Les peuples autochtones du Pacifique Nord ont une tradition de connaissances et d’habiletés maritimes. Des cèdres massifs ont été utilisés pour faire des canots pendant des milliers d’années, combinant la possibilité de voyager sur des mers féroces et de manœuvrer dans des eaux peu profondes et rocailleuses le long de la côte. Une bonne compréhension de l’exploration dans le Pacifique Nord-Ouest comprend les histoires des peuples des Premières nations qui ont pagayé au-delà du brisant et dans l’océan.

Il est très difficile de trouver des renseignements à propos des personnes ou des groupes d’expédition qui étaient des « explorateurs » autochtones. C’est probablement à cause de la cette façon dont nous en sommes venus à penser de l’exploration dans le Pacifique Nord-Ouest : nous croyons souvent que c’est quelque chose qui est arrivé au cours des derniers siècles, chaque rencontre et chaque caractéristique géographique étant notées dans les journaux et dans les cartes marines par les Européens qui ont découvert des endroits excitants et exotiques loin de leur patrie. Cependant, la navigation côtière éta Pour en lire plus

Les peuples autochtones du Pacifique Nord ont une tradition de connaissances et d’habiletés maritimes. Des cèdres massifs ont été utilisés pour faire des canots pendant des milliers d’années, combinant la possibilité de voyager sur des mers féroces et de manœuvrer dans des eaux peu profondes et rocailleuses le long de la côte. Une bonne compréhension de l’exploration dans le Pacifique Nord-Ouest comprend les histoires des peuples des Premières nations qui ont pagayé au-delà du brisant et dans l’océan.

Il est très difficile de trouver des renseignements à propos des personnes ou des groupes d’expédition qui étaient des « explorateurs » autochtones. C’est probablement à cause de la cette façon dont nous en sommes venus à penser de l’exploration dans le Pacifique Nord-Ouest : nous croyons souvent que c’est quelque chose qui est arrivé au cours des derniers siècles, chaque rencontre et chaque caractéristique géographique étant notées dans les journaux et dans les cartes marines par les Européens qui ont découvert des endroits excitants et exotiques loin de leur patrie. Cependant, la navigation côtière était essentielle pour la culture et les intérêts des Nuu-chah-nulth, des Tlingit, des Salish et des autres peuples du littoral vivant sur les rives du Pacifique.

Les nations de la côte connaissaient les caractéristiques et les dangers du rivage, les vents dominants et les courants ainsi que l’endroit où leurs terres finissaient et où commençaient le territoire de leurs voisins. Cette connaissance provient de milliers d’années de voyage et d’échange. Les aînés et les enseignants transmettaient les renseignements d’une génération à l’autre. Ce que l’on peut appeler « l’époque d’exploration » pour les Autochtones du littoral n’était pas le 18e siècle. C’était l’époque qui a suivi la période glaciaire, de 10 000 à 5 000 années passées. L’exploration et les découvertes de cette époque ancienne  font partie des histoires et des enseignements des origines des peuples, mettant l’accent sur la relation avec la Terre.


© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Vidéo

Une carte montrant la route prise par les Autochtones

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Les peuples de la côte du Pacifique Nord concentraient leur navigation sur les îles, les rives et les estuaires fluviaux de l’Amérique du Nord. Leurs explorations les ont conduits vers le nord et le sud et ils se fiaient sur des techniques de navigation côtière, en utilisant des points de repère tels que des formations de rochers et les embouchures de fleuves pour guider leurs expéditions. La vaste étendue du Pacifique Nord n’avait pas d’îles au milieu de l’océan, donc contrairement aux autres marins du Pacifique tels que les Polynésiens, les Autochtones ne pouvaient pas naviguer vers les archipels éloignés à l’ouest. Ils se déplaçaient en canot en utilisant les muscles et l’énergie de ceux à bord pour pagayer. Il aurait été difficile d’entreprendre de longs voyages loin de la rive où se trouvaient la nourriture, l’eau et les endroits pour se reposer.

