: Modifications du paysage de Scarborough, en Ontario. Utilisation d’images locales pour identifier les modifications du pa

Diaporama illustrant les modifications du paysage de Scarborough. Identification des changements intervenus grâce aux photos aériennes. Image (carte de Scarborough avec codes des couleurs)

Villages à la croisée des chemins de Scarborough
Scarborough est une zone géographique très étendue. Par conséquent, la ville s’est développée à partir d'une série de villages ayant chacun sa propre identité. Les noms de ces villages sont toujours utilisés. Lorsque les villages ruraux ont laissé place aux lotissements résidentiels, davantage de noms de collectivités locales ont été utilisés.


Cette carte montre l’emplacement approximatif de chaque village. Les lignes noires indiquent les frontières de Scarborough avec d’autres municipalités, notamment Toronto, avant la fusion des villes.


Pour un complément d’information sur les premiers villages ayant composé la ville de Scarborough, consulte le site Web à l’adresse www.scarboroughhistorical.ca et navigue sur la page relative à l’histoire locale.


Réfléchis aux effets à la fois à court terme et à long terme du développement et des modifications sur la collectivité.


Les modifications intervenues après la Seconde Guerre mondiale à Scarborough et au Canada de façon générale s’inscrivaient dans un mouvement de croissance économique et de prospérité du secteur de la construction, mais elles correspondaient également à un changement des normes sociales et des contributions culturelles de notre population diversifiée en pleine croissance.


Certains domaines à considérer :
• Transformation des terres agricoles
• Construction de logements et d’industries
• Effet sur les cours d’eau et la faune
• Développement industriel
• Croissance démographique
• Transformation d’une zone largement rurale en zone urbaine
• Capacité d’adaptation des services
• Politiques et priorités gouvernementales
• ...et bien d’autres encore!


Les transformations des collectivités ont toujours des répercussions sociales et environnementales, parfois positives, parfois négatives.


Cette photographie multiple montre l’intersection de Brimley Road et d’Ellesmere Road en direction du nord, en 1920 puis en 2004. Observe les changements.
En direction de l’ouest vers Brimley Road, sur Ellesmere Road. La zone représentée dans le coin inférieur droit de la photo est le lieu où se trouve aujourd’hui le Centre civique de Scarborough.


Bill Walton, fermier qui possédait des terres à l’intersection de Brimley et Ellesmere, fut l’un des derniers à vivre de l’agriculture dans cette région de Scarborough. Voici ce que déclarait Bill à propos de la vente de ses terres : « J’ai décidé de vendre au début des années 1950. Les agents nous appelaient sans arrêt et les prix grimpaient... et tant de voisins autour de nous avaient vendu. C'était difficile. Lorsque tous les voisins partent et que vous vous retrouvez seul, vous ne pouvez pas vraiment lutter. »

Bill parle des changements qui ont pris place dans le paysage de Scarborough au cours de son existence.
« Plus de bâtiments, plus de gens, moins d’arbres. Beaucoup de choses me manquent, mais je me suis simplement dit que je ne pouvais rien y changer et que je faisais mieux de suivre le courant. C’est comme pour ces gens qui s'accrochent à leurs fermes... On est mieux de suivre le rythme auquel vont les choses. »

Bill Walton est né à Scarborough en Ontario au début du vingtième siècle. Il cultivait la terre là où est aujourd’hui situé le Civic Centre de Scarborough.


Photographies aériennes, avec la permission des Archives de Scarborough


Durant la période de croissance de l’après-guerre, un plan a été dessiné en vue de créer un centre-ville à Scarborough. L’architecte de renom Raymond Moriyama a conçu le Centre civique de Scarborough en un lieu aussi proche que possible du centre de la ville, et à proximité de l’autoroute 401, principal axe de transport de la région. L'aménagement du Centre civique de Scarborough était unique dans la région à cette époque, car le principal centre commercial, le centre civique et les plaques tournantes du transport ont été conçus ensemble pour créer un véritable centre-ville.


Ces photos illustrent la même zone géographique sur une période de 15 ans.


Quels changements identifies-tu dans le paysage?

 De quelle façon ces changements peuvent-ils affecter la collectivité?


Hôpital général de Scarborough au coin de McCowan Road et de l’avenue Lawrence Est en direction du nord, en 1954 et 1969


Les écoles constituent des points d’ancrage semi-statiques qui peuvent être utilisés comme point de repère par les chercheurs.


La région située autour du Scarborough Collegiate Institute en 1931, au coin de l’avenue St. Clair Est et de Kingston Road, est visible sur la gauche.


Ci-dessous, la région située autour du Scarborough Collegiate Institute, rebaptisé R. H. King Academy en 2005.


