Peinture illustrant deux navires en feu dans un port

La guerre de Sept Ans a fait passer la Nouvelle-France sous domination britannique. Au sud de notre frontière, les treize colonies cherchent à s'affranchir de la Couronne britannique. La guerre d'indépendance américaine semble inévitable.

Attribué à Richard Paton (Royaume-Uni, 1717-1791)

Royal Ontario Museum 956.94
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Pour la plupart des civils, les guerres de conquête et les guerres civiles signifient famine, maladie, migration, réfugiés et personnes déplacées. De nos jours encore, ces termes figurent en toutes lettres dans les titres des journaux pour décrire l'actualité internationale. Ces terribles épreuves ont également marqué l'histoire du Canada.

La guerre de Sept Ans a fait passer la Nouvelle-France sous domination britannique. Au sud de notre frontière, les treize colonies cherchent à s'affranchir de la Couronne britannique. La guerre d'indépendance américaine semble inévitable.

Les Britanniques craignent de perdre leur pouvoir, car ils sont confrontés à deux conflits potentiels : le premier en Europe, avec la France, et le second, en Amérique, avec les 13 colonies.

Pour éviter que le mécontentement croissant dans les 13 colonies ne se répande chez les Canadiens français, le Parlement britannique adopte en 1774 l'Acte de Québec, qui accorde à la population francophone le droit de conser Pour en lire plus
Pour la plupart des civils, les guerres de conquête et les guerres civiles signifient famine, maladie, migration, réfugiés et personnes déplacées. De nos jours encore, ces termes figurent en toutes lettres dans les titres des journaux pour décrire l'actualité internationale. Ces terribles épreuves ont également marqué l'histoire du Canada.

La guerre de Sept Ans a fait passer la Nouvelle-France sous domination britannique. Au sud de notre frontière, les treize colonies cherchent à s'affranchir de la Couronne britannique. La guerre d'indépendance américaine semble inévitable.

Les Britanniques craignent de perdre leur pouvoir, car ils sont confrontés à deux conflits potentiels : le premier en Europe, avec la France, et le second, en Amérique, avec les 13 colonies.

Pour éviter que le mécontentement croissant dans les 13 colonies ne se répande chez les Canadiens français, le Parlement britannique adopte en 1774 l'Acte de Québec, qui accorde à la population francophone le droit de conserver sa langue, sa religion (le catholicisme) et sa structure sociale (le régime seigneurial). Par ailleurs, cette loi limite le pouvoir politique des francophones en leur refusant une assemblée élue et un gouvernement représentatif.

C'est l'un des premiers exemples du besoin croissant d'accommodement entre la population du Québec et la Couronne britannique.

Tout en s'efforçant de se concilier les Canadiens français, les Britanniques cherchent aussi un appui au sud de la frontière. Leurs principaux alliés sont les premiers peuples, les loyalistes de l'Empire-Uni et les loyalistes noirs.

La plupart des loyalistes de l'Empire-Uni ont pour ancêtres des colons écossais, anglais, irlandais ou allemands. Les loyalistes noirs comptent dans leurs rangs aussi bien des citoyens libres que des esclaves. Nombre de ces esclaves ont appartenu à des Américains en vue comme George Washington.

Les Mohawks, les Onondagas, les Oneidas, les Cayugas et les Sénécas faisaient (et font encore) partie de l'Alliance des Six Nations. Ils ont choisi de se battre aux côtés des Britanniques.

L'Empire britannique, les loyalistes et les premiers peuples avaient beaucoup à perdre dans les 13 colonies. La Révolution américaine fut en fait une guerre civile, les opposants aux loyalistes étant qualifiés de « rebelles ». Une victoire des rebelles représentait une perte considérable pour l'Empire britannique et les loyalistes, mais aussi pour les premiers peuples, dont les revendications territoriales avaient été reconnues par la Couronne britannique.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Les pistolets de duel : pistolets à silex de Joseph Brant

