John Graves Simcoe était un militaire de carrière avant d'être nommé gouverneur du Haut-Canada.

En 1791, John Graves Simcoe est devenu le premier lieutenant-gouverneur d'une nouvelle colonie britannique à l'ouest de Québec. Elle s'appelait le Haut-Canada, et elle était constituée de la partie sud de l'Ontario d'aujourd'hui. Lorsque John Graves Simcoe est arrivé, la colonie n'était pas développée, à l'exception de petits groupes de Loyalistes de l'Empire britannique, qui avaient fui les nouveaux États-Unis (avec leurs esclaves).

John Wycliffe Lowes (J.W.L.) Forster
Archives publiques de l'Ontario, Collection d'oeuvres d'art du gouvernement de l'Ontario
1903
Huile
692994
© 2008, Archives publiques de l'Ontario. Tous droits réservés.


Une reconstitution moderne de la rencontre de John Graves Simcoe avec les membres de son gouvernement dans une région...

En 1793, le gouverneur Simcoe a réussi à faire adopter la toute première loi visant à restreindre l'esclavage dans l'Empire britannique. Ce ne fut pas chose facile. L'Assemblée législative du Haut-Canada a eu lieu dans une cabane en rondins à Newark (aujourd'hui Niagara-on-the-Lake). À cet endroit, comme en témoigne l'adaptation moderne de la séance de l'Assemblée, le gouverneur Simcoe s'est retrouvé devant un rassemblement de pionniers loyalistes offensifs, dont bon nombre possédaient des esclaves.

F.S. Challener
Archives publiques de l'Ontario, Collection d'oeuvres d'art du gouvernement de l'Ontario
1955
Huile
619857
© 2008, Archives publiques de l'Ontario. Tous droits réservés.


John Graves Simcoe, fils unique d’une mère veuve, n’était pas riche. Il n’était pas aristocrate non plus, mais il avait bien combattu pour l’armée britannique pendant la Révolution américaine et, en 1791, on l’a récompensé par un emploi important, soit gouverneur de la nouvelle colonie du Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario). Pendant que M. Simcoe et sa femme traversaient lentement le lac Ontario vers la capitale sauvage de Newark (Niagara-on-the-Lake), M. Simcoe élaborait des plans ambitieux. Il était abolitionniste et, à titre de législateur, ce qu’il souhaitait presque avant tout était d’interdire l’esclavage dans la nouvelle province. Cela s’avéra plus difficile qu’il avait prévu.

La plupart des premiers habitants du Haut-Canada étaient des Loyalistes réfugiés des anciennes colonies américaines. Plusieurs d’entre eux avaient amené des esclaves avec eux au Canada. Ils étaient prêts à faire des pieds et des mains pour garder cette prop Pour en lire plus
John Graves Simcoe, fils unique d’une mère veuve, n’était pas riche. Il n’était pas aristocrate non plus, mais il avait bien combattu pour l’armée britannique pendant la Révolution américaine et, en 1791, on l’a récompensé par un emploi important, soit gouverneur de la nouvelle colonie du Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario). Pendant que M. Simcoe et sa femme traversaient lentement le lac Ontario vers la capitale sauvage de Newark (Niagara-on-the-Lake), M. Simcoe élaborait des plans ambitieux. Il était abolitionniste et, à titre de législateur, ce qu’il souhaitait presque avant tout était d’interdire l’esclavage dans la nouvelle province. Cela s’avéra plus difficile qu’il avait prévu.

La plupart des premiers habitants du Haut-Canada étaient des Loyalistes réfugiés des anciennes colonies américaines. Plusieurs d’entre eux avaient amené des esclaves avec eux au Canada. Ils étaient prêts à faire des pieds et des mains pour garder cette propriété de valeur. Heureusement, M. Simcoe était un négociateur. Les colons voulaient également maintenir la forme d’autonomie locale à laquelle ils étaient habitués dans le sud. M. Simcoe a proposé un compromis. En retour d’une nouvelle loi qui s’attaquait non seulement à l’esclavage lui-même, mais plutôt l’importation de nouveaux esclaves, et qui libérait les enfants des esclaves à l’âge de 25 ans, ils permettaient aux colons une forme d’autonomie locale. En grande partie grâce à la législation axée sur l’avenir de M. Simcoe, le tout premier à limiter l’esclavage dans l’Empire britannique, l’esclavage a diminué dans le Haut-Canada. En 1810, il avait à peu près disparu.
Loi antiesclavagiste du Haut-Canada de 1793. événement historique national du Canada. Désigné en 1992. Plaque : Niagara-on-the-Lake, Ontario
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Taxi de Thornton Blackburn sur la rue King, à Toronto, vers 1845

Le petit taxi tiré par des chevaux descendant une rue de Toronto au centre de cette peinture du milieu du XIXe siècle appartenait à un esclave en fuite, Thornton Blackburn. Les Thornton sont entrés dans l'Histoire, pour avoir été au centre d'une émeute raciale à Détroit en 1833, pour avoir été au cœur d'une affaire judiciaire au Canada et pour avoir fondé la première entreprise de taxis au Haut-Canada. En tant que gens d'affaires à Toronto, ils ont investi pour aider d'autres esclaves à fuir.

