Nous, les Wolastoqiyik, convenons généralement que la documentation se rapportant à notre histoire contient de nombreuses représentations erronées de nos ancêtres. Par exemple, les premiers explorateurs, les autorités coloniales, les missionnaires et les colons leur ont accolé diverses épithètes : « indiens », « sauvages », « barbares », « idolâtres », « païens » et « non civilisés ». Malheureusement, ces termes ont été utilisés dans des ouvrages « universitaires », des documents officiels et des journaux personnels. Ces étiquettes véhiculaient des images négatives des autochtones en général et des Wolastoqiyik en particulier.

Nos ancêtres avaient leurs propres termes pour se désigner, mais on ne leur a jamais demandé, ni même permis, de les communiquer. Ils ont adopté le terme « Wolastoqiyik » pour parler de notre peuple, parce que nous avons toujours vécu le long de la Wolastoq (rebaptis&eacut Pour en lire plus
Nous, les Wolastoqiyik, convenons généralement que la documentation se rapportant à notre histoire contient de nombreuses représentations erronées de nos ancêtres. Par exemple, les premiers explorateurs, les autorités coloniales, les missionnaires et les colons leur ont accolé diverses épithètes : « indiens », « sauvages », « barbares », « idolâtres », « païens » et « non civilisés ». Malheureusement, ces termes ont été utilisés dans des ouvrages « universitaires », des documents officiels et des journaux personnels. Ces étiquettes véhiculaient des images négatives des autochtones en général et des Wolastoqiyik en particulier.

Nos ancêtres avaient leurs propres termes pour se désigner, mais on ne leur a jamais demandé, ni même permis, de les communiquer. Ils ont adopté le terme « Wolastoqiyik » pour parler de notre peuple, parce que nous avons toujours vécu le long de la Wolastoq (rebaptisée « fleuve Saint-Jean par Samuel de Champlain »). Par conséquent, nous sommes le peuple de la Wolastoq. Notre identité est liée au fleuve et à la terre qui le borde.

Un examen de la littérature sur les Wolastoqiyik révèle une continuation des représentations erronées. Par exemple, le mot « Malécite » n’est pas un terme wolastoqiyik; il s’agit plutôt d’un terme mi’kmaq désignant les Wolastoqiyik comme « des gens qui parlent lentement ». « Paléoindiens », « Indiens archaïques » et « Etchemins » sont d’autres noms qui ont été imposés à mes ancêtres. Notre droit à l’autodésignation nous a été ôté pour être confié d’abord aux autorités coloniales, puis au Département des Affaires des Sauvages.

Ces premières conceptions des Autochtones ont été nourries et renforcées par les médias. Elles sont répandues dans les films, les sports, les publications, les journaux et même les documents officiels distribués par les gouvernements. Ces images ont des effets négatifs sur les Wolastoqiyik, tant sur le plan historique que contemporain. Elles ont influé sur les politiques et les programmes qui touchent les Wolastoqiyik dans leur vie. Par exemple, nos ancêtres ont été décrits comme des nomades, ce qui a fourni aux autorités coloniales un prétexte pour les déposséder de leurs territoires traditionnels. Elles ont supposé qu’ils n’avaient pas de titres de propriété des terres en raison de leur mode de vie prétendument « nomade ».

Nous, les Wolastoqiyik contemporains, avons l’intention de récupérer nos dénominations traditionnelles définies par nos ancêtres. Ce sera une source de fierté pour les générations actuelles et futures, qui les rattachera à nos ancêtres.

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© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.

Aujourd’hui, notre peuple poursuit son voyage selon les quatre directions – l’est, l’ouest, le nord et le sud – et les quatre couleurs représentant tous les peuples – le rouge, le jaune, le noir et le blanc. La roue guide notre quête de découverte de ce que nous sommes aujourd’hui en intégrant une multitude de races et d’ethnies.

Cet intérêt renouvelé envers notre identité commune a incité les Wolastoqiyik (le peuple du beau fleuve) à suivre les enseignements de leurs ancêtres. De là leur respect pour la race humaine tout entière et leur désir ardent de partager les richesses, de vivre en harmonie avec la Terre mère et de retrouver l’essence même de la spiritualité qui apaise la race humaine. Ce ressourcement représente des valeurs de l’humanité qui se reflètent dans notre capacité à faire le bien et à partager avec autrui.

