Splendeurs et misères de la vie urbaine

Clip vidéo traitant de l’urbanisation, de l’industrialisation, des conditions de vie en ville, des problèmes de santé, de l’organisation des infrastructures et du développement des services publics à la fin du 19e siècle. (Durée : 3 min 23 s)

L’urbanisation s’intensifie à partir de la fin du 19e siècle. Les villes et leurs industries attirent comme des aimants les populations rurales qui ne parviennent plus à assurer leur subsistance par le travail de la terre. Des immigrants de partout, anxieux de s’y refaire une vie, affluent vers le Canada.

La convergence des populations vers les villes se produit dans des milieux qui ne sont pas prêts à les recevoir, ni adaptés à l’accroissement des activités industrielles et commerciales. Il s’ensuit une dégradation des lieux et des conditions de vie, caractérisée par un taux de mortalité élevé. Les populations s’entassent dans des logements insalubres et dans des quartiers pollués par les industries. À cela s’ajoutent des problèmes de santé provoqués par la piètre qualité de l’eau et du lait consommés et l’éclosion d’épidémies.

Nombreux sont les témoignages qui, comme le célèbre rapport d’enquête du réformiste montréalais Sir H. B. Ames, The city below the hill, dépeignent en des termes dramatiques cette dégradation des milieux urbains et les dangers, réels ou imaginés, qui leur sont associés. Le ton alarmiste tout comme les images apocalyptiques employés pour décrire Montréal et les conditions d’existence difficiles attestent de l’ampleur des changements provoqués par l’avènement d’une société urbaine et industrielle. La critique impitoyable des observateurs de l’époque vise aussi à faire pression sur les autorités municipales pour qu’elles assainissent les quartiers populaires autant que les modes de vie de leurs habitants.

Les mesures adoptées foisonnent. Elles sont dirigées vers l’organisation de voies de communication et de transports publics, l’aménagement de systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’évacuation des eaux usées, l’adoption de nouvelles normes de construction, l’amélioration des conditions sanitaires et l’introduction de la vaccination. Aussi, dans un contexte où les villes sont diabolisées pour leur laideur et leur insalubrité, le désir d’aménager des lieux propices à la communion avec la nature s’exprime. À Montréal, des squares, des jardins et des parcs font leur apparition, bientôt suivis de terrains de jeux. Les uns et les autres sont établis aux fins d’embellir la ville et de fournir à la population des espaces de détente et de loisirs.

L’adaptation au mode de vie urbain n’est pas facile pour les nouveaux citadins de l’époque. Toutefois, ils bénéficient des nombreuses transformations apportées au cadre urbain, sur le plan des infrastructures et des services publics. Celles-ci modifient substantiellement l’apparence et l’organisation des villes canadiennes.

Musée McCord
19e siècle
© 2007, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


L’urbanisation s’intensifie à partir de la fin du 19e siècle. Les villes et leurs industries attirent comme des aimants les populations rurales qui ne parviennent plus à assurer leur subsistance par le travail de la terre. Des immigrants de partout, anxieux de s’y refaire une vie, affluent vers le Canada.

La convergence des populations vers les villes se produit dans des milieux qui ne sont pas prêts à les recevoir, ni adaptés à l’accroissement des activités industrielles et commerciales. Il s’ensuit une dégradation des lieux et des conditions de vie, caractérisée par un taux de mortalité élevé. Les populations s’entassent dans des logements insalubres et dans des quartiers pollués par les industries. À cela s’ajoutent des problèmes de santé provoqués par la piètre qualité de l’eau et du lait consommés et l’éclosion d’épidémies.

Nombreux sont les témoignages qui, comme le célèbre rapport d’enqu&eci Pour en lire plus

L’urbanisation s’intensifie à partir de la fin du 19e siècle. Les villes et leurs industries attirent comme des aimants les populations rurales qui ne parviennent plus à assurer leur subsistance par le travail de la terre. Des immigrants de partout, anxieux de s’y refaire une vie, affluent vers le Canada.