John Gillespie
Musée royal de l'Ontario

Huile
Image no. ROM2006_7417_1 / Acc. 955.175
© 2008, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Un taxi du genre que Thornton Blackburn conduisait à Toronto à partir des années 1830

Thornton Blackburn, avant d'échapper à l'esclavage, vivait dans un port occupé de la rivière Ohio, où on louait beaucoup le transport. Par contre, lorsqu'il est arrivé à Toronto, il n'a trouvé aucun taxi. Même si Thornton Blackburn ne savait ni lire ni écrire, il était intelligent et ambitieux. Il a trouvé du travail comme serveur à Osgoode Hall, il a économisé son argent et il a éventuellement acheté un taxi semblable à ceux qui roulaient déjà à Montréal et à Québec. Il a peinturé son taxi en un rouge et jaune distinctif.

W.H. Coverdale
Bibliothèque et Archives Canada

Aquarelle
17.3 x 25.4 cm
190-188-2287 / C-042305
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Détroit était en agitation en 1833, avec la communauté de Noirs libres montant aux barricades. Un jeune couple qui vivait parmi eux depuis deux ans avait été arrêté parce qu’il était des esclaves fugitifs. Le destin de Thornton Blackburn était probablement de retourner à l’esclavage au Kentucky, pour être fouetté, marqué et envoyé au sud pour travailler jusqu’à la mort dans une plantation de coton. Sa femme sera vendue comme prostituée.

Ce n’est pas ce qui est arrivé. Deux femmes très voilées ont demandé à visiter Mme Blackburn dans sa cellule. Là, l’une d’elles a changé de vêtements avec la prisonnière, et l’autre a fait passer rapidement la fille devant les gardes. La journée suivante, au moment où le mari de Lucy était amené enchaîné de la prison, la foule s’est précipitée et a attrapé le garçon. Dans l’heure, Thornton et Lucie Blackthorn étaient de nouveaux réuni Pour en lire plus
Détroit était en agitation en 1833, avec la communauté de Noirs libres montant aux barricades. Un jeune couple qui vivait parmi eux depuis deux ans avait été arrêté parce qu’il était des esclaves fugitifs. Le destin de Thornton Blackburn était probablement de retourner à l’esclavage au Kentucky, pour être fouetté, marqué et envoyé au sud pour travailler jusqu’à la mort dans une plantation de coton. Sa femme sera vendue comme prostituée.

Ce n’est pas ce qui est arrivé. Deux femmes très voilées ont demandé à visiter Mme Blackburn dans sa cellule. Là, l’une d’elles a changé de vêtements avec la prisonnière, et l’autre a fait passer rapidement la fille devant les gardes. La journée suivante, au moment où le mari de Lucy était amené enchaîné de la prison, la foule s’est précipitée et a attrapé le garçon. Dans l’heure, Thornton et Lucie Blackthorn étaient de nouveaux réunis, au Canada.

L’histoire ne se termine pas là. Les États-Unis ont demandé le retour des Blackburns, qu’ils jugeaient criminels, et le tribunal du Canada a pris une décision célèbre, qu’aucun accusé ne soit renvoyé dans un pays où la peine pour un crime est plus grave qu’elle ne le serait au Canada. C’est encore la loi au Canada. Les Blackburns ont été sauvés. Ils ont déménagé à Toronto, où Thornton a fondé la première entreprise de taxis au Haut-Canada. Il est retourné au Kentucky seulement une fois après cela, risquant ainsi sa liberté et sa vie, pour libérer sa mère de l’esclavage
Lucie et Thornton Blackburn. Personnes historiques nationales du Canada. Désignées en 1999. Plaque : Toronto, Ontario.
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

John Brown (à gauche) se défend au cours d'une attaque qui a échouée à Harpers Ferry.

L'un des événements les plus célèbres de la longue campagne contre l'esclavage, dont la majeure partie a été planifiée à partir du Canada, a été un raid sur le territoire américain mené par l'abolitionniste John Brown (à gauche). Son plan d'attaque contre les États-Unis a été discuté et approuvé à la célèbre réunion en 1858 à Chatham, en Ontario.

