Un uniforme de la Seconde Guerre mondiale de l’Aviation royale du Canada, tel que porté par un mitrailleur de bord.

Ces uniformes étaient déjà portés par les hommes et les femmes de service, et ils sont fièrement affichés dans des musées à l’échelle du pays.

Musée militaire de la BFC Gagetown
1939 - 1945
BFC Gagetown, Oromocto, Nouveau-Brunswick, CANADA
ROYAUME-UNI
© 2008, Musee militaire de la BFC Gagetown. Tous droits réservés.


Les pierres tombales du cimetière St George commémorent les aviateurs ayant péri dans des accidents pendant leur entraînement

Une concession au centre du cimetière municipal de St George, délimitée par des drapeaux, contient des sépultures de guerre du Commonwealth. Les décès sont survenus dans l’écrasement d’avions de la base de l’ARC à Pennfield Ridge. Les sépultures sont celles de quatre Britanniques, trois Canadiens, trois Néo Zélandais et deux Australiens. La Commission des sépultures de guerre du Commonwealth assume les frais d’entretien des tombes et la succursale de St George de la Légion royale canadienne s’occupe des drapeaux.

Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick
1939 - 1945
Saint George, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2008, Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Le capitaine d'aviation George Pridham a survécu à l'écrasement de son bombardier au dessus des Pays Bas et à l'incarcération

Aux premières heures du jour, le 21 juin 1943, l’avion de George Pridham, qui en est à sa 48e mission, est abattue au dessus des Pays Bas. Cinq membres de son équipage, qu’il côtoie depuis le début des hostilités, sont tués. Seul le navigateur et le capitaine Pridham survivent à l’attaque. Toutefois, durant les combats avec le chasseur allemand, le capitaine Pridham perd une jambe. En 1985, les citoyens de Lopik érigent un monument commémoratif en guise de remerciements aux aviateurs canadiens pour leurs efforts dans la libération de la Hollande durant la Seconde Guerre mondiale. Le monument comprend un moteur de l’avion abattu ainsi qu’une aile en acier inoxydable sur laquelle sont gravés les noms des membres de l’équipage du bombardier Halifax. George Pridham et son épouse sont les invités des Hollandais au dévoilement du monument.

250e Escadre (Saint John) de l'Aviation du Canada, Association de la force aérienne du Canada
vers 1944
PAYS-BAS
© 2003, 250e Escadre (Saint John) de l'Aviation du Canada, AFAC. Tous droits réservés.


Les premières victimes canadiennes de la Seconde Guerre mondiale ont péri dans un accident d'avion près de Juniper, au N.-B.

Le 27 août 1939, un Northrop Delta 673 de la 8e escadrille générale de l’ARC quitte Ottawa en direction de sa base de guerre à Halifax. L’équipage se compose de l’adjudant James E. Doan et de l’aviateur chef David Alexander Rennie qui se sont joints à l’ARC avant la guerre et qui sont en service actif lorsque la guerre est déclarée. Après quelques incidents fâcheux, l’avion disparaît avec son équipage, le 14 septembre 1939. Ce n’est que dix neuf ans plus tard que l’épave d’un avion et des fragments d’os sont découverts dans la forêt dense, près du lac Beaverbrook. L’avion est identifié comme le Northrup Delta disparu et les restes humains comme étant ceux de l’adjudant Doan et de l’aviateur chef Rennie. Ces deux hommes sont les premières pertes canadiennes de la Seconde Guerre mondiale. Leurs noms figurent au haut de la liste d’environ 800 hommes et femmes sur le Monument commémoratif des forces aériennes sur l’île Verte, à Ottawa, dédié au personnel aérien mort au cours d’activités aériennes au Canada. Pour plus d’information, consultez « Mystery Plane Found in New Brunswick » par Jim Cougle.

Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick
vers 1939
© 2008, Le project hsitorique du militaire Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Un avion d'entraînement Ventura de la base de l'ARC de Pennfield Ridge s'est écrasé près de McAdam, tuant tous ses passagers.

A Ventura III aircraft, part of a flight of three planes from RCAF Station Pennfield engaged in daylight training, collided with an indicator on top of a water tank in the CPR rail-yard in the Town of McAdam on Sunday morning18 December 1943. All four Canadian crew members were killed in the crash. A plaque was raised in memory of the crew on 30 June 30 2000

Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick
1943-12-18
McAdam, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2008, Le project historique du militaire Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Un avion d'entraînement Ventura s'est écrasé à Scotch Settlement en 1943, tuant les trois passagers à son bord.

