Détail d'une peinture montrant un membre de l'Ethiopian Regiment se battant contre les rebelles américains.

Quand les Américains se sont rebellés en 1775, le dernier gouverneur britannique de la Virginie a fait appel à tous les hommes loyaux, y compris les esclaves Noirs, à se battre pour le roi. Les recrues Noires, qui ont formé l'Ethiopian Regiment, ont combattu bravement au cours des premiers mois de la Révolution américaine.

John Singleton Copley
Tate Gallery Art Resource
vers 1781
Huile sur toile
2515 x 3658 mm
N00733
© 2008, Tate Gallery Art Resource. Tous droits réservés.


Au cours de la Révolution américaine, un homme était particulièrement craint par les rebelles. Il s’agit du Colonel Tye, chef de la redoutable Black Brigade. Il a gagné le titre de « colonel » non pas des Britanniques, mais des hommes qui ont combattu à ses côtés dans un commando d’élite appelé la Black Brigade.

Le Colonel Tye était l’un des 800 Noirs qui ont répondu à l’appel aux armes du gouverneur de la Virginie en 1775. La dernière chose que Lord Dunsmore voulait, a-t-il dit était de déclarer la guerre. Mais, avec les rebelles Américains qui tiraient sur les bateaux battant pavillon britannique, il n’avait pas le choix. Dans un élan d’innovation surprenante, il a étendu son appel d’hommes aux « Noirs ». Il a promis la liberté et une terre en retour de leur combat contre les rebelles. Lord Dunsmore a formé une compagnie de Noirs, les a formés et leur a donné des uniformes brodés des mots « Liberté aux esclaves ». Le 10 Pour en lire plus
Au cours de la Révolution américaine, un homme était particulièrement craint par les rebelles. Il s’agit du Colonel Tye, chef de la redoutable Black Brigade. Il a gagné le titre de « colonel » non pas des Britanniques, mais des hommes qui ont combattu à ses côtés dans un commando d’élite appelé la Black Brigade.

Le Colonel Tye était l’un des 800 Noirs qui ont répondu à l’appel aux armes du gouverneur de la Virginie en 1775. La dernière chose que Lord Dunsmore voulait, a-t-il dit était de déclarer la guerre. Mais, avec les rebelles Américains qui tiraient sur les bateaux battant pavillon britannique, il n’avait pas le choix. Dans un élan d’innovation surprenante, il a étendu son appel d’hommes aux « Noirs ». Il a promis la liberté et une terre en retour de leur combat contre les rebelles. Lord Dunsmore a formé une compagnie de Noirs, les a formés et leur a donné des uniformes brodés des mots « Liberté aux esclaves ». Le 10 décembre 1775, ils partent en guerre. De façon tragique, en quelques semaines, la bataille et la maladie avaient réduit leur nombre à seulement 300 hommes. Le colonel Tye a survécu jusqu’en 1780, année où il a succombé lui aussi à ses blessures.

Les Britanniques avaient promis la liberté aux esclaves en retour de leur loyauté. Certains esclaves se sont enrôlés dans l’armée. D’autres ont fui vers les villes appartenant aux Britanniques, telles que New York, où ils ont appuyé la cause des civils jusqu’à la défaite finale des Britanniques. En 1783, quand quelque 30 000 Loyalistes ont cheminé avec lassitude vers le Nord, 3 550 anciens esclaves se sont joints à eux. Ces nouveaux arrivants ont formé la première communauté libre de Noirs au Canada.
Expérience des Loyalistes noirs. événement historique national du Canada.
Désigné en 1993. Plaque : Birchtown, Nouvelle-Écosse

CURIEUX D'EN SAVOIR DAVANTAGE?
Visitez À la recherche des Loyalistes noirs, des communautés noires de la Nouvelle-Écosse, une exposition virtuelle produite par le Musée de la Nouvelle-Écosse présentée dans le site Web du Musée virtuel du Canada.

© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Colons Noirs voyageant par wagon près d'Halifax

Quelque 3 000 Loyalistes noirs, ceux qui ont combattu pour la Grande-Bretagne pendant la Révolution américaine, sont venus en Nouvelle-Écosse en tant qu'hommes et femmes libres et ont pris possession de petites parcelles de terrain. Là, jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1833, ils vivaient voisins d'une petite population d'esclaves.

Robert Petley
Bibliothèque et Archives Canada
vers 1835
Aquarelle et crayon sur papier vélin collé en plain sur carton
1938-220-1 / C-115424
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Le Canada n’était pas la fin heureuse que voulaient les immigrants Loyalistes. Plus de 2 000 Loyalistes noirs sont venus au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et ont commencé à établir une ville, qu’ils ont nommée Birchtown. Ils avaient à peine commencé, cependant, qu’une bande de violents hommes blancs sont arrivés d’une beuverie, ont détruit leurs abris et ont battu un pasteur âgé à deux doigts de la mort. La violence s’est poursuivie pendant une dizaine de jours et a laissé Birchtown en ruines.

Le problème était le travail. En 1783, lorsque les Loyalistes noirs ont accosté à Roseway Harbour, on leur a donné un terrain à quelques kilomètres de la ville loyaliste de Shelburne. L’hiver arrivait. Les colons travaillaient frénétiquement à construire des cabanes en rondins. Certains ont littéralement creusé des trous dans le sol et les ont recouverts d’arbres et de mousse pour créer des abris. Ils avaient faim et froid. Les Britanniques avaient promi Pour en lire plus
Le Canada n’était pas la fin heureuse que voulaient les immigrants Loyalistes. Plus de 2 000 Loyalistes noirs sont venus au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et ont commencé à établir une ville, qu’ils ont nommée Birchtown. Ils avaient à peine commencé, cependant, qu’une bande de violents hommes blancs sont arrivés d’une beuverie, ont détruit leurs abris et ont battu un pasteur âgé à deux doigts de la mort. La violence s’est poursuivie pendant une dizaine de jours et a laissé Birchtown en ruines.

