Un violon qui a été en 1915 pour son jeune fils.

C'est un violon qui a été fabriqué par Joe LeBlanc pour son jeune fils Arthur LeBlanc qui est devenu un musicien très renommé.

Joseph LeBlanc
Musée acadien, Université de Moncton
vers 1915
CANADA Sud du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Sud du Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2007, Musée acadien, Université de Moncton. Tous droits réservés.


Les cordes
vibrent
grâce au vent,
le vent qui souffle
du Nouveau-Brunswick,
aux environs des années 1850
quand mon arrière-arrière-grand-père
a coupé un bel arbre
pour sculpter un violon
comme celui qu'il avait vu
il y a très longtemps
dans son pays à Ayrshire.

Trois fois
je l'ai verni,
un chevalet
j'ai acquis
et des cordes aussi.
Maintenant,
il est suspendu
dans la salle à dîner
et les courants d'air
le font tourner
en soufflant doucement
un vieil air écossais
du 19e siècle.

Traduction d'un poème de Douglas Lochhead


Les cordes
vibrent
grâce au vent,
le vent qui souffle
du Nouveau-Brunswick,
aux environs des années 1850
quand mon arrière-arrière-grand-père
a coupé un bel arbre
pour sculpter un violon
comme celui qu'il avait vu
il y a très longtemps
dans son pays à Ayrshire.

Trois fois
je l'ai verni,
un chevalet
j'ai acquis
et des cordes aussi.
Maintenant,
il est suspendu
dans la salle à dîner
et les courants d'air
le font tourner
en soufflant doucement
un vieil air écossais
du 19e siècle.

Traduction d'un poème de Douglas Lochhead


© 1984, Fiddlehead Poetry Books. Tous droits réservés.

Une exposition des violons au Musée acadien, Université de Moncton

Le Musée acadien, situé sur le campus de l’Université de Moncton à Moncton, a présenté une exposition sur le thème de la musique.

Musée acadien de l'Université de Moncton
vers 1997
CANADA Sud du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Sud du Nouveau-Brunswick, CANADA
© 1997, Musée Acadien, Université de Moncton. Tous droits réservés.


Le violon est un instrument très connu de tous. En effet, on peut le trouver dans plusieurs types de musique, de l'orchestre à la symphonie du jazz et à la musique moderne ! Il a démontré une importance égale dans le monde de la musique.

Le violon est constitué de bois et de cordes. Il fait partie de la famille des cordes comme la guitare, le piano, etc. Dans la famille des violons, il y a la basse, le violoncelle et le violon alto. Il peut satisfaire à tous les goûts musicaux. On peut écouter de la musique classique, moderne, « country », de la musique acadienne, jusqu'au « heavy metal ».

Cet instrument n'est pas très difficile à apprendre. Voilà la raison pour laquelle beaucoup de gens savent en jouer, mais ça prend beaucoup de discipline pour vraiment le maîtriser. Le violon a été beaucoup joué lors des fêtes de famille ou de rendez-vous d'amis et il l'est encore aujourd'hui. Quelques invités jouaient le « rigodon » et les autres faisa Pour en lire plus
Le violon est un instrument très connu de tous. En effet, on peut le trouver dans plusieurs types de musique, de l'orchestre à la symphonie du jazz et à la musique moderne ! Il a démontré une importance égale dans le monde de la musique.

Le violon est constitué de bois et de cordes. Il fait partie de la famille des cordes comme la guitare, le piano, etc. Dans la famille des violons, il y a la basse, le violoncelle et le violon alto. Il peut satisfaire à tous les goûts musicaux. On peut écouter de la musique classique, moderne, « country », de la musique acadienne, jusqu'au « heavy metal ».

Cet instrument n'est pas très difficile à apprendre. Voilà la raison pour laquelle beaucoup de gens savent en jouer, mais ça prend beaucoup de discipline pour vraiment le maîtriser. Le violon a été beaucoup joué lors des fêtes de famille ou de rendez-vous d'amis et il l'est encore aujourd'hui. Quelques invités jouaient le « rigodon » et les autres faisaient de la danse à claquette ou des gigues. Ils avaient beaucoup de plaisir et c'était une façon d'oublier leur ennuis pour quelque temps. Même aujourd'hui, les gens font des fêtes et la musique est souvent accompagnée de danse. 

