En 1962, avec le lancement du satellite Alouette I, le Canada est devenu la troisième nation à aller dans l’espace. Depuis, le Canada a mis au point bon nombre de technologies spatiales, y compris le Canadarm et le Canadarm2 pour la navette spatiale et la station spatiale internationale. Au cours de ses 40 ans d’histoire, le télescope de l’Observatoire Parkes de l’Australie a joué un rôle dans un grand nombre de missions spatiales, y compris l’atterrissage lunaire de 1969 et les astronefs Voyager et Galileo. La prochaine grande étape est Mars.

En 1962, avec le lancement du satellite Alouette I, le Canada est devenu la troisième nation à aller dans l’espace. Depuis, le Canada a mis au point bon nombre de technologies spatiales, y compris le Canadarm et le Canadarm2 pour la navette spatiale et la station spatiale internationale. Au cours de ses 40 ans d’histoire, le télescope de l’Observatoire Parkes de l’Australie a joué un rôle dans un grand nombre de missions spatiales, y compris l’atterrissage lunaire de 1969 et les astronefs Voyager et Galileo. La prochaine grande étape est Mars.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

En 1962, le Canada est devenu la troisième nation spatiale avec le lancement du satellite Alouette I. Certains avaient prédit que le satellite ne durerait que deux heures, mais en réalité Alouette I a fonctionné pendant 10 ans et nous a transmis de précieuses données sur l’ionosphère, une couche électriquement chargée de l’atmosphère terrestre.

L’idée du satellite Alouette I a germé dans les premiers temps de la « course à l’espace » entre les États-Unis et l’Union soviétique. Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique est devenue la première nation spatiale avec le lancement du satellite Spoutnik. Les États-Unis ont suivi avec Explorer 1 le 31 janvier 1958. Les Américains invitèrent ensuite leurs alliés à concevoir des satellites qui seraient lancés par des fusées américaines. Cela ouvrit au Canada la porte de l’espace.

John Chapman dirigeait l’équipe du Centre de recherches en télécommunications pour l Pour en lire plus
En 1962, le Canada est devenu la troisième nation spatiale avec le lancement du satellite Alouette I. Certains avaient prédit que le satellite ne durerait que deux heures, mais en réalité Alouette I a fonctionné pendant 10 ans et nous a transmis de précieuses données sur l’ionosphère, une couche électriquement chargée de l’atmosphère terrestre.

L’idée du satellite Alouette I a germé dans les premiers temps de la « course à l’espace » entre les États-Unis et l’Union soviétique. Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique est devenue la première nation spatiale avec le lancement du satellite Spoutnik. Les États-Unis ont suivi avec Explorer 1 le 31 janvier 1958. Les Américains invitèrent ensuite leurs alliés à concevoir des satellites qui seraient lancés par des fusées américaines. Cela ouvrit au Canada la porte de l’espace.

John Chapman dirigeait l’équipe du Centre de recherches en télécommunications pour la défense qui conçut et construisit le premier satellite canadien. Au départ, Alouette devait être un ensemble d’instruments embarqué dans un satellite américain, mais Chapman insista pour que le Canada crée son propre satellite.

Les ingénieurs et scientifiques canadiens voulaient concevoir un satellite capable de faire des mesures de l’ionosphère - la couche de l’atmosphère allant d’une altitude de 80 kilomètres à 1 000 kilomètres, très importante pour la réception d’ondes radio à longue portée. Avant l’ère des communications par satellite, les signaux radio à longue portée rebondissaient dans l’ionosphère vers des régions éloignées autour du globe. Pour un grand pays comme le Canada, les communications à longue portée étaient vitales, et la compréhension de l’ionosphère était la clé des communications à l’échelle mondiale.

Alouette I était à la limite de la technologie des années 1960. Les ingénieurs canadiens devaient construire un satellite capable de survivre au lancement de la fusée, de transporter une antenne longue de 40 mètres, repliée dans la pointe de la fusée, d’un diamètre de 1,5 mètre, et capable de mesurer simultanément une vaste gamme de canaux radio.

Les responsables américains étaient convaincus que le satellite était trop complexe et fragile pour survivre aux contraintes du lancement. Les experts de la NASA estimaient en privé que le satellite durerait peut-être deux heures avant de tomber en panne.

Alouette fut lancé le 29 septembre 1962. Il fut rejoint par Alouette 2 en 1965; ISIS I en 1969 et ISIS II en 1971. Alouette dépassa de beaucoup la durée de vie de deux heures prévue par la NASA. Les ingénieurs canadiens au sol le mirent hors service dix ans après son lancement. Alouette I est toujours en orbite aujourd’hui, à une altitude de près de 1 000 kilomètres, où il restera pendant des milliers d’années.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003.