Ces pistolets offrent un exemple classique de crosse se terminant par un pommeau à motif en forme de cornes de bélier ou de volutes. Ce motif était très répandu dans les Highlands écossaises durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. La signature est celle de Thomas Murdoch, né à Doune en Écosse et baptisé dans cette ville en 1735. Murdoch faisait partie d'une famille d'armuriers. D'après le dossier d'acquisition du ROM, ces pistolets ont été fabriqués pour le duc de Northumberland. La tradition veut que le duc ait offert ces armes en 1791 à Joseph Brant, membre des Six Nations (Haudenosaunee). Le décor gravé et incrusté en argent comporte les détails d'un emblème ducal avec la lettre «N» et une curieuse inscription : «GUINEAS». Les pistolets de ceinture à crosse en acier, comme ces deux exemplaires fabriqués par Thomas Murdoch, constituent une spécialité de l'armurerie écossaise. Les pistolets écossais à crosse en acier, ornés d'incrustations en argent, étaient au XVIIIe siècle sans équivalent en Grande-Bretagne ou en Europe continentale. Les deux pistolets ont été acquis pour le ROM en 1924 auprès de Mlle W. M. Cartwright. Selon le dossier du Musée, les objets avaient fait partie de la collection Joseph Brant. Comme elles constituent un présent du duc de Northumberland à Joseph Brant, ces armes font partie de la catégorie des pièces commémoratives associées aux hautes sphères de la diplomatie internationale. Les souverains s'échangeaient parfois des armes ornées de motifs gravés comme marque de respect ou pour commémorer des traités ou des alliances. ________________________________________________________________ Conseiller historique : Keith Jameison, Woodland Cultural Centre

Fabricant : signé «T. MURDOCH». La signature est celle de Thomas Murdoch, né à Doune en Écos
1791
924.46.1.A and 924.46.1.B
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Les pistolets de duel : pistolets à silex de Joseph Brant

Ces pistolets offrent un exemple classique de crosse se terminant par un pommeau à motif en forme de cornes de bélier ou de volutes. Ce motif était très répandu dans les Highlands écossaises durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. La signature est celle de Thomas Murdoch, né à Doune en Écosse et baptisé dans cette ville en 1735. Murdoch faisait partie d'une famille d'armuriers. D'après le dossier d'acquisition du ROM, ces pistolets ont été fabriqués pour le duc de Northumberland. La tradition veut que le duc ait offert ces armes en 1791 à Joseph Brant, membre des Six Nations (Haudenosaunee). Le décor gravé et incrusté en argent comporte les détails d'un emblème ducal avec la lettre « N » et une curieuse inscription : « GUINEAS ». Les pistolets de ceinture à crosse en acier, comme ces deux exemplaires fabriqués par Thomas Murdoch, constituent une spécialité de l'armurerie écossaise. Les pistolets écossais à crosse en acier, ornés d'incrustations en argent, étaient au XVIIIe siècle sans équivalent en Grande-Bretagne ou en Europe continentale. Les deux pistolets ont été acquis pour le ROM en 1924 auprès de Mlle W. M. Cartwright. Selon le dossier du Musée, les objets avaient fait partie de la collection Joseph Brant. Comme elles constituent un présent du duc de Northumberland à Joseph Brant, ces armes font partie de la catégorie des pièces commémoratives associées aux hautes sphères de la diplomatie internationale. Les souverains s'échangeaient parfois des armes ornées de motifs gravés comme marque de respect ou pour commémorer des traités ou des alliances. ________________________________________________________________ Conseiller historique : Keith Jameison, Woodland Cultural Centre

Fabricant : signé «T. MURDOCH». La signature est celle de Thomas Murdoch, né à Doune en Écos

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Les pistolets de duel de Joseph Brant ont été fabriqués à l'origine pour le duc de Northumberland. Ils représentent toutefois la souveraineté haudenosaunee. Le terme haudenosaunee désigne le peuple iroquois, également connu sous l'appellation «Six Nations».

En 1791, le duc en a fait don à Joseph Brant, un chef de guerre mohawk qui s'est battu aux côtés des Britanniques durant la Révolution américaine. Les Mohawks faisaient alors partie (et font toujours partie) des Six Nations.

À l'époque, toutes les revendications territoriales des Autochtones avaient fait l'objet d'ententes avec la Couronne britannique. Joseph Brant savait que les 13 colonies ne respecteraient pas ces ententes si elles remportaient la guerre d'indépendance. Pour lui, le seul moyen de faire respecter les revendications territoriales haudenosaunee était de se battre aux côtés des Britanniques.

Brant était pour les Britanniques un allié très important. Le cadeau du duc de Northumberland en témoigne. Ce type de pi Pour en lire plus
Les pistolets de duel de Joseph Brant ont été fabriqués à l'origine pour le duc de Northumberland. Ils représentent toutefois la souveraineté haudenosaunee. Le terme haudenosaunee désigne le peuple iroquois, également connu sous l'appellation «Six Nations».