Lors de au musée, un instrument a attiré mon attention. C'était un violon fabriqué par Joe LeBlanc en 1915 pour son jeune fils Arthur LeBlanc qui est devenu un musicien très renommé. En effet, le 18 août 1906, Joe et Herménie LeBlanc ont donné naissance à Arthur LeBlanc, qui a été un des plus grands musiciens du siècle. Joe LeBlanc avait consacré sa vie à la musique. Il fabriquait des violons et en jouait. Lorsque Arthur n'avait que trois ans, Joe lui a fabriqué un violon miniature. Il ne savait pas que ce petit jouet allait changer la vie de son fils. Ce violon est très rapidement devenu son jouet préféré. Il jouait tellement qu'il s'endormait. Joe a bientôt constaté le talent naturel de son fils. Étant un violoniste lui-même, il a décidé de lui donner des leçons de musique. À cinq ans, Arthur attirait déjà les gens dans le magasin de son père avec ses talents musicaux. Ce petit garçon était incroyable; il était devenu un vrai phénomène ! Il jouait des pièces complexes pour son âge. Lorsqu'il a atteint l'âge de dix ans, il donnait déjà des récitals devant des foules émerveillées.

Arthur a ainsi passé son adolescence à Québec pour étudier davantage la musique. En 1924, il est part étudier au « New England Conservatory of Music » de Boston et quelques années plus tard, il est allé à Paris. Après plusieurs voyages, Arthur a décidé de revenir à sa chère Acadie. Il est devenu un des plus grands violonistes du 20e siècle.

On peut donc conclure que le violon est un instrument qui a été et qui est encore très apprécié en Acadie. Arthur LeBlanc a certes grandement contribué à la promotion de cet instrument. Même à ce jour, vous pouvez assister à une représentation du quatuor Arthur LeBlanc. 









© 2007, Musée acadien de l'Université de Moncton. Tous droits réservés.

La musique de violoneux du bon vieux temps –qui vient des Écossais, des Irlandais, des Anglais et des Français– constitue une partie très importante du patrimoine du Nouveau-Brunswick.

Aux débuts de la colonie, le violoneux était très valorisé par sa communauté. Il était invité à jouer à l’occasion de mariages, de veillées, de soirées dansantes, etc. Earl Mitton, un grand violoneux de l’Est de Fredericton, me racontait que quand il était jeune il allait jouer du violon de village en village et que pour tout paiement il recevait de quoi à manger et un toit pour dormir.

C’est la famille ou le violoneux de l’endroit qui transmet l’art de jouer du violon. En ce qui me concerne c’est mon père, Curtis Hicks, qui jouait du violon et sans son influence et ses encouragements, je n’aurais probablement jamais essayé.

Dans le bon vieux temps, les violoneux jouaient dans les salons et les camps de bûcherons; ils enregistraient rarement. De nos jours, bien qu’on Pour en lire plus

La musique de violoneux du bon vieux temps –qui vient des Écossais, des Irlandais, des Anglais et des Français– constitue une partie très importante du patrimoine du Nouveau-Brunswick.

Aux débuts de la colonie, le violoneux était très valorisé par sa communauté. Il était invité à jouer à l’occasion de mariages, de veillées, de soirées dansantes, etc. Earl Mitton, un grand violoneux de l’Est de Fredericton, me racontait que quand il était jeune il allait jouer du violon de village en village et que pour tout paiement il recevait de quoi à manger et un toit pour dormir.

C’est la famille ou le violoneux de l’endroit qui transmet l’art de jouer du violon. En ce qui me concerne c’est mon père, Curtis Hicks, qui jouait du violon et sans son influence et ses encouragements, je n’aurais probablement jamais essayé.

Dans le bon vieux temps, les violoneux jouaient dans les salons et les camps de bûcherons; ils enregistraient rarement. De nos jours, bien qu’on ne les entende plus très souvent à la radio, les possibilités sont plus nombreuses. Outre les émissions radiophoniques et télévisuelles spéciales, les enregistrements, les festivals en plein air, les festivals de musique traditionnelle, les concours et les ateliers sont tous des occasions de voir et d’entendre des violoneux.

Il existe présentement au Nouveau-Brunswick un véritable intérêt pour la musique de violoneux du bon vieux temps. Toutefois, le nombre de violoneux qui jouent pour leur plaisir est plus grand que ceux qui jouent en public. Devantage de musiciens peuvent lire la musique mais, encore aujourd’hui, c’est surtout à l’oreille qu’ils apprennent les mélodies.

