En décembre 1943, la 1re Division d’infanterie canadienne arrive devant la ville côtière d’Ortona. La bataille s’étire sur une semaine, au cours de laquelle l’ennemi est repoussé pied à pied, de maison en maison. La compagnie « C » du Royal 22e Régiment libère la route menant à Ortona. Le 14 avril 1993, la collectivité exprime sa reconnaissance au régiment en lui offrant le « droit de cité ».

Au cours de la grande bataille pour la possession de Rome, les Canadiens devaient traverser le fleuve Fortore pour atteindre Gambatesa. Le Royal 22e Régiment mène la 1re Division d’infanterie canadienne au combat. La route est contrôlée par l’artillerie allemande, et le pont des Treize Arches a été détruit. Le régiment doit progresser sur les falaises le long de la route, et les tirs ennemis l’empêchent de traverser le Fortore. Le 8 octobre 1944, Gambatesa tombe après 24 heures de combats violents. Entre le 5 et le 7 du mois Pour en lire plus

En décembre 1943, la 1re Division d’infanterie canadienne arrive devant la ville côtière d’Ortona. La bataille s’étire sur une semaine, au cours de laquelle l’ennemi est repoussé pied à pied, de maison en maison. La compagnie « C » du Royal 22e Régiment libère la route menant à Ortona. Le 14 avril 1993, la collectivité exprime sa reconnaissance au régiment en lui offrant le « droit de cité ».

Au cours de la grande bataille pour la possession de Rome, les Canadiens devaient traverser le fleuve Fortore pour atteindre Gambatesa. Le Royal 22e Régiment mène la 1re Division d’infanterie canadienne au combat. La route est contrôlée par l’artillerie allemande, et le pont des Treize Arches a été détruit. Le régiment doit progresser sur les falaises le long de la route, et les tirs ennemis l’empêchent de traverser le Fortore. Le 8 octobre 1944, Gambatesa tombe après 24 heures de combats violents. Entre le 5 et le 7 du mois, 40 hommes du Royal 22e Régiment sont blessés ou tués au combat.

Les artilleurs de l’Artillerie royale canadienne ont appuyé les formations d’infanterie et blindées canadiennes pendant tous les combats en Italie. Une de ces unités, le 1re Régiment de topographie de l’Artillerie royale canadienne, a participé à toutes les campagnes en Sicile et en Italie. Cette vareuse de campagne a été portée par un membre du régiment qui a été grièvement blessé au cours de cette période des combats. Comme il avait perdu la jambe, sa vareuse a été modifiée du côté droit pour lui permettre d’utiliser une béquille.

Ce tableau, intitulé Renforts avançant le long du saillant d’Ortona, est l’œuvre de l’artiste de guerre canadien Lawren Phillips Harris. Il montre la dévastation dans le secteur où l’Armée canadienne combattait à la fin de 1943.

Le 3 septembre 1943, le Royal Canadian Regiment débarquait à Reggio, une petite ville italienne dans l’« orteil » de la célèbre botte, face à la Sicile. Ce débarquement a été bien mené et le régiment n’a essuyé aucune perte. D’autres rencontres avec l’ennemi allaient s’avérer plus coûteuses.

De septembre à la fin de décembre 1943, le Royal Canadian Regiment a traversé les terres et remonté la côte adriatique. Chaque ville et chaque village étaient une forteresse que les forces allemandes considéraient comme un excellent point de défense et une bonne position antichar. Les rues étroites et les maisons hautes et solides offraient une protection idéale contre les forces qui avançaient. Chaque maison pouvait cacher une embuscade et, essentiellement, être transformée en piège mortel.

Avant d’atteindre Ortona, le Royal Canadian Regiment a participé à des combats dans une vallée à l’ouest de San Leonardo. Dans le cadre de l’Opération Orange Blossom, le régiment devait attaquer au matin du 18 décembre 1943. Le combat s’est engagé dans le vacarme des tirs et il s’est poursuivi presque toute la journée. Pendant l’assaut, toutefois, il régnait une grande confusion – les cartes étaient souvent vagues et le barrage d’artillerie, mal ciblé, n’a bientôt plus servi à rien. Des artilleurs ennemis ont alors pu bondir par derrière la ligne d’infanterie qu’ils ont balayée de leurs mitrailleuses. « Le RCR qui avançait s’est soudain trouvé face à face avec un important groupe de parachutistes qui avait réussi à franchir le barrage. »

De cet endroit et du côté est du ravin, là où la modification du plan d’artillerie avait laissé à l’ennemi une marge de manœuvre inattendue, un tir croisé meurtrier est venu faucher les Canadiens. Les hommes tombaient comme des mouches. Les deux compagnies de tête ont été anéanties, tous les officiers sont tombés; « jamais auparavant a écrit un des officiers survivants, ni pendant la campagne de Sicile ni en Italie, le régiment n’était tombé dans un piège aussi mortel ». 

Une semaine plus tard, le jour de Noël, le Royal Canadian Regiment s’illustrait devant Ortona comme jamais auparavant.

À Ortona, les Canadiens ont mis au point la technique dite des « trous de communication », une méthode qui est devenue la norme pour les opérations de nettoyage des villes en Italie.

