Soldats blessés dans une tranchée lors de la bataille de la Somme

Lors d’une bataille sanglante qui a duré cinq mois, plus d’un million d’hommes ont été blessés ou tués dans la Somme. Le Canada a perdu un quart de son contingent (24 000 hommes). Cette bataille a cependant servi à établir la réputation des soldats canadiens comme une force d’attaque efficace. Voici ce que Lloyd George, premier ministre de l’époque, a écrit peu de temps après la bataille : « Les Canadiens se sont tellement distingués à cette occasion que dès lors, ils ont été désignés comme troupe de choc; pendant le restant de la guerre, on a fait appel à eux pour diriger l’attaque dans les batailles importantes. Chaque fois que les Allemands voyaient arriver le Corps canadien, ils se préparaient au pire. »

Photographe inconnu. Fonds William H. Hammond, Archives publiques de l'Ontario
1916
F 4436 or F 4436-0-0-0-209
© Fonds William H. Hammond, Archives publiques de l'Ontario. Tous droits réservés.


Transport de soldats canadiens en liesse après la prise de la crête de Vimy

La victoire canadienne de la crête de Vimy a représenté une étape déterminante pour le Canada en tant que nation et une victoire significative pour les armées alliées. C’était la première fois qu’une stratégie de bataille était planifiée et mise en œuvre exclusivement par des commandants canadiens. La bataille de la crête de Vimy a joué un rôle important puisqu’elle a contribué à asseoir la place du Canada dans le monde en tant que nation. Elle a cependant eu un coût humain élevé pour le pays : en quatre jours, près de 10 000 soldats canadiens ont été blessés ou tués.

Photographe inconnu. Albums du Corps expéditionnaire canadien, Archives publiques de l'Ontario
1917
C 224 or C 224-0-0-9-41
© Archives publiques de l'Ontario. Tous droits réservés.


Après la Première Guerre mondiale, des milliers de veuves de guerre vont s'occuper seules de leur famille. Un nombre incalculable de soldats qui avaient survécu aux combats souffraient par ailleurs de traumatismes dus aux bombardements.

L'après-guerre a été prospère grâce à une économie en plein essor. Durant les années 1920, l'optimisme régnait et les gens étaient fascinés par la nouvelle technologie comme l'avion et l'automobile.

Cet optimisme a pris fin abruptement en 1929 quand le marché boursier s'est effondré : la grande dépression commençait. En l'absence d'un filet social comme celui qui existe aujourd'hui, les gens très nombreux qui perdaient leur emploi et leur ferme étaient condamnés à mourir de faim. Beaucoup de Canadiens ont alors été poussés jusqu'aux limites de la résistance humaine.

Durant les années 1930, l'immigration a chuté dramatiquement. Ceux qui réussissaient à entrer au Canada étaient traités comme des & Pour en lire plus
Après la Première Guerre mondiale, des milliers de veuves de guerre vont s'occuper seules de leur famille. Un nombre incalculable de soldats qui avaient survécu aux combats souffraient par ailleurs de traumatismes dus aux bombardements.

L'après-guerre a été prospère grâce à une économie en plein essor. Durant les années 1920, l'optimisme régnait et les gens étaient fascinés par la nouvelle technologie comme l'avion et l'automobile.

Cet optimisme a pris fin abruptement en 1929 quand le marché boursier s'est effondré : la grande dépression commençait. En l'absence d'un filet social comme celui qui existe aujourd'hui, les gens très nombreux qui perdaient leur emploi et leur ferme étaient condamnés à mourir de faim. Beaucoup de Canadiens ont alors été poussés jusqu'aux limites de la résistance humaine.

Durant les années 1930, l'immigration a chuté dramatiquement. Ceux qui réussissaient à entrer au Canada étaient traités comme des étrangers qui venaient profiter des maigres ressources du pays. La plupart de ces immigrants provenaient de Grande-Bretagne ou des États-Unis.

La Première Guerre mondiale a changé peu de chose pour les premiers peuples, même si beaucoup d'Autochtones s'étaient portés volontaires pour aller au combat et que nombre d'entre eux étaient devenus des héros de guerre. Des générations entières de membres des premiers peuples et de Métis ont été envoyées de force dans des pensionnats. Les enfants étaient enlevés à leur famille et à leur communauté et obligés de renoncer à leur langue et à leur culture.