Le 19 mars 1944, durant une formation aérienne, un bombardier léger bimoteur Lockheed Ventura de la base de l’ARC à Pennfield Ridge s’écrase au bord d’un champ appartenant à Ralph McCoy, près de Scotch Lake. Deux membres de l’équipage, Frank William Thompson et George Robert Somers, sont tués. Ernie Hicks est gravement blessé et Raymond Edward Cormier s’en sort indemne. Trois des membres de l’équipage font partie des 856 recrues d’équipage aérien tuées ou gravement blessées en participant au Programme d’entraînement aérien du Commonwealth.

250 Wing, Air Force Association of Canada (Saint John)
Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick.
1944-03-19
Scotch Settlement, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2003, 250 Wing, Air Force Association of Canada (Saint John). Tous droits réservés.


Trois avions d'entraînement bimoteurs Anson sur quatorze se sont écrasés dans un brouillard épais au-dessus du nord du N.-B.

Le 21 avril 1943, quatorze Ansons, des bimoteurs, quittent la base de l’ARC à Chatham par temps clair pour un exercice d’entraînement de nuit. Peu après le début de l’exercice, un épais brouillard se lève sur les Maritimes. Deux avions Anson tombent en panne sèche au dessus de l’océan. Un avion fait un amerrissage forcé dans la baie de Miramichi, près de Bay du Vin et l’autre, près de Bathurst. Les deux recrues se noient. Un troisième avion s’écrase sur une colline non loin d’Elgin, tuant deux recrues polonaises et l’instructeur. Le pilote survit. Un quatrième Anson, après être tombé en panne sèche, effectue un atterrissage forcé sur une route à proximité de Bathurst. L’équipage en réchappe. (Il peut y avoir confusion de date. L’incident est peut être survenu le 7 mai 1943.)

Bev, Morrow, Musée regionale de Restigouche
Le project historique du militaire de Nouveau-Brunswick.
1943-04-21
Bay du Vin, Bathurst, Elgin, Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2008, Musée regionale de Restigouche. Tous droits réservés.


Les aviateurs suivants du Nouveau-Brunswick ont perdu la vie dans la bataille d’Angleterre, en 1940:

John Stewart Hart - Sackville
Thomas Hartnett - Moncton
Harry « Hammy » Hamilton - Oak Point
Duncan A « Dunc » Hewitt - Saint Jean
(premier Canadien tué durant la Bataille d’Angleterre)
Kirkpatrick « Pat » Sclanders - Saint Jean
Alec Albert Gray Truman - Sackville
Robert Roy « Bob » Wilson - Moncton

Les aviateurs suivants du Nouveau-Brunswick ont perdu la vie dans la bataille d’Angleterre, en 1940:

John Stewart Hart - Sackville
Thomas Hartnett - Moncton
Harry « Hammy » Hamilton - Oak Point
Duncan A « Dunc » Hewitt - Saint Jean
(premier Canadien tué durant la Bataille d’Angleterre)
Kirkpatrick « Pat » Sclanders - Saint Jean
Alec Albert Gray Truman - Sackville
Robert Roy « Bob » Wilson - Moncton


© 2008, Don McClure Galerie historique de l'aviation, l'Aéroport Moncton. Tous droits réservés.

Le 21 juin 1943, à 2 h 30, l’avion de George Pridham était abattu en Hollande au cours de sa 48e mission. Cinq membres de son équipage étaient tués. Pridham et son navigateur ont eu la chance de survivre, mais au cours de ce combat avec un avion de chasse allemand, George a perdu une jambe.

En 1984, plus de 40 ans plus tard, George Pridham a reçu une enveloppe du ministère de la Défense nationale contenant une lettre en provenance de Lopik, Hollande, adressée au Lieutenant George Pridham, Aviation royale du Canada (ARC), Canada. L’auteur de la lettre voulait savoir si George Pridham était l’un des deux survivants de l’équipage de l’avion abattu au dessus de Lopik dans la nuit du 21 juin 1943.

Un garçon de onze ans, nommé John Van Vliet, avait été témoin de la chute de l’appareil dans la rivière Tek. Cette image l’avait tellement frappé que, devenu adulte, il avait fait une recherche sur l’histoire de cet avion. Après des enquêtes approfondies et des voyages au Royaume Uni, Pour en lire plus
Le 21 juin 1943, à 2 h 30, l’avion de George Pridham était abattu en Hollande au cours de sa 48e mission. Cinq membres de son équipage étaient tués. Pridham et son navigateur ont eu la chance de survivre, mais au cours de ce combat avec un avion de chasse allemand, George a perdu une jambe.

