Il y a longtemps, les gens ont appris à organiser le ciel en motifs reconnaissables. Ils ont relié les étoiles les plus brillantes, imaginant les contours de dieux et d’ancêtres. Ces dessins imaginaires s’appellent des constellations.

Aujourd’hui, nous connaissons au total 88 constellations qui couvrent les hémisphères Nord et Sud. Certaines constellations et planètes visibles à l’oeil nu jouent un rôle important dans les croyances des Pieds-Noirs, des Anishinabes et des Cris de l’Amérique du Nord et des aborigènes de l’Australie. Nous savons qu’elles sont importantes parce qu’elles font l’objet de légendes depuis des générations. Ces légendes constituent une source de connaissances traditionnelles qui renforcent les croyances culturelles et servent de guide moral, éthique et pratique.
Il y a longtemps, les gens ont appris à organiser le ciel en motifs reconnaissables. Ils ont relié les étoiles les plus brillantes, imaginant les contours de dieux et d’ancêtres. Ces dessins imaginaires s’appellent des constellations.

Aujourd’hui, nous connaissons au total 88 constellations qui couvrent les hémisphères Nord et Sud. Certaines constellations et planètes visibles à l’oeil nu jouent un rôle important dans les croyances des Pieds-Noirs, des Anishinabes et des Cris de l’Amérique du Nord et des aborigènes de l’Australie. Nous savons qu’elles sont importantes parce qu’elles font l’objet de légendes depuis des générations. Ces légendes constituent une source de connaissances traditionnelles qui renforcent les croyances culturelles et servent de guide moral, éthique et pratique.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

M51

La galaxie du Tourbillon (M51) est une galaxie spirale située tout près de la poignée de la grande casserole (le groupe de sept étoiles caractéristique de la Grande Ourse).

Télescope Canada-France-Hawaii

© Télescope Canada-France-Hawaii


Au cours de l’histoire, de nombreux peuples ont donné aux Pléiades un caractère sacré. En observant la position des Pléiades dans le ciel, les gens savent quand semer, récolter ou chasser. De nombreuses cérémonies ont lieu lorsque les Pléiades traversent le milieu du ciel à minuit.

Les Pléiades sont parfois appelées les Sept Soeurs car on peut voir sept étoiles à l’oeil nu (à condition d’avoir une excellente vue). Ce groupe d’étoiles ressemble à une toute petite casserole et est souvent confondue avec la Petite Ourse, qui a aussi la forme d’une casserole.

Les Pléiades ne forment pas à proprement parler une constellation, mais plutôt un groupe d’étoiles dans le coin nord-ouest de la constellation du Taureau. Les Pléiades sont visibles en hiver et au début du printemps dans l’hémisphère Nord, et de novembre à février dans l’hémisphère Sud.

Behgonay Geeshik (en langue anishinabe) et Pakone-Kisik (en lan Pour en lire plus
Au cours de l’histoire, de nombreux peuples ont donné aux Pléiades un caractère sacré. En observant la position des Pléiades dans le ciel, les gens savent quand semer, récolter ou chasser. De nombreuses cérémonies ont lieu lorsque les Pléiades traversent le milieu du ciel à minuit.

Les Pléiades sont parfois appelées les Sept Soeurs car on peut voir sept étoiles à l’oeil nu (à condition d’avoir une excellente vue). Ce groupe d’étoiles ressemble à une toute petite casserole et est souvent confondue avec la Petite Ourse, qui a aussi la forme d’une casserole.

Les Pléiades ne forment pas à proprement parler une constellation, mais plutôt un groupe d’étoiles dans le coin nord-ouest de la constellation du Taureau. Les Pléiades sont visibles en hiver et au début du printemps dans l’hémisphère Nord, et de novembre à février dans l’hémisphère Sud.

Behgonay Geeshik (en langue anishinabe) et Pakone-Kisik (en langue cri) signifient « le trou dans le ciel » et désignent le groupe d’étoiles des Pléiades. C’est le trou par lequel la Femme du ciel descendait sur la Terre.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

La Grande Casserole est la partie la plus brillante de la constellation de la Grande Ourse. La Grande Casserole est un astérisme, c’est-à-dire un ensemble d’étoiles brillantes qui ont une forme familière mais qui ne constituent qu’une partie d’une constellation plus grande.

La Grande Casserole est visible de la plus grande partie de l’hémisphère Nord. Les sept étoiles qui la composent sont facilement visibles à l’oeil nu, et la forme de la casserole est bien évidente. Comme la grande casserole est près de l’étoile polaire - l’Étoile du Nord - elle semble se balancer autour du pôle Nord au cours de l’année.
La Grande Casserole est la partie la plus brillante de la constellation de la Grande Ourse. La Grande Casserole est un astérisme, c’est-à-dire un ensemble d’étoiles brillantes qui ont une forme familière mais qui ne constituent qu’une partie d’une constellation plus grande.