Dès la fin des années 1930, l'Europe se trouvait au seuil d'une autre guerre mondiale.

Quand la guerre a été déclenchée en 1939, le pays tout entier s'est levé pour aider. Plus d'un million de Canadiens se sont portés volontaires pour combattre. Nombre d'entre eux ont été envoyés outre-mer. Les Canadiennes ont travaillé en usine et prouvé leur compétence dans des métiers spécialisés. L'effort de guerre a tiré le pays des griffes de la dépression.

Malgré le grand nombre de volontaires, il fallait encore plus de soldats. Le Canada a donc été confronté à une nouvelle crise de la conscription, comme lors de la Première Guerre mondiale. Certains Canadiens s'opposaient à l'enrôlement obligatoire des hommes dans les forces armées. La Seconde Guerre mondiale a marqué les Canadiens de bien des manières.

Le Canada a joué un rôle essentiel dans la victoire des Alliés. Le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, et la libération des Pays-Bas figurent parmi les triomphes de notre jeune pays.

Ces pages glorieuses contrastent vivement avec certains effets causés ici même par la Loi sur les mesures de guerre.

Tous les Canadiens d'origine japonaise ont été obligés de s'inscrire auprès de la Gendarmerie royale du Canada. Un grand nombre d'entre eux ont été plus tard internés sans raison dans des camps, même s'ils étaient nés au Canada ou qu'ils étaient naturalisés canadiens. Pendant plusieurs années, les Canadiens d'origine japonaise ont été privés des droits de la personne les plus élémentaires.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Des Canadiens d'origine japonaise prenant le train vers la côte ouest pour retourner au Japon.

Des Canadiens d'origine japonaise prenant le train vers la côte ouest pour retourner au Japon après la Seconde Guerre mondiale. Quelque 4 000 Canadiens d'origine japonaise ont quitté le pays pour le Japon par suite des traitements subis de la part du gouvernement canadien pendant la guerre. Certains d'entre eux, nés au Canada, n'avaient jamais vu le Japon. Ils se sentaient pourtant poussés à partir.

Photographe inconnu – Bibliothèque et Archives Canada
1942
C-057250
© Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Ce document est un « certificat de bienvenue aux nouveaux Canadiens ».

Ce document est un « certificat de bienvenue aux nouveaux Canadiens » qui était remis aux bureaux de la citoyenneté par l'Ordre impérial des filles de l'Empire (Imperial Order of the Daughters of the Empire ou IODE). À l'origine, cet organisme avait pour mission d'encourager le soutien à la Couronne britannique en faisant la promotion du Royaume-Uni et de ses institutions.

Musée royal de l'Ontario
Gracieusement prêté par George et Gerry Hewson, la famille Nishimura

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Kinsaburo « Sam » Nishimura était récipiendaire d’un certificat de l’IODE.

Kinsaburo « Sam » Nishimura était récipiendaire d’un certificat de l’IODE. Il l’a reçu en 1951. Quand Sam a obtenu sa citoyenneté canadienne, il s'est aussi fait remettre ce document de l'IODE. Après le décès de Sam, ses enfants ont prêté ce certificat au ROM afin que les jeunes puissent en prendre connaissance et en savoir plus sur cette période de notre histoire. Sam est né en 1899 et il est arrivé au Canada à l'âge de 20 ans.

Musée royal de l'Ontario
Gracieusement prêté par George et Gerry Hewson, la famille Nishimura
1931 10 31
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


On pourrait croire que ce certificat est un document officiel du gouvernement, mais ce n'est pas le cas.

Voici la traduction d'une partie du texte :

« Vous avez maintenant le droit de profiter comme nous de toutes les libertés anciennes accordées aux populations britanniques. Nous vous invitons à partager avec nous et à protéger même au péril de votre vie ces droits et ces privilèges.
L'Union Jack est le drapeau du Canada.
God Save the King est notre hymne national. »

Ce texte ne laisse planer aucun doute : le certificat avait pour but de promouvoir le patriotisme dans tout l'Empire britannique (devenu plus tard le Commonwealth britannique).

