Lorsque le Canada a déclaré la guerre au Japon, en 1941, les Canadiens d’origine japonaise ont soudain été l’objet de soupçons et de crainte de la part d’une population très majoritairement blanche. En quelques mois, les Canadiens japonais ont été soumis à diverses humiliations uniquement en
raison de leur race. En janvier 1941, le gouvernement a commencé à les écarter du service militaire. Toutes les personnes d’origine japonaise ont ensuite dû s’enregistrer, puis porter sur elles une carte d’enregistrement avec empreintes digitales et photo.
Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, les bateaux de pêche des Canadiens japonais ont été saisis, les écoles et les journaux de langue japonaise ont été fermés, et les immigrants japonais de sexe masculin ont été emmenés loin des zones côtières. En mars 1942, une évacuation massive de tous les Canadiens japonais débutait. Le couvre-feu a été imposé, et les biens ont Pour en lire plus
Lorsque le Canada a déclaré la guerre au Japon, en 1941, les Canadiens d’origine japonaise ont soudain été l’objet de soupçons et de crainte de la part d’une population très majoritairement blanche. En quelques mois, les Canadiens japonais ont été soumis à diverses humiliations uniquement en
raison de leur race. En janvier 1941, le gouvernement a commencé à les écarter du service militaire. Toutes les personnes d’origine japonaise ont ensuite dû s’enregistrer, puis porter sur elles une carte d’enregistrement avec empreintes digitales et photo.
Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, les bateaux de pêche des Canadiens japonais ont été saisis, les écoles et les journaux de langue japonaise ont été fermés, et les immigrants japonais de sexe masculin ont été emmenés loin des zones côtières. En mars 1942, une évacuation massive de tous les Canadiens japonais débutait. Le couvre-feu a été imposé, et les biens ont été confisqués. Les hommes ont été séparés des femmes et des enfants et envoyés dans des camps loin de la côte, souvent jusqu’en Ontario ou dans les Prairies.
Le camp que l’on voit ici se trouvait à Dundurn, en Saskatchewan. Les mesures de répression se sont poursuivies bien après la fin de la guerre et ont culminé en 1946, au moment du « rapatriement » de nombreux Canadiens japonais vers le Japon. Ce n’est qu’en 1949 que les Canadiens japonais ont enfin retrouvé le droit de se déplacer librement partout au Canada.
Musée et archives régimentaires du Princess Patricia's Canadian Light Infantry.
© Musée et archives régimentaires du Princess Patricia's Canadian Light Infantry.