Nos enseignements nous conseillent de glorifier le service d’autrui. Avec le temps, nous acquerrons une noble compr& Pour en lire plus
Aujourd’hui, notre peuple poursuit son voyage selon les quatre directions – l’est, l’ouest, le nord et le sud – et les quatre couleurs représentant tous les peuples – le rouge, le jaune, le noir et le blanc. La roue guide notre quête de découverte de ce que nous sommes aujourd’hui en intégrant une multitude de races et d’ethnies.

Cet intérêt renouvelé envers notre identité commune a incité les Wolastoqiyik (le peuple du beau fleuve) à suivre les enseignements de leurs ancêtres. De là leur respect pour la race humaine tout entière et leur désir ardent de partager les richesses, de vivre en harmonie avec la Terre mère et de retrouver l’essence même de la spiritualité qui apaise la race humaine. Ce ressourcement représente des valeurs de l’humanité qui se reflètent dans notre capacité à faire le bien et à partager avec autrui.

Nos enseignements nous conseillent de glorifier le service d’autrui. Avec le temps, nous acquerrons une noble compréhension les uns des autres. Leur signification symbolique inspire à puiser dans les valeurs du passé pour trouver la force de pardonner et de vivre dans le moment présent en nous préparant aux nouveaux débuts de la vie pour les sept générations qui arrivent sur la Terre mère lorsque nous la quittons. Nous devons promouvoir la bonté infinie de notre Créateur en partageant les richesses qui nous sont confiées.

© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.

Tekec kilon pamowsowinowok pemhksikahk mec keti tetlapahsinya newolokwiw – tchipenok, koskiyasonok, latokwesnok, naka sanosnok. Naka newahslothtowek – mehkweyik, wiseweyo, mekeseweyo, naka wapeyo – cew pswite pamawsowinowok. Pishon wahkalikws nekoniyot teti kweci moskomon wen kil tekec pemhkiskahk cew mili pilweyal pamawhsowenok naka mili pilweyal eleyoltit.

Apc keti kcicihton tan wot kilon wen nit pesk kisi wicohkematit Wolastokewiyik eli Wolikesat ktelnapemenok tekehkimal cew wolikesatit mawhsowinowok cew tehpo pesk, mec te milanya milowahtit wikolhtit Skitkamikw cew wolikesatit naka mihkwitahmon pilwitpesowaken eli kikehton mawhsowinowok. Yot kikehtahso eli kalwak cew mawhsowinowok kisi walmahtowok naka wolem kisi milanwanel olelomalwotowok.

Kilon kehkimsowakenal kinowehtahsokan eli witanahkewakon lohketmen cew ketkiyik en ec kilon milkonan nostomwakon kilon ci wolikisatokw. Skicinowok kocicihtoniya eli pswite wen cowi weswe wihkweton kilon pilwitpesowaken mecimiw eleyik, noheltomwon, naka pomaws cew teke pitkoman cew piley maci pamawhsowaken cew olowikonok pamawsowakonal petapasolhtit yot kilon Skitkamikw keskw kilon maciyapasohtine. C Pour en lire plus
Tekec kilon pamowsowinowok pemhksikahk mec keti tetlapahsinya newolokwiw – tchipenok, koskiyasonok, latokwesnok, naka sanosnok. Naka newahslothtowek – mehkweyik, wiseweyo, mekeseweyo, naka wapeyo – cew pswite pamawsowinowok. Pishon wahkalikws nekoniyot teti kweci moskomon wen kil tekec pemhkiskahk cew mili pilweyal pamawhsowenok naka mili pilweyal eleyoltit.

Apc keti kcicihton tan wot kilon wen nit pesk kisi wicohkematit Wolastokewiyik eli Wolikesat ktelnapemenok tekehkimal cew wolikesatit mawhsowinowok cew tehpo pesk, mec te milanya milowahtit wikolhtit Skitkamikw cew wolikesatit naka mihkwitahmon pilwitpesowaken eli kikehton mawhsowinowok. Yot kikehtahso eli kalwak cew mawhsowinowok kisi walmahtowok naka wolem kisi milanwanel olelomalwotowok.

