Hespérie des graminées [Thymelicus lineola]

Hespérie des graminées [Thymelicus lineola]

Photo : J. Acorn

© J. Acorn.


Ce petit papillon a été introduit accidentellement en Amérique du Nord à London (Ontario), en 1910, dans un lot de graines de fléole des prés (Phleum pratense) contenant des oeufs. L’hespérie des graminées se rencontre aujourd’hui non seulement en Europe et dans le nord-ouest de l’Afrique, mais aussi dans le sud du Canada, principalement entre le sud-est du Manitoba et la côte de l’Atlantique, et le nord-est des États-Unis.

Description : le dessus des ailes est orange vif brillant veiné et bordé de noir. En dessous, les ailes antérieures sont orange pâle, tandis que les ailes postérieures sont très pâles. Envergure : 19-26 mm.

Abondance : l’hespérie des graminées est très abondante.

Période de vol : juin à août.

Cycle de vie : l’hespérie des graminées hiberne au stade d&rs Pour en lire plus
Ce petit papillon a été introduit accidentellement en Amérique du Nord à London (Ontario), en 1910, dans un lot de graines de fléole des prés (Phleum pratense) contenant des oeufs. L’hespérie des graminées se rencontre aujourd’hui non seulement en Europe et dans le nord-ouest de l’Afrique, mais aussi dans le sud du Canada, principalement entre le sud-est du Manitoba et la côte de l’Atlantique, et le nord-est des États-Unis.

Description : le dessus des ailes est orange vif brillant veiné et bordé de noir. En dessous, les ailes antérieures sont orange pâle, tandis que les ailes postérieures sont très pâles. Envergure : 19-26 mm.

Abondance : l’hespérie des graminées est très abondante.

Période de vol : juin à août.

Cycle de vie : l’hespérie des graminées hiberne au stade d’oeuf. Les oeufs, blancs, sont déposés sur la plante hôte en groupes de 30 à 40. La chenille est verte avec une bande dorsale foncée et d’autres bandes pâles. La tête est pâle et ornée de deux lignes blanches et de trois lignes brun rougeâtre. La chrysalide est jaunâtre ou verdâtre.

Renseignements additionnels : une des plantes hôtes préférées est la fléole des prés. L’hespérie des prés se rencontre donc dans les champs où cette plante pousse, ainsi que dans de nombreux habitats peuplés de graminées.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Piéride du chou [Pieris rapae]

Piéride du chou [Pieris rapae]

Photo : Ken Nei

© Ken Nei.


La piéride du chou n’est pas une espèce indigène au Canada. Elle a été introduite accidentellement au Québec en provenance d’Europe autour de 1860. Dans les Maritimes, sa présence a été signalée pour la première fois dans la région d’Halifax, en 1867. Elle s’est rapidement propagée à toute l’Amérique du Nord et y est devenue très commune. Malheureusement, elle est considérée comme un ravageur important, les chenilles s’attaquant principalement au chou, au brocoli, au chou-fleur et au radis. Les oeufs sont déposés individuellement au revers d’une feuille de la plante hôte. L’éclosion survient 7 à 10 jours plus tard. Au début, les chenilles ne font que percer de petits trous dans les feuilles mais, à mesure qu’elles grandissent, elles finissent par dévorer des feuilles entières. En cas d’infestation grave, les plants entiers peuvent être complètement défoliés.

Descriptio Pour en lire plus
La piéride du chou n’est pas une espèce indigène au Canada. Elle a été introduite accidentellement au Québec en provenance d’Europe autour de 1860. Dans les Maritimes, sa présence a été signalée pour la première fois dans la région d’Halifax, en 1867. Elle s’est rapidement propagée à toute l’Amérique du Nord et y est devenue très commune. Malheureusement, elle est considérée comme un ravageur important, les chenilles s’attaquant principalement au chou, au brocoli, au chou-fleur et au radis. Les oeufs sont déposés individuellement au revers d’une feuille de la plante hôte. L’éclosion survient 7 à 10 jours plus tard. Au début, les chenilles ne font que percer de petits trous dans les feuilles mais, à mesure qu’elles grandissent, elles finissent par dévorer des feuilles entières. En cas d’infestation grave, les plants entiers peuvent être complètement défoliés.

