Le révérend Richard Preston à cheval, se déplaçant dans sa paroisse d'une communauté à l'autre.

C'est ainsi que la plupart des personnes se seraient souvenues de Richard Preston, à cheval, toujours en mouvement dans la Nouvelle-Écosse pionnière. Ancien esclave, Richard Preston a étudié pour être pasteur en Angleterre, où il a rencontré des abolitionnistes qui l'ont inspiré. Il est retourné en Nouvelle-Écosse, déterminé à aider son peuple. Au cours décennies qui ont suivi, il est devenu l'organisateur le plus énergétique de la communauté de Noirs de la Nouvelle-Écosse.

Dr. J.B. Gilpin
History Collection, Nova Scotia Museum

P149.29
© 2008, Nova Scotia Museum. Tous droits réservés.


Richard Preston a passé la plus grande partie de sa vie sur un cheval, voyageant d’une communauté noire pauvre et livrant bataille à une autre dans la toute nouvelle Nouvelle-Écosse. Au cours des 45 années que M. Preston a passé au Canada après avoir acheté sa liberté d’un propriétaire d’une plantation de Virginie en 1816, il a fondé 11 églises baptistes. Elles étaient plus que des églises : elles étaient des écoles, des salles communautaires et un accent sur l’identité pour les personnes qui commençaient tout juste à se voir comme des personnes et des citoyens.

Lorsque M. Preston était âgé de 25 ans et travaillait comme apprenti pasteur à Halifax, la communauté noire a réuni de l’argent pour l’envoyer à l’école en Angleterre. Pendant qu’il y étudiait, il a rencontré les abolitionnistes et est revenu au Canada, déterminé non seulement à aider ses semblables, mais également de leur montrer la fa&cc Pour en lire plus
Richard Preston a passé la plus grande partie de sa vie sur un cheval, voyageant d’une communauté noire pauvre et livrant bataille à une autre dans la toute nouvelle Nouvelle-Écosse. Au cours des 45 années que M. Preston a passé au Canada après avoir acheté sa liberté d’un propriétaire d’une plantation de Virginie en 1816, il a fondé 11 églises baptistes. Elles étaient plus que des églises : elles étaient des écoles, des salles communautaires et un accent sur l’identité pour les personnes qui commençaient tout juste à se voir comme des personnes et des citoyens.

Lorsque M. Preston était âgé de 25 ans et travaillait comme apprenti pasteur à Halifax, la communauté noire a réuni de l’argent pour l’envoyer à l’école en Angleterre. Pendant qu’il y étudiait, il a rencontré les abolitionnistes et est revenu au Canada, déterminé non seulement à aider ses semblables, mais également de leur montrer la façon dont ils pouvaient s’entraider. À cette fin, il a fondé l’Anglo-African Mutual Improvement and Aid Society, l’African Abolition Society et, le plus important en 1854, l’African United Baptist Association. Tout ce qu’a fait M. Preston n’avait qu’un seul but, réunir les Africains afin de travailler à leur soutien mutuel.

Richard Preston est décédé en 1861, l’année où la guerre de Sécession a commencé. Même s’il a vécu libre au Canada pendant la majeure partie de ses 70 années, il n’a jamais vu la fin de l’esclavage en Amérique du Nord. Il a bien créé des institutions, par contre, qui étaient assez solides pour survivre à son décès. L’African United Baptist Association dessert encore aujourd’hui la communauté noire de la Nouvelle-Écosse.
Le révérend Richard Preston. Personne historique nationale. Désignée en 2005. Plaque recommandée : Halifax, Nouvelle-Écosse
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Le révérend William King, fondateur de l'établissement Buxton près de Chatham, en Ontario.

William King a émigré de l'Irlande aux États-Unis, où il a vu directement l'esclavage, et puis, après avoir étudié pour être pasteur, il se rendit au Canada, où il a établi la colonie la plus prospère pour les esclaves en fuite.

Buxton National Historic Site and Museum

Photograph
© 2008, Buxton National Historic Site and Museum. Tous droits réservés.


Un plan de l'établissement Elgin, renommé Buxton par la suite

Ce plan de l'établissement Buxton, avec son arrangement régulier de maisons et de rues, montre la colonie agricole que William King a fondée sur 9 000 acres de terrain près de Chatham, en Ontario. M. King a divisé le terrain en parcelles de 50 acres qu'il a vendues aux réfugiés Noirs pour une somme de 2,50 $, accordant aux acheteurs un délai de dix années pour payer.

