du jour et les saisons. Les berges sont tantôt jonchées d'une lourde neige, tantôt recouverte d'un tapis de verdure ou d'un manteau de verges dorées.
La rivière Nicolet, Arthabaska s'inscrit dans la foulée de ces représentations. De petit format, cette huile sur carton est probablement une pochade réalisée sur le motif. Positionné sur la berge, l'artis Pour en lire plus
Après un séjour de 10 ans en France, Suzor-Coté revient s'établir au Québec en 1907. L'artiste se passionne alors pour la représentation du paysage de sa jeunesse, celui du village d'Arthabaska et de ses environs.
La rivière est un motif récurrent dans la production de Suzor-Coté. Que ce soit la rivière Gosselin ou la rivière Nicolet, l'artiste se plait à dépeindre les tracés sinueux que l'eau creuse à travers champs et forêts. Tout comme les peintres de l'École de Barbizon et les impressionnistes, Suzor-Coté souhaite traduire les jeux de la lumière sur le paysage selon les heures du jour et les saisons. Les berges sont tantôt jonchées d'une lourde neige, tantôt recouverte d'un tapis de verdure ou d'un manteau de verges dorées.
La rivière Nicolet, Arthabaska s'inscrit dans la foulée de ces représentations. De petit format, cette huile sur carton est probablement une pochade réalisée sur le motif. Positionné sur la berge, l'artiste traduit dans des tonalités de bleu et de vert les impressions du jour qui se lève.
Comme la plupart des paysages de l'artiste, La rivière Nicolet, Arthabaska présente une vue ouverte en largeur et en profondeur. Au centre de la composition, un arbre brossé grossièrement s'incline, tel un narcisse, au-dessus de la rivière dont les eaux calmes renvoient le reflet. Les obliques créées par ce motif dynamisent la composition. La végétation semble grasse et abondante, encore empreinte des parfums de la rosée matinale. À l'horizon, une bande plus pâle forme dans la couverture nuageuse une zone lumineuse, espoir dans la grisaille.
La nature est pour l'artiste un lieu de recueillement, de contemplation. Ses paysages ne sont ni descriptifs ni pittoresques, mais font place «à une vision plus habitée et intériorisée»[1]. De même, par sa représentation du territoire canadien en tant qu'élément identitaire, l'artiste contribue à la création d'un art national.