Au cours des quarante à cinquante dernières années, la musique de violoneux a subi deux influences majeures, celles de Don Messer et son style   « down east  " (qui intègre des airs écossais, irlandais et canadien-français) et du style écossais du Cap-Breton. Au Nouveau-Brunswick, Ned Landry (réputé pour son entrain et son intonation), Earl Mitton (connu pour son entrain et ses compositions originales) et Jerry Robichaud (originaire du Nouveau-Brunswick mais résident de Waltham, Mass.) Ward Allen (Ontario), Joseph Allard et Isidore Soucy (Québec), et Tommy Jackson (États-Unis), ont beaucoup influencé la musique de violoneux des dernières décennies. Tout récemment, un violoneux acadien, Étienne Larocque, est devenu populaire grâce à un enregistrement, à des apparitions à la télévision et à sa participation à des concours. C’est un violoneux très agile et précis qui peut jouer des airs de styles "down east" et écossais.

Bien que chaque violoneux possède son propre répertoire, il y a des incontournables, notamment, le Reel de Sainte-Anne, Big Jim McNeil, Maple Sugar, Money Mush, Princess Reel. À mon avis, la plupart des interprétations se ressemblent (à l’exception de quelques variations comme les notes supplémentaires hors temps et les coups d’archet) pour la simple raison que les violoneux contemporains apprennent à partir de bandes sonores, de disques et de musique écrite. Or, les violoneux de la génération de mon père et des générations précédentes apprenaient les mélodies à l’oreille, les uns des autres, et ils n’« entendaient » pas tous la même chose.

Voici comment les violoneux décrivent un bon violoneux :
- bons coups d’archet
- agilité
- bonne intonation
- chaleur et entrain (plaisir à jouer)
- musique donnant envie de danser

Il faut que les jeunes écoutent plus de musique de violoneux du bon viuex temps, car ils constituent la relève. 




Revue de musique folklorique canadienne, volume 19.3 (1985)


© 1985, Revue de musique folklorique canadienne. Tous droits réservés.

Violoniste à Red Bank, 1953

Helen Creighton en train de réunir des chansons folkloriques avec un violoneux dont on ne connaît pas le nom, à Red Bank au Nouveau Brunswick, en 1953.

Richard H. Smith
Helen Creighton, un violoneux autochtone
vers 1953
CANADA Nord du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Nord du Nouveau-Brunswick, CANADA
1989.108.924
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick, Saint John, NB. Tous droits réservés.


Un immense violon érigé à Harvey station en 2000.

Un immense violon fabriqué dans la région par Rollie McLean a été érigé à Harvey Station en 2000 pour rendre hommage à un fils du village, Don Messer.

Rollie McLean
vers 2000
Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2007, Cherry Mountain Lodge #50. Tous droits réservés.


Don Messer en début de carrière

Don Messer, qui a commençé à jouer du violon à cinq ans, a appris des airs de violoneux auprès d'interprètes locaux - son oncle Jim Messer, Bowman Little, Charlie Bell et d'autres. Il a appris également de sa mère des chansons écossaises et irlandaises. À sept ans, il se produisait à des soirées de danses campagnardes, à des mariages à d'autres réunions sociales dans la région. Après avoir vécu trois ans à Boston où il a fait ses seules études musicales officielles avec Henry Davis et Edith Hurter, il a commencé sa carrière à la radio en 1929, à la station CFBO de Saint John, N-B. Un marchand local a commandité subséquemment les émissions régulières du petit ensemble de Messer.

Inconnu
vers 1930
Nouveau-Brunswick, CANADA
P533/7, P204/450
© 2007, Archives provinciales du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


« Don Messer and His Islanders. »  Ensemble de musique du bon vieux temps, le plus populaire au Canada au milieu du 20e siècle surtout grâce à ses émissions de radio et de télévision pour la SRC. Il a été formé en 1939 pour jouer à la station radiophonique CFCY à Charlottetown, par le violoneux Don (Donald Charles Frederick) Messer (Tweedside, près Fredericton, 9 mai 1909 - Halifax, 26 mars 1973).

