Dépeint par l’artiste de guerre canadien Charles Fraser Comfort, le tableau « Le raid de Dieppe » montre avec beaucoup de réa

Peinture à l'huile, « Dieppe Raid », Comfort, Dr Charles Fraser, 1946

Dr. Charles Fraser
1946
FRANCE
19710261-2183
© Musée canadien de la guerre.


Le régiment a suivi une instruction en Grande-Bretagne jusqu’à l’embarquement à bord de l’Exercise Jubilee, le 18 août 1942, pour participer au raid de Dieppe. 

Après le désastre de Dieppe, nombre de prisonniers de guerre canadiens, y compris des membres des 14th Calgary Tanks, ont été incarcérés dans un camp allemand de prisonniers de guerre, le Stalag VIII, dans le sud de la Pologne. Ces prisonniers étaient logés dans des cabanes construites à l’intérieur d’une enceinte. Chaque cabane était divisée en deux, et chaque côté abritait plus de 100 prisonniers. 

Les prisonniers dormaient dans des lits superposés à trois étages, et une demi-douzaine de tables étaient utilisées pour distribuer la nourriture qui arrivait des cuisines dans de grands seaux en métal. Il y avait un petit poêle dans chaque moitié de la cabane, mais ce poêle ne pouvait être allumé que lorsque le carburant était distribué, ce qui &eacut Pour en lire plus

Le régiment a suivi une instruction en Grande-Bretagne jusqu’à l’embarquement à bord de l’Exercise Jubilee, le 18 août 1942, pour participer au raid de Dieppe. 

Après le désastre de Dieppe, nombre de prisonniers de guerre canadiens, y compris des membres des 14th Calgary Tanks, ont été incarcérés dans un camp allemand de prisonniers de guerre, le Stalag VIII, dans le sud de la Pologne. Ces prisonniers étaient logés dans des cabanes construites à l’intérieur d’une enceinte. Chaque cabane était divisée en deux, et chaque côté abritait plus de 100 prisonniers. 

Les prisonniers dormaient dans des lits superposés à trois étages, et une demi-douzaine de tables étaient utilisées pour distribuer la nourriture qui arrivait des cuisines dans de grands seaux en métal. Il y avait un petit poêle dans chaque moitié de la cabane, mais ce poêle ne pouvait être allumé que lorsque le carburant était distribué, ce qui était malheureusement plutôt rare. 

Pendant le raid de Dieppe, les Britanniques avaient ordonné d’enchaîner (menotter) les prisonniers allemands envoyés en Angleterre. Par conséquent, le commandement du camp allemand a ordonné que les prisonniers alliés soient également menottés.

Les mains des prisonniers ont d’abord été attachées avec les cordes utilisées sur les colis de la Croix-Rouge, jusqu’à ce que des menottes soient disponibles. Les prisonniers ont eu les mains liées pendant 13 mois, c’est-à-dire 400 jours.

Quelques prisonniers ingénieux ont réussi à se défaire de leurs liens. Avec les « clés » des boîtes de sardines qui leur étaient envoyées dans les colis de la Croix-Rouge, ils fabriquaient des clés pour ouvrir les menottes allemandes.

Les prisonniers de guerre transformaient des contenants de métal ou des casseroles pour en faire des « poêles » artisanaux en y taillant un trou pour laisser entrer l’air. On posait ensuite sur le dessus une grille sur laquelle reposait le contenant de nourriture, pour que la chaleur du combustible qui brûlait sous la grille puisse réchauffer les aliments. Les poêles étaient très efficaces et pouvaient dégager suffisamment de chaleur pour faire bouillir une tasse d’eau uniquement avec le papier d’un paquet de cigarettes. Les gardes allemands détruisaient ces petits poêles si les prisonniers se livraient à des activités qu’ils jugeaient illicites. Toute la nourriture supplémentaire que les prisonniers avaient provenait des colis de la Croix-Rouge. Au début de 1945, alors quand l’armée russe avançait vers l’ouest, les prisonniers ont été abandonnés. Pour éviter d’être capturés par les Russes, ils se sont dirigés vers l’ouest, à la rencontre des Alliés, et ils ont vécu de ce qu’ils trouvaient sur leur chemin. Au cours de cette période, aucun colis de la Croix-Rouge n’a été distribué.