En 1791, le duc en a fait don à Joseph Brant, un chef de guerre mohawk qui s'est battu aux côtés des Britanniques durant la Révolution américaine. Les Mohawks faisaient alors partie (et font toujours partie) des Six Nations.

À l'époque, toutes les revendications territoriales des Autochtones avaient fait l'objet d'ententes avec la Couronne britannique. Joseph Brant savait que les 13 colonies ne respecteraient pas ces ententes si elles remportaient la guerre d'indépendance. Pour lui, le seul moyen de faire respecter les revendications territoriales haudenosaunee était de se battre aux côtés des Britanniques.

Brant était pour les Britanniques un allié très important. Le cadeau du duc de Northumberland en témoigne. Ce type de pistolet était donné uniquement à des chefs souverains et à des membres de la famille royale. Les armes ont été remises à Brant après que les Britanniques eurent perdu la guerre d'indépendance américaine.

Ce présent scellait l'accord entre Brant et les Britanniques. Les terres octroyées le long de la rivière Grand dans le Haut-Canada (l'Ontario actuel),  ce qu'on a appelé le «Haldimand Land Grant», faisaient partie de cet accord.

Après la guerre, Brant et de nombreux membres des Premières Nations ont quitté l'Ohio pour la rivière Grand. Les Iroquois qui ont immigré au Canada après la Révolution américaine n'étaient pas tous des partisans de Brant.

Joseph Brant était certes un chef de guerre mohawk, mais il n'était pas un véritable chef (ou sachem), car il ne faisait pas partie, par sa mère, de la lignée des chefs. Malgré sa popularité auprès des Britanniques, il ne put jamais être considéré comme un vrai chef mohawk.

Les terres octroyées le long de la rivière Grand représentaient au départ une superficie considérable. Comme les Autochtones n'occupaient qu'une petite portion de ce territoire, Joseph Brant loua une partie des terres inutilisées.

Ce geste suscita une vive controverse, la location d'une partie des terres ne plaisant pas forcément à tous les membres des Six Nations. Après le décès de Brant, le territoire fut encore amputé. De nos jours, la réserve des Six Nations est la plus peuplée au Canada, même si elle ne représente que 5 % du territoire octroyé dans le cadre de l'accord Haldimand.

Les controverses des XVIIIe et XIXe siècles au sujet des terres des premiers peuples continuent d'influencer les revendications territoriales des Autochtones, partout au Canada.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Keith Jamieson explique l'aspect controversé du personnage de Joseph Brant.

Keith Jamieson est un Mohawk et un consultant culturel pour les Six Nations de Grand River. Il donne des conférences à travers le monde et est aussi conservateur et conseiller pour de multiples expositions sur les Premières nations. Il est auteur et a signé des articles pour de nombreuses publications. Il explique l'aspect controversé du personnage de Joseph Brant.

Et en fait, à la fin, Brant devient une figure très controversée surtout à cause de ses transactions de terres. Son intention? Je ne crois pas que quelqu’un mette en doute ses intentions, qui étaient d’assurer notre avenir. Je crois qu’il agissait dans le meilleur intérêt des Autochtones, mais je crois que ses méthodes étaient mauvaises et qu’elles servaient parfois ses propres intérêts. Mais Brant est vraiment un héros britannique. Ce n’est pas un héros des Premières nations, ce n’est pas le héros des Six Nations. Chez nous, il s’agit toujours d’un personnage très controversé.

Musée royal de l'Ontario
Keith Jamieson : Woodland Cultural Centre

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Keith Jamieson explique l'aspect controversé du personnage de Joseph Brant.

Et en fait, à la fin, Brant devient une figure très controversée surtout à cause de ses transactions de terres. Son intention? Je ne crois pas que quelqu’un mette en doute ses intentions, qui étaient d’assurer notre avenir. Je crois qu’il agissait dans le meilleur intérêt des Autochtones, mais je crois que ses méthodes étaient mauvaises et qu’elles servaient parfois ses propres intérêts. Mais Brant est vraiment un héros britannique. Ce n’est pas un héros des Premières nations, ce n’est pas le héros des Six Nations. Chez nous, il s’agit toujours d’un personnage très controversé.

