Après plusieurs années d’entraînement en Grande-Bretagne, les soldats du Royal Canadian Regiment et le reste de la 1re Division d’infanterie canadienne ont pris la mer à bord de péniches de débarquement pour lancer un assaut amphibie sur la Sicile. Ils sont arrivés à Pachino avant l’aube, le 10 juillet 1943. L’opération a été couronnée de succès, mais le Royal Canadian Regiment devait bientôt livrer des combats plus éprouvants à l’intérieur de la Sicile, car l’île était solidement défendue. Le débarquement en Sicile était une opération mixte nécessitant une étroite collaboration entre les unités de l’armée, de la marine et de l’aviation ainsi qu’avec le régiment qui ont pris part à plusieurs batailles, dont celles de Valguarnera, d’Agira, d’Adrano et de Regalbuto. Même si les opérations sur l’île ont en général été très réussies, le r&eacut Pour en lire plus

Après plusieurs années d’entraînement en Grande-Bretagne, les soldats du Royal Canadian Regiment et le reste de la 1re Division d’infanterie canadienne ont pris la mer à bord de péniches de débarquement pour lancer un assaut amphibie sur la Sicile. Ils sont arrivés à Pachino avant l’aube, le 10 juillet 1943. L’opération a été couronnée de succès, mais le Royal Canadian Regiment devait bientôt livrer des combats plus éprouvants à l’intérieur de la Sicile, car l’île était solidement défendue. Le débarquement en Sicile était une opération mixte nécessitant une étroite collaboration entre les unités de l’armée, de la marine et de l’aviation ainsi qu’avec le régiment qui ont pris part à plusieurs batailles, dont celles de Valguarnera, d’Agira, d’Adrano et de Regalbuto. Même si les opérations sur l’île ont en général été très réussies, le régiment a perdu 32 soldats et une centaine d’autres ont été blessés entre le débarquement à Pachino et le départ de l’île pour envahir la partie continentale de l’Italie, le 3 septembre. Six honneurs de guerre ont été décernés à des membres du Royal Canadian Regiment en Sicile.

En juin 1943, sous le commandement du lieutenant-colonel Paul-Émile Bernatchez, le Royal 22e Régiment quittait l’Angleterre pour arriver en Sicile le 10 juillet, en vue de l’opération Husky. Pendant le voyage à bord du Ascania, le lieutenant-colonel Bernatchez a décacheté les enveloppes contenant les instructions qui informaient les membres du régiment de la mission qui les attendait. Le 3 septembre 1943, dans le cadre de l’opération Bayton, le Royal 22e Régiment laissait la Sicile à destination de Reggio de Calabria, en Italie continentale, où il a prouvé sa valeur à chaque combat, sans jamais se démentir.


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Photographie de la plage de Pachino en Sicile

Après le débarquement et la victoire de la plage de Pachino, en Sicile, les soldats du régiment aident des renforts à débarquer du matériel et des fournitures, le 10 juillet 1943.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1943-07-10
Pachino, Sicile, Siracusa, ITALIE
© Le Royal Canadian Regiment


Photo du Lcol J.P.E. Bernatchez surveille l’embarquement du R22eR

Le Lcol J.P.E. Bernatchez surveille l’embarquement du R22eR à bord du paquebot HMS Ascania, avant le départ pour la Sicile.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1943
Grande Bretagne, ROYAUME-UNI
© Musée du Royal 22e Régiment


Né à Montmagny au Québec, le 1er mars 1911, le major-général Joseph Paul Émile Bernatchez, après de brillantes études au Collège de l’endroit, choisit la carrière des armes. Il s’inscrit donc au Collège militaire royal de Kingston, Ontario, le 28 août 1929, d’où il gradue avec distinction le 13 juin 1934. Il passe immédiatement au Royal 22e Régiment.

En avril 1935, il part pour le Royaume-Uni afin d’approfondir ses connaissances militaires. Il en revient en février 1937, possédant des certificats d’instructeur des Écoles anglaises d’armes portatives.

Dès le début de la Seconde Guerre, il est promu au rang de capitaine et part outre-mer comme commandant de la Compagnie B du Royal 22e Régiment. Il est bientôt promu major et dès l’automne de 1941, il prend le commandement de l’unité avec le rang de lieutenant-colonel.

En moins de 15 mois, malgré des difficultés sans nombre et la diversit Pour en lire plus
Né à Montmagny au Québec, le 1er mars 1911, le major-général Joseph Paul Émile Bernatchez, après de brillantes études au Collège de l’endroit, choisit la carrière des armes. Il s’inscrit donc au Collège militaire royal de Kingston, Ontario, le 28 août 1929, d’où il gradue avec distinction le 13 juin 1934. Il passe immédiatement au Royal 22e Régiment.

En avril 1935, il part pour le Royaume-Uni afin d’approfondir ses connaissances militaires. Il en revient en février 1937, possédant des certificats d’instructeur des Écoles anglaises d’armes portatives.

Dès le début de la Seconde Guerre, il est promu au rang de capitaine et part outre-mer comme commandant de la Compagnie B du Royal 22e Régiment. Il est bientôt promu major et dès l’automne de 1941, il prend le commandement de l’unité avec le rang de lieutenant-colonel.

En moins de 15 mois, malgré des difficultés sans nombre et la diversité de l’entraînement spécialisé au combat, il réussit à parfaire l’efficacité de son régiment. En juillet 1943, il commande toujours ce fameux régiment au débarquement allié sur la péninsule de Pachino, en Sicile.

Reconnaissant les grandes qualités de chef de ce vaillant soldat, les autorités militaires canadiennes le nomment, en mars 1944, Commandant de la 3e Brigade d’Infanterie à laquelle appartient le Royal 22e Régiment.

Décoré de l’Ordre du Service distingué en Italie à la suite de brillants faits d’armes avec son unité, il est cité dans les dépêches.

En mars 1945, il est en Hollande avec les troupes canadiennes arrivées du front italien. Il y demeure jusqu’à la fin des hostilités.

En 1951, il devient commandant de la mission militaire canadienne au Moyen-Orient, puis est promu major-général et commandant de la région militaire du Québec.

Le major-général Bernatchez est décédé le 13 novembre 1983.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre la participation et le rôle des Forces canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • étudier les contributions, les sacrifices et les expériences vécues par les individus qui ont participé aux opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • identifier les principaux endroits où se sont déroulées les opérations militaires auxquelles a pris part le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • étudier les armes et la technologie employées par les soldats canadiens.

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