Au cours des siècles, ou peut-être même des millénaires, les peuples du littoral du Pacifique Nord-Ouest ont bâti un réseau d’échange. Les ressources particulières à chaque région, telles que les coquillages, les obsidiennes, les peaux d’animaux et le poisson étai Pour en lire plus

Les peuples de la côte du Pacifique Nord concentraient leur navigation sur les îles, les rives et les estuaires fluviaux de l’Amérique du Nord. Leurs explorations les ont conduits vers le nord et le sud et ils se fiaient sur des techniques de navigation côtière, en utilisant des points de repère tels que des formations de rochers et les embouchures de fleuves pour guider leurs expéditions. La vaste étendue du Pacifique Nord n’avait pas d’îles au milieu de l’océan, donc contrairement aux autres marins du Pacifique tels que les Polynésiens, les Autochtones ne pouvaient pas naviguer vers les archipels éloignés à l’ouest. Ils se déplaçaient en canot en utilisant les muscles et l’énergie de ceux à bord pour pagayer. Il aurait été difficile d’entreprendre de longs voyages loin de la rive où se trouvaient la nourriture, l’eau et les endroits pour se reposer.

Au cours des siècles, ou peut-être même des millénaires, les peuples du littoral du Pacifique Nord-Ouest ont bâti un réseau d’échange. Les ressources particulières à chaque région, telles que les coquillages, les obsidiennes, les peaux d’animaux et le poisson étaient échangés contre des matières premières, des outils minutieusement confectionnés, des pipes, des couvertures, des bijoux et même des personnes. Les routes utilisées par les négociants montrent la distance parcourue par les marins autochtones ainsi que l’étendue de leurs connaissances des autres nations et de leurs ressources.

L’obsidienne est une pierre volcanique naturelle foncée que l’on trouve dans quelques endroits particuliers de ce qui est maintenant les États de l’Alaska, de l’Oregon et de Washington ainsi que la province de la Colombie-Britannique. Elle a été utilisée pour fabriquer des outils de coupe tranchants pendant neuf mille ans et elle était particulièrement utile avant l’arrivée des outils en métal, comme le fer. Bien que l’on trouve l’obsidienne seulement à l’intérieur des terres, les lames en obsidienne étaient importantes pour les peuples du littoral. Cela signifie que les fleuves et les rivières coulant vers le Pacifique ont été utilisés en tant que routes de commerce : on échangeait des obsidiennes contre des spécialités de la côte comme les massues en fanons de baleine fabriqués par les Nuu-chah-nulth de l’île de Vancouver, et des coquillages de mer.

Les coquillages de mer étaient prisés pour leur beauté et leurs couleurs. Les coquillages de dentalium du territoire de Nuu-chah-nulth sur la côte Ouest de l’île de Vancouver étaient utilisés par les Yurok de la Californie en tant que monnaie. Les oreilles de mer de Monterey, en Californie, ont été amenées au nord où les iridescentes nacres étaient recherchées et utilisées pour faire des pendentifs. Ce genre de commerce le long de la côte était florissant au 18e siècle sur des routes utilisées pendant des milliers d’années. Des biens se trouvaient à plus de deux mille kilomètres de leur point d’origine et on dit que les Haïda ont voyagé aussi loin qu’en Californie pour le commerce d’esclaves qui étaient capturés ou achetés par les Premières nations. Les expéditions d’exploration ont découvert ces routes.


© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Outils faits à partir de biens échangés

Outils faits à partir de biens échangés. En bas : obsidienne

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Les explorateurs partaient avec l’espoir de retourner au pays avec des renseignements utiles et d’échanger des biens et des ressources. Les peuples de la côte du Pacifique Nord-Ouest partaient pour de longs voyages avec de telles intentions. Tout comme l’histoire et la sagesse de la communauté étaient partagées par les contes, les connaissances des courants rapides, des marées fortes, des tourbillons, des hauts-fonds, des embouchures de fleuves, d’amis et d’ennemis étaient transmises oralement et mémorisées pour aider lors des voyages.

Le déplacement faisait partie de la routine annuelle pour plusieurs communautés du littoral qui suivaient les saisons en alternant entre les résidences d’été et celles d’hiver. Les explorations avaient révélé les meilleurs endroits pour la pêche, la chasse et la cueillette de petits fruits. L’expansion territoriale se faisait par la guerre et des mariages stratégiques, mais le Pacifique Nord-Ouest n’était pas ouvert aux revendications non défendues des territoires et des ressources.