La convergence des populations vers les villes se produit dans des milieux qui ne sont pas prêts à les recevoir, ni adaptés à l’accroissement des activités industrielles et commerciales. Il s’ensuit une dégradation des lieux et des conditions de vie, caractérisée par un taux de mortalité élevé. Les populations s’entassent dans des logements insalubres et dans des quartiers pollués par les industries. À cela s’ajoutent des problèmes de santé provoqués par la piètre qualité de l’eau et du lait consommés et l’éclosion d’épidémies.

Nombreux sont les témoignages qui, comme le célèbre rapport d’enquête du réformiste montréalais Sir H. B. Ames, The city below the hill, dépeignent en des termes dramatiques cette dégradation des milieux urbains et les dangers, réels ou imaginés, qui leur sont associés. Le ton alarmiste tout comme les images apocalyptiques employés pour décrire Montréal et les conditions d’existence difficiles attestent de l’ampleur des changements provoqués par l’avènement d’une société urbaine et industrielle. La critique impitoyable des observateurs de l’époque vise aussi à faire pression sur les autorités municipales pour qu’elles assainissent les quartiers populaires autant que les modes de vie de leurs habitants.

Les mesures adoptées foisonnent. Elles sont dirigées vers l’organisation de voies de communication et de transports publics, l’aménagement de systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’évacuation des eaux usées, l’adoption de nouvelles normes de construction, l’amélioration des conditions sanitaires et l’introduction de la vaccination. Aussi, dans un contexte où les villes sont diabolisées pour leur laideur et leur insalubrité, le désir d’aménager des lieux propices à la communion avec la nature s’exprime. À Montréal, des squares, des jardins et des parcs font leur apparition, bientôt suivis de terrains de jeux. Les uns et les autres sont établis aux fins d’embellir la ville et de fournir à la population des espaces de détente et de loisirs.

L’adaptation au mode de vie urbain n’est pas facile pour les nouveaux citadins de l’époque. Toutefois, ils bénéficient des nombreuses transformations apportées au cadre urbain, sur le plan des infrastructures et des services publics. Celles-ci modifient substantiellement l’apparence et l’organisation des villes canadiennes.

RÉFÉRENCES

Ames, Herbert Brown. The City Below the Hill: A Sociological Study of a Portion of the City of Montreal, Toronto, University of Toronto Press, 1972 (1897), 116 p.

Artibise, Alan, F. J. L'expansion urbaine dans les Prairies, 1870-1930, Société historique du Canada, brochure historique no 34, 1981, [en ligne].
[http://www.collectionscanada.ca/cha-shc/002013-119.01-f.php?&booklet_id=H-34&page_sequence_nbr=1&browse=yes&&PHPSESSID=76734eb18901c1b9bb888d4d8e0bd40a] (page consultée le 8 mai 2007).

Bliss, Michael. Montréal au temps du grand fléau. L'histoire de l'épidémie de 1885, Montréal, Libre Expression, 1993, 348 p.

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Cadotte, Marcel. « Épidémie », L’Encyclopédie canadienne, [en ligne].
[http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0002629] (page consultée le 8 mai 2007).

Careless, J.M.S. L’expansion des villes canadiennes avant 1914, Société historique du Canada, brochure historique no 32, 1977, [en ligne].
[http://www.collectionscanada.ca/002/013/002013-119.01-f.php?&booklet_id=H-32&page_sequence_nbr=1&browse=yes&&PHPSESSID=51a11e1588e2f42108f0161b585b0264] (page consultée le 8 mai 2007).

Copp, Terry. Classes ouvrières et pauvreté : les conditions de vie des travailleurs montréalais, 1897-1929, Montréal, Boréal Express, 1978..

Couturier, Jacques-Paul. « Prohiber ou contrôler ? L’application de l’Acte de tempérance du Canada à Moncton, N.-B., 1881-1896 », Acadiensis, vol. XVII, no 2 (printemps 1988).

Dagenais, Michèle. Faire et fuir la ville. Espaces publics de culture et de loisirs à Montréal et Toronto aux XIXe et XXe siècles, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 2006

De Lottinville, Peter. « Joe Beef of Montreal: Working-Class Culture and the Tavern, 1869-1889 », Labour/ Le travail, nos 8/9 (1981/1982), p. 9-40.