La Grande Casserole est visible de la plus grande partie de l’hémisphère Nord. Les sept étoiles qui la composent sont facilement visibles à l’oeil nu, et la forme de la casserole est bien évidente. Comme la grande casserole est près de l’étoile polaire - l’Étoile du Nord - elle semble se balancer autour du pôle Nord au cours de l’année.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Grande Ourse

La Grande Casserole constitue une partie de la constellation de la Grande Ourse. La forme de la casserole est visible dans la partie supérieure de l'image.

Le Centre de l'Univers (CU)

© Le Centre de l'Univers (CU)


La Croix du Sud est formée de quatre étoiles brillantes. C’est la plus petite constellation du ciel et elle n’est visible que dans l’hémisphère Sud. Elle contient un très bel amas d’étoiles appelé la Boîte à Bijoux.

La Croix du Sud est formée de quatre étoiles brillantes. C’est la plus petite constellation du ciel et elle n’est visible que dans l’hémisphère Sud. Elle contient un très bel amas d’étoiles appelé la Boîte à Bijoux.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

La Croix du Sud

La Croix du Sud.

Le Centre de l'Univers (CU)

© Le Centre de l'Univers (CU)


Les connaissances des peuples autochtones en astronomie, qui les ont aidés à connaître l’écoulement du temps, à s’orienter et à prévoir les conditions météorologiques, ont été vitales pour leur survie. Voici une liste de noms de planètes, d’étoiles et de constellations pour les peuples cri et anishinabe du Manitoba, au Canada. Ces deux peuples distincts ont une longue histoire en commun parce qu’ils ont vécu près l’un de l’autre pendant des siècles et partagent un territoire, en particulier en Ontario, au Canada.

Amisk Achak (en langue cri) et Amik Anung (en langue anishinabe) se traduisent « étoiles du castor ». Sur les cartes du ciel, cette constellation est celle des Gémeaux.

Anungokwun (en langue anishinabe) désigne le « monde des étoiles », c’est-à-dire l’Univers.

Beedabun-Anung (en langue anishinabe) et Petapun Achak (en langue cri) signifient « les étoiles de l’aube qui s’en vient ». Ce sont de Pour en lire plus
Les connaissances des peuples autochtones en astronomie, qui les ont aidés à connaître l’écoulement du temps, à s’orienter et à prévoir les conditions météorologiques, ont été vitales pour leur survie. Voici une liste de noms de planètes, d’étoiles et de constellations pour les peuples cri et anishinabe du Manitoba, au Canada. Ces deux peuples distincts ont une longue histoire en commun parce qu’ils ont vécu près l’un de l’autre pendant des siècles et partagent un territoire, en particulier en Ontario, au Canada.

Amisk Achak (en langue cri) et Amik Anung (en langue anishinabe) se traduisent « étoiles du castor ». Sur les cartes du ciel, cette constellation est celle des Gémeaux.

Anungokwun (en langue anishinabe) désigne le « monde des étoiles », c’est-à-dire l’Univers.

Beedabun-Anung (en langue anishinabe) et Petapun Achak (en langue cri) signifient « les étoiles de l’aube qui s’en vient ». Ce sont deux étoiles qui se lèvent avant l’étoile du matin. La plus petite, qui apparaît la première, est gamma de l’Aigle. La seconde, qui est plus brillante, est l’étoile Altaïr. Les étoiles de l’aube qui s’en vient sont les enfants de l’étoile du matin. Elles se lèvent avant celle-ci, dans les lueurs annonciatrices de l’aube. Elles sont alignées l’une au-dessus de l’autre de manière à indiquer où l’étoile du matin va apparaître.

Behgonay Geeshik (en langue anishinabe) et Pakone-Kisik (en langue cri) signifient « le trou dans le ciel » et désignent le groupe d’étoiles des Pléiades. C’est le trou par lequel la Femme du ciel descendait sur la Terre.

Cheepahi Meskanaw (en langue cri) signifie « le chemin des esprits ». C’est le chemin indiqué dans le ciel par la Voie lactée lorsqu’elle est orientée vers l’ouest. Selon des croyances traditionnelles, l’esprit d’une personne qui meurt monte dans le monde des étoiles, puis danse le long de ce chemin vers le lieu du bonheur éternel, à l’ouest, derrière le soleil couchant. Dans la langue anishinabe, la Voie lactée s’appelle Binessiwi Mekuna, la route des oiseaux. À l’automne, lorsqu’elle pointe vers le sud, les oiseaux l’empruntent pour leur migration. Au printemps, elle est orientée vers le nord et les oiseaux l’empruntent de nouveau pour revenir.

Cheepayak Nemitowak (en langue cri) signifie « les esprits qui dansent ». Ce phénomène s’appelle Wawatay en langue anishinabe et aurore boréale en français (pour les habitants de l’hémisphère Nord). Selon les croyances traditionnelles des autochtones, les aurores boréales représentent les esprits qui dansent tout en se dirigeant vers l’ouest dans le monde des étoiles jusqu’à leur destination finale.