Musée royal de l'Ontario
Keith Jamieson : Woodland Cultural Centre

© 2007, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Entraves d’enfants

Ces entraves ont été acquises auprès d'un collectionneur du comté d'Essex (Ontario), qui les avait lui-même acquises lors d'enchères en Géorgie (États-Unis). On ne sait pas qui les a portées. D'après la taille, ces entraves étaient destinées à des enfants. ____________________________________________________ Lieu historique national et Musée de Buxton, North Buxton (Ontario)

Fabricant : inconnu, États-Unis
Conseiller historique : Lieu historique national et Musée de Buxton
1800 - 1850
Buxton Museum 2002.2
© 2006, Musée royal de l’Ontario. Tous droits réservés.


Entraves d’enfants

Ces entraves ont été acquises auprès d'un collectionneur du comté d'Essex (Ontario), qui les avait lui-même acquises lors d'enchères en Géorgie (États-Unis). On ne sait pas qui les a portées. D'après la taille, ces entraves étaient destinées à des enfants. ____________________________________________________ Lieu historique national et Musée de Buxton, North Buxton (Ontario)

Fabricant : inconnu, États-Unis
Conseiller historique : Lieu historique national et Musée de Buxton
1800 - 1850
© 2006, Musée royal de l’Ontario. Tous droits réservés..


L'histoire des colons canadiens d'ascendance africaine est complexe et dynamique.

On estime à 100 000 le nombre de loyalistes noirs qui ont fui du côté britannique durant la Révolution américaine.

La première vague d'Africains entrés au Canada était composée de loyalistes noirs invités par le gouvernement britannique après la Révolution américaine. Ceux qui arrivèrent ici avec le statut d'esclaves accompagnaient des loyalistes de l'Empire-Uni venus chercher refuge au Canada après la guerre.

Notre histoire débute avec Chloë Cooley, une jeune esclave de Queenstown dans le Haut-Canada. En mars 1793, elle fut battue et ligotée par son propriétaire avant d'être vendue à un Américain.

À l'époque, la loi qui s'appliquait en Amérique du Nord britannique rendait impossible toute poursuite en justice contre l'homme qui l'avait battue, car la jeune fille était considérée comme sa propriété.

L'événement eut toutefois Pour en lire plus
L'histoire des colons canadiens d'ascendance africaine est complexe et dynamique.

On estime à 100 000 le nombre de loyalistes noirs qui ont fui du côté britannique durant la Révolution américaine.

La première vague d'Africains entrés au Canada était composée de loyalistes noirs invités par le gouvernement britannique après la Révolution américaine. Ceux qui arrivèrent ici avec le statut d'esclaves accompagnaient des loyalistes de l'Empire-Uni venus chercher refuge au Canada après la guerre.

Notre histoire débute avec Chloë Cooley, une jeune esclave de Queenstown dans le Haut-Canada. En mars 1793, elle fut battue et ligotée par son propriétaire avant d'être vendue à un Américain.

À l'époque, la loi qui s'appliquait en Amérique du Nord britannique rendait impossible toute poursuite en justice contre l'homme qui l'avait battue, car la jeune fille était considérée comme sa propriété.

L'événement eut toutefois un impact politique considérable. Le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, lord Simcoe, estimait que l'esclavage devait être aboli. Les sévices causés à Chloë Cooley renforcèrent sa conviction.

Le 19 juin 1793, le procureur général White présenta à l'Assemblée législative du Haut-Canada  et fit adopter  une loi contre l'esclavage. La loi n'allait pas très loin : elle n'interdisait pas immédiatement l'esclavage, mais stipulait que tout enfant né en esclavage devait être affranchi à l'âge de 25 ans. Ce fut une des premières lois adoptées dans le Haut-Canada.

Le 1er août 1834, l'esclavage a été aboli dans toutes les colonies britanniques. Les dernières annonces privées connues offrant des esclaves ont été publiées à Halifax en 1820 et à Québec en 1821.