Gournay, Isabelle et France Vanlaethem (sous la dir. de). Montreal Metropolis, 1880-1930, Toronto, Stoddard/CCA, 1998.

Mackay, Donald. The Square Mile: Merchant Princes of Montreal, Vancouver/Toronto, Douglas & McIntyre, 1987.

Atlas historique du Canada. Vol. III : Jusqu’au cœur du XXe siècle, 1891-1961, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1990 : urbanisation du territoire, planche 10; les transformations économiques de Montréal, planche 14; la société montréalaise au début du XXe siècle, planche 30; la population de Winnipeg au début du XXe siècle, planche 31.


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M930.50.5.142 : La nouvelle façon : 300 paires par jour, 1880

Image portant sur le passage du travail artisanal à la fabrication industrielle dans le secteur de la cordonnerie. Hyperlien pour afficher dans une nouvelle fenêtre la fiche complète provenant du site du musée

John Henry Walker
1880
M930.50.5.142
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Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l'artisanat à l'industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L'artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d'apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d'employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu'une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s'accompagne d'horaires fixes et d'une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.

Quoi
Différentes sortes de machines permettent de préparer le cuir, d'assembler les pièces et de les coudre. Le travail peut être dangereux en raison du manque de consignes de sécurité.


La transition de l'artisanat à l'industrie implique un changem Pour en lire plus
Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l'artisanat à l'industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L'artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d'apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d'employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu'une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s'accompagne d'horaires fixes et d'une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.

Quoi
Différentes sortes de machines permettent de préparer le cuir, d'assembler les pièces et de les coudre. Le travail peut être dangereux en raison du manque de consignes de sécurité.


La transition de l'artisanat à l'industrie implique un changement de lieu de travail. Les travailleurs de la chaussure ne travaillent plus dans les ateliers d'artisan, mais dans des manufactures.

Quand
Dans les années 1880, la mécanisation permet la production de masse de chaussures à un coût environ 50 % moins élevé que 30 ans auparavant.

Qui
John Henry Walker, artisan graveur (1831-1899), s'inquiète à la fin de sa vie de l'éventuelle disparition de son métier en raison des progrès des techniques de reproduction.

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M994.104.1.3.161: L’eau de la Ville sous microscope

Image portant sur la mauvaise qualité de l’eau à Montréal vers 1870, au moment où les travaux de Pasteur dans le domaine de la bactériologie se font connaître. Hyperlien pour afficher dans une nouvelle fenêtre la fiche complète provenant du site du musée

Inconnu
1870
M994.104.1.3.161
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Cette image de 1870 illustrant les éléments nocifs de l'eau à Montréal a été utilisée pour une campagne en faveur de la filtration de l'eau.

À Montréal, la qualité de l'eau est toujours suspecte à la fin du XIXe siècle. Le seul moyen de purification de l'eau prévu par le système municipal d'aqueduc l'eau consiste à laisser celle-ci reposer dans d'immenses réservoirs. Plus efficace dans de telles conditions, la filtration débarrasse l'eau des matières lourdes et grossières et élimine les germes et les microbes.

Les premiers travaux de Pasteur sur les bactéries, dans les années 1870, permettent d'arriver à la conclusion que les maladies infectieuses et les épidémies ne sont pas provoquées par les émanations des fosses d'aisances et des égouts, mais plutôt par de l'eau contaminée. Ces découvertes révèlent l'importance de purifier l'eau destinée à la consommation humaine.

Quoi
L'illustra Pour en lire plus
Cette image de 1870 illustrant les éléments nocifs de l'eau à Montréal a été utilisée pour une campagne en faveur de la filtration de l'eau.

À Montréal, la qualité de l'eau est toujours suspecte à la fin du XIXe siècle. Le seul moyen de purification de l'eau prévu par le système municipal d'aqueduc l'eau consiste à laisser celle-ci reposer dans d'immenses réservoirs. Plus efficace dans de telles conditions, la filtration débarrasse l'eau des matières lourdes et grossières et élimine les germes et les microbes.