Description : sur le dessus, les ailes sont blanc crème. L’extrémité des ailes antérieures est noire. Chez le mâle, un point se détache sur le fond blanc de l’aile antérieure, et un autre borde le haut de l’aile postérieure. Chez la femelle, il y a deux points sur l’aile antérieure. En dessous, les ailes sont entièrement jaunes pâles, à part deux points noirs sur chaque aile antérieure. Envergure : 32-47 mm.

Répartition : au Canada, la piéride du chou se rencontre de la côte de l’Atlantique à la côte du Pacifique.

Abondance : cette espèce est très commune.

Période de vol : dans les Maritimes, la période de vol de la piéride du chou s’étend de mars à novembre.

Renseignements additionnels : les mesures de lutte jouent un rôle essentiel dans la réduction des dommages causés par les chenilles. Les producteurs agricoles procèdent à des applications régulières d’insecticides à large spectre tels l’Ambush (perméthrine), le Decis (deltaméthrine) et le Lannate (méthomyl). Dans les petits potagers, certaines options plus respectueuses de l’environnement peuvent être utilisées à profit, notamment le recours à un insecticide microbien comme le Dipel (bactospéine). Une autre méthode qui donne généralement de bons résultats consiste à couvrir les plants d’une moustiquaire ou d’une mousseline afin d’empêcher les femelles d’y déposer leurs oeufs.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Azur printanier [Celastrina ladon]

Azur printanier [Celastrina ladon]

Photo : Ken Neil

© Ken Neil.


Chaque année, l’apparition des premiers azurs printaniers consacre le retour du beau temps.

Description : chez le mâle, le dessus des ailes est d’un beau bleu pâle, avec la bordure gris foncé; chez la femelle, cette bordure est plus large sur les ailes antérieures. En dessous, les ailes sont gris brun pâle avec des taches plus foncées. Envergure : 18-28 mm.

Répartition : l’azur printanier se rencontre dans toutes les provinces et dans les deux territoires.

Abondance : cette espèce est répandue et commune.

Période de vol : l’azur printanier peut être observé depuis la fin d’avril jusqu’au milieu de juin le long des routes, en bordure des forêts, dans les boisés ouverts et dans tous les milieux où poussent des arbustes à fleurs.
Chaque année, l’apparition des premiers azurs printaniers consacre le retour du beau temps.

Description : chez le mâle, le dessus des ailes est d’un beau bleu pâle, avec la bordure gris foncé; chez la femelle, cette bordure est plus large sur les ailes antérieures. En dessous, les ailes sont gris brun pâle avec des taches plus foncées. Envergure : 18-28 mm.

Répartition : l’azur printanier se rencontre dans toutes les provinces et dans les deux territoires.

Abondance : cette espèce est répandue et commune.

Période de vol : l’azur printanier peut être observé depuis la fin d’avril jusqu’au milieu de juin le long des routes, en bordure des forêts, dans les boisés ouverts et dans tous les milieux où poussent des arbustes à fleurs.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Bleu argenté  [Glaucopsyche lygdamus]

Bleu argenté [Glaucopsyche lygdamus]

Photo : Ken Neil

© Ken Neil.


Ce beau papillon se rencontre dans les espaces ouverts comme les prés, les champs, les bords de route et les boisés clairsemés. Son vol rapide rend sa capture difficile. Par contre, il visite assidûment les fleurs et les flaques de boue et se laisse alors approcher beaucoup plus facilement.

Description : le dessus des ailes est bleu argenté clair avec une bordure gris foncé; cette bordure est beaucoup plus large chez la femelle. Les ailes sont également frangées de blanc. En dessous, les ailes sont grises et ornées d’une série de points noirs cernés de blanc. Envergure : 18-32 mm.

Répartition et abondance : le bleu argenté est largement répandu et se rencontre dans toutes les provinces et les deux territoires. Selon les régions, il est tantôt commun, tantôt abondant.

Période de vol : mai à juillet. Une génération par année.

Cycle de vie Pour en lire plus
Ce beau papillon se rencontre dans les espaces ouverts comme les prés, les champs, les bords de route et les boisés clairsemés. Son vol rapide rend sa capture difficile. Par contre, il visite assidûment les fleurs et les flaques de boue et se laisse alors approcher beaucoup plus facilement.