Messer, qui a commencé à jouer du violon à cinq ans, a appris des airs de violoneux auprès d'interprètes locaux - son oncle Jim Messer, Bowman Little, Charlie Bell et d'autres. Il a appris également de sa mère des chansons écossaises et irlandaises. À sept ans, il se produisait à des soirées de danses campagnardes, à des mariages et à d'autres réunions sociales dans la région. Après avoir vécu trois ans à Boston où il a fait ses seules études musicales officielles avec Henry Davis et Edith Hurter, il a commencé sa carri&egra Pour en lire plus

« Don Messer and His Islanders. »  Ensemble de musique du bon vieux temps, le plus populaire au Canada au milieu du 20e siècle surtout grâce à ses émissions de radio et de télévision pour la SRC. Il a été formé en 1939 pour jouer à la station radiophonique CFCY à Charlottetown, par le violoneux Don (Donald Charles Frederick) Messer (Tweedside, près Fredericton, 9 mai 1909 - Halifax, 26 mars 1973).

Messer, qui a commencé à jouer du violon à cinq ans, a appris des airs de violoneux auprès d'interprètes locaux - son oncle Jim Messer, Bowman Little, Charlie Bell et d'autres. Il a appris également de sa mère des chansons écossaises et irlandaises. À sept ans, il se produisait à des soirées de danses campagnardes, à des mariages et à d'autres réunions sociales dans la région. Après avoir vécu trois ans à Boston où il a fait ses seules études musicales officielles avec Henry Davis et Edith Hurter, il a commencé sa carrière à la radio en 1929, à la station CFBO de Saint John (N.-B). Un marchand local commandita subséquemment les émissions régulières du petit ensemble de Messer.

En 1934, le groupe a entrepris, sous le nom de "New Brunswick Lumberjacks", une série radiophonique à la CCR, en provenance de la station CHSJ de Saint John. Charlie Chamberlain (Bathurst, N.-B., 14 juillet 1911 - 16 juillet 1972), le seul membre du groupe qui avait travaillé dans des camps de bûcherons, s'est joint à l'ensemble à cette époque; il a longtemps été le chanteur attitré de Messer. Le groupe de studio a compté jusqu'à 19 exécutants dont Chamberlain, Ned Landry à l'harmonica, Julius « Duke » Nielsen à la contrebasse et au banjo, Maunsell O'Neil qui incarnait le personnage d'un bûcheron acadien baptisé « Joe LeBlanc », et Eldon Rathburn au piano. Messer a dirigé également un groupe plus restreint. The Backwoods Breakdown, dans ses spectacles personnels aux Maritimes et au nord-est des États-Unis.

Quand il est entré à la station CFCY de Charlottetown à titre de directeur musical en septembre 1939, il a formé les Islanders - Chamberlain, Nielsen, Jackie Doyle (piano), Ray Simmons (clarinette et, plus tard, également annonceur, pour remplacer Art MacDonald) et Bill LeBlanc (batterie). En 1944, le groupe se faisait entendre trois fois la semaine au réseau national de la SRC.

 Le personnel a changé au cours des années mais a regroupé des membres de longue date tels que le batteur Warren MacRae (qui s'est joint à l'ensemble en 1942), le pianiste Waldo Munro (1951) et le guitariste et violoneux Cecil McEachern (1951). D'autres instrumentistes, dont le joueur de banjo Vic Mullen et l'organiste Ray Calder, ont joué avec les Islanders pendant des périodes plus brèves. La chanteuse Marg Osburne (Moncton, N.-B., 1926 - Rocklyn, Ont., 16 juillet 1977) s'est joint au groupe en 1947 et est devenue (avec Messer et Chamberlain) l'artiste la plus souvent identifiée aux Islanders.

Dès que l'émission a été parmi les plus populaires de la radio canadienne, Messer et les Islanders ont commencé à se produire à l'extérieur des Maritimes en effectuant leur première tournée en Ontario en 1949. En 1969, ils avaient déjà fait 18 tournées, dont, en 1967, un voyage du centenaire, de 3 mois et incluant 61 villes.

En 1956, l'ensemble a commencé à paraître régulièrement à la station CHBY-TV de Halifax. « The Don Messer Show », série estivale présentée au réseau national de la télévision de la SRC, a débuté le 7 août 1959 et s'est poursuivi jusqu'à l'automne sous le titre de « Don Messer's Jubilee ». L'émission a touché un vaste auditoire et son annulation en 1969 a suscité de nombreuses protestations de la part des téléspectateurs; il en a même été question à la Chambre des communes. Néanmoins, une version de « Don Messer's Jubilee » en provenance de la station CHCH-TV à Hamilton (Ontario), et mise à la disposition de nombreuses stations a débuté a même année et s'est poursuivie jusqu'à la mort de Messer.