Les premiers travaux de Pasteur sur les bactéries, dans les années 1870, permettent d'arriver à la conclusion que les maladies infectieuses et les épidémies ne sont pas provoquées par les émanations des fosses d'aisances et des égouts, mais plutôt par de l'eau contaminée. Ces découvertes révèlent l'importance de purifier l'eau destinée à la consommation humaine.

Quoi
L'illustration présente les différentes matières organiques et inorganiques observées dans l'eau de Montréal en 1870 par des membres du Montreal Microscope Club.


En 1856, Montréal cesse enfin de puiser l'eau à proximité du principal collecteur d'égout de la ville après la rénovation majeure du réseau municipal d'aqueduc.

Quand
Les municipalités canadiennes ne comprennent qu'en 1894 que la détérioration de la qualité de l'eau potable est due au déversement des eaux usées dans les cours d'eau.

Qui
Le biologiste français Louis Pasteur (1822-1895) découvre que l'eau est un milieu favorable à la prolifération des bactéries.

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M992X.5.82 : Le maire nocturne de Montréal lors de sa tournée spectrale (dédié à la Commission de santé)

Caricature dénonçant les mauvaises conditions de vie des Montréalais, le taux de mortalité élevé, les conditions d’hygiène déplorables et les épidémies de maladies infectieuses au 19e siècle. Hyperlien pour afficher dans une nouvelle fenêtre la fiche complète provenant du site du musée

Henri Julien
1875
M992X.5.82
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Au 19e siècle, les maladies infectieuses font de nombreuses victimes à Montréal. Les manufactures de la ville, tout comme de nombreuses habitations d'ouvriers, sont souvent des endroits malsains.

Cette caricature dépeint avec sarcasme la santé déplorable des Montréalais. La raillerie s'adresse à l'organisme municipal chargé de la santé qui n'est manifestement pas des plus efficaces. Depuis 1870, un comité de police et de santé veille à la propreté de la ville de Montréal. Cependant, ce dernier ne se réunit que deux ou trois fois par année. De plus, les deux médecins qui y siègent n'y sont pas très influents puisqu'ils n'assistent jamais aux réunions. Ce n'est qu'en 1876 qu'un bureau de santé mieux organisé est enfin mis sur pied, réunissant deux fois par mois neuf échevins, neuf citoyens et six médecins.

Avant les découvertes de Louis Pasteur (1822-1895) dans le domaine de la bactériologie au cours des années 1880, on croyait que les épidémi Pour en lire plus

Au 19e siècle, les maladies infectieuses font de nombreuses victimes à Montréal. Les manufactures de la ville, tout comme de nombreuses habitations d'ouvriers, sont souvent des endroits malsains.

Cette caricature dépeint avec sarcasme la santé déplorable des Montréalais. La raillerie s'adresse à l'organisme municipal chargé de la santé qui n'est manifestement pas des plus efficaces. Depuis 1870, un comité de police et de santé veille à la propreté de la ville de Montréal. Cependant, ce dernier ne se réunit que deux ou trois fois par année. De plus, les deux médecins qui y siègent n'y sont pas très influents puisqu'ils n'assistent jamais aux réunions. Ce n'est qu'en 1876 qu'un bureau de santé mieux organisé est enfin mis sur pied, réunissant deux fois par mois neuf échevins, neuf citoyens et six médecins.

Avant les découvertes de Louis Pasteur (1822-1895) dans le domaine de la bactériologie au cours des années 1880, on croyait que les épidémies et les maladies étaient provoquées par des émanations appelées « miasmes ». On ignorait que plusieurs maladies infectieuses telles que le choléra, la dysenterie et la typhoïde étaient causées par des bactéries pouvant se propager dans l'eau et les aliments.

Quoi
Cette caricature représente la mort munie de sa faux, déambulant à bord d'une charrette chargée d'un cercueil. Autour d'elle, flottent des vapeurs baptisées « Miasme », « Dysenterie », « Variole », « Typhus », « Choléra » et « Fièvre ».


Une usine, illustrée en arrière-plan, laisse échapper des émanations qui symbolisent différentes maladies infectieuses. À la fin du 19e siècle, les usines et les manufactures, tout comme les habitations, sont des endroits où l'hygiène est parfois déficiente.