Il s’agissait de percer les murs à l’explosif pour passer de maison en maison et débusquer l’ennemi, avec l’appui des chars et des canons antichar. Les soldats créaient une ouverture en plaçant une petite charge d’explosif dans un mur de communication entre deux maisons, puis ils lançaient des grenades et tiraient à la mitraillette. Les groupes de nettoyage combattaient parfois de cette façon tout le long d’une rue, sans jamais sortir à l’air libre.

À Ortona, les Canadiens sont devenus les maîtres incontestés du combat de maison en maison. Au début de 1944, le major Galloway du Royal Canadian Regiment a écrit : « Parmi les 41 officiers qui sont débarqués à Pachino il y a moins de six mois, il n’en reste que neuf au Bataillon et six ont déjà été blessés. Le Bataillon comptait 756 hommes au moment du débarquement; maintenant, plus de 550 membres de ce groupe ont été tués ou blessés, ils ont disparu ou ont été faits prisonniers de guerre, s’ils ne sont pas devenus victimes de la malaria, de la jaunisse et d’autres maux… »

« Pour ceux qui restent et qui, jour après jour, combattent l’ennemi, se déplacent entre les dents des mitrailleuses et défendent leurs positions sous des pluies de mortier, aucun remerciement ne saurait suffire. Ensanglantés, trempés, affamés et terrifiés, ils ont fait ce qu’on leur ordonnait. On ne peut rien demander de plus à un homme. »

Après Ortona, la 1re Division canadienne est restée en attente sur la côte adriatique pendant quatre mois. Puis, en mai 1944, elle a commencé à remonter la vallée du Liri, au centre de l’Italie, pour finalement pratiquer une brèche dans la ligne Hitler le 24 mai 1944.

Derrière la ligne Hitler, l’extraordinaire ligne gothique attendait les soldats alliés dans le nord de l’Italie. Cette ligne avait été construite par des Italiens contraints au travail et elle était composée de postes de mitrailleuse, de postes d’artillerie en béton, d’abris profonds, d’abris en acier, de tourelles de char, de milliers de kilomètres de barbelés et de milliers de mines. Il a fallu payer un lourd tribut, mais le 19 septembre 1944, les Allemands avaient abandonné leurs positions. Le Royal Canadian Regiment a essuyé plus de 80 % de ses pertes de la Seconde Guerre mondiale en Italie et il s’est mérité 19 honneurs de guerre dans ce pays.


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Photo d'une vareuse de combat, armée

Vareuse de combat, armée.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

19800966-001
© Musée canadien de la guerre


Peinture à l'huile, « Reinforcements Moving Up in the Ortona Salient »,

Ce tableau, intitulé Renforts avançant le long du saillant d’Ortona, est l’œuvre de l’artiste de guerre canadien Lawren Phillips Harris. Il montre la dévastation dans le secteur où l’Armée canadienne combattait à la fin de 1943.

Captain Lawren Phillips Harris
vers 1946
19710261-3100
© Musée canadien de la guerre


Photographie des soldats canadiens traversant une ville italienne libérée

Soldats canadiens traversant une ville italienne libérée.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Perte d’un soldat canadien dans la ville de Campochin

La ville de Campochin, aux environs d'Ortona, a été l'une des nombreuses que la 1re Division du Canada a réussi à prendre après de violents combats dans les rues et au prix de lourdes pertes, dont ce soldat canadien.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

Ortona, ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Photo des soldats qui font la file pour aller chercher de l'eau

Les soldats du RCR font la file pour aller chercher de l'eau. En raison de la rareté de l'eau potable, les files étaient fréquentes et constituaient une autre épreuve. Italie, 1943.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1943
ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Photo de la route d'Ortona

La route d'Ortona n'était pas facile. Certains des combats les plus acharnés ont eu lieu près de cette petite ville de la côte adriatique. Le RCR s'apprête à occuper la route au nord d'Ortona, le 24 décembre 1943.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1943-12-24
Ortona, ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Scène courante pendant la bataille d’Ortona

Des scènes de ce genre étaient courantes pendant la bataille d'Ortona, où les ressources médicales ont été mises à rude épreuve. Italie, décembre 1944.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1944-12-01 - 1944-12-31
ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Un soldat en train de parler à une vieille Italienne

Tout en vérifiant si les Allemands ont bien quitté le secteur du village, un soldat canadien s'arrête pour parler à une vieille Italienne en train de filer la laine. Italie, 1944.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1944
ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Soldats canadiens franchissant la ligne gothique dans le nord de l’Italie

D'après les soldats canadiens qui ont franchi la ligne gothique, dans le nord de l'Italie, c'est là que s'est livrée une des plus belles batailles de toute l'histoire de la 8e armée, le 26 août 1944.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1944-08-24
© Le Royal Canadian Regiment


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre la participation et le rôle des Forces canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • étudier les contributions, les sacrifices et les expériences vécues par les individus qui ont participé aux opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • identifier les principaux endroits où se sont déroulées les opérations militaires auxquelles a pris part le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • étudier les armes et la technologie employées par les soldats canadiens.

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