Le thème de l’amour, et son pouvoir rédempteur et sa capacité de faire mûrir les êtres humains, est évoqué dans les mythes, les vies des saints et les rites qui animent de nombreuses cultures du monde. Le dieu hindou Krishna était un amant spirituel qui ne dédaignait pas les gopis (jeunes femmes qui gardaient les vaches). Rābi’a, un saint moine sufi de Bagdad, s’est ouvert à l’amour de Dieu et a été sauvé d’une vie de débauche. Dans la cérémonie du mariage sikh, l’amour de la mariée et du marié est enveloppé dans l’amour divin mène à la libération, au milieu de la cérémonie.
Le thème de l’amour, et son pouvoir rédempteur et sa capacité de faire mûrir les êtres humains, est évoqué dans les mythes, les vies des saints et les rites qui animent de nombreuses cultures du monde. Le dieu hindou Krishna était un amant spirituel qui ne dédaignait pas les gopis (jeunes femmes qui gardaient les vaches). Rābi’a, un saint moine sufi de Bagdad, s’est ouvert à l’amour de Dieu et a été sauvé d’une vie de débauche. Dans la cérémonie du mariage sikh, l’amour de la mariée et du marié est enveloppé dans l’amour divin mène à la libération, au milieu de la cérémonie.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

« Gosala s’est glissé en moi et a volé mon cœur, mon ami. Il est entré par mes yeux et a envahi mon cœur
Simplement de son regard – Qui sait comment il y est parvenu ? »
(Surdas, poète hindou du XVI<sup>e</sup> siècle)

Krishna, un dieu hindou, est honoré par des chants (bhajanas) et des récits. Une grande partie de la poésie dédiée à Krishna prend la forme de lamentations et met l’accent sur son amour pour Rādhā, la jeune fille qui, selon la tradition, était sa favorite et qui ressentait souvent et fréquemment sa présence ou son absence. Les femmes parlent dans ses poèmes et expriment l’aspiration du cœur humain vers l’union qui consomme l’amour. Les mésaventures de Krishna représentent peut-être plus clairement que partout ailleurs dans la mythologie hindoue, la conviction que toute vie est le résultat des amusements divins.
« Gosala s’est glissé en moi et a volé mon cœur, mon ami. Il est entré par mes yeux et a envahi mon cœur
Simplement de son regard – Qui sait comment il y est parvenu ? »
(Surdas, poète hindou du XVI<sup>e</sup> siècle)

Krishna, un dieu hindou, est honoré par des chants (bhajanas) et des récits. Une grande partie de la poésie dédiée à Krishna prend la forme de lamentations et met l’accent sur son amour pour Rādhā, la jeune fille qui, selon la tradition, était sa favorite et qui ressentait souvent et fréquemment sa présence ou son absence. Les femmes parlent dans ses poèmes et expriment l’aspiration du cœur humain vers l’union qui consomme l’amour. Les mésaventures de Krishna représentent peut-être plus clairement que partout ailleurs dans la mythologie hindoue, la conviction que toute vie est le résultat des amusements divins.

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Un roi rajput adorant Krishna

Krishna est l’objet de la dévotion d’un régent local, mais il reçoit également les soins affectueux de ses jeunes vierges loyales, les gopis.

Crédit photographique : The British Museum
vers 1690–1700
Mewar, Rajasthan, INDE
Peinture sur papier
OA 1956.7-14.017.
© The British Museum.


« Oh ! Seigneur, si je t’honore par crainte de l’enfer, que je brûle en enfer, Et si je t’honore dans l’espoir du paradis, que j’en sois exclue, Mais si je t’honore pour toi-même, alors ne me refuse pas ta beauté éternelle. »
(Rābi’a de Basra)

Rābi’a est l’une des mystiques et des saintes les plus vénérées de l’Islam. Une des premières Sufi de Bagdad, elle a vécu de 717 à 801. Pour elle, la prière n’était pas une question d’intercession mais plutôt un moment de communion avec l’aimé, un moment de découverte de la volonté de Dieu. Elle enseignait une doctrine d’amour pur, un amour qui ne demandait aucune récompense, un amour qui existait seulement pour l’aimé et à la gloire de l’aimé. Ceux qui l’ont connue disaient d’elle qu’elle était enflammée par l’amour et le désir […], envoûtée à l’idée d’approcher de son seigneur et d’ê Pour en lire plus
« Oh ! Seigneur, si je t’honore par crainte de l’enfer, que je brûle en enfer, Et si je t’honore dans l’espoir du paradis, que j’en sois exclue, Mais si je t’honore pour toi-même, alors ne me refuse pas ta beauté éternelle. »
(Rābi’a de Basra)

