James Douglas, gouverneur de la colonie britannique de l'île de Vancouver (de 1851 à 1864) et de la Colombie-Britannique (de

Les historiens croient que les colons Noirs de San Francisco sont venus à Victoria en 1858 à la suite de l'invitation précise du gouverneur. James Douglas avait été un employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson quand il a fondé Fort Victoria en 1843, et en 1851, il a été nommé second gouverneur de la colonie britannique de l'île de Vancouver.

Royal BC Museum, BC Archives
ca. 1860
Photograph
193501-001 Call no.: A-01229
© 2008, Royal BC Museum, BC Archives. All Rights Reserved.


12Le SS Commodore, un bateau britannique commandé par le capitaine James Nagle

En 1858, The Commodore a transporté un comité de 35 immigrants Noirs potentiels vers le nord à partir de la Californie. La tâche des membres du comité était de rendre compte à la communauté de San Francisco si l'île de Vancouver convenait à l'établissement de Noirs. Les membres du comité ont exploré Victoria et ont constaté que les terres étaient abordables et les lois favorables aux Noirs. Ils sont retournés en Californie et ont recommandé le déplacement.

Royal BC Museum, BC Archives

193501-001 Call no.: B-02713
© 2008, BC Archives collection. All Rights Reserved.


Le 14 avril 1858, la communauté noire de San Francisco s’est réunie dans l’église Zion pour écouter le capitaine Jeremiah Nagle, capitaine d’un bateau britannique, The Commodore. Ces hommes et ces femmes étaient libres, mais n’avaient aucun droit civil en Californie, et ils étaient victimes de discrimination de plus en plus violente. Ayant décidé de passer à autre chose, ils examinaient maintenant plusieurs destinations, dont le Mexique et le Panama. Le capitaine Nagle était venu avec l’ordre du gouverneur de la Colombie-Britannique de les convaincre d’aller au Nord.

Le gouverneur James Douglas était un homme extraordinaire. Né dans les années 1790 en Amérique du Sud d’un père Écossais et d’une mère Noire, il avait été apprenti dans sa jeunesse dans le commerce canadien de la fourrure, avec vécu une vie d’aventure dans le milieu sauvage et avait marié une femme Autochtone. Éventuellement, il a fondé Fort Victoria sur l’Île de Vancouver et est deve Pour en lire plus
Le 14 avril 1858, la communauté noire de San Francisco s’est réunie dans l’église Zion pour écouter le capitaine Jeremiah Nagle, capitaine d’un bateau britannique, The Commodore. Ces hommes et ces femmes étaient libres, mais n’avaient aucun droit civil en Californie, et ils étaient victimes de discrimination de plus en plus violente. Ayant décidé de passer à autre chose, ils examinaient maintenant plusieurs destinations, dont le Mexique et le Panama. Le capitaine Nagle était venu avec l’ordre du gouverneur de la Colombie-Britannique de les convaincre d’aller au Nord.

Le gouverneur James Douglas était un homme extraordinaire. Né dans les années 1790 en Amérique du Sud d’un père Écossais et d’une mère Noire, il avait été apprenti dans sa jeunesse dans le commerce canadien de la fourrure, avec vécu une vie d’aventure dans le milieu sauvage et avait marié une femme Autochtone. Éventuellement, il a fondé Fort Victoria sur l’Île de Vancouver et est devenu le premier gouverneur britannique du territoire. L’un des objectifs qu’il s’était fixés était « l’abolition de l’esclavage à l’intérieur de nos frontières. »

Les Noirs de San Francisco ont écouté attentivement le capitaine Nagle, ont examiné les cartes et ont posé beaucoup de questions. Avant la fin de la réunion, ils avaient décidé d’envoyer une commission de 35 membres avec le capitaine Nagle sur The Commodore afin qu’ils explorent Victoria. Lorsque les nouvelles sont arrivées que les terres étaient abordables et que les Noirs en Colombie-Britannique avaient les mêmes droits que les citoyens blancs, ils ont décidé. Quelque 800 Afro-américains ont fait leurs bagages et sont partis au nord.
Pionniers noirs de la Colombie-Britannique. événement historique national du Canada. Désignation en 1997. Plaque : Saanichton, Colombie-Britannique.
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Mifflin Gibbs, universitaire doué, homme d'affaires et l'un des meneurs de l'immigration de 1858.

