Pendant leur instruction en Grande-Bretagne, les soldats canadiens se préparaient entre autres à la guerre chimique et à la guerre des gaz. Pendant la Première Guerre mondiale, les deux côtés avaient utilisé des armes chimiques, ce qui avait entraîné des centaines de milliers de pertes. Craignant que cela ne se produise de nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale, les responsables de l’armée canadienne dispensaient une instruction sur la protection contre les gaz. L’équipement essentiel était aussi distribué au personnel militaire canadien en Angleterre. Le principal élément était le masque à gaz, comme cette version no 4 du Mk. III (fabriquée en novembre 1943). Des trousses de détection et des antidotes étaient également distribués pour faciliter la détection des armes chimiques (p. ex., une bombe larguée d’un aéronef) et en réduire les effets. Les soldats recevaient même des « formulaires de signalement » pour fournir des détails au sujet des &e
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Pendant leur instruction en Grande-Bretagne, les soldats canadiens se préparaient entre autres à la guerre chimique et à la guerre des gaz. Pendant la Première Guerre mondiale, les deux côtés avaient utilisé des armes chimiques, ce qui avait entraîné des centaines de milliers de pertes. Craignant que cela ne se produise de nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale, les responsables de l’armée canadienne dispensaient une instruction sur la protection contre les gaz. L’équipement essentiel était aussi distribué au personnel militaire canadien en Angleterre. Le principal élément était le masque à gaz, comme cette version no 4 du Mk. III (fabriquée en novembre 1943). Des trousses de détection et des antidotes étaient également distribués pour faciliter la détection des armes chimiques (p. ex., une bombe larguée d’un aéronef) et en réduire les effets. Les soldats recevaient même des « formulaires de signalement » pour fournir des détails au sujet des éventuelles attaques au gaz dont ils pourraient être la cible.
© 2002, RCIP. Tous droits réservés.
Collection d'articles utilisés pour protéger les soldats en cas d'attaque au gaz. Objets utilisés par les membres des Cameron pendant leur séjour en Grande-Bretagne.
Ken Reynolds
ROYAUME-UNI
© Le Musée régimentaire, The Cameron Highlanders of Ottawa
Parmi les nombreux types de véhicules blindés que l’Armée canadienne a utilisés au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’automitrailleuse a attiré relativement peu d’attention. Utilisée par les unités de reconnaissance pour se déplacer à l’avant de formations plus importantes et voir ce que l’ennemi préparait, les automitrailleuses jouaient un rôle essentiel. Le véhicule montré ici, dépeint par l’artiste de guerre canadien Edward John Hughes, est une automitrailleuse Fox. Ce type de véhicule blindé a été mis au point par des Canadiens qui l’ont utilisé pendant l’instruction en Angleterre et pour les opérations en Italie.
Parmi les nombreux types de véhicules blindés que l’Armée canadienne a utilisés au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’automitrailleuse a attiré relativement peu d’attention. Utilisée par les unités de reconnaissance pour se déplacer à l’avant de formations plus importantes et voir ce que l’ennemi préparait, les automitrailleuses jouaient un rôle essentiel. Le véhicule montré ici, dépeint par l’artiste de guerre canadien Edward John Hughes, est une automitrailleuse Fox. Ce type de véhicule blindé a été mis au point par des Canadiens qui l’ont utilisé pendant l’instruction en Angleterre et pour les opérations en Italie.
© 2002, RCIP. Tous droits réservés.
En Italie, la rivière Gari était l’un des principaux obstacles à l’avance alliée sur la route de Rome. Ce cours d’eau de la région de Mont Cassin était gonflé par la crue printanière. La rivière était bien en vue des Allemands, armés de mitrailleuses, de mortiers et de pièces d’artillerie lourde. Après avoir tenté à trois reprises de traverser la rivière, la 8th Army britannique a reçu l’ordre de prendre Cassin coûte que coûte.
Le plan initial était de construire un pont Bailey pour faire traverser les chars, mais une reconnaissance effectuée par le lieutenant-colonel Neroutses du 14e Régiment blindé canadien dans le secteur a indiqué qu’il était peu commode d’utiliser un pont Bailey à cet endroit. Neroutses a alors consulté le capitaine Tony Kingsmill, le commandant de l’Équipe de dépannage du Génie électrique et mécanique royal canadien.