Messer et la troupe de « Jubilee » figurent dans un film de l'ONF intitulé Don Messer: His Land and His Music (1971) et des extraits d'émissions de télévision ont eté par la suite commercialisés sur vidéo par les Entreprises de la SRC sous le titre Don Messer's Jubilee en 1985.

« Don Messer's Jubilee », une émission d'une demi-heure, suivait un plan bien établi. Elle commençait par « Goin' to the Barndance Tonight » et incluait quelques airs de violoneux par Messer, des chansons par Osburne puis Chamberlain (qui préférait les chansons irlandaises) et un artiste invité, et s'achevait par un hymne chanté par Osburne et Chamberlain et « Till We Meet Again », joué pendant le déroulement du générique.

Les invités réguliers qui ont participé à la série télévisée ont été les Buchta Dancers, dirigés par Gunter et Irma Buchta, et l'accordéoniste et chanteur écossais Johnny Forrest qui s'est joint à l'ensemble en 1966. Au nombre des artistes fréquemment invités figuraient Stompin' Tom Connors, Myrna Lorrie, Catherine McKinnon, Fred McKenna et Graham Townsend. À la cessation du « Don Messer's Jubilee », Marg Osburne a entrepris une carrière au cabaret, particulièrement fructueuse dans l'ouest du Canada, et a animé l'émission de télévision « That Maritime Feeling » à la SRC (1977). Parmi les microsillons qu'elle a enregistrés par la suite pour Marathon, « Blues Comin' Round » a connu du succès en 1974.

Messer insistait sur le fait que sa musique n'était « pas de la musique western ou de cow-boy. Nos airs sont vieux de deux ou trois cents ans. Ce sont des airs de folklore transmis de génération en génération » (CBC Times, 11-17 avril 1964). En plus des traditionnels « hornpipes », gigues et reels, les Islanders ont joué de nombreux airs de Messer ainsi que d'Al Cherny, Andy DeJarlis, Jim Magill, Graham Townsend et d'autres. Messer a enregistré quelque trente-cinq 78t. pour Apex entre 1942 et 1952; parmi les plus populaires, citons Rippling Water Jig, Woodchoppers Breakdown, Cotton Eyed Joe, Don Messer's Breakdown, Highlevel Hornpipe et Spud Island Breakdown. Plus de 30 microsillons ont aussi parus chez Apex, MCA, Rodeo et des étiquettes affiliées à Rodeo. La compilation The Good Old Days (MCA TVLP-79052) a paru en 1980 avec plus de 100 000 exemplaires commandés à l'avance. Des recueils de pièces de Messer ont été publiés chez Thompson : Original Old Tyme Music (1942), « Way Down Fiddlin » Tunes (1948), Canadian Hoedowns (1952) et Barndance Breakdowns (1954). Un cinquième recueil a paru chez Canadian Music Sales en 1967.

Dans leur notice sur la pochette du microsillon de Graham Townsend The Great Canadian Fiddle, les folkloristes Dorothy et Homer Hogan signalent que Messer a réalisé une synthèse des traditions nombreuses et diversifiées des violoneux au Canada, en influençant d'autres violoneux par un style « aussi propre, direct et soigné qu'une ferme bien entretenue » et marqué par « une simplicité toute terrienne ». Sa stature parmi les violoneux canadiens est attestée par les microsellons que lui ont dédiés Townsend, Bill Guest et Reg Hill. Le Country Music Hall of Fame à Nashville conserve un de ses violons et sa bibliothèque et ses documents personnels ont été déposés aux archives provinciales de la Nouvelle-Écosse. Il a été admis à titre posthume au Hall of Honour de la CCMA en 1985 et au Canadian Country Music Hall of Fame en 1989 avec Chamberlain et Osburne.

Une comédie musicale, que l'auteur John Gray décrit comme la lettre d'un admirateur, a été créée au Neptune Theatre à Halifax en 1985, avant de partir en tournée au Canada. Le Theatre Plus de Toronto en a donné une nouvelle version en 1989, avec Catherine McKinnon dans le rôle de Marg Osburne.

Auteur Richard Green 





L'Encyclopédie canadienne © 2007 Fondation Historica du Canada
© 2007, Fondation Historica du Canada. Tous droits réservés.

