À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, la Marine royale canadienne ne possède qu’une douzaine de navires. Pourtant en août 1945, elle sera devenue la troisième flotte en importance au monde. Pour atteindre ce rang à l’échelle mondiale, le Canada a bien sûr affrété des navires existants, certains transférés par la Grande-Bretagne. De plus, de 1940 à 1945, les chantiers navals canadiens ont construit 224 navires et 80 embarcations à moteur Fairmile B destinés à la marine de guerre canadienne. À ce nombre s’ajoutent des navires livrés à la Royal Navy et à la Marine américaine, ainsi que des navires marchands et civils. Ces chantiers ont aussi effectué de nombreuses conversions et modifications de bâtiments divers, et d’innombrables réparations.
Cette forte demande en navires a favorisé l’expansion de certains chantiers navals et a permis l’émergence de nouveaux venus. Les chantiers le long du Saint-Laurent ont été les de Pour en lire plus
À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, la Marine royale canadienne ne possède qu’une douzaine de navires. Pourtant en août 1945, elle sera devenue la troisième flotte en importance au monde. Pour atteindre ce rang à l’échelle mondiale, le Canada a bien sûr affrété des navires existants, certains transférés par la Grande-Bretagne. De plus, de 1940 à 1945, les chantiers navals canadiens ont construit 224 navires et 80 embarcations à moteur Fairmile B destinés à la marine de guerre canadienne. À ce nombre s’ajoutent des navires livrés à la Royal Navy et à la Marine américaine, ainsi que des navires marchands et civils. Ces chantiers ont aussi effectué de nombreuses conversions et modifications de bâtiments divers, et d’innombrables réparations.
Cette forte demande en navires a favorisé l’expansion de certains chantiers navals et a permis l’émergence de nouveaux venus. Les chantiers le long du Saint-Laurent ont été les deuxièmes plus grands constructeurs de navires lors de la Seconde Guerre, après ceux de la côte du Pacifique. Dans la région de Québec, cinq chantiers se sont partagé la manne : Davie Shipbuilding and Repairing Co. Ltd., à Lauzon; George T. Davie & Sons, à Lauzon; Davie Brothers, à Lévis; Morton Engineering and Dry Dock Co. Ltd. sur la rivière Saint-Charles; et le Chantier maritime de Saint-Laurent, situé sur l’île d’Orléans. Mentionnons également deux autres chantiers importants : Marines Industries Ltd. de Sorel et la Canadian Vickers, située dans la région montréalaise. Ensemble, tous ces chantiers ont construit des corvettes, des dragueurs de mines, des frégates, des transporteurs de troupes et des navires marchands, en plus d’effectuer des réparations et des reconversions.
À plusieurs endroits le long du fleuve Saint-Laurent, principalement à proximité des grandes agglomérations, le paysage s’est transformé et les populations environnantes ont vu défiler nombre de navires de guerre fraîchement lancés. En 1941, les chantiers navals ont déjà entrepris un deuxième programme de construction pour la marine canadienne.
Ils se sont mis à l’œuvre en construisant des dragueurs de mines de type Bangor. Le chantier Marines Industries Ltd., à Sorel, a eu la tâche d’en construire quatre, dont le HMCS Trois-Rivières qui a été lancé en 1942. À la fin de 1943, le chantier Davie Shipbuilding and Repairing Co. Ltd., à Lauzon, a reçu un contrat pour 12 des 29 frégates du programme de construction de 1943-1944.
À cet endroit, la frégate HMCS Inch Arran, K 667, a été lancée en juin 1944 et livrée à ses propriétaires en novembre de la même année.
Le travail des chantiers navals d’ici a permis à la Marine royale canadienne de devenir l’une des puissances mondiales. Le labeur de milliers d’ouvriers et la compétence des ingénieurs et des architectes ont créé au Canada une industrie qui, au cours de la Seconde Guerre mondiale, a connu ses heures de gloire.
Construction de deux dragueurs de mines en bois lors de la Seconde Guerre mondiale, HMCS Llewellyn et HMCS Lloyd George. Chantier maritime de Saint-Laurent, île d'Orléans.
Collection Marc-André Morin
© Collection Marc-André Morin
Extraits de la liste montrant les corvettes et les dragueurs de mines construits entre 1940 et 1942.
Collection Musée naval de Québec
© Collection Musée naval de Québec
Cloche du HMCS Inch Arran. Cette corvette a été construite en 1944 au chantier Davie Shipbuilding and Repairing Co. Ltd., à Lauzon.
Collection St. Lawrence Church de Ville La Salle
© Collection St. Lawrence Church de Ville La Salle