Alouette 1

Alouette 1 fut le premier satellite canadien mis en orbite.

Agence spatiale canadienne
www.space.gc.ca

© Agence spatiale canadienne


John Chapman

John Chapman.

Agence spatiale canadienne
www.space.gc.ca

© Agence spatiale canadienne


Lancement d'Alouette 1

Alouette 1 s'envole vers l'espace sur une fusée américaine Thor-Agena.

Agence spatiale canadienne
www.space.gc.ca

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Le Canada a construit deux bras robotisés pour le programme spatial de la NASA : le Bras canadien et le Bras canadien 2. Le Bras canadien a été lancé dans la navette spatiale Columbia en 1981 et a été utilisé dans de nombreuses missions de la navette spatiale. C’est un bras commandé à distance qui aide les astronautes à déplacer des pièces d’équipement massives et à effectuer des manouvres complexes dans l’espace. Le Bras canadien a une forme très semblable à celle d’un bras humain et peut soulever plus de 30 000 kilogrammes - soit la masse d’un autobus.

Le Bras canadien 2 fait partie de la Station spatiale internationale en cours de construction à environ 400 kilomètres de la Terre. C’est une version plus grosse, plus évoluée et plus mobile du Bras canadien original. À la différence du Bras canadien, qui est fixé à la navette spaciale, le Bras canadien 2 peut se déplacer comme une chenille autour de la station spatiale. Il possède même des capteurs Pour en lire plus
Le Canada a construit deux bras robotisés pour le programme spatial de la NASA : le Bras canadien et le Bras canadien 2. Le Bras canadien a été lancé dans la navette spatiale Columbia en 1981 et a été utilisé dans de nombreuses missions de la navette spatiale. C’est un bras commandé à distance qui aide les astronautes à déplacer des pièces d’équipement massives et à effectuer des manouvres complexes dans l’espace. Le Bras canadien a une forme très semblable à celle d’un bras humain et peut soulever plus de 30 000 kilogrammes - soit la masse d’un autobus.

Le Bras canadien 2 fait partie de la Station spatiale internationale en cours de construction à environ 400 kilomètres de la Terre. C’est une version plus grosse, plus évoluée et plus mobile du Bras canadien original. À la différence du Bras canadien, qui est fixé à la navette spaciale, le Bras canadien 2 peut se déplacer comme une chenille autour de la station spatiale. Il possède même des capteurs qui lui confèrent un sens du toucher. Il est suffisamment fort pour déplacer toute la navette spatiale - soit une masse d’environ 116 000 kilogrammes.

Le Bras canadien 2 jouera un rôle très important dans la construction de la station spatiale et pourra en remplacer les parties usées ou en panne.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Le Bras canadien

Le Bras canadien a servi à installer le module d'arrimage de la station spatiale russe Mir en novembre 1995.

Agence spatiale canadienne
www.space.gc.ca

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Chris Hadfield et le Bras canadien 2

L'astronaute canadien Chris Hadfield à l'extérieur de la Station spatiale internationale, juste sous le Bras canadien 2, au cours d'une mission en mai 2001.

NASA

© NASA


Même s’il est solidement installé au sol, le télescope de Parkes, en Australie, participe à l’exploration spatiale depuis plus de 40 ans. Le télescope de 64 mètres a suivi les vaisseaux spatiaux de la NASA des années 1960 jusqu’à la fin des années 1990. Lors de l’atterrissage d’Appollo 11 sur la Lune en 1969, ce télescope a relayé le signal de la marche historique sur la Lune, que des centaines de millions de personnes ont vue dans le monde entier.

Suivi de comètes et de vaisseaux spatiaux

En 1986, le télescope de Parkes a suivi le vaisseau spatial Giotto de l’Agence spatiale européenne dans son périple au voisinage de la comète de Halley. Les images envoyées par Giotto au télescope de Parkes ont montré que la comète avait un peu la forme d’une pomme de terre (une grosse pomme de terre : 15 kilomètres de long et 10 de large). La surface de la comète n’était pas brillante comme ce à quoi s’attendaient les astronomes, mais complètement Pour en lire plus
Même s’il est solidement installé au sol, le télescope de Parkes, en Australie, participe à l’exploration spatiale depuis plus de 40 ans. Le télescope de 64 mètres a suivi les vaisseaux spatiaux de la NASA des années 1960 jusqu’à la fin des années 1990. Lors de l’atterrissage d’Appollo 11 sur la Lune en 1969, ce télescope a relayé le signal de la marche historique sur la Lune, que des centaines de millions de personnes ont vue dans le monde entier.