Quand
Le choléra tue en 1854 plus de 5 000 personnes dans toute l'Amérique britannique. En 1847, une épidémie terrible de typhus, provoquée par l'arrivée d'immigrants britanniques, cause la mort de milliers de personnes au pays. À Montréal, plus de 3 800 personnes meurent de cette maladie. Finalement, entre 1872 et 1885, la ville est frappée par des vagues d'épidémies de variole.

Qui
Deux personnes occupent à tour de rôle le poste de maire pendant l'année 1875. Il s'agit d'Aldis Bernard (1810-1876) qui est maire entre 1873 et 1875 et de William H. Hingston (1829-1907), élu maire de 1875 à 1877.

RÉFÉRENCES

Gaumer, Benoît, Georges Desrosiers et Othmar Keel, Histoire du Service de santé de la Ville de Montréal, 1865-1975, Sainte-Foy, Éditions de l'IQRC, 2002.

Young, Brian. Une mort très digne. L'histoire du cimetière Mont-Royal, Montréal et Kingston, McGill-Queen's University Press, 2003.


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M993X.5.1135 : Montréal. Saint Georges (le maire Hingston) et le dragon (la variole), 1876

Caricature sur les efforts menés par William Hales Hingston à Montréal, en tant que médecin lors d’épidémies de variole de 1872 à 1885 et en tant que maire, afin de réformer l’organisation sanitaire de la ville. Hyperlien pour afficher dans une nouvelle fenêtre la fiche complète provenant du site du musée

1876
M993X.5.1135
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Entre 1872 et 1885, la ville de Montréal est frappée par des épidémies de variole. William Hales Hingston (1829-1907), qui est médecin et chirurgien, se trouve alors au premier rang pour soigner les victimes. Entre 1875 et 1877, il œuvre en tant que maire à l’amélioration des conditions de santé des Montréalais. En 1876, il contribue à réformer en profondeur l’organisation sanitaire de la ville, notamment en permettant au bureau de santé municipal de devenir un organisme permanent.

À la fin des années 1870, les découvertes de Louis Pasteur (1822-1895) dans le domaine de la bactériologie ont un impact majeur sur le traitement et la prévention des maladies. Aussi, lors de l’épidémie de variole de 1885, la vaccination devient obligatoire à Montréal. Mais à l’époque, comme les médecins ne maîtrisent pas encore parfaitement les techniques d’immunisation, la vaccination propage parfois la maladie. Certains médecins refusent alors de vacciner et une éme Pour en lire plus

Entre 1872 et 1885, la ville de Montréal est frappée par des épidémies de variole. William Hales Hingston (1829-1907), qui est médecin et chirurgien, se trouve alors au premier rang pour soigner les victimes. Entre 1875 et 1877, il œuvre en tant que maire à l’amélioration des conditions de santé des Montréalais. En 1876, il contribue à réformer en profondeur l’organisation sanitaire de la ville, notamment en permettant au bureau de santé municipal de devenir un organisme permanent.

À la fin des années 1870, les découvertes de Louis Pasteur (1822-1895) dans le domaine de la bactériologie ont un impact majeur sur le traitement et la prévention des maladies. Aussi, lors de l’épidémie de variole de 1885, la vaccination devient obligatoire à Montréal. Mais à l’époque, comme les médecins ne maîtrisent pas encore parfaitement les techniques d’immunisation, la vaccination propage parfois la maladie. Certains médecins refusent alors de vacciner et une émeute éclate. Hingston, pour sa part, se trouve parmi les médecins qui militent en faveur de la vaccination publique.

Cette caricature présente le maire de Montréal, William Hales Hingston (1829-1907), sous les traits de saint Georges. Selon la légende, cet officier de l’armée romaine aurait combattu un dragon qui terrorisait les habitants d’une ville de Libye et qui menaçait de tuer la fille du roi. Le personnage est généralement représenté à cheval, terrassant le dragon. Dans cette caricature d’Henri Julien (1852-1908), le dragon symbolise la variole.