Observe les terres entourant l’école. En quoi l’utilisation des terres a-t-elle été modifiée? Quels peuvent être certains des facteurs contributifs?

M. Miller
Scarborough Archives, J. Hopkin, R. Schofield, Bill Walton
20e siècle
Ontario, CANADA
© 2007, Musée historique de Scarborough. Tous droits réservés.


Image de Don Pearson, fermier à Scarborough.

Don Pearson, exploitant agricole à Scarborough, visite l’exposition « Agincourt : une histoire collective » pour laquelle il a confié ses souvenirs.

R. Pearson
Scarborough Archives
20e siècle
Ontario, CANADA
© 2007, Musée historique de Scarborough. Tous droits réservés.


L’agriculture à Scarborough


Don Pearson de Scarborough a décrit avec précision la vie et le travail dans une ferme.
« Nous n’allions pas travailler, le travail était tout autour de nous à notre réveil! »

Avant le boom de l’urbanisation, Scarborough était un canton composé de fermes et de petits villages. La charge de travail agricole était dictée par les saisons, la météo, les besoins du bétail et les cultures. Le travail était une activité quotidienne, car il fallait aussi s’occuper du bétail pendant les fins de semaine. Dans le monde rural, le travail faisait partie intégrante de la vie quotidienne. Le travail était à la maison; nul besoin de se déplacer.

L’agriculture à Scarborough


Don Pearson de Scarborough a décrit avec précision la vie et le travail dans une ferme.
« Nous n’allions pas travailler, le travail était tout autour de nous à notre réveil! »

Avant le boom de l’urbanisation, Scarborough était un canton composé de fermes et de petits villages. La charge de travail agricole était dictée par les saisons, la météo, les besoins du bétail et les cultures. Le travail était une activité quotidienne, car il fallait aussi s’occuper du bétail pendant les fins de semaine. Dans le monde rural, le travail faisait partie intégrante de la vie quotidienne. Le travail était à la maison; nul besoin de se déplacer.


© 2007, Musée historique de Scarborough. Tous droits réservés.

Ferme familiale à Scarborough

Ferme familiale à Scarborough

Scarborough Archives
vers 1920
Ontario, CANADA
© 2007, Musée historique de Scarborough. Tous droits réservés.


Industrie

Durant la Seconde Guerre mondiale, la General Engineering Company ou GeCo implanta et exploita une usine de munitions à Scarborough. L’usine fonctionnait principalement grâce au personnel féminin puisque les hommes jeunes étaient soldats dans l'armée. C’était la première expérience à grande échelle de travail des femmes dans la région.

Après la guerre, cette compagnie ferma ses portes mais d'autres industries s’installèrent. La zone située autour de l’intersection des avenues Eglinton et Pharmacy fut baptisée « The Golden Mile of Industry ». Le travail à l’usine nécessitait des postes de travail prévus à l’horaire pour garantir une production régulière. Une augmentation de la demande pour un produit entraînait des postes de nuit pour que la production se poursuive 24 heures sur 24. De plus en plus de personnes commencèrent à travailler loin de leur domicile.

Par la suite, des personnes employées dans l Pour en lire plus
Industrie

Durant la Seconde Guerre mondiale, la General Engineering Company ou GeCo implanta et exploita une usine de munitions à Scarborough. L’usine fonctionnait principalement grâce au personnel féminin puisque les hommes jeunes étaient soldats dans l'armée. C’était la première expérience à grande échelle de travail des femmes dans la région.

Après la guerre, cette compagnie ferma ses portes mais d'autres industries s’installèrent. La zone située autour de l’intersection des avenues Eglinton et Pharmacy fut baptisée « The Golden Mile of Industry ». Le travail à l’usine nécessitait des postes de travail prévus à l’horaire pour garantir une production régulière. Une augmentation de la demande pour un produit entraînait des postes de nuit pour que la production se poursuive 24 heures sur 24. De plus en plus de personnes commencèrent à travailler loin de leur domicile.

Par la suite, des personnes employées dans l’industrie des services et le secteur technologique s’installèrent dans la collectivité. Les horaires de travail commencèrent à se structurer en fonction des prestations de services. La plupart des employés de bureau travaillent du lundi au vendredi et se reposent la fin de semaine.

Le travail est désormais une activité distincte et séparée, généralement accomplie en dehors du domicile.

© 2007, Scarborough Historical Museum. Tous droits réservés.

Emploi des femmes dans une usine de munitions à Scarborough, en Ontario, durant la Seconde Guerre mondiale.

Femmes travaillant à l’usine de munitions à Scarborough, en Ontario, durant la Seconde Guerre mondiale

General Engineering Company
Archives of Ontario
vers 1942
Ontario, CANADA
© 2007, Musée historique de Scarborough Tous droits réservés.