La collection William King, Bibliothèque et Archives Canada

Papier
R4402-0-1-E / C-2790003
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


William King est né meneur. À titre de fondateur de la colonie agricole des Noirs, il n’a jamais hésité à mettre la main à la pâte pour aider les anciens esclaves. « Lorsqu’il était fatigué du froid et du travail », se rappelait un colon, « M. King sautait sur une souche, faisait tourner sa hache en criant ’Hourra les gars! et nous faisait rire avec des idioties. »

Né en Irlande, M. King a quitté jeune pour aller enseigner en Louisiane, où il s’est marié avec la fille d’une famille propriétaire d’esclaves. Sa femme est décédée jeune, laissant M. King le propriétaire embarrassé de 14 esclaves. Au moment où il a quitté pour étudier pour être pasteur en Écosse, il a établi les esclaves sur une ferme à eux en espérant qu’ils pourraient être autonomes. Il s’agissait d’une solution temporaire. Dès qu’il a obtenu son diplôme, il a ramené les esclaves au Canada et les a officiellement l Pour en lire plus
William King est né meneur. À titre de fondateur de la colonie agricole des Noirs, il n’a jamais hésité à mettre la main à la pâte pour aider les anciens esclaves. « Lorsqu’il était fatigué du froid et du travail », se rappelait un colon, « M. King sautait sur une souche, faisait tourner sa hache en criant ’Hourra les gars! et nous faisait rire avec des idioties. »

Né en Irlande, M. King a quitté jeune pour aller enseigner en Louisiane, où il s’est marié avec la fille d’une famille propriétaire d’esclaves. Sa femme est décédée jeune, laissant M. King le propriétaire embarrassé de 14 esclaves. Au moment où il a quitté pour étudier pour être pasteur en Écosse, il a établi les esclaves sur une ferme à eux en espérant qu’ils pourraient être autonomes. Il s’agissait d’une solution temporaire. Dès qu’il a obtenu son diplôme, il a ramené les esclaves au Canada et les a officiellement libérés.

William King était un bon gestionnaire. Il a recueilli des fonds pour acheter un terrain à Chatham, au nord du lac Érié, puis il a partagé des lots entre les réfugiés. Il les a encouragés à collaborer afin de défricher le terrain et de construire leurs maisons et leurs granges. Lorsque des voisins Blancs ont refusé d’accueillir les enfants Noirs à l’école locale, M. King a fondé sa propre école. Et, il s’agissait d’une école si bonne qu’en peu de temps, la communauté de Blancs insistait pour y envoyer également leurs enfants. Buxton, presque par accident, a été une première sur la voie de l’intégration
Le révérend William King. Personne historique nationale. Désignée en 2005. Plaque recommandée : Chatham, Ontario

Établissement Buxton. Lieu historique national. Désigné en 1999. Plaque : Buxton, Ontario.

© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Portrait de l'auteur de Narrative Of The Life And Adventures Of Henry Bibb, An American Slave

Cette photo de Henry Bibb a été publiée en page couverture de son autobiographie célèbre, qui, comme le journal qu'il a fondé au Canada avec sa femme, a aidé à retourner l'opinion publique contre l'esclavage aux États-Unis dans les années 1850.

Rare Book Collection, Special Collections Department, J.Y. Joyner Library, East Carolina University, Greenville, North Carolina

Photograph (livre)
Call no.: E444.B58
© 2008, J.Y. Joyner Library, East Carolina University. Tous droits réservés.


Lorsque Henry Bibb s’est présenté à l’avant d’une réunion antiesclavage, les personnes se sont tues, ne voulant pas manquer un mot de son histoire... De la façon dont, en tant qu’esclave, il avait été forcé de choisir entre la liberté et la famille. De la façon dont il avait dû fuir pour être en sécurité, pour toujours revenir, encore et encore, pour tenter de sauver sa famille. De la façon dont, tragiquement, il n’avait pas réussi.

L’histoire de Mary Bibb était différente. Elle était l’enfant de Noirs libres, bien éduquée, une enseignante qualifiée. Elle avait rencontré son futur mari en 1848, à un rassemblement antiesclavagiste dans la ville de New York. Ils se sont mariés, puis sont venus au Canada à la recherche d’un refuge à partir duquel organiser leur campagne contre l’esclavage.

Henry et Mary Bibb n’ont été ensemble que pendant six années, mais ils ont fait toute une différence. Il Pour en lire plus
Lorsque Henry Bibb s’est présenté à l’avant d’une réunion antiesclavage, les personnes se sont tues, ne voulant pas manquer un mot de son histoire... De la façon dont, en tant qu’esclave, il avait été forcé de choisir entre la liberté et la famille. De la façon dont il avait dû fuir pour être en sécurité, pour toujours revenir, encore et encore, pour tenter de sauver sa famille. De la façon dont, tragiquement, il n’avait pas réussi.