En 1984, plus de 40 ans plus tard, George Pridham a reçu une enveloppe du ministère de la Défense nationale contenant une lettre en provenance de Lopik, Hollande, adressée au Lieutenant George Pridham, Aviation royale du Canada (ARC), Canada. L’auteur de la lettre voulait savoir si George Pridham était l’un des deux survivants de l’équipage de l’avion abattu au dessus de Lopik dans la nuit du 21 juin 1943.

Un garçon de onze ans, nommé John Van Vliet, avait été témoin de la chute de l’appareil dans la rivière Tek. Cette image l’avait tellement frappé que, devenu adulte, il avait fait une recherche sur l’histoire de cet avion. Après des enquêtes approfondies et des voyages au Royaume Uni, John Van Vliet avait découvert que deux personnes avaient survécu à l’écrasement. Ses recherches l’avaient mené au Canada et à George Pridham.

Après avoir reçu la lettre de John Van Vliet, Pridham et lui ont communiqué par téléphone et par courrier au sujet de l’incident. Des plongeurs hollandais avaient découvert des parties de l’avion abattu et ils souhaitaient les inclure dans un monument à la mémoire des cinq membres de l’équipage qui avaient péri. Les plongeurs avaient retrouvé non seulement des pièces de l’avion de Pridham, mais aussi des parties d’une trousse de premiers soins encore utilisable et des bouteilles thermos contenant encore du café. Les recherches des plongeurs leur avaient permis de découvrir que l’avion allemand responsable d’avoir abattu Pridham et son équipage était piloté par le major Dieter Frank, maintenant décédé.

George Pridham et son épouse se sont rendus à Lopik, en Hollande, en mai 1985, à l’invitation du peuple hollandais, pour le dévoilement du monument commémoratif. Avec le gouverneur Van Dike, Pridham a découvert une grande structure dont le point central était un moteur en parfait état du bombardier Halifax abattu. Le site surplombait l’endroit où l’avion s’était écrasé dans la rivière plus de quatre décennies auparavant. Fait d’acier inoxydable noir, le monument comportait deux sections frontales contenant une vitre blindée d’un pouce d’épaisseur. Entre ces deux sections, se trouvait une autre vitre blindée séparant deux autres parties. À l’arrière, il y avait une ouverture et une aile en acier inoxydable s’élevait à 6 m (21 pieds) dans les airs. L’extrémité repliée de l’aile et le moteur au milieu du monument symbolisaient l’avion en train de s’écraser dans l’eau. L’aile avait été récupérée de l’avion abattu et les noms des membres de l’équipage tués, de même que les noms de Pridham et de son navigateur, y étaient gravés.

Un drapeau canadien flotte sur le monument. Lorsque la structure a été construite, le terrain a été consacré au Canada et tant qu’il résistera, le monument sera en sol canadien. La Reine de Hollande est intervenue pour obtenir une permission spéciale pour que le monument soit construit sur la digue près du lieu de l’écrasement.

Pendant son séjour en Hollande, George Pridham a découvert comment les Hollandais enseignaient la Seconde Guerre mondiale à leurs enfants. À son retour au Canada, après avoir reçu cet honneur aux Pays Bas, il était déterminé à parler aux enfants canadiens de ses expériences de pilote et de prisonnier de guerre des Allemands. Auparavant, il avait hésité à raconter son histoire de crainte qu’on pense qu’il voulait se vanter. Mais il a constaté que les expériences personnelles des vétérans restent l’une des meilleures façons d’enseigner l’histoire aux jeunes générations.
Adaptation d’un article par le capitaine d’aviation George Pridham dans We that are left… Remember: New Brunswickers in the Air Force, édité par Valerie Evans et publié par la 250e Escadre (Saint Jean) de l’Aviation royale du Canada, Association de la force aérienne du Canada, p. 343 348.

250e Escadre (Saint Jean) de l’Aviation royale du Canada, Association de la force aérienne du Canada
a/s 52, promenade Glengarry, Saint Jean (Nouveau Brunswick) E2J 2Y5

© 2002, 250e Escadre (Saint John) de l'Aviation du Canada, AFAC. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Les élèves apprendront l’aspect tragique de l’aviation, en particulier les décès survenus et les blessures subies en temps de guerre, tant en sol néo brunswickois que dans des contrées lointaines.


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