Ce document nous fait par ailleurs prendre conscience d'un certain nombre de choses. À cette époque :
Le Ô Canada n'était pas notre hymne national. Le Canada n'était pas encore tout à fait indépendant du Royaume-Uni.
Ce certificat a été remis en 1951 à un cer Pour en lire plus
On pourrait croire que ce certificat est un document officiel du gouvernement, mais ce n'est pas le cas.

Voici la traduction d'une partie du texte :

« Vous avez maintenant le droit de profiter comme nous de toutes les libertés anciennes accordées aux populations britanniques. Nous vous invitons à partager avec nous et à protéger même au péril de votre vie ces droits et ces privilèges.
L'Union Jack est le drapeau du Canada.
God Save the King est notre hymne national. »

Ce texte ne laisse planer aucun doute : le certificat avait pour but de promouvoir le patriotisme dans tout l'Empire britannique (devenu plus tard le Commonwealth britannique).

Ce document nous fait par ailleurs prendre conscience d'un certain nombre de choses. À cette époque :
  • Le Ô Canada n'était pas notre hymne national.
  • Le Canada n'était pas encore tout à fait indépendant du Royaume-Uni.
Ce certificat a été remis en 1951 à un certain Kinsaburo « Sam » Nishimura. Nous savons d'après la date que la Seconde Guerre mondiale n'était terminée que depuis quelques années. Le nom du récipiendaire nous indique par ailleurs qu'il s'agit d'un Canadien d'origine japonaise.
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Entre 1877 et 1914, 30 000 Japonais ont émigré au Canada. Ils se sont établis un peu partout au pays, mais la majorité d'entre eux ont préféré s'installer sur la côte ouest. Les Canadiens d'origine japonaise ont joué un rôle important dans les secteurs des ressources et des services; ils ont contribué à l'essor de l'économie de l'ouest du pays et, en particulier, de la Colombie-Britannique. 60 % des Canadiens d'origine japonaise étaient nés au Canada et presque tous avaient moins de 30 ans.  En décembre 1941, le Japon bombarde la rade américaine de Pearl Harbor. Le Canada compte alors 22 000 citoyens d'origine japonaise, 95 % d'entre eux vivant en Colombie-Britannique. Conformément à la Loi sur les mesures de guerre, tous les Canadiens d'origine japonaise sont considérés comme des sujets d'un pays ennemi. Tous sont alors éloignés de la côte ouest par la force. Les hommes sont envoyés pour la plupar Pour en lire plus
  • Entre 1877 et 1914, 30 000 Japonais ont émigré au Canada.
  • Ils se sont établis un peu partout au pays, mais la majorité d'entre eux ont préféré s'installer sur la côte ouest.
  • Les Canadiens d'origine japonaise ont joué un rôle important dans les secteurs des ressources et des services; ils ont contribué à l'essor de l'économie de l'ouest du pays et, en particulier, de la Colombie-Britannique.
  • 60 % des Canadiens d'origine japonaise étaient nés au Canada et presque tous avaient moins de 30 ans. 
  • En décembre 1941, le Japon bombarde la rade américaine de Pearl Harbor.
  • Le Canada compte alors 22 000 citoyens d'origine japonaise, 95 % d'entre eux vivant en Colombie-Britannique.
  • Conformément à la Loi sur les mesures de guerre, tous les Canadiens d'origine japonaise sont considérés comme des sujets d'un pays ennemi.
  • Tous sont alors éloignés de la côte ouest par la force. Les hommes sont envoyés pour la plupart dans des camps de travail. 
  • C'était la seconde fois que le gouvernement fédéral appliquait la Loi sur les mesures de guerre pour reloger et interner des civils.

Le 4 mars 1942, Sam a été envoyé dans un camp de travail. Sa femme et ses quatre enfants se sont retrouvés dans un camp d'internement baptisé Tashme. Deux des enfants sont nés dans ce camp.