Mouvement démographique

La population de Scarborough, peu importante au début du 20e siècle, a connu une croissance exponentielle aux abords du 21e siècle.


De plus en plus d’ouvriers sont venus travailler dans les industries de Scarborough. Pour leur permettre de ne pas habiter trop loin de leur lieu de travail, il a fallu construire des logements. La ville de Scarborough, où le prix des maisons était moins élevé, attirait également des personnes travaillant dans le centre-ville de Toronto; on disait alors de Scarborough que c’était une « cité-dortoir ».

Le boom du logement à Scarborough a transformé une région rurale en une cité proposant divers choix de logements, des maisons individuelles aux immeubles collectifs à haute densité.

Transports

La construction de la 401 (Autoroute MacDonald Cartier) dans les années 1950 a facilité l’accès à Scarborough. Les artères de la ville ont été pav&eacut Pour en lire plus

Mouvement démographique

La population de Scarborough, peu importante au début du 20e siècle, a connu une croissance exponentielle aux abords du 21e siècle.


De plus en plus d’ouvriers sont venus travailler dans les industries de Scarborough. Pour leur permettre de ne pas habiter trop loin de leur lieu de travail, il a fallu construire des logements. La ville de Scarborough, où le prix des maisons était moins élevé, attirait également des personnes travaillant dans le centre-ville de Toronto; on disait alors de Scarborough que c’était une « cité-dortoir ».

Le boom du logement à Scarborough a transformé une région rurale en une cité proposant divers choix de logements, des maisons individuelles aux immeubles collectifs à haute densité.

Transports

La construction de la 401 (Autoroute MacDonald Cartier) dans les années 1950 a facilité l’accès à Scarborough. Les artères de la ville ont été pavées et élargies pour mieux desservir une collectivité dans laquelle l'automobile prenait de plus en plus d'importance. Les lotissements se sont multipliés autour des principaux axes de transport.


Au fur et à mesure que les lignes de bus, de métro, de train léger sur rail et du réseau GO Transit ont été mises en place, il est devenu plus facile pour les personnes sans automobile de résider à Scarborough tout en travaillant ailleurs. La bonne desserte de la ville par les transports en commun a également généré une croissance de la population; en effet, des condominiums et des logements ont été construits à proximité et constituent des lieux de résidence convoités par ceux qui utilisent régulièrement les transports en commun.


© 2007, Musée historique de Scarborough . Tous droits réservés.

Images de l’évolution des modes de transport à Scarborough, en Ontario.

Images de l’évolution des modes de transport à Scarborough, en Ontario.

Évolution des modes de transport à Scarborough


Images de l’évolution des modes de transport à Scarborough, en Ontario.
Texte accompagnant les illustrations :
Gare de chemin de fer de Port Union
Ligne de tramway le long de Kingston Road jusqu’à West Hill, Scarborough, 1928
Marché de producteurs de Scarborough : l’automobile devient le principal moyen de transport à partir des années 1950.
Le moulin de Cole à Agincourt, Scarborough. Les engins motorisés sont devenus des outils couramment utilisés pour les tâches agricoles après la Seconde Guerre mondiale.
Au tout début, à Scarborough, on se déplaçait principalement à cheval, en chariot tiré par des chevaux et à pied.
Transport vers l’est sur Old Kingston Road à la fin du 19e siècle
Cheval et chariot devant le magasin Elliott à Agincourt, Scarborough

Les véhicules de livraison tirés par des chevaux coexistent avec les tramways et les automobiles.
Scène de rue à Scarborough, au coin de Kingston Road et de l’avenue Fallingbrook, janvier 1947.
Les rues pavées et les feux de signalisation font désormais partie du paysage de rue.
Scène de rue, Kingston Road dans le quartier Cliffcrest à Scarborough.
Train léger sur rail à Scarborough vers 1985
Autoroute 401 au niveau de Markham Road, au nord d’Ellesmere Road. Cette photo montre l’échangeur en trèfle juste après sa construction en 1957.

M. Miller
Scarborough Historical Society, R. Schofield, Toronto District School Board
20e siècle
Ontario, CANADA
© 2007, Scarborough Historical Museum. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Les utilisateurs seront en mesure de faire ce qui suit :


Identifier les modifications du paysage naturel de la collectivité


Identifier les changements dans les types de métiers et de modes de travail


Identifier les répercussions des changements dans les modes de transport


Évaluer l’impact sur la société canadienne de l’urbanisation après la Première Guerre mondiale et des mouvements démographiques vers les banlieues et les quartiers périphériques après la Seconde Guerre mondiale.


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