L’invention de la photographie a permis aux astronomes d’étudier le ciel très en détail et d’en produire des cartes très précises. Des astronomes aussi bien amateurs que professionnels utilisent la photographie pour saisir de magnifiques images du cosmos.

L’invention de la photographie a permis aux astronomes d’étudier le ciel très en détail et d’en produire des cartes très précises. Des astronomes aussi bien amateurs que professionnels utilisent la photographie pour saisir de magnifiques images du cosmos.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

À la fin du XIXe siècle, un projet de catalogue astrographique a été lancé pour cartographier la position des étoiles. Vingt observatoires de partout dans le monde y ont participé. Chacun se vit attribuer une région précise du ciel. Ensemble, ils établirent la position de 4,6 millions d’étoiles. L’Observatoire de Sydney, en Australie, a cartographié 250 000 étoiles, un nombre si considérable qu’il ne fallut pas moins de 76 ans pour publier les résultats.

La grande carte des étoiles

Le projet de catalogue astrographique fut une grande entreprise internationale visant à cartographier tout le ciel. Lorsque Henry Chamberlain Russell, astronome du gouvernement, engagea l’Observatoire de Sydney dans ce projet en 1887, il établit sans le savoir son orientation future pour la plus grande partie du siècle suivant.

Dans les années 1880, la photographie avait fait suffisamment de progrès pour qu’il soit possible de photographier le ciel à travers un télescope Pour en lire plus
À la fin du XIXe siècle, un projet de catalogue astrographique a été lancé pour cartographier la position des étoiles. Vingt observatoires de partout dans le monde y ont participé. Chacun se vit attribuer une région précise du ciel. Ensemble, ils établirent la position de 4,6 millions d’étoiles. L’Observatoire de Sydney, en Australie, a cartographié 250 000 étoiles, un nombre si considérable qu’il ne fallut pas moins de 76 ans pour publier les résultats.

La grande carte des étoiles

Le projet de catalogue astrographique fut une grande entreprise internationale visant à cartographier tout le ciel. Lorsque Henry Chamberlain Russell, astronome du gouvernement, engagea l’Observatoire de Sydney dans ce projet en 1887, il établit sans le savoir son orientation future pour la plus grande partie du siècle suivant.

Dans les années 1880, la photographie avait fait suffisamment de progrès pour qu’il soit possible de photographier le ciel à travers un télescope. En 1887, Russell fut invité à Paris à une conférence portant sur un projet de cartographie de tout le ciel à l’aide de photographies. Le ciel fut divisé en zones attribuées à la vingtaine d’observatoires participants. Tous ces observatoires devaient utiliser des télescopes identiques pour photographier la partie du ciel dont ils étaient responsables, mesurer les coordonnées des étoiles et publier les résultats.

Russell commanda la lentille qu’il fallait à la firme Grubb-Parsons en Angleterre et conçut le montage du télescope astrographique qui fut construit par la société d’ingénierie Morts Dock à Sydney. La prise de photographies pour le catalogue commença en 1890, d’abord à l’Observatoire de Sydney, puis au nouveau site de Pennant Hills.

L’observatoire de Sydney s’était vu confier l’une des zones les plus vastes. Les 1 400 photographies nécessaires pour couvrir la zone contenant près d’un quart de million d’étoiles ne furent dépassées que par un observatoire situé en Afrique du Sud. Un grand nombre des photographies nécessaires furent prises au cours des dix premières années du projet. Quelques clichés supplémentaires furent réalisés dans les années 1920 pour combler certains vides et remplacer certaines photographies de qualité médiocre. Quelques derniers clichés vinrent compléter le tout dans les années 1940.

Ce sont les mesures des photographies qui ralentirent le projet. Plutôt que des épreuves sur papier, les photographies étaient des négatifs sur plaque de verre, dont chacun contenait des centaines d’images d’étoiles. Par mesure d’économie, des jeunes femmes furent embauchées pour accomplir la tâche répétitive de faire des mesures sur les plaques afin de déterminer avec une grande précision, la position de l’image de chaque étoile.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Les régions astrographiques de Sydney

Les régions astrographiques de Sydney

Department of Lands, Nouvelle Galles du Sud
Musée Powerhouse
1895
Nouvelle Galles du Sud, AUSTRALIE
Lithographie
32 x 32.5 cm
P3549-14
© 1895, Musée Powerhouse


Mary Allen et Ethel Wilcox

Mary Allen et Ethel Wilcox mesurant des plaques astrographiques.

Tiré de Pix, 15 mars 1941

© Musée Powerhouse


Instrument de mesure des plaques de Troughton et Simms

Cet instrument était utilisé pour mesurer les petits points qui représentaient les étoiles sur les phototypes sur plaque de verre. La plupart des plaques utilisées avec cet instrument ont été exposées à la station astrographique de l’Observatoire situé près de Pennant Hills. Toutefois, il était plus rapide et plus simple de prendre des photographies que de les mesurer. Lorsque l’appareil a été acheté, des plaques devant être mesurées avaient été accumulées pendant près de 20 ans.

Musée Powerhouse
Cette information provient de l’exposition « By the light of the southern stars » de l’Observatoire de Sydney, qui fait partie du musée Powerhouse.
1915
H10139
© Musée Powerhouse


Henry Chamberlain Russell fut astronome du gouvernement à l’Observatoire de Sydney, en Australie, de 1870 à 1905. Il fut l’un des pionniers de l’utilisation de la photographie pour capter des détails des objets célestes. Parmi ses nombreuses photos, on compte d’excellentes images de la Lune.