L’histoire de Mary Bibb était différente. Elle était l’enfant de Noirs libres, bien éduquée, une enseignante qualifiée. Elle avait rencontré son futur mari en 1848, à un rassemblement antiesclavagiste dans la ville de New York. Ils se sont mariés, puis sont venus au Canada à la recherche d’un refuge à partir duquel organiser leur campagne contre l’esclavage.

Henry et Mary Bibb n’ont été ensemble que pendant six années, mais ils ont fait toute une différence. Il a beaucoup voyagé et prononcé beaucoup de discours. Il a fondé une école pour les enfants Noirs. Ils ont publié un journal, Voice of the Fugitive, qui touchait autant les esclaves que les abolitionnistes avec ses débats, ses conseils et son réconfort. À son apogée, il s’agissait d’un journal abolitionniste le plus important au Canada. Ils ont également fondé la Refugee Home Society afin d’aider les réfugiés à s’établir, à subvenir à leurs besoins et à apprendre les règles de la liberté.
MARY ET HENRY BIBB. PERSONNES HISTORIQUES NATIONALES DU CANADA. DÉSIGNATION EN 2002. PLAQUE : WINDSOR, ONTARIO.
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Mary Ann Shadd était enseignante, éditrice et activiste dans la cause de l'abolition.

Mary Ann Shadd, une Noire américaine libre, est venue au Canada en 1851 pour fonder une école. Elle y est demeurée pour cofonder un journal et est devenue la première femme éditrice de ce pays. Reconnue pour ses opinions passionnées qu'elle savait défendre, elle a fait avancer le débat sur la liberté – et sur ce que la liberté devrait être.

La collection David Shadd, Bibliothèque et Archives Canada
vers 1850
Photograph
1960-092 / C-029977
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Pendant quelques jours en 1851, St. Lawrence Hall à Toronto était le centre du monde des abolitionnistes. À cet endroit, sous les lumières scintillantes du majestueux East Room, des centaines de personnes se sont réunies pour la North American Convention of Coloured Freemen. Au cours de cette réunion historique, à laquelle seuls les Noirs pouvaient participer, la communauté a pris en charge sa propre bataille. À cet endroit également, deux factions du mouvement se sont affrontées pour la première fois.

L’une des voix dans un débat célèbre était celle de Mary Ann Shadd. Elle était une jeune Américaine brillante qui s’exprimait bien, et la fille gâtée de Noirs libres prospères. Elle n’avait aucune des cicatrices, mentales et physiques, de Henry Bibb, qu’elle avait rencontré pour la première fois à cette conférence. Peu après, Mary Ann Shadd est venue au Canada et a fondé une école avec le plein soutien de Mary et Henry Bibb.

La paix a ét& Pour en lire plus
Pendant quelques jours en 1851, St. Lawrence Hall à Toronto était le centre du monde des abolitionnistes. À cet endroit, sous les lumières scintillantes du majestueux East Room, des centaines de personnes se sont réunies pour la North American Convention of Coloured Freemen. Au cours de cette réunion historique, à laquelle seuls les Noirs pouvaient participer, la communauté a pris en charge sa propre bataille. À cet endroit également, deux factions du mouvement se sont affrontées pour la première fois.

L’une des voix dans un débat célèbre était celle de Mary Ann Shadd. Elle était une jeune Américaine brillante qui s’exprimait bien, et la fille gâtée de Noirs libres prospères. Elle n’avait aucune des cicatrices, mentales et physiques, de Henry Bibb, qu’elle avait rencontré pour la première fois à cette conférence. Peu après, Mary Ann Shadd est venue au Canada et a fondé une école avec le plein soutien de Mary et Henry Bibb.

La paix a été de courte durée. Mary Ann Shadd était une collègue désagréable, tel que se sont bientôt rendu compte les Bibb. Elle les a accusé d’essayer d’isoler les Noirs et de les rendre dépendants de la charité des Blancs. En 1853, elle a fondé son propre journal, le Provincial Freeman, comme endroit où débattre du clergé Noir « superstitieux », attaquer la Refugee Home Society des Bibb pour créer la dépendance et de stimuler l’intégration raciale. C’était un débat utile, quoique malheureusement d’un ton acerbe, et il s’est poursuivi sous une forme ou une autre pendant la majeure partie du XXe siècle.
Mary Ann Shadd. Personne historique nationale du Canada. Désignée en 1994. Plaque : Chatham, Ontario
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias de l’Objectif d’apprentissage 4, les élèves seront capables :

• d’identifier les personnes clés qui ont favorisé l’abolition et ont aidé les nouveaux réfugiés noirs à s’établir au Canada;

• d’examiner les activités et les réalisations des abolitionnistes du Canada;

• de découvrir les mesures braves et énergiques que les abolitionnistes du Canada et des États-Unis ont prises pour promouvoir leur cause;

• de comparer les visions différentes qu’avaient les abolitionnistes au Canada pour les réfugiés Noirs.

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