Suivi de comètes et de vaisseaux spatiaux

En 1986, le télescope de Parkes a suivi le vaisseau spatial Giotto de l’Agence spatiale européenne dans son périple au voisinage de la comète de Halley. Les images envoyées par Giotto au télescope de Parkes ont montré que la comète avait un peu la forme d’une pomme de terre (une grosse pomme de terre : 15 kilomètres de long et 10 de large). La surface de la comète n’était pas brillante comme ce à quoi s’attendaient les astronomes, mais complètement noire et couverte de molécules organiques.

Le télescope de Parkes a aussi joué un rôle dans les missions des sondes Voyager et Galilée, en les suivant à la trace et en recueillant l’information qu’elles envoyaient. Lors de l’approche de Neptune par la sonde Voyager 2 en 1989, les signaux ont parcouru une distance de 4,5 milliards de kilomètres avant d’atteindre la soucoupe du télescope.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Membres du personnel dans la salle de contrôle de Parkes à l'époque d'Apollo 11

De gauche à droite, à l'arrière : George Kropp, William Reytar. De gauche à droite, devant : Robert Taylor (directeur des opérations de la NASA), Wilson Hunter (représentant de la NASA en Australie), John Bolton (directeur de l'observatoire de Parkes).

CSIRO

© CSIRO, Australie


Le radiotélescope de Parkes

Le radiotélescope de Parkes suivant la Lune en juillet 1969.

CSIRO
1969
© CSIRO, Australie


Atterrissage sur la Lune

« Je suis au pied de l’échelle. Les pieds du module lunaire ne sont enfoncés que de 3 à 5 centimètres. Pourtant la surface semble très très finement granulée lorsqu’on s’en approche. On dirait presque de la poudre. »

« Je m’éloigne de l’échelle maintenant. C’est un petit pas pour un homme mais un bond de géant pour l’humanité. »

« Es-tu prêt? Je peux sortir? »

« Oui. Recule un peu, je vais bouger la rampe. »

« Je veux remonter un peu pour fermer partiellement la porte... en faisant attention de ne pas la barrer. »

« (rire) Ça, c’est une bonne idée. »

« C’est notre chez nous pour les heures à venir, il faut en prendre soin. »

« C’est une bonne marche à sauter. »

« Oui. »

« Environ 1 mètre. »

« Quelle belle vue. »

« C’est quelque chose, hein? Une vue splendide.

« Une magnifique désolation. »

CSIRO

© CSIRO, Australie


Les sondes Mars Global Surveyor et Mars Odyssey de la NASA sont déjà en orbite autour de la planète, et quatre autres missions y arriveront en 2003 et 2004. Le télescope de Parkes suivra certains de ces vaisseaux, et aussi d’autres, de novembre 2003 à février 2004.

Les deux véhicules robotisés de la NASA pour l’exploration de Mars chercheront des signes de la présence d’eau liquide, et analyseront des roches et le sol. Nozomi, la première sonde japonaise envoyée vers Mars, en étudiera la haute atmosphère. La sonde européenne Mars Express cartographiera la surface et des structures situées sous la surface de Mars. Elle transporte le module britannique Beagle 2, qui atterrira sur Mars à la recherche de traces d’eau et de vie.
Les sondes Mars Global Surveyor et Mars Odyssey de la NASA sont déjà en orbite autour de la planète, et quatre autres missions y arriveront en 2003 et 2004. Le télescope de Parkes suivra certains de ces vaisseaux, et aussi d’autres, de novembre 2003 à février 2004.

Les deux véhicules robotisés de la NASA pour l’exploration de Mars chercheront des signes de la présence d’eau liquide, et analyseront des roches et le sol. Nozomi, la première sonde japonaise envoyée vers Mars, en étudiera la haute atmosphère. La sonde européenne Mars Express cartographiera la surface et des structures situées sous la surface de Mars. Elle transporte le module britannique Beagle 2, qui atterrira sur Mars à la recherche de traces d’eau et de vie.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Mars

Mars.

NASA et l'équipe Hubble Heritage

© NASA et l'équipe Hubble Heritage (STScI/AURA)


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • décrire des développements scientifiques et technologiques, passés et actuels, et comprendre leurs répercussions sur les particuliers et les sociétés;
  • décrire comment les Canadiens ont contribué à la science et à la technologie à l’échelle mondiale;
  • connaître certaines explorations spatiales actuelles et la technologie utilisée ou proposée pour les réaliser;
  • acquérir un enthousiasme et un intérêt soutenu pour l’étude des sciences.

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