Les Autochtones du littoral se divisaient en villages et en groupes associés ayant une lignée et Pour en lire plus

Les explorateurs partaient avec l’espoir de retourner au pays avec des renseignements utiles et d’échanger des biens et des ressources. Les peuples de la côte du Pacifique Nord-Ouest partaient pour de longs voyages avec de telles intentions. Tout comme l’histoire et la sagesse de la communauté étaient partagées par les contes, les connaissances des courants rapides, des marées fortes, des tourbillons, des hauts-fonds, des embouchures de fleuves, d’amis et d’ennemis étaient transmises oralement et mémorisées pour aider lors des voyages.

Le déplacement faisait partie de la routine annuelle pour plusieurs communautés du littoral qui suivaient les saisons en alternant entre les résidences d’été et celles d’hiver. Les explorations avaient révélé les meilleurs endroits pour la pêche, la chasse et la cueillette de petits fruits. L’expansion territoriale se faisait par la guerre et des mariages stratégiques, mais le Pacifique Nord-Ouest n’était pas ouvert aux revendications non défendues des territoires et des ressources.

Les Autochtones du littoral se divisaient en villages et en groupes associés ayant une lignée et une langue communes. Ces nations occupaient des territoires bien délimités avec des droits aux ressources. Tout comme un capitaine anglais du 18e siècle ne s’attendait pas à naviguer la côte de la France sans être contesté pour prendre de la nourriture et de l’eau ainsi que pour monter un camp là où il le voulait, les Nuu-chah-nulth ne pagayaient pas le long du territoire des Salish du littoral pour chasser, échanger et voyager sans demander la permission.


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Un oiseau

Un oiseau se chauffant au soleil sur la péninsule Saanich de ce qui est maintenant appelé l’île de Vancouver.

Maritime Museum of British Columbia

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L’exploration des Premières nations qui a eu lieu dans un passé lointain fait maintenant partie des connaissances et des histoires traditionnelles. Dans de tels comptes-rendus, l’explorateur type recherche de la nourriture et des compagnons et il est poussé par un sentiment de curiosité qui fait partie de toutes les expéditions d’exploration. Mais dans ces histoires, les explorateurs ne sont pas habituellement des humains. Ils ont plutôt les caractéristiques d’êtres surnaturels, comme les épaulards et les ours, ou des forces de la nature, comme la Femme brouillard des Haïda et des Tlingit.

Pour plusieurs peuples des Premières nations, le corbeau est une figure importante. Les Tlingit, les Aleut et d’autres nations racontent des histoires à propos du corbeau, un filou qui tire profit des autres êtres et de son entourage. Cependant, le corbeau est également associé à des récits à propos des premiers humains. Le corbeau est un aventurier qui voyage de par le monde. Plusieurs des histoires sur les corbeau ont lieu à une époque avant la formation de la Terre : le corbeau vole au-dessus de la mer, cherchant une place pour atterrir dans l&rsq Pour en lire plus

L’exploration des Premières nations qui a eu lieu dans un passé lointain fait maintenant partie des connaissances et des histoires traditionnelles. Dans de tels comptes-rendus, l’explorateur type recherche de la nourriture et des compagnons et il est poussé par un sentiment de curiosité qui fait partie de toutes les expéditions d’exploration. Mais dans ces histoires, les explorateurs ne sont pas habituellement des humains. Ils ont plutôt les caractéristiques d’êtres surnaturels, comme les épaulards et les ours, ou des forces de la nature, comme la Femme brouillard des Haïda et des Tlingit.

Pour plusieurs peuples des Premières nations, le corbeau est une figure importante. Les Tlingit, les Aleut et d’autres nations racontent des histoires à propos du corbeau, un filou qui tire profit des autres êtres et de son entourage. Cependant, le corbeau est également associé à des récits à propos des premiers humains. Le corbeau est un aventurier qui voyage de par le monde. Plusieurs des histoires sur les corbeau ont lieu à une époque avant la formation de la Terre : le corbeau vole au-dessus de la mer, cherchant une place pour atterrir dans l’immensité de l’océan. Comme les autres explorateurs, il est fier de revenir pour parler de ses voyages. Dans les croyances Haïda, il découvre et explore non seulement les îles et le continent, mais également les royaumes au-dessus de la Terre et le royaume sous l’océan.