Mifflin Gibbs, le fils d'abolitionnistes noirs qui ont appuyé le chemin de fer clandestin dans l'est des États-Unis, s'est rendu en Californie, où il est devenu un leader dans le milieu des affaires des Noirs. En 1858, il s'est joint à un groupe qui a émigré en Colombie-Britannique et s'est placé sous la protection de la loi britannique. Il est retourné par après aux États-Unis et a terminé sa carrière d'avocat et de juge.

Schomburg Center for Research in Black Culture, New York Library
vers 1902
Photograph
Digital record: 435946. ID: 1123108
© 2008, New York Library. All Rights Reserved.


Intérieur d'une boutique appartenant à un immigrant Noir à Victoria, en Colombie-Britannique

John Thomas Pierre, l'un des immigrants Noirs en Colombie-Britannique de la Californie, a fondé un commerce de tailleur à Fort Street à Victoria. Il n'était que l'un des nombreux hommes d'affaires énergiques qui a aidé à faire de la petite colonie une ville en progression.

Royal BC Museum, BC Archives
vers 1890
Photograph
193501-001. Call no.: A-09462
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Les journaux de 1858 étaient remplis de nouvelles au sujet de la ruée vers l’or en Colombie-Britannique, et les Américains partaient vers le Nord en centaine. Mifflin Gibbs, l’un des marchands Noirs des plus prospères de San Francisco, avait une autre idée en tête. Ils savaient que les mineurs s’en allant dans les montagnes auraient besoin d’équipement et de fournitures. Lorsqu’il s’est embarqué sur le bateau pour Victoria, il a donc emporté avec lui une quantité énorme de tout ce dont ces mineurs auraient besoin, de la farine au bacon, en passant par des couvertures et des pelles. Il est arrivé à Victoria, prêt à faire une affaire d’or, et il n’y avait pas beaucoup de compétition là-bas. Il a écrit avec mépris que les marchands de Victoria sont « des vieilles barbes destitués de l’entreprise des Yankees. »

Gibbs était l’un des immigrants les plus brillants et prospères des immigrants de 1858, mais, en fait, il s’agissait d’un groupe trav Pour en lire plus
Les journaux de 1858 étaient remplis de nouvelles au sujet de la ruée vers l’or en Colombie-Britannique, et les Américains partaient vers le Nord en centaine. Mifflin Gibbs, l’un des marchands Noirs des plus prospères de San Francisco, avait une autre idée en tête. Ils savaient que les mineurs s’en allant dans les montagnes auraient besoin d’équipement et de fournitures. Lorsqu’il s’est embarqué sur le bateau pour Victoria, il a donc emporté avec lui une quantité énorme de tout ce dont ces mineurs auraient besoin, de la farine au bacon, en passant par des couvertures et des pelles. Il est arrivé à Victoria, prêt à faire une affaire d’or, et il n’y avait pas beaucoup de compétition là-bas. Il a écrit avec mépris que les marchands de Victoria sont « des vieilles barbes destitués de l’entreprise des Yankees. »

Gibbs était l’un des immigrants les plus brillants et prospères des immigrants de 1858, mais, en fait, il s’agissait d’un groupe travaillant et plein d’initiative, déterminé à réussir. Ils ont ouvert une variété de commerces dans la ville, ateliers d’habillement et de vêtements, une quincaillerie, une saumonnerie, un barbier et une pension pour n’en nommer que quelques-uns. Un groupe d’immigrants peu nombreux est allé à l’extérieur de Victoria pour se lancer en agriculture, et certains ont réussi à faire fortune avec l’or. En tant que groupe, ces immigrants ont grandement contribué à la variété et à la vigueur de la vie dans la toute nouvelle Colombie-Britannique, mais aucun n’était aussi polyvalent et vigoureux que Mifflin Gibbs. Au cours de ses années dans la colonie, il a été propriétaire de commerce, politicien, journaliste, mineur et étudiant à temps partiel en droit et chargé de cours.