Dès la fin du XVIIIe siècle, il y avait plus de 40 communautés noires dans le Haut-Canada.
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Partition de «The Sacred Spot»

Hattie Rhue Hatchett était une pianiste et une compositrice de grand talent. Elle a dirigé la chorale d'une communauté baptiste et a tenu l'orgue de l'église pendant de nombreuses années. À titre de compositrice, elle est surtout connue pour ses chants religieux. Elle écrivait les paroles et la musique de ses compositions. Elle a notamment écrit l'hymne «Jesus Tender Shepherd Lead Us» (Jésus, tendre berger, dirige nous) et une de ses chansons, intitulée «The Sacred Spot» (Ce lieu sacré), est devenue le chant de marche officiel des soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale. _____________________________________________ Lieu historique national et Musée de Buxton, North Buxton (Ontario)

Hattie Rhue Hatchett
Conseiller historique : Lieu historique national et Musée de Buxton

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Les esclaves, les loyalistes noirs et les personnes qui avaient échappé à l'asservissement en empruntant le chemin de fer clandestin eurent bien des épreuves et des obstacles à surmonter. Malgré tout, les colons canadiens d'ascendance africaine ont réussi, à bien des égards, à apporter une contribution positive à la construction de notre pays.

Hattie Rhue Hatchett est un bon exemple. Cette compositrice, chanteuse et pianiste de grand talent est née en 1864 dans le canton de Raleigh, dans le Canada Ouest (l'Ontario actuel). Elle avait neuf frères et sœurs. Ses parents étaient des esclaves évadés de la plantation Miles en Virginie.

Toute jeune, Hattie a suivi des cours de piano à l'école de la colonie d'Elgin. Cette école, construite en 1861, était un établissement intégré elle était fréquentée par des enfants d'ascendance aussi bien européenne qu'africaine. C'est la seule école construite par des esclaves en fuite qui a été conservée Pour en lire plus
Les esclaves, les loyalistes noirs et les personnes qui avaient échappé à l'asservissement en empruntant le chemin de fer clandestin eurent bien des épreuves et des obstacles à surmonter. Malgré tout, les colons canadiens d'ascendance africaine ont réussi, à bien des égards, à apporter une contribution positive à la construction de notre pays.

Hattie Rhue Hatchett est un bon exemple. Cette compositrice, chanteuse et pianiste de grand talent est née en 1864 dans le canton de Raleigh, dans le Canada Ouest (l'Ontario actuel). Elle avait neuf frères et sœurs. Ses parents étaient des esclaves évadés de la plantation Miles en Virginie.

Toute jeune, Hattie a suivi des cours de piano à l'école de la colonie d'Elgin. Cette école, construite en 1861, était un établissement intégré elle était fréquentée par des enfants d'ascendance aussi bien européenne qu'africaine. C'est la seule école construite par des esclaves en fuite qui a été conservée au Canada.

C'est au Kentucky, où elle enseignait à d'anciens esclaves et à leurs enfants, que Hattie a fait la connaissance de son futur mari, Millard Hatchett. Peu de temps après leur mariage, ils sont retournés vivre à North Buxton (Ontario).

À titre de compositrice, Hattie Hatchett est surtout connue pour ses chants religieux. Une de ses chansons, intitulée « The Sacred Spot » (Ce lieu sacré), a été le chant de marche officiel des soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale.
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Dwayne Morgan parle de l’importance d’apprendre à connaître les histoires collectives du Canada.

Dwayne Morgan est un poète slam. Il est l'auteur de plusieurs livres et a gagné plusieurs concours de créations orales au Canada et sur la scène internationale. Il traite de l'importance d'apprendre à connaître les diverses histoires collectives du Canada.

Je crois qu’il y a toujours des choses à apprendre du passé et des erreurs du passé, des choses qu’on ne veut pas répéter. Mais je crois que ce qui est plus important, c’est de voir ce qui se passe dans d’autres parties du monde et ce qu’on peut faire pour éviter que ça arrive dans notre pays. Certaines parties du monde sont si explosives en ce moment, pour toute sorte de questions comme l’égalité et l’inclusion. Ce sont des enjeux vraiment importants pour un pays comme le nôtre qui se dit multiculturel. Il faut vraiment les examiner et se dire « que pouvons-nous faire pour que les gens se sentent en sécurité ici, pour qu’ils se sentent inclus et qu’ils se considèrent comme Canadiens », parce que souvent, quand les gens vous disent « d’où est-ce que tu viens? », ça vous fait automatiquement sentir que vous n’êtes pas Canadiens, que vous devez venir d’ailleurs. Les gens me posent cette question et je suis né ici. Alors, comment est-ce que je dois répondre à cette question? Et quand je suis en Nouvelle-Écosse, je suis avec des amis qui ont cette expérience de générations de Noirs qui y sont depuis des centaines d’années, et qui peuvent dire que leurs arrière-arrière-arrière-arrière-grands-pères étaient là. Mais les gens ne savent pas et ne reconnaissent pas que les Noirs sont dans ce pays depuis longtemps. Beaucoup de gens croient que tout le monde au Canada qui a la peau plus foncée est un immigrant récent de quelque part. Mais nous avons une longue histoire ici et si nous ne commençons pas à enseigner et à accepter nos histoires collectives, nous courons le risque de reproduire ici ce qui se passe dans d’autres parties du monde.

