La peinture recrée l'arrivée d'un groupe de réfugiés à une « gare » du chemin de fer clandestin.

Un groupe d'esclaves réfugiés est illustré arrivant à une « gare » (ou une maison sûre) du chemin de fer clandestin. Les « passagers » de ce soi-disant « chemin de fer » étaient des esclaves en fuite. Habituellement, ils se déplaçaient la nuit et souvent avec un guide (ou un « conducteur »). Les distances entre les gares étaient juste assez éloignées pour que le conducteur parte, à pied ou en wagon, et revienne en une seule nuit. À l'arrière de la peinture, l'artiste a écrit : « Cette image est peinte pour l'amour de ma chère femme Frances Augusta Webber-C.T.W. le 22 décembre 1891.» Le couple, qui vivait le long de la frontière du territoire esclavagiste, a peut-être participé au chemin de fer clandestin.

Charles T. Webber
Cincinnati Art Museum
1891
Huile sur toile
132.6 x 193.4 cm
Subscription Fund Purchase Accession #: 1927.
© 2008, Cincinnati Art Museum. Tous droits réservés.


Le révérend John Rankin était un vieil homme farouche qui vivait avec sa famille sur une pente raide dans l’État « libre » de l’Ohio. De là, il pouvait voir la rivière Ohio jusqu’au Kentucky, où l’esclavage était légal. Nuit et jour, une lumière brillait dans la maison des Rankin pour guider les fugitifs vers un lieu sécuritaire temporaire sur la route vers le nord.

Les Rankins étaient des « chefs de gare » sur le chemin de fer clandestin, formant qu’un seul lien dans une chaîne secrète de 10 000 abolitionnistes. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, ce réseau a transporté jusqu’à 100 000 réfugiés vers la liberté. Il s’agissait d’un travail risqué. Mais dans le Nord libre, « voler » des esclaves était un crime, et certains abolitionnistes ont été attaqués par des chasseurs d’esclaves armés qui sont venus au Nord en furie à la poursuite des esclaves.

Le chem Pour en lire plus
Le révérend John Rankin était un vieil homme farouche qui vivait avec sa famille sur une pente raide dans l’État « libre » de l’Ohio. De là, il pouvait voir la rivière Ohio jusqu’au Kentucky, où l’esclavage était légal. Nuit et jour, une lumière brillait dans la maison des Rankin pour guider les fugitifs vers un lieu sécuritaire temporaire sur la route vers le nord.

Les Rankins étaient des « chefs de gare » sur le chemin de fer clandestin, formant qu’un seul lien dans une chaîne secrète de 10 000 abolitionnistes. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, ce réseau a transporté jusqu’à 100 000 réfugiés vers la liberté. Il s’agissait d’un travail risqué. Mais dans le Nord libre, « voler » des esclaves était un crime, et certains abolitionnistes ont été attaqués par des chasseurs d’esclaves armés qui sont venus au Nord en furie à la poursuite des esclaves.

Le chemin de fer clandestin n’avait rien à voir avec les trains, même s’il empruntait le jargon des chemins de fer pour décrire le transport des fugitifs, à pied ou dans les wagons, d’une maison sûre à l’autre en route vers le nord. Beaucoup des premiers « chefs de gare » étaient des Quakers, dont la religion condamnait tout à fait l’esclavage. Dès les années 1850, par contre, le mouvement était beaucoup plus important et plus généralisé. En fait, il s’agissait de l’exemple le plus massif de désobéissance civile (qui est lorsque des citoyens refusent consciemment d’obéir à la loi) de l’histoire américaine. Même si bon nombre des activistes étaient blancs, les plus braves, ils avaient le plus à perdre, étaient les Noirs eux-mêmes, esclaves et libres.
Le chemin de fer clandestin. événement historique national du Canada. Désigné en 1925. Plaque : Windsor, Ontario.
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Un portrait tiré d'un rapport publié, « The Rev. Josiah Henson 'Uncle Tom' in Scotland »

Josiah Henson avait de la dignité et de la présence. Esclave, il a gagné la confiance et l'approbation de ses propriétaires. Homme libre, il a travaillé fort et a été prospère. Il était connu pour être retourné au sud à partir du Canada pour tirer d'autres réfugiés de l'esclavage, et il a investi énergie et argent dans leur établissement et leur éducation au Canada. Par contre, il a surtout été célèbre en raison de son association à un personnage fictif d'un roman célèbre. Son portrait a été imprimé dans un rapport à la suite d'une réunion à l'hôtel de ville, à Glasgow, le 20 avril 1877.