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La Victoria Pioneer Rifles, la première unité de milice de la province de la Colombie-Britannique

La Pioneer Rifles a été formée en 1861, symbole de la fierté et de la citoyenneté des Noirs, et dissoute quelques années plus tard face à la discrimination raciale.

Charles Gentile
Bibliothèque et Archives Canada
vers 1861
Photograph
1967-001 / C-022626
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Dans sa jeunesse, Mifflin Gibbs avait lutté de façon active contre le racisme à Philadelphie. En Californie, il a été à la tête de manifestations pour les droits civils et a fondé le premier journal noir de l’État. Il avait fait face à la haine. Mais, quand sa femme et lui ont été enfarinés au moment où ils tentaient d’atteindre leurs places au Victoria Theatre, ce fut une insulte de trop.

Les immigrants de San Francisco étaient venus en Colombie-Britannique croyant qu’il s’agissait « de la terre de la liberté et de l’humanité. » Elle l’était d’une certaine façon. Les résidents Noirs avaient le droit de voter, d’être membres de jurés et de témoigner en cour. Mifflin Gibbs a été élu au conseil municipal de Victoria. Au moins, quelques églises et commerces les accueillaient. Mais d’autres ne le faisaient pas, et en général, la communauté blanche ne les aimait pas. Les religieuses catholiques, contre leu Pour en lire plus
Dans sa jeunesse, Mifflin Gibbs avait lutté de façon active contre le racisme à Philadelphie. En Californie, il a été à la tête de manifestations pour les droits civils et a fondé le premier journal noir de l’État. Il avait fait face à la haine. Mais, quand sa femme et lui ont été enfarinés au moment où ils tentaient d’atteindre leurs places au Victoria Theatre, ce fut une insulte de trop.

Les immigrants de San Francisco étaient venus en Colombie-Britannique croyant qu’il s’agissait « de la terre de la liberté et de l’humanité. » Elle l’était d’une certaine façon. Les résidents Noirs avaient le droit de voter, d’être membres de jurés et de témoigner en cour. Mifflin Gibbs a été élu au conseil municipal de Victoria. Au moins, quelques églises et commerces les accueillaient. Mais d’autres ne le faisaient pas, et en général, la communauté blanche ne les aimait pas. Les religieuses catholiques, contre leur gré, ont été forcées d’isoler les filles « de couleur ». Le gouverneur Douglas a tenté sans succès de nommer des Noirs dans le service de police de la ville. Lorsque des Noirs se portaient bénévoles pour le service d’incendie, les Blancs refusaient de travailler. Des places isolées ont été instaurées au Victoria Theatre en 1860. La réalisation dont la communauté noire de Victoria a probablement été la plus fière a également été la plus décevante. En 1861, les Noirs ont formé la toute première unité de milice de la colonie, la Pioneer Rifle Corps. Trois années plus tard, après qu’on leur ait interdit de parader dans les cérémonies d’accueil pour le nouveau gouverneur, elle s’est dissoute. À la fin, Mifflin Gibbs et une poignée d’autres personnes ont baissé les bras et sont partis. La Colombie-Britannique a été appauvrie par leur départ.

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Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias de l’Objectif d’apprentissage 6, les élèves seront capables :

• d’illustrer l’importance des garanties juridiques relatives à l’émigration des Noirs de la Californie en Colombie-Britannique;

• d’examiner l’héritage du gouverneur James Douglas dans son objectif de créer un territoire sans esclavage,

• de montrer la façon dont les Noirs qui étaient prêts à travailler fort et à innover ont été capables de créer des possibilités et de prospérer pendant la ruée vers l’or dans la Colombie-Britannique des années 1850;

• de réfléchir aux gestes et aux comportements racistes présents dans la Colombie-Britannique des années 1850, malgré des lois avant-gardistes.

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