Kilon kehkimsowakenal kinowehtahsokan eli witanahkewakon lohketmen cew ketkiyik en ec kilon milkonan nostomwakon kilon ci wolikisatokw. Skicinowok kocicihtoniya eli pswite wen cowi weswe wihkweton kilon pilwitpesowaken mecimiw eleyik, noheltomwon, naka pomaws cew teke pitkoman cew piley maci pamawhsowaken cew olowikonok pamawsowakonal petapasolhtit yot kilon Skitkamikw keskw kilon maciyapasohtine. Cowi kilon pswite wen stomowon nit spekpo omahto kilon Ketci Keowosit ci milowan milowhatit tan kisi milkonan milowahtitiyik.

© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.

Une description des coutumes, des moeurs et des réalisations des Wolastoqiyik a pu être tirée des différents écrits portant sur les activités humaines menées dans le bassin du fleuve Wolastoq (Saint-Jean). Cette description prend parfois la forme de comptes rendus écrits; en d’autres temps, il s’agit d’œuvres d’art ayant pour thème les Wolastoqiyik. Le plus souvent, l’information ne vient pas des Wolastoqiyik eux-mêmes, mais plutôt d'observations de l’extérieur de la communauté. De cette collecte de données, dont les sources s'étendent sur une période de plus de cinq cents ans, résulte forcément un large éventail d’opinions et de concepts divergents. Les textes et les images de cette partie de l’exposition ont pour but de faire connaître certains aspects de l’histoire des Wolastoqiyik pour lesquels il n’existerait pas autrement de références écrites ou visuelles.

Une description des coutumes, des moeurs et des réalisations des Wolastoqiyik a pu être tirée des différents écrits portant sur les activités humaines menées dans le bassin du fleuve Wolastoq (Saint-Jean). Cette description prend parfois la forme de comptes rendus écrits; en d’autres temps, il s’agit d’œuvres d’art ayant pour thème les Wolastoqiyik. Le plus souvent, l’information ne vient pas des Wolastoqiyik eux-mêmes, mais plutôt d'observations de l’extérieur de la communauté. De cette collecte de données, dont les sources s'étendent sur une période de plus de cinq cents ans, résulte forcément un large éventail d’opinions et de concepts divergents. Les textes et les images de cette partie de l’exposition ont pour but de faire connaître certains aspects de l’histoire des Wolastoqiyik pour lesquels il n’existerait pas autrement de références écrites ou visuelles.

© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.

sculpture : Chasseur indien

sculpture : Chasseur indien, 1843

John Graham, 1789-1853
Don de la succession de Robert Graham, 1939

Nouveau-Brunswick, CANADA
33257
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Moli Elizabet Francis, Mme John Alexander, Noel Francis, MAKAW et d'autres à Negotkuk, Nouveau-Brunswick

photographie : Moli Elizabet Francis, Mme John Alexander, Noel Francis, MAKAW et d'autres à Neqotkuk (Première Nation de Tobique), Nouveau-Brunswick, v. 1904

Inconnu

Neqotkuk, Nouveau-Brunswick, CANADA
Tobique, Nouveau-Brunswick, CANADA
X10724
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Annie Sacobie à l'entrée d'un wigwam en écorce de bouleau, Evandale, Nouveau-Brunswick

carte postale : Annie Sacobie à l'entrée d'un wigwam en écorce de bouleau, Evandale, Nouveau-Brunswick, v. 1908

Inconnu
Collection Musée du Nouveau-Brunswick

Evandale, Nouveau-Brunswick, CANADA
X14838
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Wolastoqiyik à Gagetown, Nouveau-Brunswick

stéréogramme : Wolastoqiyik à Gagetown, Nouveau-Brunswick, 1875-1878

James McClure & Company
Don de Victor Crosby, 1956

Gagetown, Nouveau-Brunswick, CANADA
1956.43.19
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