Ensemble, ils ont mis au point un plan p
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En Italie, la rivière Gari était l’un des principaux obstacles à l’avance alliée sur la route de Rome. Ce cours d’eau de la région de Mont Cassin était gonflé par la crue printanière. La rivière était bien en vue des Allemands, armés de mitrailleuses, de mortiers et de pièces d’artillerie lourde. Après avoir tenté à trois reprises de traverser la rivière, la 8th Army britannique a reçu l’ordre de prendre Cassin coûte que coûte.
Le plan initial était de construire un pont Bailey pour faire traverser les chars, mais une reconnaissance effectuée par le lieutenant-colonel Neroutses du 14e Régiment blindé canadien dans le secteur a indiqué qu’il était peu commode d’utiliser un pont Bailey à cet endroit. Neroutses a alors consulté le capitaine Tony Kingsmill, le commandant de l’Équipe de dépannage du Génie électrique et mécanique royal canadien.
Ensemble, ils ont mis au point un plan pour que deux chars manœuvrent ensemble de façon à installer le pont à un étranglement de la rivière. La tourelle du char « porteur » a été enlevée et un grand cadre d’acier en « A », fabriqué avec des poutres en « I » et muni de quatre galets sur le dessus, a été fixé sur le char. Sur ce support, un pont Bailey de 100 pieds de longueur a été posé en porte-à-faux, puis attaché à un char « pousseur » situé à environ 24 m (80 pieds) derrière le char porteur.
Après avoir bien aligné le dispositif au bord du cours d’eau, le char porteur s’est arrêté et le char pousseur est entré en action pour pousser le pont sur les galets du porteur jusqu’à ce que l’avant du pont soit bien au-dessus de la rivière. Le char porteur s’est alors enfoncé dans l’eau et l’extrémité la plus éloignée du pont s’est appuyée sur la rive opposée. À ce moment, le chauffeur et l’opérateur radio du char porteur se sont échappés et sont retournés en lieu sûr à la nage.
Malgré des tirs nourris, une série de chars a réussi à traverser le pont avant que celui-ci ne soit endommagé. Ces chars ont détruit plusieurs cibles ennemies et défendu avec acharnement la tête de pont jusqu’à ce que leurs camarades puissent les rejoindre. L’opération a été couronnée de succès et a aidé la 8th Army britannique à s’emparer de Cassin.
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Maquette du pont Plymouth, un pont mobile de type Bailey construit pendant la campagne d'Italie sur la rivière Gairi.
Musée du King's Own Calgary Regiment (CBRC)
© Musée du King's Own Calgary Regiment (CBRC)
Le 6 juillet 1940, le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians) et les Royal Canadian Dragoons ont reçu l’ordre de se mobiliser et de former une unité mixte baptisée le 1er Régiment de motocyclettes canadien. C’est à cette époque que le Strathcona a cessé d’être une unité de cavalerie et a dit adieu à ses chevaux. Les soldats du nouveau régiment de motocyclettes étaient équipés de Harley-Davidson, pour la plupart munies d’un side-car.
Ce régiment s’est entraîné à Calgary et à Winnipeg, mais il n’est jamais allé au combat. À la fin de 1940, les ordres de mobilisation ont été modifiés et les deux régiments ont été séparés : le Lord Strathcona’s Horse est devenu un régiment blindé (chars) et le Royal Canadian Dragoons a formé une unité d’automitrailleuses.
Le 6 juillet 1940, le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians) et les Royal Canadian Dragoons ont reçu l’ordre de se mobiliser et de former une unité mixte baptisée le 1er Régiment de motocyclettes canadien. C’est à cette époque que le Strathcona a cessé d’être une unité de cavalerie et a dit adieu à ses chevaux. Les soldats du nouveau régiment de motocyclettes étaient équipés de Harley-Davidson, pour la plupart munies d’un side-car.
Ce régiment s’est entraîné à Calgary et à Winnipeg, mais il n’est jamais allé au combat. À la fin de 1940, les ordres de mobilisation ont été modifiés et les deux régiments ont été séparés : le Lord Strathcona’s Horse est devenu un régiment blindé (chars) et le Royal Canadian Dragoons a formé une unité d’automitrailleuses.
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Messagers à motocyclette. Caserne Currie, 1940.
Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)
vers 1940
© Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)
Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- comprendre la participation et le rôle des Forces canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale;
- étudier les contributions, les sacrifices et les expériences vécues par les individus qui ont participé aux opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale;
- identifier les principaux endroits où se sont déroulées les opérations militaires auxquelles a pris part le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale;
- étudier les armes et la technologie employées par les soldats canadiens.