Alors que les troupes allemandes pénètrent en Pologne et que la Drôle de guerre s’amorce en cette fin d’année 1939, la plus longue bataille navale de la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ayant comme objectif ultime le contrôle de la navigation dans l’Atlantique Nord, la Bataille de l’Atlantique est l’engagement naval le plus coûteux en vies humaines, en navires et en marchandises pour toutes les Forces alliées. Cette lutte acharnée entre les nations les plus industrialisées contribua de manière significative à la Victoire européenne, en maintenant l'approvisionnement entre l’Amérique et l’Europe. En tant que belligérant, le Canada occupa un poste clef. Il permit la formation de convois, du début de la guerre jusqu’à la fin des affrontements.
Alors que les troupes allemandes pénètrent en Pologne et que la Drôle de guerre s’amorce en cette fin d’année 1939, la plus longue bataille navale de la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ayant comme objectif ultime le contrôle de la navigation dans l’Atlantique Nord, la Bataille de l’Atlantique est l’engagement naval le plus coûteux en vies humaines, en navires et en marchandises pour toutes les Forces alliées. Cette lutte acharnée entre les nations les plus industrialisées contribua de manière significative à la Victoire européenne, en maintenant l'approvisionnement entre l’Amérique et l’Europe. En tant que belligérant, le Canada occupa un poste clef. Il permit la formation de convois, du début de la guerre jusqu’à la fin des affrontements.
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Escorte composée de corvettes
Musée naval de Québec, Collection Deguise
© Musée naval de Québec, Collection Deguise
Le 9 septembre 1940, 41 navires marchands rassemblés sur le bassin de Bedford dans le port d’Halifax, sont prêts pour la périlleuse traversée. Ils constituent le convoi HX 72. Celui-ci est le 72e convoi depuis le 16 septembre 1939 à faire la traversée entre Halifax et Liverpool. Ces navires britanniques, canadiens, norvégiens, grecs, hollandais et polonais sont chargés de milliers de tonnes de produits pétroliers, d’acier, de coton, de bois, de TNT, de phosphore, de sulfate, de moteurs d’avion, d’avions, de chars d’assaut et d’autres équipements militaires. C’est sous la supervision de la Division du contrôle naval de la navigation commerciale de la Marine royale canadienne que le convoi se met en route. Lors des deux premiers jours de la traversée (qui devait durer 15 jours), le HX 72 est escorté par les HMCS SAGUENAY et HMCS FRENCH. Le groupe d’escorte est par la suite composé de sept navires de la Royal Navy, qui avaient comme équipage de nombreux membres de la Réserve de voluntaires de la marine royale du Canad
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Le 9 septembre 1940, 41 navires marchands rassemblés sur le bassin de Bedford dans le port d’Halifax, sont prêts pour la périlleuse traversée. Ils constituent le convoi HX 72. Celui-ci est le 72e convoi depuis le 16 septembre 1939 à faire la traversée entre Halifax et Liverpool. Ces navires britanniques, canadiens, norvégiens, grecs, hollandais et polonais sont chargés de milliers de tonnes de produits pétroliers, d’acier, de coton, de bois, de TNT, de phosphore, de sulfate, de moteurs d’avion, d’avions, de chars d’assaut et d’autres équipements militaires. C’est sous la supervision de la Division du contrôle naval de la navigation commerciale de la Marine royale canadienne que le convoi se met en route. Lors des deux premiers jours de la traversée (qui devait durer 15 jours), le HX 72 est escorté par les HMCS SAGUENAY et HMCS FRENCH. Le groupe d’escorte est par la suite composé de sept navires de la Royal Navy, qui avaient comme équipage de nombreux membres de la Réserve de voluntaires de la marine royale du Canada (RVMRC).