L’exploration comprend non seulement la curiosité et la quête, mais aussi un intérêt à parler, et même à posséder, ce qui a été exploré. Certaines expéditions cachent leurs découvertes scientifiques, maritimes ou culturelles ou elles les partagent avec un groupe privilégié. Dans la société Haïda, il y a deux lignées. Certains Haïda appartiennent à la lignée du corbeau et d’autres à la lignée de l’aigle. Plusieurs histoires du corbeau appartiennent aux familles du corbeau et il n’est pas convenable de raconter certaines histoires du corbeau sauf si ces histoires appartiennent à ces familles. L’enseignement de ces histoires doit être effectué de manière respectueuse et convenable.


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Un corbeau en vol

Un corbeau en vol

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Le déplacement des personnes dans la région du Pacifique Nord-Ouest a commencé il y a longtemps. On pourrait considérer la période de migration suivant la période glaciaire comme la première phase de l’exploration. On pense que les nomades d’Asie sont venus en Amérique du Nord en utilisant un pont terrestre il y a de cela douze à treize mille années. Ces gens ont voyagé dans un corridor entre la nappe glaciaire Laurentienne, qui couvrait ce que sont maintenant l’Est et le Centre du Canada, et la nappe glaciaire de la Cordillère, qui couvrait le Pacifique Nord-Ouest. Il y a également une théorie disant que des bateaux ont été utilisés pour voyager de l’Asie sur une route semblable vers le sud au cours de la même période. Les premières communautés se sont établies il y a environ dix mille ans, ce qui signifie que le « début » des explorations dans le Pacifique Nord-Ouest a eu lieu il y a entre onze et douze mille ans. Les descendants de ces premiers nomades se sont établis et ils ont formé des sociétés qui ont commencé à se déplacer dans le Pacifique Nord-Ouest.

Les Haïda de l’archipel Haïda Gwaii sont connus pour leur redoutable Pour en lire plus

Le déplacement des personnes dans la région du Pacifique Nord-Ouest a commencé il y a longtemps. On pourrait considérer la période de migration suivant la période glaciaire comme la première phase de l’exploration. On pense que les nomades d’Asie sont venus en Amérique du Nord en utilisant un pont terrestre il y a de cela douze à treize mille années. Ces gens ont voyagé dans un corridor entre la nappe glaciaire Laurentienne, qui couvrait ce que sont maintenant l’Est et le Centre du Canada, et la nappe glaciaire de la Cordillère, qui couvrait le Pacifique Nord-Ouest. Il y a également une théorie disant que des bateaux ont été utilisés pour voyager de l’Asie sur une route semblable vers le sud au cours de la même période. Les premières communautés se sont établies il y a environ dix mille ans, ce qui signifie que le « début » des explorations dans le Pacifique Nord-Ouest a eu lieu il y a entre onze et douze mille ans. Les descendants de ces premiers nomades se sont établis et ils ont formé des sociétés qui ont commencé à se déplacer dans le Pacifique Nord-Ouest.

Les Haïda de l’archipel Haïda Gwaii sont connus pour leur redoutable force sur l’eau. Des équipages Haïda effectuaient des voyages en canot à partir des îles Haïda Gwaii jusqu’au continent et à l’île de Vancouver et Puget Sound. L’isolement des îles Haïda Gwaii dans l’océan exigeait de longs voyages pour effectuer des activités fondamentales comme l’échange et la guerre, pour lesquels ils ont voyagé des milliers de kilomètres, même aussi loin qu’en Californie. L’histoire orale des Haïda Gwaii parle des expéditions vers le nord dans la mer de Bering. Au début du 18e siècle, un groupe de Haïda a quitté l’archipel et a construit plusieurs villages dans ce qui est maintenant l’Alaska.


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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • dessiner, interpréter et utiliser des graphiques, tableaux, grilles, échelles, légendes et cartes de différents types;
  • localiser et décrire les principales formes du relief terrestre, les étendues d’eau et les frontières politiques sur des cartes;
  • situer et décrire des événements actuels et historiques sur des cartes.

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