Publisher, George Gallie & Son
Arthur Conan Doyle Collection, Toronto Reference Library, Toronto Public Library
1877
Photograph (livre)
Catalogue no.: 326.92 H25.3
© 2008, Toronto Public Library. Tous droits réservés.


Lorsque Harriet Beecher Stowe s’est installée pour écrire un roman sur l’esclavage, elle a utilisé beaucoup de personnes et d’événements réels pour s’inspirer. L’un de ses modèles était Josiah Henson, dont la romancière a transformé la vie comme esclave pour créer le célèbre personnage « Oncle Tom ».

Josiah Henson était un homme fort et intelligent, et il était un bon esclave. En faisant preuve d’une loyauté inébranlable envers ses propriétaires, il a gagné leur confiance et a obtenu le poste de superviseur de la plantation. Il était abasourdi, donc, quand il a appris que son propriétaire, en qui il avait confiance et qu’il avait servi, planifiait le vendre et l’éloigner de sa femme et de ses enfants. Il a pris la décision déchirante de fuir.

Les Hensons ont réussi à venir au Canada, Josiah marchant tout le chemin avec les deux plus jeunes enfants sur le dos de leur père pendant qu’ils luttaient dans un milie Pour en lire plus
Lorsque Harriet Beecher Stowe s’est installée pour écrire un roman sur l’esclavage, elle a utilisé beaucoup de personnes et d’événements réels pour s’inspirer. L’un de ses modèles était Josiah Henson, dont la romancière a transformé la vie comme esclave pour créer le célèbre personnage « Oncle Tom ».

Josiah Henson était un homme fort et intelligent, et il était un bon esclave. En faisant preuve d’une loyauté inébranlable envers ses propriétaires, il a gagné leur confiance et a obtenu le poste de superviseur de la plantation. Il était abasourdi, donc, quand il a appris que son propriétaire, en qui il avait confiance et qu’il avait servi, planifiait le vendre et l’éloigner de sa femme et de ses enfants. Il a pris la décision déchirante de fuir.

Les Hensons ont réussi à venir au Canada, Josiah marchant tout le chemin avec les deux plus jeunes enfants sur le dos de leur père pendant qu’ils luttaient dans un milieu sauvage inhabité. Au Canada, M.Henson s’est avéré un aussi bon colon qu’il avait été esclave. Il a travaillé, économisé son argent et a acheté un terrain. Il est également retourné au sud à quelques reprises en tant que « conducteur » sur le chemin de fer clandestin et a mené d’autres personnes vers la sécurité. Au cours des années suivantes, il a fondé la British American Institute, où les réfugiés ont appris les métiers dont ils avaient besoin pour prospérer au Canada.

Pour ce qui est de Harriet Beecher Stowe, tout le monde a lu son livre. Il a gagné tant d’abolitionnistes du nord à la cause qu’il a été tenu, en partie, responsable de la guerre de Sécession.
Josiah Henson. Personne historique nationale du Canada. Désignée en 1995. Plaque : Dresden, Ontario.
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Une image de Harriet Tubman (à gauche) avec sa famille, vers 1887

Après la guerre de Sécession, Harriet Tubman s'est installée à Auburn, à New York, où elle a rempli sa maison de Noirs dans le besoin, les vieux, les jeunes et les malades. La photo montre Harriet avec sa fille adoptive, Gertie Davis, et son mari, Nelson Davies, à ses côtés. Même s'il est moins célèbre que les aventures du chemin de fer clandestin, son travail à la suite de la guerre pour promouvoir les droits civils pour les Noirs et les femmes était tout aussi brave et déterminé. Sa dernière contribution a été la fondation de la Harriet Tubman Home for the Aged. C'est à cet endroit qu'elle est décédée en 1913, à l'âge de 92 ans.

William Cheney
Harriet Tubman Portrait Collection, Schomburg Center for Research in Black Culture, New York Library
vers 1877
Photograph
Digital Image ID: 569255
© 2008, New York Library. Tous droits réservés.


Un groupe d’esclaves en fuite se cachait dans un marécage. Ils avaient faim et étaient mal en point, et l’un des hommes était prêt à tout laisser tomber. Mais, leur chef savait qu’elle ne pouvait pas risquer qu’il parle. Elle s’est levée, à mis un pistolet sur sa tête et a dit calmement : « Avance ou meurs ». Il a décidé de continuer.