La tragédie a lieu à mi-chemin. Le 20 septembre, le sous-marin U-47 obtient un premier contact visuel avec le HX 72. Ne lui restant qu’une seule torpille à bord, il se tient à l’écart et attend l’arrivée des huit autres U-Boots (U-29, U-32, U-43, U-46, U-48, U-65, U-99 et U-100). Dans les deux jours qui suivront, 11 navires seront coulés. À lui seul, le kapitänleutnant Joachim Schepke, commandant du U-100, coule sept navires pendant la nuit du 21 au 22 septembre. Les équipages des destroyers et des corvettes britanniques n’y virent que du feu. Les sous-marins allemands ne subirent aucunes représailles.
Cette attaque constitue une grande innovation au point de vue de la tactique de guerre sous-marine et une mutation de la stratégie navale allemande. En effet, l’échec du convoi HX 72 marque la première réussite d’envergure de l’attaque en meute de loup élaborée par l’amiral Karl Dönitz. De plus, au lieu de concentrer les combats dans les approches maritimes côtières en combinant support aérien et manœuvre de navires de surface, le champ d’action des U-Boots est déplacé vers la zone noire, au milieu de l’Atlantique.
C’est en combinant l’effet de surprise à la vulnérabilité des convois dans cette zone que la Marine allemande put disperser le convoi HX 72 et envoyer par le fond 72 727 tonnes de marchandises. Lors des six prochains mois, plus de 20 % de chaque convoi sombra ainsi. Ceci correspond à plus de 350 navires coulés, avec parfois, leur équipage entier.
-- Hague, Arnold, The Convoy System 1939-1945: Its Organization, Defence and Operation, St. Catharines (ON), Vanwell Publishing Limited, 2000, 208 p.
-- O’Brien, David, HX 72 First Convoy to Die: The Wolfpack Attack that Woke up the Admiralty, Halifax, Nimbus Publishing Limited, 1999, 168 p.
-- Sarty, Roger, Le Canada et la Bataille de l’Atlantique, Montréal, Art Global, 1998,
167 p.
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Entré dans la RVMRC à Québec en juillet 1941, le lieutenant William George Mylett devint en 1944 le commandant en second de la première frégate lancée par la Marine royale canadienne : le HMCS DUNVER. Cet officier de manœuvre participa à l’escorte du plus gros convoi de la Deuxième Guerre mondiale du 17 juillet au 3 août.
Composé de 167 navires et de 4 porte-avions marchands (merchant-ship aircraft carrier), le HXS 300 est formé en 19 colonnes couvrant une superficie de 30 miles marins carrés. La frégate du lieutenant Mylett ainsi que six corvettes de la Marine royale canadienne, les HMCS ALGOMA, DAUPHIN, HESPELER, LONGBRANCH, NEW WESTMINSTER et WETASKIWIN, constituent l’escorte rapprochée du convoi. Ce dernier part du port de New York, remonte vers les Grands Bancs de Terre-Neuve afin de traverser l’Atlantique Nord et se sépare au nord-ouest de l’Irlande. Leurs destinations sont les ports d’Islande, du nord de l’URSS, de Loch Ewe, d’Oban, de Belfast, de Liverpool et de Bristol. L Pour en lire plus
Entré dans la RVMRC à Québec en juillet 1941, le lieutenant William George Mylett devint en 1944 le commandant en second de la première frégate lancée par la Marine royale canadienne : le HMCS DUNVER. Cet officier de manœuvre participa à l’escorte du plus gros convoi de la Deuxième Guerre mondiale du 17 juillet au 3 août.
Composé de 167 navires et de 4 porte-avions marchands (merchant-ship aircraft carrier), le HXS 300 est formé en 19 colonnes couvrant une superficie de 30 miles marins carrés. La frégate du lieutenant Mylett ainsi que six corvettes de la Marine royale canadienne, les HMCS ALGOMA, DAUPHIN, HESPELER, LONGBRANCH, NEW WESTMINSTER et WETASKIWIN, constituent l’escorte rapprochée du convoi. Ce dernier part du port de New York, remonte vers les Grands Bancs de Terre-Neuve afin de traverser l’Atlantique Nord et se sépare au nord-ouest de l’Irlande. Leurs destinations sont les ports d’Islande, du nord de l’URSS, de Loch Ewe, d’Oban, de Belfast, de Liverpool et de Bristol. Le HXS 300 mena à bon port 1 019 829 tonnes de marchandises sans aucune perte.