M. et Mme Stewart Bernard abordent le sens des termes « réserve » et « communauté »

J’ai posé la question « Pourquoi il y a des réserves? » C’est ce que j’ai demandé, mais on m’a toujours pas donné de réponse. Je ne connais pas la réponse. Ils ont pris un bout de terre qu’ils ont mis de côté pour les Autochtones. Où est-ce qu’ils l’ont eue, cette parcelle de terre qu’ils ont réservée pour nous autres? Si toutes les terres appartenaient aux Autochtones, comment ils ont pu mettre une terre de côté pour nous? Demandez au ministère des Affaires indiennes où est-ce qu’ils ont trouvé une parcelle de terre qui, d’après la Loi sur les Indiens, a été prise et réservée? Où est-ce qu’ils l’ont eue? Vous nous l’avez prise et mise de côté pour nous autres, c’est ce que vous êtes en train de nous dire? Vous dites quoi, là? Vous l’avez eu où, cette parcelle de terre? C’est pourtant simple comme question, non? Où est-ce qu’ils l’ont eue? Mme Bernard : En principe, on utilise le mot « réserve » pour les animaux, pas pour une communauté. Une réserve, c’est pour les animaux. Une communauté, c’est des gens. Alors essayez de dire : « Non, je viens de la communauté de Tobique », pas de la réserve de Tobique. Ou alors dites que vous êtes du Madawaska.

Avec la permission de Stewart Bernard

Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Filles Wolastoqiyik

photographie : Filles wolastoqiyik, v. 1860

Inconnu
Don de Frances E. Pidgeon, 1926

Nouveau-Brunswick, CANADA
9544
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Famille wolastoqiyik avec des paniers, Nouveau-Brunswick

photographie : Famille wolastoqiyik avec des paniers, Nouveau-Brunswick , v. 1935

Inconnu

Nouveau-Brunswick, CANADA
X11678
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Stewart Bernard parle des sentiments de sa tante en ce qui a trait au fait d’être autochtone

Ma tante Alice a été la dernière à venir s’installer ici, elle est morte ici, d’ailleurs. Elle avait dans les quatre-vingt dix-huit, quatre-vingt dix-neuf ans. Mme Bernard : Presque quatre-vingt dix-neuf ans. Stewart Bernard : Ouais. Elle est partie quand elle était jeune, mais je ne sais pas à quel âge. Et en fait, quand elle est partie, Margaret lui parlait souvent pour essayer d’avoir des renseignements. Mais à cette époque-là, comme je disais, c’était pas trop bien vu d’être Autochtone, pas bien vu du tout… Alors, tu partais en laissant tes racines autochtones ici. Et puis, ben, quand quelqu’un te demandait ta nationalité, t’essayais d’esquiver la question, tu disais pas que t’étais Autochtone, tu vois ce que veux dire? Et en fait, elle a oublié plein de trucs, plein de trucs, elle avait même peur de revenir ici. Elle a pas voulu revenir pendant un bout de temps, à cause de tous les souvenirs qu’elle avait, t’sais, comment elle avait été traitée, pis tout ça, et c’est pour ça qu’elle voulait pas revenir. Mon oncle John, il était pareil. Il est parti d’ici pour aller s’installer à Salem, dans le Massachusetts, ou en tout cas, il a fini par se retrouver là-bas. On était là quand il est mort, pis on a regardé son certificat de naissance ou un papier du même genre. Ils ont demandé sa nationalité, évidemment, et il avait écrit qu’il était sujet britannique. Mme Bernard : Il n’a jamais dit qu’il était Autochtone. Stewart Bernard : Jamais dit qu’il était Autochtone. Il a jamais dit qu’il était blanc, bleu, vert, violet ou quoi que ce soit. Mme Bernard : En fait, ils veulent oublier. Stewart Bernard : C’est ce qu’il y a de triste, vraiment c’est… Et pis on se dit : « Bah, c’est le passé, il faut oublier »; mais aujourd’hui, il se passe la même chose dans les pensionnats. On peut pas oublier ça. Tu peux pas oublier comment on t’a traité.

Avec la permission de Stewart Bernard

Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Insignes de chef wolastoqiyik

Reproduction d'insignes de chef wolastoqiyik, 1760-1780

Reproduction faite en 1987 par Jan Vuori avec l’aide de Chris Paulocik à l'ICC, Ottawa

Nouveau-Brunswick, CANADA
1983.47.2
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Sommet de coiffure de la broderie perlée

sommet de coiffure, 1884-1888, Premières Nations; Wolastoqiyik

attribué à Mary Acquin
Don de la succession de Sir John Douglas Hazen, 1959, photographie de W. Mark Polchies

Nouveau-Brunswick, CANADA
1959.88.2B
© 2007, Museé du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Boîte d'écorce de bouleau

boîte, v. 1850, Premières Nations; Wolastoqiyik

Sarah Sacobie, v. 1812-1909
Don de Stella Gunter, 1927

Nouveau-Brunswick, CANADA
10877
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Bâton d’orateur

bâton d’orateur, v. 1977, Premières Nations; Wolastoqiyik, Neqotkuk (Première Nation de Tobique)

Abner Paul
Collection d'artisanat du Nouveau-Brunswick, 1995

Nouveau-Brunswick, CANADA
1995.27.177.1
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Koluskap et Mikumwesu, qui pagayent sur le Wolastoq, arrivent à un camp. Les deux frères descendent à terre, où les accueille une vieille femme qu'ils appellent Marmotte. Après qu’elle a invité les visiteurs à s'asseoir, Koluskap lui demande de l'eau car il a très soif. En approchant du camp, Koluskap et Mikumwesu ont remarqué que l'eau est très sale et pleine d'insectes, ce qui la rend impropre à la consommation. Marmotte répond : « Je n'ai pas d'eau. C'est Akwulabemu (1) qui a toute l'eau. » Koluskap lui ordonne d'aller le voir et de lui dire que le Chef veut à boire.

« Nous ne pourrons avoir de l'eau que si nous offrons une jeune fille à Akwulabemu, explique Marmotte. Il a déjà deux filles et il ne m'en reste qu'une. En plus, il les torture. Elles doivent obéir à ses ordres et il leur pousse le visage avec un tisonnier brûlant avant de leur adresser la parole. Je ne reconnaîtrais même pas ma propre fille, qui est là-bas, défigurée et dont les cheveux ont été brû Pour en lire plus

Koluskap et Mikumwesu, qui pagayent sur le Wolastoq, arrivent à un camp. Les deux frères descendent à terre, où les accueille une vieille femme qu'ils appellent Marmotte. Après qu’elle a invité les visiteurs à s'asseoir, Koluskap lui demande de l'eau car il a très soif. En approchant du camp, Koluskap et Mikumwesu ont remarqué que l'eau est très sale et pleine d'insectes, ce qui la rend impropre à la consommation. Marmotte répond : « Je n'ai pas d'eau. C'est Akwulabemu (1) qui a toute l'eau. » Koluskap lui ordonne d'aller le voir et de lui dire que le Chef veut à boire.

« Nous ne pourrons avoir de l'eau que si nous offrons une jeune fille à Akwulabemu, explique Marmotte. Il a déjà deux filles et il ne m'en reste qu'une. En plus, il les torture. Elles doivent obéir à ses ordres et il leur pousse le visage avec un tisonnier brûlant avant de leur adresser la parole. Je ne reconnaîtrais même pas ma propre fille, qui est là-bas, défigurée et dont les cheveux ont été brûlés. »

Cependant, Koluskap insiste et Marmotte envoie à Akwulabemu sa dernière fille qui lui apprend que le Chef insiste vraiment pour avoir de l'eau. Akwulabemu répond : « Le grand homme qui se trouve dans votre camp pense qu'il va avoir de la bonne eau à boire. » En donnant une écuelle à la fille de Marmotte, il dit : « Apporte-lui ceci. Je me suis lavé les mains et les pieds dedans. »

Hors de lui, Koluskap refuse de boire l'eau répugnante. Armé d'une massue, il part fracasser la tête d'Akwulabemu et faire couler l'eau de nouveau. Il commence par détruire le canot en pierre d'Akwulabemu. En passant devant plusieurs jeunes filles défigurées et trop effrayées pour parler, il s'approche d'Akwulabemu et lui demande : « Est-ce que tu essaies de détruire tout le monde? Tu aurais dû savoir que je viendrais. Je suis Koluskap, chef de tous. »

Akwulabemu répond : « Tu es peut-être le chef des animaux et des hommes, mais tu vas devoir te battre. » Se sentant insulté, Koluskap se saisit de sa massue, frappe Akwulabemu et lui fracasse le crâne. Un animal surgit de sa tête et se précipite vers le canot, mais en voyant celui-ci en pièces, il se transforme en serpent. Koluskap le tue à coups de massue et immédiatement les sources et les ruisseaux se remplissent d'une eau pure et limpide. Koluskap appelle ensuite tous les insectes et les vers pour qu'ils se régalent du serpent mort.