Description : le dessus des ailes est bleu argenté clair avec une bordure gris foncé; cette bordure est beaucoup plus large chez la femelle. Les ailes sont également frangées de blanc. En dessous, les ailes sont grises et ornées d’une série de points noirs cernés de blanc. Envergure : 18-32 mm.

Répartition et abondance : le bleu argenté est largement répandu et se rencontre dans toutes les provinces et les deux territoires. Selon les régions, il est tantôt commun, tantôt abondant.

Période de vol : mai à juillet. Une génération par année.

Cycle de vie : la liste des plantes hôtes inclut diverses Fabacées comme les vesces (Vicia spp.) et le trèfle blanc (Trifolium repens). Les oeufs sont déposés sur la plante hôte. Les chenilles se présentent sous diverses formes de coloration allant du violet au vert, selon la partie de la plante dont elles se nourrissent. Par exemple, celles qui se nourrissent sur le feuillage sont vertes. Les chenilles entretiennent avec les fourmis une relation mutuellement bénéfique (symbiose). En échange de miellat (substance sucrée produite par une glande dorsale), les fourmis protègent les chenilles contre les parasitoïdes et les prédateurs. La chrysalide est petite, lisse et brun grisâtre. Dans les Maritimes, le bleu argenté hiberne au stade de chrysalide.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Polygone à queue violacée  [Polygonia interrogationis]

Polygone à queue violacée [Polygonia interrogationis]

Photo : Insectarium de Montréal

© Insectarium de Montréal.


Le polygone à queue violacée est parfois appelé point d’interrogation, en référence à la petite tache recourbée et au petit point argentés qui ornent le dessous de ses ailes postérieures. Sur le dessus des ailes, plusieurs taches noires se détachent sur un fond brun orangé à brun foncé. Les ailes postérieures portent une queue gris violacé. La frange des ailes est également de cette couleur. Envergure : 45-68 mm.

Répartition : cette espèce se rencontre dans tout l’est de l’Amérique du Nord.

Abondance : les populations fluctuent d’année en année. L’espèce est rare certaines années, commune certaines autres.

Période de vol : mai à septembre.

Renseignements additionnels : le polygone à queue violacée se rencontre dans divers types d’habitat. Il visite rarement les fl Pour en lire plus
Le polygone à queue violacée est parfois appelé point d’interrogation, en référence à la petite tache recourbée et au petit point argentés qui ornent le dessous de ses ailes postérieures. Sur le dessus des ailes, plusieurs taches noires se détachent sur un fond brun orangé à brun foncé. Les ailes postérieures portent une queue gris violacé. La frange des ailes est également de cette couleur. Envergure : 45-68 mm.

Répartition : cette espèce se rencontre dans tout l’est de l’Amérique du Nord.

Abondance : les populations fluctuent d’année en année. L’espèce est rare certaines années, commune certaines autres.

Période de vol : mai à septembre.

Renseignements additionnels : le polygone à queue violacée se rencontre dans divers types d’habitat. Il visite rarement les fleurs et se nourrit principalement de sève et sur les excréments d’animaux et la boue.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Vulcain [Vanessa atlanta]

Vulcain [Vanessa atlanta]

Photo : Ken Neil

© Ken Neil.


Ce papillon commun familier se rencontre dans les espaces ouverts dans de nombreux types d’habitats et peut fréquemment être observé dans les parcs et les jardins. On peut souvent l’admirer en train de se faire chauffer au soleil, sur le sol, sur une pierre ou sur le feuillage, en particulier en fin de journée, alors qu’il profite des derniers rayons du soleil. Le vulcain défend vigoureusement son territoire. Perchés sur une branche ou une feuille, les mâles guettent les allées et venues des autres papillons et même des oiseaux et chassent tous ceux qui s’aventurent dans son territoire. Le vulcain s’habitue cependant assez rapidement à la présence des humains, et il lui arrive même assez souvent de se percher sur une personne pour se faire chauffer au soleil, en particulier vers la fin de l’été.