James E. Taylor
Western Reserve Historical Society

Carnet de croquis
© 2008, Western Reserve Historical Society. Tous droits réservés.


En 1859, une réunion secrète s’est tenue à Chatham, en Ontario. John Brown, un abolitionniste américain violent, était venu au nord pour solliciter l’appui des abolitionnistes canadiens en vue d’une rébellion armée. Il a planifié en prenant les armes d’établir un État sans esclave dans les montagnes de la Virginie-Occidentale.

Cette réunion n’était que l’une de nombreuses réunions qui ont eu lieu au Canada au fil des années. La proximité du Canada aux États-Unis et ses lois avant-gardistes ont encouragé beaucoup de dirigeants à lutter pour que la liberté s’installe ici. Les abolitionnistes ont utilisé le Canada comme lieu des préparations de la campagne. Ici, ils ont organisé des réunions, des tournées de conférences, des campagnes de financement et des missions de sauvetage au sud. Ils ont fondé des journaux, des écoles et des communautés chrétiennes. Les personnes qui se sont réunies à Chatham avaient tout tent&ea Pour en lire plus
En 1859, une réunion secrète s’est tenue à Chatham, en Ontario. John Brown, un abolitionniste américain violent, était venu au nord pour solliciter l’appui des abolitionnistes canadiens en vue d’une rébellion armée. Il a planifié en prenant les armes d’établir un État sans esclave dans les montagnes de la Virginie-Occidentale.

Cette réunion n’était que l’une de nombreuses réunions qui ont eu lieu au Canada au fil des années. La proximité du Canada aux États-Unis et ses lois avant-gardistes ont encouragé beaucoup de dirigeants à lutter pour que la liberté s’installe ici. Les abolitionnistes ont utilisé le Canada comme lieu des préparations de la campagne. Ici, ils ont organisé des réunions, des tournées de conférences, des campagnes de financement et des missions de sauvetage au sud. Ils ont fondé des journaux, des écoles et des communautés chrétiennes. Les personnes qui se sont réunies à Chatham avaient tout tenté. Maintenant, elles étaient prêtes à essayer la guerre. Elles ont donné leur bénédiction à John Brown.

Le dimanche 17 septembre 1859, John Brown et 18 hommes, dont un Canadien, ont attaqué un dépôt d’armes fédéral à Harpers Ferry. Le peu d’hommes qui ont survécu à la bataille, dont Brown, ont été exécutés. Ses dernières paroles ont été : « Je... suis maintenant presque certain que les crimes de cette terre coupable ne seront jamais expiés, mais avec le sang. » Il avait raison. Son exécution a aidé à déclencher la guerre de Sécession en 1861. Plus de 600 000 Américains sont morts au cours de la bataille qui a mis fin à l’esclavage.
Le mouvement antiesclavagiste en Amérique du Nord britannique. événement historique national du Canada. Désigné en 2004. Plaque recommandée : Chatham, Ontario
© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

[Illustration d'un livre] The Story of the Life of John Anderson, the Fugitive Slave, ed. Harper Twelvetrees. London: W. Twee

John Anderson était à la fois un esclave en fuite et un meurtrier. Une affaire judiciaire en 1861 avait confirmé que le Canada n'était pas prêt à renvoyer à l'esclavage des hommes et des femmes, même s'ils avaient commis un acte criminel.

Archives publiques de l'Ontario

Livre (papier)
E 450 A54-T9
© 2008, Archives publiques de l'Ontario. Tous droits réservés.


Une réunion a été convoquée à Montréal le 17 janvier 1861. Des centaines de personnes se sont présentées cette nuit-là par un temps glacial afin de manifester leur appui pour une personne, un esclave en fuite, qui était susceptible d’être renvoyé aux États-Unis afin de subir un procès pour meurtre. John Anderson, au cours de sa fuite, avait tué un homme. Après huit années, le gouvernement américain demandait son retour, et un tribunal de Toronto avait décidé d’obtempérer à la demande. À Montréal, c’était l’indignation.

Les fuites vers le nord sont passées de fuites de petits groupes à des fuites en masse après l’adoption de la Loi sur les esclaves fugitifs en 1850 aux États-Unis. La perte d’argent et de travailleurs commençait à faire mal au sud. Un esclave exceptionnellement en santé et qualifié valait jusqu’à 2 000 $ chacun (40 000 $ en argent d’aujourd’hui). À partir de cert Pour en lire plus
Une réunion a été convoquée à Montréal le 17 janvier 1861. Des centaines de personnes se sont présentées cette nuit-là par un temps glacial afin de manifester leur appui pour une personne, un esclave en fuite, qui était susceptible d’être renvoyé aux États-Unis afin de subir un procès pour meurtre. John Anderson, au cours de sa fuite, avait tué un homme. Après huit années, le gouvernement américain demandait son retour, et un tribunal de Toronto avait décidé d’obtempérer à la demande. À Montréal, c’était l’indignation.