Musée royal de l'Ontario
Dwayne Morgan, poète «slam»

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Dwayne Morgan parle de l’importance d’apprendre à connaître les histoires collectives du Canada.

Je crois qu’il y a toujours des choses à apprendre du passé et des erreurs du passé, des choses qu’on ne veut pas répéter. Mais je crois que ce qui est plus important, c’est de voir ce qui se passe dans d’autres parties du monde et ce qu’on peut faire pour éviter que ça arrive dans notre pays. Certaines parties du monde sont si explosives en ce moment, pour toute sorte de questions comme l’égalité et l’inclusion. Ce sont des enjeux vraiment importants pour un pays comme le nôtre qui se dit multiculturel. Il faut vraiment les examiner et se dire « que pouvons-nous faire pour que les gens se sentent en sécurité ici, pour qu’ils se sentent inclus et qu’ils se considèrent comme Canadiens », parce que souvent, quand les gens vous disent « d’où est-ce que tu viens? », ça vous fait automatiquement sentir que vous n’êtes pas Canadiens, que vous devez venir d’ailleurs. Les gens me posent cette question et je suis né ici. Alors, comment est-ce que je dois répondre à cette question? Et quand je suis en Nouvelle-Écosse, je suis avec des amis qui ont cette expérience de générations de Noirs qui y sont depuis des centaines d’années, et qui peuvent dire que leurs arrière-arrière-arrière-arrière-grands-pères étaient là. Mais les gens ne savent pas et ne reconnaissent pas que les Noirs sont dans ce pays depuis longtemps. Beaucoup de gens croient que tout le monde au Canada qui a la peau plus foncée est un immigrant récent de quelque part. Mais nous avons une longue histoire ici et si nous ne commençons pas à enseigner et à accepter nos histoires collectives, nous courons le risque de reproduire ici ce qui se passe dans d’autres parties du monde.

Musée royal de l'Ontario
Dwayne Morgan, poète «slam»

© 2007, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

  • Étudier les répercussions de la Révolution américaine sur les migrations vers le Canada en donnant l'exemple des loyalistes et des Iroquois.
  • Évaluer l'importance de ces migrations sur l'élaboration de l'identité des Canadiennes et des Canadiens.
  • Analyser les principales caractéristiques de l'immigration des Noirs, y compris le chemin de fer clandestin.

ACTIVITÉ D’APPRENTISSAGE :

OBJET : pistolets de duel

Ces pistolets illustrent les origines d’une revendication territoriale qui fait aujourd’hui la une des journaux. Lorsque Joseph Brant reçut ces pistolets dans le cadre de l’entente par laquelle il convenait de céder aux Britanniques les terres de Haldimand, de nombreux membres des Six Nations pensaient qu’il n’avait pas le droit de conclure cet accord. Plus de 200 ans plus tard, les droits sur ces terres sont toujours l’objet d’un conflit.

En ce moment même, il y a des centaines de revendications territoriales devant les tribunaux canadiens. Choisissez l’une de ces revendications territoriales et faites une recherche pour en déterminer les origines historiques. Pouvez-vous expliquer comment ce conflit aurait pu être prévenu?

OBJET : entraves d’enfant esclave

partition : The Sacred Spot

Les Noirs affranchis, les esclaves fugitifs et les loyalistes noirs ont largement contribué à l’identité canadienne. Depuis l’établissement des premiers colons dans les provinces maritimes jusqu’aux villages que l’Ontario a vus sortir de terre après l’avènement du chemin de fer clandestin, les communautés noires sont devenues un élément dynamique du paysage canadien à la fin du xviiie siècle et au début du xixe.

Cela dit, l’histoire des communautés noires au Canada date de bien avant la Révolution américaine. Mattieu da Costa, Olivier Le Jeune et Marie-Joseph Angélique ont été parmi les premiers Noirs à s’établir au Canada et leur histoire est bien documentée. Choisissez l’un de ces personnages et racontez son histoire.

 


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