Rābi’a est l’une des mystiques et des saintes les plus vénérées de l’Islam. Une des premières Sufi de Bagdad, elle a vécu de 717 à 801. Pour elle, la prière n’était pas une question d’intercession mais plutôt un moment de communion avec l’aimé, un moment de découverte de la volonté de Dieu. Elle enseignait une doctrine d’amour pur, un amour qui ne demandait aucune récompense, un amour qui existait seulement pour l’aimé et à la gloire de l’aimé. Ceux qui l’ont connue disaient d’elle qu’elle était enflammée par l’amour et le désir […], envoûtée à l’idée d’approcher de son seigneur et d’être consumée dans sa gloire. Pour elle, Dieu était le compagnon de son cœur.

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Femme allongée avec son petit chien

En quelque sorte, la courtisane de grande classe représentée dans ce tableau est tout à l’opposé de la pieuse Rabi’a. Elle est allongée, alors que Rabi’a passé ses nuits en prière ; elle cède à ses désirs et ferme les yeux sur ses faiblesses, tandis que Rabi’a s’impose une discipline d’ascète. Pourtant, depuis que le monde est monde, ces deux types de femmes sont ostracisées en raison de ce qu’elles sont et de ceux qu’elles ont choisi d’aimer.

Mir Afzal de Tun
Crédit photographique : The British Museum
vers 1640
Ispahan, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D'IRAN
Peinture
15 x 25 cm
OA 1930.4-12.02.
© The British Museum.


« Pain sec et terre humide comme lit
En compagnie de l’aimé, c’est le bonheur.
Que l’humilité soit de règle,
La résignation une offrande,
Que la langue soit une source de mots doux. »
(Anand Karaj, cérémonie du mariage sikh, 1552)

La cérémonie du mariage chez les Sikhs était structurée suivant une série d’hymnes composés au XVI<sup>e</sup> siècle par le quatrième gourou historique, fondateur du temple sikh d’Amritsar, le gourou Ram Das (1534–1581). Avec grande solennité, le rite du mariage explique l’union de l’époux et de l’épouse, le but du mariage, qui est le soutien mutuel pour grandir, se libérer des préoccupations égoïstes et s’unir à Dieu grâce à une vie consacrée au service l’un de l’autre ainsi que de la famille, de la communauté et des personnes dans le besoin.
« Pain sec et terre humide comme lit
En compagnie de l’aimé, c’est le bonheur.
Que l’humilité soit de règle,
La résignation une offrande,
Que la langue soit une source de mots doux. »
(Anand Karaj, cérémonie du mariage sikh, 1552)

La cérémonie du mariage chez les Sikhs était structurée suivant une série d’hymnes composés au XVI<sup>e</sup> siècle par le quatrième gourou historique, fondateur du temple sikh d’Amritsar, le gourou Ram Das (1534–1581). Avec grande solennité, le rite du mariage explique l’union de l’époux et de l’épouse, le but du mariage, qui est le soutien mutuel pour grandir, se libérer des préoccupations égoïstes et s’unir à Dieu grâce à une vie consacrée au service l’un de l’autre ainsi que de la famille, de la communauté et des personnes dans le besoin.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Cérémonie de mariage sikh à Calgary (Alberta)

Entouré de sa famille et de sa communauté, le couple sikh se marie devant l’Adi Granth, le livre saint qui est le guide spirituel permettant de mener une vie bonne et fructueuse. Le couple est assis à la place d’honneur, couvert de bijoux et de couronnes de fleurs. À diverses reprises pendant la cérémonie les époux se lèvent et font le tour du livre saint qui symbolise leur engagement à travailler à la libération l’un de l’autre, comme le prescrivent les Écritures.

Crédit photographique : David J. Goa
1978
Photographie
ph78.2.145.
© Provincial Museum of Alberta.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • Évaluer comment les auteurs ont exprimé l’amour romantique dans leurs œuvres, des temps anciens jusque dans les années 1800
  • Expliquer comment la notion de l’amour romantique a été exprimée dans différentes cultures, au fil du temps
  • Décrire comment l’amour romantique a été une inspiration qui a su influencer la littérature de la plupart des cultures au fil du temps

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