Quoi
La variole est une maladie infectieuse qui se transmet par les postillons ou par des particules séchées sur des couvertures ou des vêtements. Cette maladie très redoutée, aussi connue sous le nom de « petite vérole », pouvait tuer, avant l’implantation de la vaccination, de 30 à 40 % des malades.


À la fin du 19e siècle, la ville de Montréal voit sa population croître de manière importante, principalement en raison de l’industrialisation. Le taux de mortalité y est très élevé, notamment à cause des mauvaises conditions d’hygiène.

Quand
Les municipalités du Québec sont responsables de la lutte contre la propagation des maladies jusqu’à ce que soit créé, en 1887, le Conseil d’hygiène, un organisme provincial.

Qui
Hingston, l’un des chirurgiens canadiens les plus réputés de son époque, reçoit plusieurs titres honorifiques vers la fin de sa carrière, au Canada et ailleurs. La reine Victoria lui accorde notamment le titre de chevalier en 1895.

RÉFÉRENCES

Bernier, Jacques. « Maladies, médecine et société au Canada : Aperçu historique », Les brochures de la Société historique du Canada, Société historique du Canada, volume 63, [en ligne]. [http://www.collectionscanada.ca/obj/002013/f2/H-63_fr.pdf?PHPSESSID=pa8kmumn4cqk82rvbgq720mh07] (page consultée le 24 avril 2007).

Cadotte, Marcel. « Épidémie », « Variole », L’Encyclopédie canadienne, [en ligne].
[http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1SEC849720] (page consultée le 24 avril 2007).

Desrosiers, Georges. « Santé publique », L’Encyclopédie canadienne, [en ligne ]. [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0009515] (page consultée le 24 avril 2007).

Goulet, Denis et Othmar Keel. « Hingston, sir William Hales », Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne].
[http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=40906&query=Hingston] (page consultée le 24 avril 2007).


« Saint Georges », site du musée national du Moyen Âge - Thermes de Cluny pour les enfants, [en ligne]. [http://www.culture.gouv.fr/cluny/qui/legende/georges.htm] (page consultée le 24 avril 2007).

« William Hales Hingston 1875-1877 », « La démocratie à Montréal, de 1830 à nos jours », site des Archives de Montréal, [en ligne].[http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/hingston/index.shtm] (page consultée le 24 avril 2007).


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M993X.5.1022: Quelques suggestions au comité des incendies de Montréal, dont la praticabilité est évidente

Caricature sur l’inefficacité de l’équipement du service des incendies de Montréal, inadapté aux nouveaux édifices de quatre, cinq ou six étages. Hyperlien pour afficher dans une nouvelle fenêtre la fiche complète provenant du site du musée

Edward Jump
1873 04 12
M993X.5.1022
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Au 19e siècle, de nombreux incendies surviennent à Montréal. Le grand incendie de 1852 est particulièrement marquant : pendant 26 heures, le feu ravage près de la moitié des bâtiments de la ville, jetant quelque 9 000 personnes à la rue!

Au cours de la seconde moitié du siècle, l’architecture urbaine se transforme. Les édifices de quatre, cinq ou six étages sont de plus en plus nombreux au centre-ville, rendant l’équipement du service des incendies inadéquat. L’ingénieur en chef du « Département du feu » en avait fait mention dans un rapport publié en 1867, soutenant qu’il était nécessaire de remédier à ce problème. À l’époque, son cri d’alarme ne fut pas entendu.

Le 18 mars 1873, lors de l’incendie de l’hôtel Saint-Jacques, un édifice de cinq étages, les pompiers ne sont pas en mesure d’atteindre les derniers étages de l’édifice. Leurs échelles ne sont pas assez longues! L’in Pour en lire plus
Au 19e siècle, de nombreux incendies surviennent à Montréal. Le grand incendie de 1852 est particulièrement marquant : pendant 26 heures, le feu ravage près de la moitié des bâtiments de la ville, jetant quelque 9 000 personnes à la rue!

Au cours de la seconde moitié du siècle, l’architecture urbaine se transforme. Les édifices de quatre, cinq ou six étages sont de plus en plus nombreux au centre-ville, rendant l’équipement du service des incendies inadéquat. L’ingénieur en chef du « Département du feu » en avait fait mention dans un rapport publié en 1867, soutenant qu’il était nécessaire de remédier à ce problème. À l’époque, son cri d’alarme ne fut pas entendu.