L’échec des Alliés à Dieppe est dans une large mesure attribuable aux difficultés que le Calgary Regiment a éprouvées en amenant ses chars vers le lieu de l’opération. À la suite d’erreurs de navigation, l’engin de débarquement pour infanterie et char est arrivé avec près de dix minutes de retard alors que ses chars devaient appuyer les troupes d’assaut. Arrivés à terre, les équipages ont constaté que la plage était couverte de pierres de granit plutôt que de sable, comme l’avait rapporté le Service du renseignement britannique.

Ces pierres s’infiltraient dans les chenilles et jusque dans les roues d’entraînement. Elles brisaient le mécanisme et empêchaient les chars d’avancer. Les mortiers antichar et les obus lancés par l’ennemi ont aussi abîmé les chars, dont plusieurs ne sont même pas parvenus à terre.

Malgré tout, 15 des 25 chars qui sont arrivés sur la plage se sont rendus jusqu’à l’esplanade devant la ville. Là, les équipages des chars ont constaté que des barricades les empêchaient d’entrer dans la ville. Ils ont donc dû tirer par-dessus la barricade sur toutes les cibles qu’ils pouvaient repérer et couvrir ainsi la retraite de l’infanterie.

Les prisonniers de guerre canadiens, particulièrement ceux qui avaient été capturés au début de la guerre, disposant de beaucoup de temps, s’occupaient entre autres à construire ou à créer divers objets d’usage pratique ou récréatif. Le mouchoir montré ici, par exemple, est orné d’illustrations des événements du raid de Dieppe. Réalisé par les hommes de la 7e compagnie de campagne du Corps royal du génie canadien dans leur camp de prisonniers, le mouchoir comprend des images des fers et indique la date à laquelle les autorités allemandes ont commencé à mettre sous entraves les prisonniers canadiens.

Le fanion que voici a été fabriqué par des prisonniers canadiens du camp allemand Stalag VIII B. Réalisé en 1943 par des canonniers membres de l’équipe de balle molle du 4e régiment d’artillerie de campagne de l’Artillerie royale canadienne, le fanion est fait d’une serviette et de vêtements effilochés.


© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Menottes allemandes qui ont servi à lier les mains des prisonniers de guerre canadiens

Menottes allemandes qui ont servi à lier les mains des prisonniers de guerre canadiens pendant 400 jours après leur capture à Dieppe.

inconnu
vers 1942
POLOGNE
© Musée du King's Own Calgary Regiment (CBRC).


Modèle de poêle à soufflet utilisé par les prisonniers de guerre du camp Stalag VIII.

Poêle « à soufflet », fait avec une casserole. Mis au point par les prisonniers de guerre pour cuire les aliments.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1942
© Musée du King's Own Calgary Regiment (CBRC)


Photo d'un Char Churchill Semblable au char Churchill Mk-I-III, utilisé par le 14e Régiment blindé.

Char Churchill (Crocodile Mk-VIII), semblable au char Churchill Mk-I-III. Utilisé par le 14e Régiment blindé.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1942-08-19
FRANCE
© Musée du King's Own Calgary Regiment (CBRC)


Photographie d’un mouchoir à mémento de Dieppe

Mouchoir à mémento, Dieppe.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1942
FRANCE
19800524-004
© Musée canadien de la guerre.


Photographie d’un fanion fabriqué par les prisonniers de guerre canadiens du camp Stalag VIII

Fanion

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
1943
POLOGNE
19810641-001
© Musée canadien de la guerre


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre la participation et le rôle des Forces canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • étudier les contributions, les sacrifices et les expériences vécues par les individus qui ont participé aux opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • identifier les principaux endroits où se sont déroulées les opérations militaires auxquelles a pris part le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • étudier les armes et la technologie employées par les soldats canadiens.

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