Le problème était le travail. En 1783, lorsque les Loyalistes noirs ont accosté à Roseway Harbour, on leur a donné un terrain à quelques kilomètres de la ville loyaliste de Shelburne. L’hiver arrivait. Les colons travaillaient frénétiquement à construire des cabanes en rondins. Certains ont littéralement creusé des trous dans le sol et les ont recouverts d’arbres et de mousse pour créer des abris. Ils avaient faim et froid. Les Britanniques avaient promis de la nourriture, mais avec 30 000 Loyalistes blancs en tête de liste, il n’y avait pas assez de nourriture pour tout le monde. Des subventions aux colons blancs leur permettaient de gruger également sur les terres données aux Loyalistes noirs.

Quoi qu’il en soit, les colons Noirs étaient optimistes. Plusieurs étaient artisans, qualifiés en charpenterie, en fabrication de barils, en ferrage et en d’autres métiers. Ils étaient prêts à travailler à de bas salaires et, lorsqu’ils sont allés à Shelburne, ils ont trouvé du travail. Les travailleurs blancs ne pouvaient leur faire concurrence, et ils se sont tournés vers la violence. En fait, il y avait peu d’argent à Shelburne. Tous les Loyalistes étaient pauvres, et les habitants ont commencé peu à peu à partir. Sans terre, nourriture ou travail, certains Noirs se sont en fait vendus de nouveau à l’esclavage afin de survivre.

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La société de Sierra Leone était un stratagème pour renvoyer les esclaves libres en Afrique.

Il y avait peu de place pour les esclaves libérés en Europe et en Amérique du Nord, et la plupart d'entre eux vivaient dans la pauvreté. En Grande-Bretagne et aux États-Unis, certains abolitionnistes bien intentionnés ont élaboré un plan afin de renvoyer les anciens esclaves en Afrique. Ils appelaient leur entreprise la Société de Sierra Leone, et ils ont amorcé une vaste campagne publicitaire à l'intention des colons.

Nova Scotia Archives

Papier
© 2008, Nova Scotia Archives & Records Management. Tous droits réservés.


C’était en 1790. Thomas Peters de Birchtown se tenait sur le pont d’un bateau et regardait la côte de la Nouvelle-Écosse disparaître au loin. Il avait une mission. Thomas Peters était en route vers l’Angleterre avec l’ordre de communiquer avec les directeurs de la Société de Sierra Leone et de leur dire : « Les Noirs de la Nouvelle-Écosse veulent rentrer chez eux.»

Quelque part dans leur sang, leur musique et une douzaine de langues presque perdus, les esclaves Américains, même les esclaves analphabètes, de la troisième ou de la quatrième génération, n’avaient jamais oublié l’Afrique. Ils avaient entendu parler d’un groupe d’abolitionnistes bien intentionnés, la Société de Sierra Leone, qui avait établi une colonie sur la côte de l’Afrique pour les anciens esclaves. Ils ne savaient pas à quel point la colonie était troublée, rongée par le ressentiment des habitants locaux, intimidés par la Société et voisins d’ Pour en lire plus
C’était en 1790. Thomas Peters de Birchtown se tenait sur le pont d’un bateau et regardait la côte de la Nouvelle-Écosse disparaître au loin. Il avait une mission. Thomas Peters était en route vers l’Angleterre avec l’ordre de communiquer avec les directeurs de la Société de Sierra Leone et de leur dire : « Les Noirs de la Nouvelle-Écosse veulent rentrer chez eux.»

Quelque part dans leur sang, leur musique et une douzaine de langues presque perdus, les esclaves Américains, même les esclaves analphabètes, de la troisième ou de la quatrième génération, n’avaient jamais oublié l’Afrique. Ils avaient entendu parler d’un groupe d’abolitionnistes bien intentionnés, la Société de Sierra Leone, qui avait établi une colonie sur la côte de l’Afrique pour les anciens esclaves. Ils ne savaient pas à quel point la colonie était troublée, rongée par le ressentiment des habitants locaux, intimidés par la Société et voisins d’esclavagistes qui poursuivaient leur travail inhumain. Pour les Noirs du Canada, l’Afrique semblait offrir une possibilité d’avenir.

Thomas Peters est revenu d’Angleterre avec une invitation, mais la communauté des Noirs de la Nouvelle-Écosse était d’avis partagé quant à savoir s’il fallait l’accepter ou non. Au bout du compte, le tiers d’entre eux ont décidé de quitter le Canada. En 1791, 1 196 anciens esclaves, près de la moitié provenant de Birchtown, sont partis de Halifax. Malheureusement, le groupe comprenait la plupart des dirigeants de Birchtown, et la colonie a par conséquent été très affaiblie. Quant aux colons Africains, de nouveau, il n’y a pas eu de fin heureuse.

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Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias de l’Objectif d’apprentissage 2, les élèves seront capables :

• de réfléchir aux choix que les esclaves devaient faire, soit de se battre, de fuir ou de rester esclaves;

• de déterminer les facteurs qui ont mené à l’échec de la première colonie de Noirs;

• d’évaluer le dilemme à savoir s’il fallait rester dans une communauté en difficulté ou voyager vers une destination inconnue en Afrique;

• de se rappeler les promesses que les Britanniques ont faites aux Loyalistes noirs et d’expliquer la raison pour laquelle ces promesses n’ont pas toutes été tenues.

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