Cette petite femme était Harriet Tubman, qui travaillait auparavant aux champs dans une plantation du Maryland. En 1849, craignant d’être bientôt vendue dans le Grand-Sud, où la vie d’un travailleur aux champs était courte et pénible, elle s’est enfuie. Le chemin de fer clandestin l’a amenée saine et sauve à Philadelphie. Elle y a trouvé du travail et a lancé le premier de nombreux voyages au sud pour sauver d’autres esclaves. Au cours des années où elle a été « conductrice » sur le chemin de fer clandestin, Harriet Tubman a effectué 13 expéditions incroyablement périlleuses Pour en lire plus
Un groupe d’esclaves en fuite se cachait dans un marécage. Ils avaient faim et étaient mal en point, et l’un des hommes était prêt à tout laisser tomber. Mais, leur chef savait qu’elle ne pouvait pas risquer qu’il parle. Elle s’est levée, à mis un pistolet sur sa tête et a dit calmement : « Avance ou meurs ». Il a décidé de continuer.

Cette petite femme était Harriet Tubman, qui travaillait auparavant aux champs dans une plantation du Maryland. En 1849, craignant d’être bientôt vendue dans le Grand-Sud, où la vie d’un travailleur aux champs était courte et pénible, elle s’est enfuie. Le chemin de fer clandestin l’a amenée saine et sauve à Philadelphie. Elle y a trouvé du travail et a lancé le premier de nombreux voyages au sud pour sauver d’autres esclaves. Au cours des années où elle a été « conductrice » sur le chemin de fer clandestin, Harriet Tubman a effectué 13 expéditions incroyablement périlleuses et a aidé à libérer environ 120 personnes. D’autres conducteurs ont été pris, mais Harriet Tubman avait un instinct incroyable pour le danger. En 1851, elle a déménagé au Canada, où elle a travaillé pour aider les flots croissants de réfugiés à s’établir.

Avec le déclenchement de la guerre de Sécession, Harriet Tubman est retournée chez elle en tant que cuisinière, infirmière, recruteuse et espionne pour l’armée de l’Union. Après la guerre, elle s’est établie dans l’État de New York, s’est mariée et à continuer à travailler pour les droits des Noirs (et des femmes). L’abolitionniste John Brown avait été un admirateur, l’appelant « Général Tubman ». C’est un nom qu’elle a mérité.
Harriet Tubman. Personne historique nationale du Canada. Désignée en 2005. Plaque recommandée : St. Catharines, Ontario
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Abolition, esclavage, chapelle Salem, Salem Chapel British Methodist Episcopal Church, St. Catharines, Ontario

La chapelle Salem à St. Catharines, en Ontario, était l'une des nombreuses églises fondées par les réfugiés qui organisaient de l'aide pour les réfugiés dans le dénuement lorsqu'ils arrivaient au Canada. Harriet Tubman a travaillé à la chapelle Salem lorsqu'elle est venue au Canada dans les années 1850. La chapelle se tenait de l'autre côté de la rue où elle habitait.

Colborne Powell Meredith
Bibliothèque et Archives Canada
1925
Photograph
1968.067 / PA-026797
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Église méthodiste Nazrey, Amherstburg, Ontario

L'église méthodiste Nazrey est une simple chapelle en pierres des champs (elle fait maintenant partie du North American Black Historical Museum) à Amherstburg, en Ontario. La ville fait face à Détroit et aux États-Unis de l'autre côté de la rivière. C'est là que bon nombre de réfugiés Noirs se sont arrêtés lorsqu'ils sont arrivés au Canada.

L'agence Parcs Canada
1999
Photograph
© 2008, L'agence Parcs Canada. Tous droits réservés.


La First Baptist Church de Sandwich, à Windsor, en Ontario

Les églises comme celle à Sandwich (maintenant une banlieue de Windsor, en Ontario) comptaient tant d'esclaves en fuite dans la congrégation qu'on maintenait un guetteur pendant les messes. Si des chasseurs d'esclaves étaient repérés, les réfugiés s'enfuyaient par une trappe dans le plancher.

L'agence Parcs Canada

Photograph
© 2008, L'agence Parcs Canada. Tous droits réservés.


Jarm Logue est devenu l’un des meneurs les plus audacieux du mouvement abolitionniste dans les années 1850, mais il se rappelle ses premiers jours de liberté au Canada dans les années 1830 comme un temps de solitude et de désespoir. « J’étais là », a-t-il écrit plus tard, « un garçon de 21 ans... avec la certitude que j’étais à la fin de mon voyage, ne connaissant personne et personne ne me connaissant... » Il n’était pas seul dans son angoisse.

Beaucoup de réfugiés sont arrivés au Canada avec presque rien. La plupart d’entre eux ne pouvaient ni lire ni écrire. Certains avaient des métiers, mais presque aucun n’avait d’expérience de la façon de chercher un emploi ou de travailler pour un salaire. Pour plusieurs, les églises des Noirs du Canada leur ont fourni ce dont ils avaient le plus besoin, de la nourriture, des vêtements, un refuge et des amis.

Deux des églises de Noirs les plus importantes se trouvaient sur les rives de la rivière D&eacut Pour en lire plus
Jarm Logue est devenu l’un des meneurs les plus audacieux du mouvement abolitionniste dans les années 1850, mais il se rappelle ses premiers jours de liberté au Canada dans les années 1830 comme un temps de solitude et de désespoir. « J’étais là », a-t-il écrit plus tard, « un garçon de 21 ans... avec la certitude que j’étais à la fin de mon voyage, ne connaissant personne et personne ne me connaissant... » Il n’était pas seul dans son angoisse.

Beaucoup de réfugiés sont arrivés au Canada avec presque rien. La plupart d’entre eux ne pouvaient ni lire ni écrire. Certains avaient des métiers, mais presque aucun n’avait d’expérience de la façon de chercher un emploi ou de travailler pour un salaire. Pour plusieurs, les églises des Noirs du Canada leur ont fourni ce dont ils avaient le plus besoin, de la nourriture, des vêtements, un refuge et des amis.

Deux des églises de Noirs les plus importantes se trouvaient sur les rives de la rivière Détroit. Les membres de la chapelle Sandwich (construite en 1851) collaboraient avec les membres d’une congrégation sœur à Détroit pour amener les réfugiés de l’autre côté de la rivière. La chapelle Nazrey dans la ville voisine de Amherstburg (1848) a été la première congrégation de Noirs méthodistes à briser les liens avec son église parente aux États-Unis. La chapelle Salem (1855) a été la cible du travail de Harriet Tubman au Canada.

La petite église en rondins à Oro, la plus pauvre de toutes, fait partie d’une histoire différente. Là, un groupe de Loyalistes noirs se sont établis juste au sud de la baie Géorgienne à la suite de la guerre de Sécession. La pauvre petite église Oro en rondins (1849) est le vestige des difficultés qu’ont rencontrées ces réfugiés en tentant de cultiver cette terre ingrate et inhospitalière.
ÉGLISE METHODIST NAZREY. LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU CANADA. DÉSIGNATION EN 1999. PLAQUE : AMHERSTBURG, ONTARIO.

ÉGLISE AFRICAN METHODIST EPISCOPAL-D'ORO. DÉSIGNATION EN 2000. PLAQUE : EDGAR, ONTARIO.

CHAPELLE SALEM DE LA BRITISH METHODIST EPISCOPAL CHURCH. LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU CANADA. DÉSIGNATION EN 2000. PLAQUE : ST. CATHARINES, ONTARIO.

ÉGLISE DE LA FIRST BAPTIST CHURCH DE SANDWICH. LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU CANADA. DÉSIGNATION EN 2000. PLAQUE : WINDSOR, ONTARIO.

© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias de l’Objectif d’apprentissage 5, les élèves seront capables :

• d’expliquer le concept et la terminologie utilisés pour décrire les activités du chemin de fer clandestin;

• de découvrir les héros Noirs qui ont parfois dû prendre des mesures extrêmes, risquer leur vie, leur liberté et leur sécurité pour aider d’autres esclaves à s’échapper au Nord;

• de réfléchir à l’initiative et au leadership dont ont fait preuve les Noirs dans leur tentative de créer des institutions et des organisations pour soutenir leurs semblables dans leur quête de liberté;

• de comprendre l’importance de l’église pour aider les réfugiés Noirs à s’établir au Canada;

• de reconnaître certaines des premières églises fondées au Canada par la communauté noire.

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