Description : le dessus des ailes est principalement noir. Les ailes antérieures sont ornées de points blancs à l’extrémité et traversées d’un bande diagonale Pour en lire plus
Ce papillon commun familier se rencontre dans les espaces ouverts dans de nombreux types d’habitats et peut fréquemment être observé dans les parcs et les jardins. On peut souvent l’admirer en train de se faire chauffer au soleil, sur le sol, sur une pierre ou sur le feuillage, en particulier en fin de journée, alors qu’il profite des derniers rayons du soleil. Le vulcain défend vigoureusement son territoire. Perchés sur une branche ou une feuille, les mâles guettent les allées et venues des autres papillons et même des oiseaux et chassent tous ceux qui s’aventurent dans son territoire. Le vulcain s’habitue cependant assez rapidement à la présence des humains, et il lui arrive même assez souvent de se percher sur une personne pour se faire chauffer au soleil, en particulier vers la fin de l’été.

Description : le dessus des ailes est principalement noir. Les ailes antérieures sont ornées de points blancs à l’extrémité et traversées d’un bande diagonale rouge orangé vif (cette bande est également visible en dessous), tandis que les ailes postérieures sont bordées d’une bande de la même couleur. En dessous, les ailes présentent un réseau complexe de marbrures grises et noires qui rendent le papillon pratiquement invisible sur l’écorce. Envergure : 45-57 mm.

Répartition : La sous-espèce V. a. rubria se rencontre partout en Amérique du Nord. Au Canada, le vulcain est présent dans toutes les provinces et dans les deux territoires.

Période de vol : mai à septembre. Ce papillon migrateur arrive au Canada en mai et présente au moins deux générations par année. Le vulcain est incapable de survivre aux rigueurs des hivers canadiens.

Cycle de vie : les oeufs sont déposés individuellement sur la plante hôte. Les chenilles vivent cachées dans une feuille enroulée depuis l’éclosion jusqu’à la fin de leur vie larvaire. Les chenilles du dernier stade se présente sous diverses formes de coloration allant de noire à vert pâle à blanche. Leur corps est armé de verrues soulevées sur les côtés et d’épines noires à base orange sur le dos. La chenille se transforme en chrysalide sur la plante hôte.

Renseignements additionnels : les vulcains se pourchassent souvent entre eux au crépuscule ou après un orage. Le vulcain vole rapidement et n’est pas facile à approcher lorsqu’il ne se nourrit pas. Heureusement pour les observateurs et les collectionneurs, il visite assidûment les fleurs et se laisse alors observer beaucoup plus facilement.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Papillon lune

Papillon lune [Actias luna] (Linné)

Photo : Ken Neil

© Ken Neil.


Avec ses grandes ailes vert pâle, ce papillon nocturne est une véritable splendeur. Le bord costal des ailes antérieures est liséré de brun violacé. Chaque aile est également ornée d’une petite fenêtre transparente entourée de blanc et de noir et, parfois, de rouge. Les ailes postérieures se terminent par une longue queue.

Répartition : le papillon lune se rencontre dans le sud-est du Canada et l’est des États-Unis.

Abondance : commun.

Cycle de vie : les oeufs sont blancs mais deviennent plus foncés à l’approche de l’éclosion. Les chenilles ont le corps vert jaunâtre.
Avec ses grandes ailes vert pâle, ce papillon nocturne est une véritable splendeur. Le bord costal des ailes antérieures est liséré de brun violacé. Chaque aile est également ornée d’une petite fenêtre transparente entourée de blanc et de noir et, parfois, de rouge. Les ailes postérieures se terminent par une longue queue.

Répartition : le papillon lune se rencontre dans le sud-est du Canada et l’est des États-Unis.

Abondance : commun.

Cycle de vie : les oeufs sont blancs mais deviennent plus foncés à l’approche de l’éclosion. Les chenilles ont le corps vert jaunâtre.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • reconnaître diverses espèces de papillons diurnes et nocturnes indigènes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau Brunswick (et qu’on observe ;couramment à travers le Canada)
  • établir un rapport entre les groupements taxinomiques et les différences entre les espèces ;
  • se familiariser avec les expressions « période de vol » et « plante hôte » ;
  • développer un intérêt pour les sciences naturelles.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons | Partagez des leçons et créez des projets | Interagissez avec votre classe virtuelle