Le succès d’une pareille entreprise tient en plusieurs éléments. Depuis 1943, la dynamique en Atlantique Nord a changé. Tout d’abord, il y eut un perfectionnement quant à la formation des convois. Par exemple, dans le cas du HXS 300, la lettre S, pour « slow », veut dire que le convoi a une vitesse de croisière plus lente que les neuf nœuds du convoi HX 72. Donc, la concentration de navires peut être de plus en plus grande. D’autre part, les Alliés réussirent à percer les communications allemandes et à faire échouer de nombreuses opérations. Mais avant tout, la clef du succès en Atlantique réside dans l’acquisition de navires de plus faible tonnage comme le HMCS DUNVER. En effet, ce sont ces navires de guerre de la Marine royale canadienne, munis d’appareils sophistiqués comme le radar et composés d’équipages expérimentés, qui prirent en charge d’escorter tous les convois à partir du printemps 1944.
Aguerri par ses années de combat, le lieutenant Mylett participa activement à la destruction du sous-marin U-484 le 9 septembre suivant. Comme il fut mentionné dans les Dépêches de guerre du 16 juin 1945:
This Officer, in nearly three years afloat, has always displayed outstanding efficiency and integrity. In action against the enemy, his alertness and organizing ability have done much, through the good teamwork of the ship’s company, to bring about the probable destruction of a submarine. Source : « Despatches – RCNVR / HMCS DUNVER », Canada Gazette, Ottawa, 16 juin (1945).
Le lieutenant Mylett fut décoré de l’Étoile de 1939-1945, de l’Étoile de l’Atlantique, de la Médaille canadienne volontaire avec feuille d’érable et de la Médaille de la guerre de 1939-1945 avec feuille de chêne. Après la guerre, il devint commandant du Corps universitaire d’entraînement naval à l’Université Laval. Il fut ensuite commandant de l’unité de la Réserve de la Marine royale canadienne à Québec, le HMCS MONTCALM, jusqu’en 1963.
-- Hague, Arnold, The Convoy System 1939-1945: Its Organization, Defence and Operation, St. Catharines (ON), Vanwell Publishing Limited, 2000, 208 p.
-- Milner, Marc, Canada’s Navy. The First Century, Toronto, University of Toronto Press, 1999, 356 p.
-- « The War’s Largest Convoy », Convoy HXS 300, Ottawa, Direction de l’histoire et du patrimoine, 1er avril (1964), 2 p.
-- Tucker, Gilbert Norman, The Naval Service of Canada: Its Official History, vol. 2 : Activities on Shore during the Second World War, Ottawa, Imprimeur de la Reine, 1952, 579 p.
-- « Despatches – RCNVR / HMCS DUNVER », Gazette du Canada, Ottawa, 16 juin (1945).
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HMCS DUNVER
Défense nationale
© Défense nationale
Équipage du HMCS DUNVER en 1943. Lieutenant Mylett : 1er rangée, 3e depuis la
gauche
Musée naval de Québec, Collection Mylett
© Musée naval de Québec, Collection Mylett
Outil de planification cartographique : la règle parallèle du lieutenant Mylett.
Musée naval de Québec, Collection Mylett
© Musée naval de Québec, Collection Mylett
Objectifs d'apprentissage
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comprendre la participation et le rôle de la Marine canadienne au cours de la Seconde Guerre mondiale.
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examiner les contributions, les sacrifices et les expériences de personnes qui ont participé à des actions navales pendant la Seconde Guerre mondiale.
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préciser les endroits où la Marine canadienne est intervenue pendant la Seconde Guerre mondiale.
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évaluer les armes et la technologie mises en œuvre dans la guerre en mer.