Henry Chamberlain Russell fut astronome du gouvernement à l’Observatoire de Sydney, en Australie, de 1870 à 1905. Il fut l’un des pionniers de l’utilisation de la photographie pour capter des détails des objets célestes. Parmi ses nombreuses photos, on compte d’excellentes images de la Lune.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

En 1887, Russell participa à Paris à la conférence qui fut à l’origine du projet de catalogue astrographique - un ambitieux projet international visant à cartographier tout le ciel à l’aide de photographies prises à partir de télescopes identiques. Russell entreprit de photographier et de mesurer une vaste région du ciel de l’hémisphère Sud pour l’Observatoire de Sydney. Cette tâche devint la principale activité de l’Observatoire et se poursuivit pendant près de 80 ans jusqu’en 1963.

Ces photos ont été prises en 1890 et 1891 pendant que l’Observatoire attendait la livraison de la lentille astrographique commandée par Russell en 1887. Russell adapta une lentille Dallmeyer servant à faire des portraits au télescope dont il avait conçu le montage pour le projet. Il publia immédiatement un album de photos de la Voie lactée et de plusieurs nébuleuses, et des taches lumineuses dues aux gaz, à la poussière et aux étoiles dans le ciel nocturne. « On cr Pour en lire plus
En 1887, Russell participa à Paris à la conférence qui fut à l’origine du projet de catalogue astrographique - un ambitieux projet international visant à cartographier tout le ciel à l’aide de photographies prises à partir de télescopes identiques. Russell entreprit de photographier et de mesurer une vaste région du ciel de l’hémisphère Sud pour l’Observatoire de Sydney. Cette tâche devint la principale activité de l’Observatoire et se poursuivit pendant près de 80 ans jusqu’en 1963.

Ces photos ont été prises en 1890 et 1891 pendant que l’Observatoire attendait la livraison de la lentille astrographique commandée par Russell en 1887. Russell adapta une lentille Dallmeyer servant à faire des portraits au télescope dont il avait conçu le montage pour le projet. Il publia immédiatement un album de photos de la Voie lactée et de plusieurs nébuleuses, et des taches lumineuses dues aux gaz, à la poussière et aux étoiles dans le ciel nocturne. « On croit que ces photographies sont les premières de ce genre dans l’hémisphère Sud, à tel point que sur plusieurs points importants nous devons modifier les conclusions que nous avions tirées de l’étude de ces espaces stellaires à l’aide de télescopes ordinaires. Les planches qui suivent ont été prises la nuit par temps clair, avec des temps d’exposition de plus ou moins trois heures. »

Les photographies d’étoiles permettent de capter des détails que l’oil humain ne peut percevoir, même avec les télescopes les plus puissants. Les photos de la Lune prises par Russell reçurent un accueil enthousiaste lorsqu’elles furent montrées à l’Exposition universelle de Chicago en 1893 ainsi qu’à la Société royale d’astronomie de Londres.
H C Russell, Photographs of the Milky Way & Nubeculae taken at Sydney Observatory, Sydney, Imprimerie du gouvernement, 1890, pp. 3-4
© Sydney, Powerhouse Publishing, 2001

Henry Chamberlain Russell

Regardez et écoutez Henry Chamberlain Russell joué par l'acteur australien David Baldwin.

Oh, je n’avais pas remarqué que vous étiez là. Non, non, entrez, entrez. Ma gentille femme me dit que je suis devenu tellement absorbé par mon travail que je ne fais presque pas attention au reste. Ah, ce télescope, n’est-ce pas un instrument superbe? J’ai dû importer les lentilles mais le tube et le montage ont été faits ici. Ce télescope est en usage depuis largement plus d’un siècle. Je suis si content que vous puissiez visiter mon observatoire. Je m’appelle Russell. Henry Chamberlain Russell. J’ai été nommé astronome du gouvernement en 1870, et ma passion pour cet endroit est telle que je n’ai jamais pu le quitter.

Je suis venu pour la première fois à l’observatoire en 1858, peu après sa fondation, pour occuper le poste de calculateur. Ouais, je vois que vous souriez, mais je peux vous assurer que nous avions aussi des calculateurs à cette époque. C’était le titre donné aux hommes qui faisaient les calculs scientifiques. J’aurais bien voulu pouvoir profiter d’un de vos ordinateurs modernes. Je crois que vous ne me traiterez pas de vantard si je vous dis que j’ai transformé cet observatoire. J’y ai apporté de nombreuses améliorations, faisant installer les instruments les plus modernes et perfectionnés qui soient. Dès ma nomination comme astronome du gouvernement, j’ai commencé à préparer un événement astronomique très important — le transit de Vénus.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003


H.C. Russell dans son bureau

H.C. Russell dans son bureau

Charles Bayliss
Musée Powerhouse, Sydney
1890 - 1900
Photographie
17,5 x 22,5 cm
95/239/23
© Musée Powerhouse


La Lune

No 2, 2 septembre 1891 (La Lune)

Henry Chamberlain Russell
1891
Photographie
24 x 17.5 cm
95/239/5
© Musée Powerhouse


Bêta du Centaure

Tiré de Henry Chamberlain Russell, 'Photographs of the Milky Way and Nebeculae, taken at Sydney Observatory, 1890'.

Henry Chamberlain Russell
Imprimeur du gouvernement, Sydney, 1890
1890
Photographie
20,5 x 15,5 cm
96/6/11
© Bibliothèque du Musée Powerhouse


La nébuleuse près d'êta de la Carène

La nébuleuse près d'êta de la Carène.

Henry Chamberlain Russell
1890
Photographie
21.5 x 16.5 cm
95/239/6
© Musée Powerhouse


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • décrire des développements scientifiques et technologiques, passés et actuels, et comprendre leurs répercussions sur les particuliers et les sociétés ;
  • décrire le rôle de la photographie pour établir une carte du ciel, et comment cette technologie a évolué au fil du temps.

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