Ce n'est qu'en 1949 quatre ans après la reddition du Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale que la majorité des Canadiens d'origine japonaise ont été autorisés à retourner en Colombie-Britannique. La plupart d'entre eux avaient alors choisi de refaire leur vie ailleurs au pays. Entre temps, leurs biens avaient été confisqués par le gouvernement et vendus pour une fraction de leur valeur.

Quand Sam a obtenu sa citoyenneté canadienne, il s'est aussi fait remettre ce document de l'IODE.

Malgré les épreuves que leur famille avait subies durant la Seconde Guerre mondiale, Sam et sa femme étaient fiers d'être Canadiens. Quand leurs enfants les interrogeaient sur leur période d'internement, Sam et sa femme se contentaient de déclarer que « le Canada est le meilleur pays au monde ».

Après le décès de Sam, ses enfants ont prêté ce certificat au ROM afin que les jeunes puissent en prendre connaissance et en savoir plus sur cette période de notre histoire.

« Il est vrai que jamais une personne de race japonaise née au Canada n'a été accusée de quelque geste de sabotage ou de déloyauté que ce soit pendant les années de guerre. »
– Le premier ministre William L. Mackenzie King, août 1944

Durant leur internement, les Canadiens d'origine japonaise ont subi des pertes financières évaluées à 443 millions de dollars.

En 1988, le gouvernement fédéral a versé 21 000 $ à chaque personne directement touchée par l'internement.

Depuis un siècle, le Canada a été la patrie de cinq générations de Canadiens d'origine japonaise.
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Immigrants juifs arrivant au Canada

Entre 1880 et 1930, 196 000 Juifs ont immigré au Canada. Avant cette vague d'immigration, des Juifs originaires d'autres parties de l'Empire britannique avaient fondé des communautés à Montréal et Toronto.

Archives juives de l’Ontario

Image 541
© Archives juives de l’Ontario. Tous droits réservés.


Entre 1880 et 1930, 196 000 Juifs ont immigré au Canada.

Avant cette vague d'immigration, des Juifs originaires d'autres parties de l'Empire britannique avaient fondé des communautés à Montréal et Toronto. Les premiers immigrants juifs sont arrivés au Canada après que les Britanniques eurent pris possession de la Nouvelle-France à la suite du Traité de Paris (1763), lequel mettait fin à la guerre de Sept Ans.

Les premiers Canadiens d'origine juive étaient des négociants en fourrures ou des soldats de l'armée britannique. Nombre d'entre eux étaient des marchands qui faisaient du commerce au niveau local et international.
La première congrégation juive a été établie à Montréal. La première synagogue canadienne a été érigée en 1768. La fête de Pourim est célébrée au Canada depuis l'établissement de la première congrégation juive à Montréal.
Pourim est une f&e Pour en lire plus
Entre 1880 et 1930, 196 000 Juifs ont immigré au Canada.

Avant cette vague d'immigration, des Juifs originaires d'autres parties de l'Empire britannique avaient fondé des communautés à Montréal et Toronto. Les premiers immigrants juifs sont arrivés au Canada après que les Britanniques eurent pris possession de la Nouvelle-France à la suite du Traité de Paris (1763), lequel mettait fin à la guerre de Sept Ans.

Les premiers Canadiens d'origine juive étaient des négociants en fourrures ou des soldats de l'armée britannique. Nombre d'entre eux étaient des marchands qui faisaient du commerce au niveau local et international.
  • La première congrégation juive a été établie à Montréal.
  • La première synagogue canadienne a été érigée en 1768.
  • La fête de Pourim est célébrée au Canada depuis l'établissement de la première congrégation juive à Montréal.
Pourim est une fête juive au cours de laquelle on célèbre la survie sur une terre étrangère ou en exil. La fête dure une journée et a lieu quatre semaines avant la Pâque, en février ou au début de mars.

Quand on lit le Livre d'Esther à voix haute, la crécelle sert à couvrir le nom du méchant de l'histoire chaque fois qu'il est prononcé. Cet homme, appelé Aman, projetait de tuer tous les Juifs de Perse. Esther est le nom de la reine qui a déjoué les projets d'Aman.

Même si l'histoire d'Esther remonte à plus de 2 500 ans, la morale est toujours d'actualité. L'une des caractéristiques de la fête de Pourim est qu'elle ne plonge pas ses racines dans la terre d'Israël, mais plutôt au sein de la diaspora la communauté juive vivant à l'extérieur d'Israël.

La fête de Pourim a des résonances universelles, car elle peut s'appliquer à la survie de tout immigrant ou de tout réfugié vivant dans un pays lointain. C'est la fête la plus joyeuse du calendrier juif. Pour la plupart des gens, elle est associée aux déguisements, aux rires, à la bonne chère et au plaisir. Cette journée est marquée par un esprit festif et irrévérencieux effréné. Lors de la fête de Pourim, les Juifs, partout dans le monde, se souviennent des dangers encourus en exil et célèbrent le miracle de leur existence.

Cependant, quand des millions de Juifs étaient persécutés en Europe avant la Seconde Guerre mondiale, puis exterminés durant la guerre, beaucoup de pays occidentaux y compris le Canada ont refusé de les accueillir. Les Juifs qui cherchaient refuge au Canada n'ont pas eu autant de chance que dans l'histoire d'Esther. À l'époque, il n'existait aucune politique favorisant l'accueil des réfugiés et l'immigration était limitée aux citoyens américains et britanniques. Des milliers de Juifs qui tentaient d'échapper à un triste sort ont malheureusement été refoulés.
  • Durant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, le Canada a radicalement limité l'immigration.
  • Durant l'Holocauste (l'extermination massive des Juifs et d'autres populations européennes par les nazis), le Canada n'a accordé refuge qu'à 5 000 Juifs.
  • Six millions de Juifs ont été tués durant l'Holocauste.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Crécelle ou «grogger»

En yiddish, la crécelle s'appelle grogger (ou gregar). Le terme hébreu est ra’ashanim, qui signifie « faire beaucoup de bruit ». Cette crécelle date probablement de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Elle a été fabriquée à la main, soit à Toronto soit en Pologne. La famille Weinberg en a fait don au Musée. Les crécelles sont utilisées lors de la fête juive de Purim (ou fête des Sorts), durant la lecture du livre d'Esther. Chaque fois que le nom de Aman le méchant de l'histoire est prononcé, on essaie de le couvrir avec le bruit des crécelles. L'utilisation des crécelles est tout particulièrement associée aux enfants et aux offices à la synagogue lors de la lecture du texte biblique. Les crécelles en bois fabriquées à la main révèlent des moyens financiers limités; elles étaient réalisées par des villageois ou des immigrants pauvres.

Musée royal de l'Ontario
Don de Fred et Joy Cherry Weinberg
1890 - 1920
2005.32.4
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Crécelle ou «grogger»

En yiddish, la crécelle s'appelle grogger (ou gregar). Le terme hébreu est ra’ashanim, qui signifie « faire beaucoup de bruit ». Cette crécelle date probablement de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Elle a été fabriquée à la main, soit à Toronto soit en Pologne. La famille Weinberg en a fait don au Musée. Les crécelles sont utilisées lors de la fête juive de Purim (ou fête des Sorts), durant la lecture du livre d'Esther. Chaque fois que le nom de Aman  le méchant de l'histoire  est prononcé, on essaie de le couvrir avec le bruit des crécelles. L'utilisation des crécelles est tout particulièrement associée aux enfants et aux offices à la synagogue lors de la lecture du texte biblique. Les crécelles en bois fabriquées à la main révèlent des moyens financiers limités; elles étaient réalisées par des villageois ou des immigrants pauvres.

Musée royal de l'Ontario
Don de Fred et Joy Cherry Weinberg
1890 - 1920
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Moses Znaimer explique que le Canada est une nation exceptionnelle qui a su tirer les leçons du passé

Moses Znaimer est le cofondateur et l'ancien président et chef de production de Citytv. Il est arrivé au Canada en 1948, après la Deuxième Guerre mondiale, en tant que « personne déplacée ». Il explique que le Canada peut se vanter d'être une nation exceptionnelle parce que nous avons su profiter des leçons du passé.

Il y a eu une époque où le Canada ne se conduisait pas aussi généreusement que maintenant. Il est important de revoir et d’examiner cette histoire, mais la grande conclusion de base pour moi – et c’est ce qui, je crois, nous donne un caractère particulier –, c’est que nous avons réussi à changer nos valeurs, nos comportements. Dans le passé, notre immigration était exclusive, nous avons laissé des gens dans les camps de concentration et nous avons eu des taxes punitives, nous avons déraciné des populations asiatiques et nous les avons déplacées, et ainsi de suite, mais à travers tout cela, il me semble que nous avons appris quelque chose. Et quand vous voyagez et que vous confrontez ce type de comportement dans le reste du monde et que vous visitez des endroits où ils n’apprennent rien du passé, vous vous rendez compte qu’ici, c’est une terre bénie qui vaut vraiment la peine d’être préservée.

Musée royal de l'Ontario
Moses Znaimer, cofondateur de Citytv et président de MZMedia

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Moses Znaimer explique que le Canada est une nation exceptionnelle qui a su tirer les leçons du passé.

Il y a eu une époque où le Canada ne se conduisait pas aussi généreusement que maintenant. Il est important de revoir et d’examiner cette histoire, mais la grande conclusion de base pour moi – et c’est ce qui, je crois, nous donne un caractère particulier –, c’est que nous avons réussi à changer nos valeurs, nos comportements. Dans le passé, notre immigration était exclusive, nous avons laissé des gens dans les camps de concentration et nous avons eu des taxes punitives, nous avons déraciné des populations asiatiques et nous les avons déplacées, et ainsi de suite, mais à travers tout cela, il me semble que nous avons appris quelque chose. Et quand vous voyagez et que vous confrontez ce type de comportement dans le reste du monde et que vous visitez des endroits où ils n’apprennent rien du passé, vous vous rendez compte qu’ici, c’est une terre bénie qui vaut vraiment la peine d’être préservée.

Musée royal de l'Ontario
Moses Znaimer, cofondateur de Citytv et président de MZMedia

© 2007, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

  • Analyser comment les différentes influences locales, nationales et mondiales ont contribué à façonner l'histoire du Canada et sa population.
  • Évaluer l'importance de l'immigration japonaise et juive dans l'élaboration de l'identité des Canadiennes et des Canadiens.
  • Analyser les facteurs qui ont conduit à la révision de la politique d'immigration du Canada.

ACTIVITÉ D’APPRENTISSAGE :

La guerre et la Crise de 1929 qui suivit apportèrent craintes et suspicion. Les immigrants juifs et japonais dont il est question ici illustrent deux exemples de communautés ayant fait l’objet de discrimination dans un Canada empreint de suspicion et peu disposé à partager ses maigres ressources. De 1931 à 1941, seules 140 000 personnes furent autorisées à immigrer au Canada – une chute massive par rapport aux dix années précédentes, marquées par l’arrivée de plus d’un million d’immigrants.

Malgré les difficultés qui influencèrent l’immigration le plus clair de ce temps, des forces puissantes contribuaient à l’ouverture de la politique d’immigration au Canada. En 1945, le ministre libéral Paul Martin père présentait en effet au Parlement un projet de loi qui allait instituer une citoyenneté distincte pour les Canadiens – auparavant considérés comme des sujets britanniques – et permettre d’accorder cette citoyenneté de manière plus équitable.

Les « nouveaux Canadiens » sont une richesse et un bienfait pour notre pays, où ils trouvent un nouveau mode de vie et un nouvel espoir en l’avenir. Il faut que tous, comme nous, se sentent Canadiens, citoyens d'un grand pays, gardiens de nos fières traditions et fiduciaires de tout ce que la vie a de mieux à offrir aux générations de futurs Canadiens. »
- déclaration de Paul Martin père devant la Chambre des Communes, le 22 octobre 1945

Le projet de loi du ministre Martin aboutit à l’adoption de la Loi sur la citoyenneté, qui s’accompagna d’une nouvelle vague d’immigration. Faites une recherche sur cette loi et dressez la liste des changements qu’elle a introduits. Comment, à votre avis, ces changements ont-ils aidé à former l’identité actuelle de notre pays?


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