Chi-Okimah Anung (en langue anishinabe) et Kisci-Okima-Achak (en langue cri) se traduisent « étoile grand chef » ou « reine des étoiles » et désignent l’étoile Véga. La reine des étoiles commande à toutes les autres étoiles et assigne à chacune un rôle, de sorte que tout ce qui est sur terre est régi par un esprit ou une étoile dans les cieux. La reine des étoiles contrôle la force de gravité et fait sortir l’eau des lacs et des rivières. Elle emmagasine l’eau dans le ciel et la relâche plus tard sous forme de chutes de neige.

Ishpiming ((en langue anishinabe) désigne le paradis.

Kisikaw Achak (en langue cri) ou Geezhigo Anung (en langue anishinabe), l’étoile du jour, désigne la planète Vénus lorsqu’on la voit pendant le jour. Kisikaw Achak (en langue cri) ou Geezhigo Anung (en langue anishinabe) est en réalité une planète qui tourne autour du Soleil. On ne peut donc pas fixer sa position sur une carte du ciel.

Kewatino Achak (en langue cri) et Keewatin Anung (en langue anishinabe), se traduisent « étoile du nord » et désignent l’étoile polaire.

Maskote Pisike (en langue cri) et Mushkoday Beezheeke (en langue anishinabe) signifient « le bison » et désignent la constellation de Persée. Le bison est le gardien de la cérémonie de la tente tremblante. Cette constellation est facile à voir en hiver mais en été elle est difficilement visible parce qu’elle est sur la Terre pour nourrir et aider les peuples autochtones.

Mikinaw (en langue cri) et Mikinak (en langue anishinabe) se traduisent « étoile de la tortue » et désignent l’étoile Capella de la constellation du Cocher. La tortue enseigne et interprète la cérémonie de la tente tremblante. Les Atasokans (esprits) ont leur propre langue, et la tortue traduit ce qu’ils disent au peuple.

Matootsan (en langue cri) et Madodisswun (en langue anishinabe) se traduisent « constellation de la suerie » et désignent la constellation de la Couronne Boréale.

Mokwachak (en langue cri) et Maung Anungonse (en langue anishinabe) se traduisent « constellation du huard » et désignent la constellation du Dauphin.

Myeengun Anung (en langue anishinabe) se traduit « constellation du loup » et désigne la constellation du Grand Chien. Le loup est le frère de Nanabush et emmène le monde des étoiles avec lui.

Nanabush Anung (en langue anishinabe) se traduit « constellation de Nanabush » et désigne la constellation d’Orion. Nanabush est le frère aîné et celui qui enseigne aux Anishinabe. Certains Anishinabe appellent aussi cette constellation Misabe, qui signifie « géant ». En langue cri, cette constellation s’appelle Mistapiw, qui veut aussi dire « géant ».

Nakapahanachak (en langue cri) et Ningabi Anung (en langue anishinabe) se traduisent « étoile de l’ouest » et désignent la planète Vénus lorsqu’on la voit comme l’étoile du soir. Comme c’est en réalité une planète qui tourne autour du Soleil, on ne peut pas fixer sa position sur une carte du ciel.

Ochekatak (en langue cri) et Odjig Anung (en langue anishinabe) se traduisent « constellation de la Martre ». Le livre intitulé Murdo’s Story raconte comment est née cette constellation, que nous appelons en français la Grande Ourse.

Ochakatakos-iskewew (en langue cri) et Odjig Anungonse (en langue anishinabe) se traduisent « étoiles de la petite martre » ou « constellation de la petite martre » et désignent la Petite Ourse. Kewatino Achak (en langue cri) et Keewatin Anung (en langue anishinabe) désignent l’étoile polaire, qui est au bout de la queue de la martre.

Pisim (en langue cri) et Keesis (en langue anishinabe) désignent le Soleil.

Sawanachak (en langue cri) et Shawan Anung (en langue anishinabe) se traduisent « étoile du sud » et désignent la planète Jupiter comme on la voit au sud. Sawanachak ou Shawan Anung désigne en réalité une planète qui tourne autour du Soleil. On ne peut donc pas fixer sa position sur une carte du ciel.

Tipiskawi Pisim (en langue cri) et Tibiki Keesis (en langue anishinabe) désignent la Lune.

Wapan Achak (en langue cri) et Wabun Anung (en langue anishinabe) se traduisent « étoile de l’aube » ou « étoile de l’est » et désignent la planète Vénus lorsqu’on la voit comme l’étoile du matin. Wapan Achak ou Wabun Anung désigne en réalité une planète qui tourne autour du Soleil. On ne peut donc pas fixer sa position sur une carte du ciel.

Ces données sont traduites de l’ouvrage The Native Language Program, Grades 7-12, publié par la Direction de l’enseignement autochtone du Manitoba, au Canada.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • acquérir un enthousiasme et un intérêt soutenu pour l’étude des sciences ;
  • décrire, à l’aide de mots et d’images, plusieurs constellations ;
  • comprendre l’importance de l’astronomie pour les peuples indigènes ;
  • apprendre du vocabulaire anishinabe et cri.

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