Les fuites vers le nord sont passées de fuites de petits groupes à des fuites en masse après l’adoption de la Loi sur les esclaves fugitifs en 1850 aux États-Unis. La perte d’argent et de travailleurs commençait à faire mal au sud. Un esclave exceptionnellement en santé et qualifié valait jusqu’à 2 000 $ chacun (40 000 $ en argent d’aujourd’hui). À partir de certaines estimations semblant indiquer que 1 500 esclaves fuyaient chaque année dans les années 1850, le Sud était littéralement saigné à blanc dans ses richesses. La sympathie à l’égard des esclaves a atteint de nouveaux sommets au Canada, où les abolitionnistes étaient bien organisés et prêts à protester contre des décisions telles que celles du procès de John Anderson.

L’histoire de John Anderson connaît une fin heureuse. Avec l’opinion publique qui insiste qu’il a agit en légitime défense, le procès est allé en cour supérieure, et John Anderson a été relâché en raison d’un détail. Dans la Montreal Gazette, on déborde de joie. « M. Anderson, l’esclave fugitif maintenant célèbre, était en ville hier, et il a fait appel à nous... afin de remercier les Montréalais de la façon dont ils l’ont soutenu. »

© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

« John Brown's Body » commémorait l'exécution d'un abolitionniste militant influent en 1859.

John Brown’s body lies a-mold’ring in the grave.
John Brown’s body lies a-mold’ring in the grave.
John Brown’s body lies a-mold’ring in the grave.
His soul goes marching on.

Glory, Glory! Hallelujah!
Glory, Glory! Hallelujah!
Glory, Glory! Hallelujah!
His soul is marching on

He captured Harper’s Ferry with his nineteen men so true.
He frightened old Virginia till she trembled through and through.
They hung him for a traitor, themselves the traitor crew.
His soul is marching on.

Chorus

John Brown died that the slave might be free.
John Brown died that the slave might be free.
John Brown died that the slave might be free.
But his soul is marching on!

Chorus

The stars above in Heaven are looking kindly down.
The stars above in Heaven are looking kindly down.
The stars above in Heaven are looking kindly down
On the grave of old John Brown.

Choru

Musique inconnue, fondée sur des airs traditionnels ayant plusieurs variations
Smithsonian Folkways Archival, The Glory of Negro History

ÉTATS-UNIS
© 2008, Smithsonian Folkways. Tous droits réservés.


Un chant composé en 1853 par le compositeur Stephen Foster et exprimant l'espoir d'un esclave de rentrer chez lui, au Kentuck

The sun shines bright in the old Kentucky home,
’Tis summer, the darkies are gay;
The corn-top’s ripe and the meadow’s in the bloom,
While the birds make music all the day.

The young folks roll on the little cabin floor,
All merry, all happy and bright;
By ’n’ by Hard Times comes a-knocking at the door,
Then my old Kentucky home, goodnight.

Chorus
Weep no more my lady
Oh! weep no more today!
We will sing one song for the old Kentucky home,
For the Old Kentucky Home far away.

Verse 2
They hunt no more for the possum and the coon,
On meadow, the hill and the shore,
They sing no more by the glimmer of the moon,
On the bench by the old cabin door.

The day goes by like a shadow o’er the heart,
With sorrow, where all was delight,
The time has come when the darkies have to part,
Then my old Kentucky home, goodnight.

Chorus
Verse 3
The head must bow and the back will have to bend,
Wherever the darky may go;
A few more days, and the trouble all will end,
In the field where the sugar-canes grow;

A few more days for to tote the weary load,
No matter, ’twill never be light;
A few more days till we totter on the road,
Then my old Kentucky home, goodnight.

Chorus

Stephen Foster, 1853
Smithsonian Folkways Archival

© 2008, Smithsonian Folkways. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias de l’Objectif d’apprentissage 3, les élèves seront capables :

• d’identifier les personnes qui ont favorisé l’abolition de l’esclavage;

• de cibler les lois qui ont eu des répercussions sur l’esclavage au Canada et, par conséquent, sur le mouvement des réfugiés Noirs au Canada;

• de comparer les lois canadiennes et américaines et d’en souligner les différences en ce qui concerne l’esclavage entre les années 1790 et 1860;

• d’évaluer l’effet des dernières paroles de John Brown dans un contexte historique;

• d’expliquer certaines raisons pour lesquelles les Loyalistes qui avaient amené des esclaves au Canada ne voulaient pas les libérer.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons