Deux bisons dans la prairie

Dès 1875, les bisons (aussi appelés buffles) sont sur le point de disparaître de l’Ouest canadien. En 1889, l’Amérique du Nord n’en compte plus que 635. Au début du XIXe siècle, 50 millions de bisons vivaient en liberté dans les Prairies et les plaines de l’Amérique du Nord. Pendant cette période, de plus en plus d’immigrants viennent au Canada. Beaucoup d’Ukrainiens, de Polonais et de Russes s’installent dans les Prairies tandis que les habitants de l’Asie du Sud, les Chinois et les Japonais immigrent sur la côte ouest. La plupart des traités sur le déplacement des peuples autochtones sur les réserves ont pour but de vider les Prairies afin de faire place aux nouveaux immigrants, à l’agriculture et au chemin de fer.

Travel Alberta

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Cette période de l’histoire du Canada est marquée par la construction de notre nation, mais aussi par de nombreuses difficultés de croissance.

C’est par la création de la Confédération, qui établit le Dominion du Canada, que nous devenons peu à peu une nation. Notre pays prend forme avec la construction du chemin de fer. Par notre participation à la Première Guerre mondiale et par les sacrifices consentis, nous paraissons aussi sur la scène mondiale où nous sommes reconnus comme une nation formée de nombreux peuples.

La Confédération unifie le pays. Elle est le résultat de compromis politiques, régionaux et culturels. La Confédération tente d’unifier nos peuples malgré les différences de langue et de religion. On la considère comme un moyen de sortir de l’impasse politique, d’améliorer le commerce et de mieux assurer la défense du pays.

À la fin du XIXe siècle, de plus en plus d’immigrants viennent au Canada. Beaucoup d’Ukrainie Pour en lire plus
Cette période de l’histoire du Canada est marquée par la construction de notre nation, mais aussi par de nombreuses difficultés de croissance.

C’est par la création de la Confédération, qui établit le Dominion du Canada, que nous devenons peu à peu une nation. Notre pays prend forme avec la construction du chemin de fer. Par notre participation à la Première Guerre mondiale et par les sacrifices consentis, nous paraissons aussi sur la scène mondiale où nous sommes reconnus comme une nation formée de nombreux peuples.

La Confédération unifie le pays. Elle est le résultat de compromis politiques, régionaux et culturels. La Confédération tente d’unifier nos peuples malgré les différences de langue et de religion. On la considère comme un moyen de sortir de l’impasse politique, d’améliorer le commerce et de mieux assurer la défense du pays.

À la fin du XIXe siècle, de plus en plus d’immigrants viennent au Canada. Beaucoup d’Ukrainiens, de Polonais et de Russes s’installent dans les Prairies tandis que les habitants de l’Asie du Sud, les Chinois et les Japonais immigrent sur la côte ouest.

La Confédération ne profite toutefois pas aux peuples autochtones. En effet, ils sont obligés de s’installer dans les réserves où la terre est souvent peu fertile. L’avenir est très morne pour beaucoup d’Autochtones. Louis Riel, un chef métis, qui a plus tard été nommé le Père du Manitoba, a déclaré que son peuple était « …du bétail que l’on vendait avec la terre ». Mais au lieu de prêter une oreille attentive, Ottawa adopte la Loi sur les Indiens, qui légifère et réglemente tous les aspects de la vie des premiers peuples. Le gouvernement déclare même que des traditions ancestrales telles que le potlatch et la danse du soleil sont illégales. Il contrôle la vie quotidienne et limite la liberté de mouvement; quiconque essaie de quitter la réserve perd son statut d’Indien. Ce sont ces politiques qui ont grandement isolé les premiers peuples.

Puisqu’il fait partie de l’Empire britannique, le Canada s’engage obligatoirement dans la Première Guerre mondiale quand le Royaume-Uni déclare la guerre en août 1914. C’est lors de ce conflit que le Canada paraît pour la première fois sur la scène mondiale.
Beaucoup d’immigrants et de peuples autochtones se joignent à l’effort de guerre. Une identité canadienne moderne commence à prendre forme.
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© 2006, Musée royal de l’Ontario. Tous droits réservés.

Équipe de construction à Rat Portage (Kenora), en Ontario, hiver de 1881-1882.

Équipe de construction à Rat Portage (Kenora), en Ontario, hiver de 1881-1882. Le gouvernement du Canada entreprend la construction du chemin de fer transcontinental de la tête des Grands Lacs jusqu’à Winnipeg, au Manitoba. C’est un terrain rude avec fondrières de mousse nécessitant la construction de nombreux tréteaux. À la fin du XIXe siècle, la construction du Chemin de fer Canadien Pacifique constitue un élément d’unification nationale car, grâce au bois et à l’acier, il unifie physiquement nos vastes terres.

Avec la permission de R. C. Kennell, Gestionnaire, Services du patrimoine, Chemin de fer C.P.
1881 - 1882
NS.2365
© 2006, Services du patrimoine, Chemin de fer Canadien Pacifique. Tous droits réservés.


Équipe de construction du chemin de fer au point symbolique marquant l’achèvement du C.P.

Le point de rencontre du CFCP, à Donald en Colombie-Britannique, se trouvait à 170 kilomètres à l’est du site où a été enfoncé le dernier crampon. Il signifie l’achèvement du CFCP, à Craigellachie, en Colombie-Britannique, le 7 novembre 1885. Tous les gens associés à la construction du chemin de fer ne peuvent pas être présents à cette occasion, et ces travailleurs près de Donald posent pour leur propre version de l’événement.

Avec la permission de R. C. Kennell, Gestionnaire, Services du patrimoine, Chemin de fer C.P.
1885 11 07
NS.1340
© Services du patrimoine, Chemin de fer C.P. Tous droits réservés.


Ouvriers chinois dans un camp à Kamloops, en C.-B.

Entre 1881 et 1884, 15 000 ouvriers chinois viennent travailler à la construction du chemin de fer. Ils sont payés 1 $ par jour alors que les travailleurs européens reçoivent entre 1,50 $ et 2,50 $ par jour. Une fois le CFCP achevé, le gouvernement impose une taxe d’entrée de 50 $ à chaque immigrant chinois. En 1900, la taxe d’entrée est portée à 100 $ et en 1903 à 500 $, soit l’équivalent de deux années de salaire. En plus, on refuse la citoyenneté canadienne aux immigrants chinois. En imposant une taxe d’entrée, le gouvernement fédéral recueille 23 millions de dollars auprès des Chinois. En 2006, il présente des excuses officielles pour avoir imposé cette taxe. Le gouvernement reconnaît également que la taxe a été une cause de stigmates et d’exclusion.

Édouard Deville/Bibliothèque et Archives Canada/C-021987 Conseil national des Canadiens chinois

C-021987; other accession no: 1933-240 NPC
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Veste et pantalon

Ce costume illustre le genre de vêtement qu’aurait porté un ouvrier chinois travaillant à la construction du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP). Le coût de ce vêtement aurait été abordable, car il était fait de tissu de coton très robuste et bleu indigo, semblable à du denim. Nous savons que c’était un costume d’homme, car les vestes sont fermées à l’aide d’un nombre impair de boutons et de brides (cinq ou sept boutons en forme de boules nouées). Les nombres impairs représentent la masculinité, ou le Yang, et les nombres pairs le Ying, ou la féminité. Le large pantalon est généralement appelé dadangku, ce qui veut dire littéralement pantalon à grande fourche. La large ceinture montée permet à la personne de l’enfiler et de l’enlever aisément. Il est aussi facile à porter sans ceinture. S’il pleut, il est possible de rouler les jambes du pantalon pour l’empêcher de se mouiller et de se salir. Nous savons que la vie de ces ouvriers est difficile et que leur travail est dangereux. Ils doivent exécuter les travaux les plus pénibles dans de rudes conditions et sur des terrains difficiles. Cela signifie que le confort et la polyvalence sont des éléments fort importants. L’ampleur du vêtement donne à la personne la liberté de mouvement nécessaire pour travailler et permettre aussi à l’air de circuler, ce qui réduit la transpiration. De plus, le vêtement peut facilement être échangé entre père et fils. ____________________________________________ Conseiller historique : Conseil national des Canadiens chinois (CNCC), Archives nationales du Canada

Musée royal de l’Ontario
1900 - 1925
971.166.53A and 971.166.53B
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« Sans la main-d’œuvre chinoise, il n’y aurait pas de chemin de fer ».
– Le premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald

La vie des ouvriers chinois est difficile car ils travaillent souvent dans des conditions dangereuses. Les glissements de terrain et les explosions à la dynamite en ont tué beaucoup. On pense qu’au moins 600 ouvriers sont morts pendant la construction du chemin de fer. Les travailleurs qui ont échappé à la mort ou aux blessures ont fait face à de la discrimination et à du racisme.

En novembre 1885, le dernier crampon est posé. Cet événement historique a été souvent pris en photo, pourtant aucun des ouvriers chinois n’a été invité à participer à cette cérémonie très importante.

Dès l’achèvement du CFCP, le gouvernement fédéral prend des mesures pour restreindre l’immigrati Pour en lire plus
« Sans la main-d’œuvre chinoise, il n’y aurait pas de chemin de fer ».
– Le premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald

La vie des ouvriers chinois est difficile car ils travaillent souvent dans des conditions dangereuses. Les glissements de terrain et les explosions à la dynamite en ont tué beaucoup. On pense qu’au moins 600 ouvriers sont morts pendant la construction du chemin de fer. Les travailleurs qui ont échappé à la mort ou aux blessures ont fait face à de la discrimination et à du racisme.

En novembre 1885, le dernier crampon est posé. Cet événement historique a été souvent pris en photo, pourtant aucun des ouvriers chinois n’a été invité à participer à cette cérémonie très importante.

Dès l’achèvement du CFCP, le gouvernement fédéral prend des mesures pour restreindre l’immigration des Chinois au Canada. Le premier projet de loi antichinois est adopté en 1885. Il s’agit d’une taxe d’entrée exigeant que toute personne d’origine chinoise entrant dans le pays paie une taxe de 50 $. Aucun autre groupe ethnique n’a été ciblé de cette manière.
  • En 1900, la taxe d’entrée est portée à 100 $.
  • En 1903, cette taxe est portée à 500 $, l’équivalent de deux années de salaire. 
  • Le gouvernement fédéral refuse d’accorder la citoyenneté canadienne aux immigrants chinois.
  • Le gouvernement fédéral recueille 23 millions de dollars auprès des Chinois en imposant une taxe d’entrée.
  • En 2006, le gouvernement fédéral présente des excuses officielles pour avoir imposé cette taxe. Il reconnaît également que la taxe a été une cause de stigmates et d’exclusion.
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Deux manteaux en peau de mouton d’Ukraine

En les examinant de près, vous constaterez que l’un de ces manteaux est plus décoré que l’autre. Il est aussi plus court et ne comporte ni attaches ni boutons. Nous savons que ce manteau aurait été porté par une femme. Le manteau à droite est le dos du manteau d’un homme. Le manteau de la femme date du début des années 1900 et celui de l’homme du début des années 1800. Le manteau de l’homme est assez simple et il est plus long que celui de la femme. Il est attaché par des agrafes et aurait été porté avec une ceinture. Il est aussi très pratique. Il est évasé dans le bas pour que la personne soit libre de ses mouvements dans son travail. Les deux manteaux sont fonctionnels et chauds. Chaque village possède son propre modèle, son style de décoration et de coupe. Ils révèlent l’identité de la personne et son lieu d’origine.

Musée royal de l'Ontario
Musée ukrainien du Canada – Succursale de l’Ontario
1800 - 1900
Female coat: 997.128.7; male coat: 972.14.7
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


« La qualité pour moi, c’est un paysan robuste dans son manteau de peau de mouton, élevé sur les terres, descendant de dix générations de fermiers, avec à ses côtés une femme vaillante et six enfants. »
– Sir Clifford Sifton, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de sir Wilfrid Laurier, décrivant l’immigrant idéal.

Entre 1891 et 1914, 250 000 Ukrainiens quittent l’Empire d’Autriche-Hongrie pour venir au Canada. De ce nombre, environ 171 000 sont restés au Canada. La majorité d’entre eux s’installent sur des lots de colonisation dans l’Ouest canadien. Ils peuvent y acheter 160 acres de terres publiques moyennant un droit d’enregistrement de 10 $.

Les Ukrainiens qui sont venus au Canada à la fin des années 1800 y ont apporté leur musique et leurs danses traditionnelles. Ils ont construit des écoles et des églises. Ils ont apport&ea Pour en lire plus
« La qualité pour moi, c’est un paysan robuste dans son manteau de peau de mouton, élevé sur les terres, descendant de dix générations de fermiers, avec à ses côtés une femme vaillante et six enfants. »
– Sir Clifford Sifton, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de sir Wilfrid Laurier, décrivant l’immigrant idéal.

Entre 1891 et 1914, 250 000 Ukrainiens quittent l’Empire d’Autriche-Hongrie pour venir au Canada. De ce nombre, environ 171 000 sont restés au Canada. La majorité d’entre eux s’installent sur des lots de colonisation dans l’Ouest canadien. Ils peuvent y acheter 160 acres de terres publiques moyennant un droit d’enregistrement de 10 $.

Les Ukrainiens qui sont venus au Canada à la fin des années 1800 y ont apporté leur musique et leurs danses traditionnelles. Ils ont construit des écoles et des églises. Ils ont apporté des objets sacrés, des semences pour l’agriculture et des vêtements appropriés au froid des hivers canadiens.

À cette époque et jusqu’aux alentours de 1910, le défrichement des terres et les travaux agricoles sont pour la plupart exécutés entièrement à la main. Pourtant, des ouvriers et d’autres immigrants ukrainiens ont défriché des terres équivalant à la distance entre Winnipeg et Edmonton, soit 1 360 km. Cette distance représente la longueur de 11 000 terrains de soccer. Le défrichement des terres et la construction du chemin de fer transcontinental sont considérés comme des éléments importants du développement général du Canada en tant que nation.

Toutefois, cette époque n’est pas seulement marquée par la construction de notre pays, mais aussi par un conflit international. Le 14 août 1914, l’Empire britannique s’engage dans la Première Guerre mondiale contre l’Empire allemand, l’Empire ottoman et l’Empire d’Autriche-Hongrie. Ici, chez nous, le Canada se prépare à entrer en guerre et adopte la Loi sur les mesures de guerre.

Des milliers de Canadiens d’origine ukrainienne sont nés sous l’Empire austro-hongrois, dans la région qui est maintenant l’Ukraine de l’Ouest. Quand le Canada s’engage dans la Première Guerre mondiale en tant que membre de l’Empire britannique, les Canadiens ukrainiens sont considérés comme des sujets d’un pays ennemi, malgré toutes leurs contributions et leur dur labeur. Aux termes de la Loi sur les mesures de guerre, 8 579 « sujets d’un pays ennemi » sont incarcérés entre 1914 et 1920, dont des femmes et des enfants. De ce nombre, 5 000 sont d’origine ukrainienne. Des Polonais, des Italiens, des Bulgares, des Croates, des Turcs, des Serbes, des Hongrois, des Russes, des Juifs et des Roumains sont également emprisonnés ou enregistrés comme « sujets d’un pays ennemi ».

Malgré ces épreuves, les Canadiens ukrainiens ont façonné l’avenir de l’Ouest du Canada grâce à leur savoir-faire en agriculture. Ils ont notamment introduit une souche de blé ukrainienne connue sous le nom de blé Red Fife, qui a donné au Canada sa réputation de « grenier de l’Empire ».
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Deux chandeliers en bois (trista), l’un sculpté, l’autre peint

Les symboles de ce chandelier – trista – évoquent une ère précédant le christianisme et donne autant d’information qu’un texte historique. Il y a longtemps, on croyait que les symboles revêtaient une signification magique et religieuse. Ils portaient des messages, influençaient les comportements et offraient une protection contre le mal. ___________________________________________ Conseiller historique : Musée ukrainien du Canada – Succursale de l’Ontario

Musée royal de l'Ontario
Musée ukrainien du Canada – Succursale de l’Ontario
19e siècle
004.58.41, 004.57.41
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Chandelier en bois sculpté ou trista

Les symboles de ce chandelier – trista – évoquent une ère précédant le christianisme et donne autant d’information qu’un texte historique. Il y a longtemps, on croyait que les symboles revêtaient une signification magique et religieuse. Ils portaient des messages, influençaient les comportements et offraient une protection contre le mal. ______________________________________________________ Conseiller historique : Musée ukrainien du Canada – Succursale de l’Ontario

Musée royal de l'Ontario
Musée ukrainien du Canada – Succursale de l’Ontario
19e siècle
© 2006, Musée royal de l'ontario. Tous droits réservés.


Les premières familles ukrainiennes immigrantes et pionnières se sont inspirées de ces vieux symboles qui leur étaient familiers pour survivre dans leur nouveau milieu qui était parfois très inhospitalier. Elles utilisaient ces symboles pour décorer des articles religieux et domestiques dans leur nouveau monde.
La ligne droite horizontale représente la terre et symbolise l’éternité. La ligne sinueuse représente l’eau. Sans eau, aucune récolte n’était possible. Avec l’immigration dans le « nouveau monde », la ligne sinueuse commença à représenter les eaux du grand océan Atlantique. Le cercle représente le feu céleste, le soleil, source de lumière et de vie. Il représente aussi la complétude, la continuité et la nature cyclique de l’univers. La lune représente la lumière nocturne; elle aidait les voyageurs et chassait de la maison les forces du mal. La croix apparaît d’abord il y a plus d Pour en lire plus
Les premières familles ukrainiennes immigrantes et pionnières se sont inspirées de ces vieux symboles qui leur étaient familiers pour survivre dans leur nouveau milieu qui était parfois très inhospitalier. Elles utilisaient ces symboles pour décorer des articles religieux et domestiques dans leur nouveau monde.
  • La ligne droite horizontale représente la terre et symbolise l’éternité.
  • La ligne sinueuse représente l’eau. Sans eau, aucune récolte n’était possible. Avec l’immigration dans le « nouveau monde », la ligne sinueuse commença à représenter les eaux du grand océan Atlantique.
  • Le cercle représente le feu céleste, le soleil, source de lumière et de vie. Il représente aussi la complétude, la continuité et la nature cyclique de l’univers.
  • La lune représente la lumière nocturne; elle aidait les voyageurs et chassait de la maison les forces du mal.
  • La croix apparaît d’abord il y a plus de 30 000 ans. Elle est reliée au soleil et au culte du feu. C’était aussi un symbole astrologique représentant les quatre coins de la erre. À l’ère du christianisme, elle commença à représenter la crucifixion et la résurrection.
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Lubomyr Luciuk parle des camps d’internement édifiés au Canada pendant la Première Guerre mondiale.

Le professeur Lubomyr Luciuk enseigne la géographie politique au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, en Ontario. Il est aussi directeur de la recherche pour la Ukrainian Canadian Civil Liberties Association, qui a entrepris une campagne de sensibilisation afin d'obtenir que le gouvernement reconnaisse ce qui s'est passé lors du premier programme national d'internement.

Vous nous trouvez en ce moment dans la cour intérieure du Fort Henry, à Kingston, en Ontario. C’est l’endroit le plus important que je pourrais vous présenter pour vous expliquer ce que le Canada signifie pour moi, car ici, pendant la Première Guerre mondiale, pendant la période connue comme la première opération nationale d'internement sur le sol canadien, beaucoup d’hommes, et ailleurs des femmes et des enfants, ont été emprisonnés non pas parce qu’ils avaient fait quelque chose de mal, mais uniquement en raison de leur identité et du lieu d’où ils venaient. Et bien entendu, je suis particulièrement intéressé par les Ukrainiens qui ont été détenus ici en tant que sujets d’un pays ennemi pendant cette période. Beaucoup d’entre nous ne connaissent pas grand-chose de cette période, car bien souvent, on déclarait que les prisonniers de guerre étaient des Autrichiens ou des Austro-hongrois ou encore des Allemands ou des Turcs, mais en fait la population de ces 24 camps de concentration était le plus souvent considérée comme autrichienne, même si elle était majoritairement ukrainienne et qu’il y avait aussi des Croates et des Serbes et certains Juifs et d’autres qui étaient également prisonniers. Il s’agissait donc d’une population multiculturelle, multinationale, multiconfessionnelle de prisonniers, dont certains étaient de véritables prisonniers de guerre, mais dont la plupart étaient des prisonniers civils qui n’avaient absolument rien à se reprocher.

Musée royal de l'Ontario
Lubomyr Luciuk, professeur, Faculté des sciences politiques et de l'économie, Collège militaire royal du Canada, et directeur de la Ukrainian Canadian Civil Liberties Association

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Lubomyr Luciuk parle des camps d’internement édifiés au Canada pendant la Première Guerre mondiale.

Vous nous trouvez en ce moment dans la cour intérieure du Fort Henry, à Kingston, en Ontario. C’est l’endroit le plus important que je pourrais vous présenter pour vous expliquer ce que le Canada signifie pour moi, car ici, pendant la Première Guerre mondiale, pendant la période connue comme la première opération nationale d'internement sur le sol canadien, beaucoup d’hommes, et ailleurs des femmes et des enfants, ont été emprisonnés non pas parce qu’ils avaient fait quelque chose de mal, mais uniquement en raison de leur identité et du lieu d’où ils venaient. Et bien entendu, je suis particulièrement intéressé par les Ukrainiens qui ont été détenus ici en tant que sujets d’un pays ennemi pendant cette période. Beaucoup d’entre nous ne connaissent pas grand-chose de cette période, car bien souvent, on déclarait que les prisonniers de guerre étaient des Autrichiens ou des Austro-hongrois ou encore des Allemands ou des Turcs, mais en fait la population de ces 24 camps de concentration était le plus souvent considérée comme autrichienne, même si elle était majoritairement ukrainienne et qu’il y avait aussi des Croates et des Serbes et certains Juifs et d’autres qui étaient également prisonniers. Il s’agissait donc d’une population multiculturelle, multinationale, multiconfessionnelle de prisonniers, dont certains étaient de véritables prisonniers de guerre, mais dont la plupart étaient des prisonniers civils qui n’avaient absolument rien à se reprocher.

Musée royal de l'Ontario
Lubomyr Luciuk, professeur, Faculté des sciences politiques et de l'économie, Collège militaire royal du Canada, et directeur de la Ukrainian Canadian Civil Liberties Association

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Objectifs d'apprentissage

  • Analyser comment les influences locales, nationales et mondiales ont contribué à façonner l’histoire et les peuples du Canada.
  • Évaluer l’importance de l’immigration chinoise et ukrainienne dans le développement des identités au Canada.

ACTIVITÉ D’APPRENTISSAGE :

Les communautés chinoise et ukrainienne sont deux exemples de groupes de migrants qui exercèrent une profonde influence sur la formation de l’identité canadienne à l’époque où notre pays n’était encore qu’au berceau. De nombreux groupes de migrants leur succédèrent, par exemple les communautés hollandaise, italienne et islandaise, dont l’influence et la contribution transparaissent encore aujourd’hui.

Dressez une liste illustrant précisément en quoi les communautés chinoise et ukrainienne ont contribué à leur pays d’accueil. Choisissez une troisième communauté qui a migré au Canada au cours de cette période; faites une recherche sur l’apport réalisé par cette communauté et ajoutez-le à votre liste.


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