Gray, John MacLachlan (Howard). Dramaturge, compositeur, pianiste, acteur et écrivain (Ottawa, 26 septembre 1946). B.A. (Mount Allison) 1968, M.A. (Colombie-Britannique) 1972, LL.D. h.c. (Mount Allison) 1989. John Gray a grandi à Truro (N.-É.), et il a joué de l'orgue Hammond et de la trompette vers 1964-1968 avec les Lincolns, groupe rhythm and blues populaire en Nouvelle-Écosse. Cette expérience a inspiré sa comédie musicale Rock and Roll. Il s'est rendu à Vancouver en 1968 pour y étudier le théâtre à l'Université de la Colombie-Britannique. Il est un des fondateurs (1972) du Tamahnous Theatre qui a monté une œuvre de jeunesse de Gray, Salty Tears (livret de Jeremy Long), au City Lights Theatre. 

Auteur de comédies musicales 

À Toronto, où il a vecu de 1975 à 1982 - il est retourné à Vancouver par la suite - Gray a d'abord été auteur et metteur en scène au Théâtre Passe Muraille; il a composé des chansons pour divers spe Pour en lire plus

Gray, John MacLachlan (Howard). Dramaturge, compositeur, pianiste, acteur et écrivain (Ottawa, 26 septembre 1946). B.A. (Mount Allison) 1968, M.A. (Colombie-Britannique) 1972, LL.D. h.c. (Mount Allison) 1989. John Gray a grandi à Truro (N.-É.), et il a joué de l'orgue Hammond et de la trompette vers 1964-1968 avec les Lincolns, groupe rhythm and blues populaire en Nouvelle-Écosse. Cette expérience a inspiré sa comédie musicale Rock and Roll. Il s'est rendu à Vancouver en 1968 pour y étudier le théâtre à l'Université de la Colombie-Britannique. Il est un des fondateurs (1972) du Tamahnous Theatre qui a monté une œuvre de jeunesse de Gray, Salty Tears (livret de Jeremy Long), au City Lights Theatre. 

Auteur de comédies musicales 

À Toronto, où il a vecu de 1975 à 1982 - il est retourné à Vancouver par la suite - Gray a d'abord été auteur et metteur en scène au Théâtre Passe Muraille; il a composé des chansons pour divers spectacles dont la pièce collective 1837 : The Farmer's Revolt. Sa première comédie musicale d'envergure, 18 Wheels (1976) a été créée en 1977 au Passe Muraille avant d'être jouée partout au pays. Elle a été suivie de Billy Bishop Goes to War (1978, composée en collaboration avec Eric Peterson) et de Rock and Roll (1979). Cette dernière œuvre a été créée le 16 mars 1981 au Centre national des Arts, a fait une tournée pancanadienne en 1983 et a été adaptée pour une émission de la SRC télévisée le 20 avril 1985 sous le titre The King of Friday Night. Gray s'est produit à diverses occasions dans les productions de ces trois pièces.

Il a également à son actif les comédies musicales Don Messer's Jubilee (1984, créée le 4 janvier 1985 au Neptune Theatre de Halifax et donnée dans tout le pays par la suite) et Health, the Musical (1989, créée le 24 février 1989 au Vancouver Playhouse). Les thèmes de plusieurs de ses comédies musicales explorent les pressions internes et externes qui ont façonné l'image que le Canada a de lui-même; leur style emprunte la vitalité et la structure des spectacles itinérants de vaudeville et de concert qui lui ont servi d'introduction aux arts d'interprétation à Truro. Les livrets de 18 Wheels, Rock and Roll et Don Messer's Jubilee ont été publiés dans Local Boy Makes Good : Three Musicals by John Gray (Vancouver 1987).

Gray est également l'auteur des comédies musicales pour enfants Bongo from the Congo et Balthazaar and the Mojo Star (1982, commandées par le Vancouver International Children's Festival) ainsi que The B.C. Review (1986, 18 courtes comédies musicales sur l'histoire de la Colombie-Britannique pour le pavillon de cette province à l'Expo 86).

Autres activités

De 1988 à 1992, John Gray écrit et présente des vidéos musicales satiriques à l'émission de télévision « The Journal » de la SRC. Il estretourné à l'écriture pour la scène avec la comédie musicale Amelia! qui a pour sujet la pilote Amelia Earhart, créée au Centre national des Arts sous sa direction.