Koluskap retourne au camp de Marmotte et demande à la vieille femme de proclamer alentour : « Le grand chef a libéré l'eau. Akwulabemu n'est plus et le Wolastoq s'emplira bientôt d'une eau fraîche et limpide. » Marmotte fait exactement ce que Koluskap lui a ordonné.
1. la grenouille géante


© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.

Neqotkuk (Première Nation de Tobique) depuis Andover, Nouveau-Brunswick

diapositive : Neqotkuk (Première Nation de Tobique) depuis Andover, Nouveau-Brunswick, 1946

William MacIntosh, Ph.D., 1867-1950
Don de la succession de William MacIntosh, 1950

Tobique, Nouveau-Brunswick, CANADA
Neqotkuk, Nouveau-Brunswick, CANADA
1950.120.15
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Chef William Saulis

Chef William Saulis, v. 1937

Harrison Howell Walker pour le National Geographic Society

Nouveau-Brunswick, CANADA
© 2007, Musée du Nouveau-Brunswick. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’objet d’apprentissage « Points de vue d’un peuple » est conçu pour que les élèves et les éducateurs atteignent les objectifs suivants :

  • Analyser les défis et les occasions politiques pouvant avoir une incidence sur l’avenir du Canada : examiner les enjeux liés à l’autonomie des peuples autochtones, y compris l’autonomie gouvernementale.
  • Analyser les facteurs qui contribuent à la perception de soi et à l’élaboration d’une vision du monde.
  • Évaluer, d’un point de vue historique et contemporain, l’influence des groupes, des institutions et des médias sur les gens et la société.
  • Évaluer les causes et les conséquences des visions du monde divergentes.
  • Analyser des cas et des valeurs personnelles relativement aux stéréotypes, à la discrimination et au conformisme et la manière dont ils influencent les personnes et les groupes.
  • Examiner les idées des autres et synthétiser ce qu’il est utile de clarifier et de développer dans la compréhension qu’ils en ont.
  • Poser des questions perspicaces pour obtenir, interpréter, analyser et évaluer des idées et de l’information.
  • Exprimer, défendre et justifier des positions sur des enjeux ou des textes de manière convaincante, en montrant une compréhension de divers points de vue.
  • Écouter d’une oreille critique pour analyser et évaluer des concepts, des idées et de l’information.
  • Adapter le langage et la manière de s’exprimer à différents auditoires et objectifs dans des contextes à caractère officiel ou non, desquels certains sont caractérisés par la complexité de l’objectif, de la procédure et du sujet.
  • Réfléchir avec un esprit critique à son utilisation du langage dans différents contextes et l’évaluer ainsi que celle des autres, en reconnaissant les éléments verbaux et non verbaux qui rendent le message efficace.
  • Manifester invariablement une écoute active et une préoccupation quant aux besoins, aux droits et aux sentiments des autres.
  • Montrer comment la langue parlée influence et manipule les auditeurs tout en révélant des idées, des valeurs et des attitudes.
  • Établir des liens entre ses propres valeurs, croyances et cultures et celles que reflètent les textes littéraires et médiatiques.
  • Manifester une volonté d’explorer diverses perspectives pour développer ou modifier ses points de vue.
  • Utiliser des stratégies de prise de notes pour reconstituer des connaissances de plus en plus complexes.
  • Explorer l’utilisation des photographies, diagrammes, scénarimages et autres pour décrire les expériences.
  • Faire des choix efficaces quant au langage et aux techniques visant à accroître l’impact de l’écriture imaginative et d’autres modes de représentation.
  • Évaluer les réactions des autres à leurs textes et productions médiatiques.
  • Montrer comment les messages médiatiques influencent et manipulent les auditoires.
  • Examiner et créer des produits médiatiques qui aident à comprendre les valeurs sociales, politiques et culturelles.
  • Montrer une compréhension de la manière dont les médias construisent la réalité.
  • Examiner comment les textes incorporent les notions de rôle, de comportement, de culture et de réalité.
  • Examiner comment les textes ont pour effet de révéler et de produire des idéologies, des identités et des positions.

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