Le 18 mars 1873, lors de l’incendie de l’hôtel Saint-Jacques, un édifice de cinq étages, les pompiers ne sont pas en mesure d’atteindre les derniers étages de l’édifice. Leurs échelles ne sont pas assez longues! L’incendie, qui occasionne la mort de cinq personnes, révolte le grand public. Cette caricature est publiée en avril, à la suite du sinistre. Ce n’est qu’après l’incendie de l’hôtel Saint-Jacques que la ville investit 15 000 $ pour l’achat de nouveaux équipements, qui comprennent entre autres une sorte échelle aérienne, appelée « Skinner ».

Quoi
Constatant l’absurdité de la situation et l’inefficacité de l’équipement du service des incendies, le caricaturiste a imaginé et illustré des systèmes d’échelles des plus loufoques.


Les services publics à Montréal, tels que le service de prévention des incendies, se développent au 19e siècle, alors que la ville voit sa population s’accroître de façon importante principalement en raison de l’industrialisation.

Quand
Cette caricature paraît dans l’hebdomadaire The Canadian Illustrated News le 12 avril 1873. Le texte qui l’accompagne suggère au Département du feu de s’inspirer du service des incendies allemand, qui, semble-t-il, possédait à l’époque un système d’échelles des plus efficaces.

Qui
C’est à partir de 1863 seulement que le Département du feu de la ville de Montréal (créé en 1841) embauche des pompiers professionnels et permanents. Ces pompiers sont alors appuyés par trois compagnies de pompiers volontaires.


RÉFÉRENCES

Draper, D. W. et Frank Quinn. « Système de distribution d’eau », L’Encyclopédie canadienne, [en ligne]. [http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0008466] (page consultée le 24 avril 2007).

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Linteau, Paul André. Histoire de Montréal depuis la Confédération, Montréal, Boréal, 2000.

Redfern, Bruce D. The Montreal Fire Department in the Nineteenth Century. It’s transformation from a Volunteer to a Professional Organization, mémoire de maîtrise, Département d’histoire, Université Concordia, 1993.

Robert, Jean-Claude. Atlas historique de Montréal, Montréal, Art global : Libre expression, 1994.

« Au feu! Au feu! », « Montréal Clic, no 5 », Centre d’histoire de Montréal, [en ligne]. [http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,3090352&_dad=portal&_schema=PORTAL] (page consultée le 24 avril 2007).

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Objectifs d'apprentissage

Cette activité sur l'objet d'apprentissage Splendeurs et misères de la vie urbaine s’arrime au programme québécois d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté, en 3e secondaire (1re année du 2e cycle du secondaire). Elle est conçue pour amener les élèves à interpréter la formation de la fédération canadienne, sous l’angle de l’urbanisation, en prenant le cas particulier de Montréal, la métropole du pays où d’importantes transformations sociales et territoriales ont été induites par l’industrialisation. Elle prend notamment appui sur des caricatures anciennes et autres dessins, datant des années 1870 et 1880.

L’intention éducative consiste à « amener l’élève à faire preuve de sens critique, éthique et esthétique à l’égard des médias », plus précisément, à constater la place et l’influence des médias dans sa vie quotidienne et la société, et à apprécier des représentations médiatiques.

Les intentions pédagogiques visées sont :

  • Compétence disciplinaire 2 : interpréter les réalités sociales à l’aide de la méthode historique.
  • Technique : interprétation d’un document iconographique.
  • Réalité sociale : formation de la fédération canadienne.
  • Concept : urbanisation.
  • Connaissances historiques : développement urbain, conditions de vie et de travail.
  • Compétence transversale 1 : exploiter l’information.
  • Compétence transversale 4 : mettre en œuvre sa pensée créatrice.
  • Compétence transversale 6 : exploiter les technologies de l’information et des communications.

Tiré de :
Québec, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport [MÉLS]. Histoire et éducation à la citoyenneté, Programme de formation de l’école québécoise, secondaire, 2e cycle, version approuvée, 2006.


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