La radio de la SRC lui commande l'opéra rock biblique The Tree. The Tower. The Flood [sic]. Dans les années 1990, les œuvres de Gray, Rock and Roll, une version revue de Billy Bishop (dans laquelle Gray reprend son rôle) et 18 Wheels reprennent vie et sont présentées dans plusieurs villes canadiennes.

Les autres écrits de Gray incluent des pièces de théâtre - notamment Better Watch Out, Better Not Die (1981), des scénarios de film (par example, The Legend of Kootenai Brown), plusieurs romans et œuvres non romanesques. Il a été chroniqueur pour des journaux tels The Globe and Mail et The Vancouver Sun. 

Prix et reconnaissance

Les comédies musicales de Gray ont remporté le Dora Mavor Moore Award (Rock and Roll), le Los Angeles Drama Critics Award, le Chalmers Award et d'autres prix (Billy Bishop Goes to War). Pour ses autres écrits, il a remporté un National Magazine Award et plusieurs Western Magazine Awards. En 2000, M. Gray a été nommé Officier de l'Ordre du Canada. 






L'Encyclopédie canadienne © 2007 La Fondation Historica du Canada. Tous droits réservés. 

© 2007, Fondation Historica du Canada. Tous droits réservés.

Ned Landry, un violoneux légendaire du Nouveau-Brunswick.

Landry, Ned (Frederick Lawrence). Violoneux, compositeur, chanteur (Saint John, N.-B., 2 février 1921). Bien qu'il se soit lui-même initié au violon dans sa jeunesse, c'est en tant que joueur d'harmonica qu'il s'est fait entendre pour la première fois à l'émission de Don Messer, Backwoods Breakdown, à la station radiophonique CHSJ (1934). Cinq ans plus tard, avec les New Brunswick Lumberjacks, il s'est classé deuxième à New York au concours radiophonique de CBS Major Bowes' Amateur Hour. À Boston, il est devenu ensuite le premier violoneux traditionnel à se produire à la télévision. Landry a commencé à enregistrer chez RCA Victor en 1955. Il a gravé huit microsillons sur cette étiquette ainsi que d'autres disques chez Arc, MMC, Afton, Prime Time et sa propre étiquette, Landry. Gagnant dans la catégorie libre lors du Canadian Open Old Time Fiddlers' Contest en 1956, 1957 et 1962, il s'est fait entendre à la radio de CFBC à Saint John pendant les années 1950 au Don Messer's Jubilee et à d'autres spectacles télévisés durant la décennie suivante. Landry a joué un peu partout au Canada. Il a enregistré plusieurs centaines de mélodies pour violon qu'il a composées dans divers styles canadiens. Certaines sont publiées dans les recueils Ned Landry Favorite Fiddle Tunes (Empire 1952) et Bowing the Strings with Ned Landry (Thompson 1959). Ses plus grands succès sont sans doute Ontario Swing, Bowin' the Strings et Hillbilly Calypso. Distinctions et activités après 1990: Landry a été reçu membre de l'Ordre du Canada en 1991. Dans les années 1990 et les suivantes, il a fait des représentations dans plusieurs festivals, pour le Prince de Galles à Fredericton et à Walt Disney World en Floride. Récipiendaire du Dr Helen Creighton Lifetime Achievement Award lors des prix de l'Association de la musique de la Côte est en 2002, Landry a reçu également un prix pour sa contribution de toute une vie lors du Canadian Grand Masters Fiddling Championship; un trophée en son honneur lui a été remis lors de cet évènement. Il est aussi intronisé au Temple de la renommée du North American Fiddlers et du Nova Scotia Country Music. Il continue à composer des airs pour violon, y compris Governor General's Waltz et à faire des enregistrements. On compte parmi ses derniers enregistrements, Ned Landry : International Fiddling Champion (Atlantica NL-00102, 1994); Generations (avec Ivan Hicks; ME-1013, 2001) et The Master and the Apprentice (en compagnie de Ken Wood, 1999). Ses archives se trouvent à la Bibliothèque nationale du Canada.

Betty Nygaard King
vers 2007
CANADA Provinces de l'Atlantique, Provinces de l'Atlantique, CANADA
L'Encyclopédie canadienne © 2007, Fondation Historica du Canada . Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Les apprenants comprendront le rôle primordial du violon dans la musique folklorique traditionnelle du Nouveau-Brunswick.


Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons