EXPLORATEUR : Capitaine George Vancouver (1757-1798)
ORIGINE : Grande-Bretagne
A NAVIGUÉ AVEC : William Broughton (1762-1821)
DATES IMPORTANTES : Départ en 1791; il a atteint le Pacifique Nord-Ouest et fait le tour de l’île de Vancouver; il a rencontré Bodega y Quadra en 1792; il s’est dirigé vers le golfe du Prince William en 1794; il est retourné en Angleterre en 1795.
VOYAGE : Par mer
NAVIRES : Discovery et Chatham
BUT POTENTIEL : Établir des cartes marines pour terminer les levés de Cook de la Russie jusqu’à la Californie espagnole; mise en œuvre de la convention de Nootka Sound; recherche du Passage du Nord-Ouest.
EXPLORATEUR : Capitaine George Vancouver (1757-1798)
ORIGINE : Grande-Bretagne
A NAVIGUÉ AVEC : William Broughton (1762-1821)
DATES IMPORTANTES : Départ en 1791; il a atteint le Pacifique Nord-Ouest et fait le tour de l’île de Vancouver; il a rencontré Bodega y Quadra en 1792; il s’est dirigé vers le golfe du Prince William en 1794; il est retourné en Angleterre en 1795.
VOYAGE : Par mer
NAVIRES : Discovery et Chatham
BUT POTENTIEL : Établir des cartes marines pour terminer les levés de Cook de la Russie jusqu’à la Californie espagnole; mise en œuvre de la convention de Nootka Sound; recherche du Passage du Nord-Ouest.
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Une carte montrant les voyages du capitaine Vancouver
Maritime Museum of British Columbia
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
George Vancouver est né le 22 juin 1757 à Norfolk, sur la côte est de l’Angleterre, le benjamin de six enfants. Son père était adjoint collecteur de douanes à King’s Lynn et sa mère est morte quand il avait onze ans. Vancouver a commencé son service dans la Marine royale en 1771. À l’âge de quatorze ans, il a été invité à faire partie du « deuxième voyage de découverte » du capitaine Cook. Sa formation a eu lieu à bord du navire et on lui a imposé les devoirs et les attentes d’une expédition autour du monde lors du départ en 1772.
En tant que matelot breveté, Vancouver était formé pour le poste d’aspirant de marine. Il a reçu des leçons de l’astronome William Wales, et lorsqu’il était à bord du Resolution, il a pu étudier le modèle du capitaine James Cook. Vancouver a été choisi pour naviguer en tant qu’aspirant de marine à bord du navire-accompagnateur, le Discovery, lorsqu’ils ont levé les voiles en direction du Pacifique Nord-Ouest en 1776. Au retour de Vancouver en Grande-Bretagne en 1780, il a passé l’examen de li
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George Vancouver est né le 22 juin 1757 à Norfolk, sur la côte est de l’Angleterre, le benjamin de six enfants. Son père était adjoint collecteur de douanes à King’s Lynn et sa mère est morte quand il avait onze ans. Vancouver a commencé son service dans la Marine royale en 1771. À l’âge de quatorze ans, il a été invité à faire partie du « deuxième voyage de découverte » du capitaine Cook. Sa formation a eu lieu à bord du navire et on lui a imposé les devoirs et les attentes d’une expédition autour du monde lors du départ en 1772.
En tant que matelot breveté, Vancouver était formé pour le poste d’aspirant de marine. Il a reçu des leçons de l’astronome William Wales, et lorsqu’il était à bord du Resolution, il a pu étudier le modèle du capitaine James Cook. Vancouver a été choisi pour naviguer en tant qu’aspirant de marine à bord du navire-accompagnateur, le Discovery, lorsqu’ils ont levé les voiles en direction du Pacifique Nord-Ouest en 1776. Au retour de Vancouver en Grande-Bretagne en 1780, il a passé l’examen de lieutenant de marine. Par la suite, il a été affecté à la sloupe Martin, qui naviguait vers les Antilles en 1782. Grâce à des relations et à un nombre élevé de décès associés aux maladies dans les Caraïbes, Vancouver a rapidement gravi les échelons et il a été promu deuxième lieutenant et puis premier lieutenant du navire amiral Europa en 1787. Il est finalement revenu en Grande-Bretagne en 1789.
En 1790, Vancouver a été assigné à établir des cartes marines et à revendiquer des terres dans le Pacifique et le long de la côte du Pacifique Nord-Ouest. Il est devenu impliqué dans des rencontres diplomatiques avec les Espagnols concernant la crise de Nootka. De plus, il a effectué des levés hydrographiques minutieux des îles Hawaii et de la côte d’Amérique du Nord aussi loin qu’en Alaska. Il a éprouvé des problèmes de santé et il a été accusé d’être capricieux, bien que certaines de ces allégations soient probablement provenues d’un membre de l’équipage licencié qui a entraîné Vancouver dans un scandale à son retour en Grande-Bretagne. Vancouver s’est mis au travail pour préparer ses rapports d’expédition pour la publication. Il est mort le 12 mai 1798 à seulement quarante ans. Le frère de Vancouver, John, a continué la préparation de son manuscrit, qui a été publié en 1798 sous le titre A Voyage of Discovery to the North Pacific Ocean and Round the World.
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Une illustration du capitaine Vancouver
Maritime Museum of British Columbia
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Cet extrait décrit les événements d’avril 1792 dans la région du détroit de Juan de Fuca.
(* Le « f » utilisé par les écrivains du 18e siècle a été remplacé ici par un « s ».)
« M. Dalyrymple nous informe que l’on prétend que les Espagnols ont récemment trouvé une entrée à la latitude 47° 45′ nord, qui dans un parcours de 27 jours les a amenés dans les environs de la baie d’Hudson. Cette latitude correspond exactement à l’ancien point de Jean de Fuca, le pilote grec, en 1592. » Ce passage pourrait être à seulement dix milles de nous; et un autre passage, que M. Meares et d’autres commerçants ont visité sur la côte, n’était pas plus qu’à une distance de vingt lieux. Nous avons été extrêmement chanceux par la présence de vents favorables qui nous ont accompagnés le long de la côte et à cause de leur absence dans cette jonction, nous attendons leur retour avec impatience. Notre impatience était cependant de courte durée, car à trois heures en ce dimanche matin du 29, nous avons été gâtés par une brise plaisante avec Pour en lire plus
Cet extrait décrit les événements d’avril 1792 dans la région du détroit de Juan de Fuca.
(* Le « f » utilisé par les écrivains du 18e siècle a été remplacé ici par un « s ».)
« M. Dalyrymple nous informe que l’on prétend que les Espagnols ont récemment trouvé une entrée à la latitude 47° 45′ nord, qui dans un parcours de 27 jours les a amenés dans les environs de la baie d’Hudson. Cette latitude correspond exactement à l’ancien point de Jean de Fuca, le pilote grec, en 1592. » Ce passage pourrait être à seulement dix milles de nous; et un autre passage, que M. Meares et d’autres commerçants ont visité sur la côte, n’était pas plus qu’à une distance de vingt lieux. Nous avons été extrêmement chanceux par la présence de vents favorables qui nous ont accompagnés le long de la côte et à cause de leur absence dans cette jonction, nous attendons leur retour avec impatience. Notre impatience était cependant de courte durée, car à trois heures en ce dimanche matin du 29, nous avons été gâtés par une brise plaisante avec laquelle, à l’aurore, nous avons levé l’ancre et attendu le long de la côte du nord-ouest. Alors que nous étions au mouillage, nous avons trouvé un courant constant, sans intermission, en ligne avec la côte vers le nord, à une vitesse uniforme de près d’une ligue l’heure. Depuis que nous avons passé le cap Orford, nous avons été régulièrement poussés de dix à vingt milles par jour plus loin que prévu.
À quatre heures, une voile a été aperçue à l’ouest sur le bord de la rive. C’était toute une nouveauté, car nous n’avons vu aucun navire outre notre navire de conserve depuis les huit derniers mois. Il semble porter les couleurs américaines et il a tiré du côté du vent. À six heures, nous sommes entrés en communication. Il s’est avéré être le navire Columbia, commandé par M. Robert Gray, appartenant à Boston, d’où il était absent depuis dix-neuf mois. … Je désirais monter à bord, et j’ai envoyé M. Puget et M. Menzies à bord pour obtenir de l’information qui serait utile dans nos opérations futures.
La montagne la plus remarquable que nous avons vue sur la côte de la Nouvelle-Albion se présentait maintenant. Son sommet, couvert de neige éternelle, était divisé en une élégante fourche double et s’élevait bien en évidence d’une base de hautes montagnes habillées de la même manière, qui devenaient graduellement des collines d’une hauteur modérée. »
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George Vancouver a voyagé en tant que jeune marin dans l’expédition de 1772 du capitaine Cook dans le Pacifique Sud et en Antarctique. On raconte qu’il contrôlait le beaupré du Resolution lorsque Cook se préparait à faire demi-tour, ayant atteint le point le plus au sud de leur voyage. Vancouver a crié « ne plus ultra! », ce qui signifie « plus personne devant! » et il a prétendu être la personne qui a été le plus près du pôle Nord. Vancouver a de nouveau navigué avec Cook en 1776 lorsqu’ils se sont rendus à Hawaii et dans le Pacifique Nord-Ouest.
Vancouver était assigné au Discovery (ne pas confondre avec le navire de Cook du même nom) pour effectuer des levés, superviser la cession des revendications espagnoles aux Britanniques et continuer les recherches pour trouver un Passage du Nord-Ouest. Levant les voiles à Falmouth le 1er avril 1791, ils ont mis le cap vers le Pacifique en passant par la côte sud de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Apercevant l’Amérique du Nord le 17 avril 1792, à environ 39 o de latitude nord, les navires ont mis le cap vers Pour en lire plus
George Vancouver a voyagé en tant que jeune marin dans l’expédition de 1772 du capitaine Cook dans le Pacifique Sud et en Antarctique. On raconte qu’il contrôlait le beaupré du Resolution lorsque Cook se préparait à faire demi-tour, ayant atteint le point le plus au sud de leur voyage. Vancouver a crié « ne plus ultra! », ce qui signifie « plus personne devant! » et il a prétendu être la personne qui a été le plus près du pôle Nord. Vancouver a de nouveau navigué avec Cook en 1776 lorsqu’ils se sont rendus à Hawaii et dans le Pacifique Nord-Ouest.
Vancouver était assigné au Discovery (ne pas confondre avec le navire de Cook du même nom) pour effectuer des levés, superviser la cession des revendications espagnoles aux Britanniques et continuer les recherches pour trouver un Passage du Nord-Ouest. Levant les voiles à Falmouth le 1er avril 1791, ils ont mis le cap vers le Pacifique en passant par la côte sud de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Apercevant l’Amérique du Nord le 17 avril 1792, à environ 39 o de latitude nord, les navires ont mis le cap vers le nord pour se diriger vers le détroit de Juan de Fuca, mais en contournant l’embouchure du fleuve Columbia.
Les officiers de Vancouver ont pris des levés du Puget Sound, dans ce qui est maintenant l’État de Washington, et l’expédition a continué le long de la côte de la Colombie-Britannique continentale où ils ont rencontré, le 22 juin, les navires espagnols Sutil et Mexicana de l’expédition de Galiano et de Valdés. Travaillant avec les plus petits navires espagnols, ils ont déterminé qu’ils naviguaient dans un passage entre une grande île et le continent. Les Britanniques et les Espagnols ont conjointement fait le tour de l’île et ils lui ont donné le nom d’île de Quadra et Vancouver en honneur des capitaines. Son nom a plus tard été abrégé et l’île est maintenant connue sous le nom de l’île de Vancouver.
Après avoir terminé cette phase de levés, Vancouver a dirigé ses navires vers la baie de Nootka afin de rencontrer les Espagnols et il a par la suite mis le cap vers les îles Sandwich, ou Hawaii, pour y passer l’hiver. Il est retourné en mai 1793 pour prendre des levés de la côte du Nord et il a effectué des levés hydrographiques aussi loin qu’au 56 o de latitude nord. En 1794, Vancouver a terminé l’établissement des cartes marines de la région du golfe Prince William, en Alaska. Il a mis le cap vers le sud pour une rencontre finale dans la baie de Nootka avant de prendre le chemin du retour. Naviguant sur la route autour de l’Amérique du Sud, le Chatham s’est dirigé vers le Brésil et le Discovery vers la Grande-Bretagne pour arriver en Irlande en septembre, pour ensuite remonter la Tamise jusqu’à Londres le 20 octobre 1795.
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Robin Inglis, de la société historique du Pacifique espagnol de Vancouver, discutant du rôle joué par les petits navires en cartographie
Robin Inglis - de la Société historique du Pacifique espagnol de Vancouver, discutant du rôle joué par les petits navires en cartographie
Les petits navires – Essentiellement, la majorité de l’exploration des grosses expéditions, pas pour la traite de fourrures, était faite avec des petits navires. En particulier, Vancouver se démarque des autres. Il ancrait ses navires dans un endroit particulier et il utilisait les petits bateaux. C’est particulièrement évident dans le golfe de Georgie par exemple. Ses navires sont entrés dans le détroit de Juan de Fuca, à la Pointe Discovery, à l’extrémité sud du détroit de Juan de Fuca. Ses petits navires ont visité les îles, les îles San Juan. Puis les navires sont montés à la baie Birch, puis à Vancouver. Les petits navires sont allés dans Burrard Inlet, puis la baie Howe, l’anse Jervis et, bien entendu, ils sont montés à la baie Desolation. Puis les petits navires sont allés jusqu’au bout de diverses îles et finalement au détroit de Johsnstone. Puis ils se sont rendus à l’anse Knight, à l’anse Bute et l’anse Lutber. Ils utilisaient toujours des petits navires. Ce qui est aussi remarquable, c’est qu’ils partaient très tôt le matin, vers quatre heures et ils revenaient vers vingt heures. Les journées étaient longues pour ces hommes-là et le temps n’était pas toujours aussi beau que nous le croyons. Nous pensons aux jours d’été, mais en fait, il y a beaucoup de pluie sur la côte, comme nous le savons. C’était une incroyable activité qu’ils entreprenaient.
Maritime Museum of British Columbia
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
La Grande-Bretagne s’est davantage intéressée au Pacifique Nord-Ouest après avoir pris conscience de ses ressources potentielles et après avoir perdu des colonies américaines sur la côte Est. À l’origine, Vancouver avait été choisi en tant que premier lieutenant sous les commandes du capitaine Henry Roberts à bord d’une expédition, commandée le 1er janvier 1790, pour trouver un Passage du Nord-Ouest. Cependant, Roberts a été appelé à servir dans les Antilles. Peu après, des nouvelles selon lesquelles un officier espagnol avait confisqué des navires britanniques ont atteint la Grande-Bretagne, provoquant la crise de Nootka. Vancouver a pris les commandes d’une expédition vers le Pacifique, avec la tâche supplémentaire de superviser les articles de la Convention de Nootka et la restitution de ce qu’il croyait être des revendications britanniques saisies par les Espagnols.
Vancouver a atteint la baie de Nootka le 28 août 1792 pour rencontrer le représentant espagnol et le chef de l’expédition Juan Francisco de la Bodega y Quadra. Les deux hommes sont devenus de bons amis, mais ils ont fait face à des défis dans leur tâche dip Pour en lire plus
La Grande-Bretagne s’est davantage intéressée au Pacifique Nord-Ouest après avoir pris conscience de ses ressources potentielles et après avoir perdu des colonies américaines sur la côte Est. À l’origine, Vancouver avait été choisi en tant que premier lieutenant sous les commandes du capitaine Henry Roberts à bord d’une expédition, commandée le 1er janvier 1790, pour trouver un Passage du Nord-Ouest. Cependant, Roberts a été appelé à servir dans les Antilles. Peu après, des nouvelles selon lesquelles un officier espagnol avait confisqué des navires britanniques ont atteint la Grande-Bretagne, provoquant la crise de Nootka. Vancouver a pris les commandes d’une expédition vers le Pacifique, avec la tâche supplémentaire de superviser les articles de la Convention de Nootka et la restitution de ce qu’il croyait être des revendications britanniques saisies par les Espagnols.
Vancouver a atteint la baie de Nootka le 28 août 1792 pour rencontrer le représentant espagnol et le chef de l’expédition Juan Francisco de la Bodega y Quadra. Les deux hommes sont devenus de bons amis, mais ils ont fait face à des défis dans leur tâche diplomatique en abordant la Convention de Nootka. Les deux partis ont préféré suivre les décisions prises par leurs gouvernements respectifs, mais la correspondance entre l’Europe et le Pacifique était lente et les directives n’étaient plus pertinentes pour la situation en cours. En août 1794, Vancouver est retourné à la baie Nootka, jetant l’ancre dans le port et se ravitaillant en attendant l’arrivée du convoi britannique. Aucune directive n’est arrivée et Vancouver a mis le cap vers Monterey, laissant des articles de la Convention de Nootka portant des signatures européennes, mais sans résolution dans le Pacifique Nord-Ouest.
Vancouver avait également la responsabilité de terminer les cartes de la côte commencées par Cook. En avril 1792, le Discovery et le Chatham ont commencé à remonter la côte à partir du nord de la Californie jusqu’à l’extrémité nord de l’île de Vancouver. Vancouver a continué d’effectuer des levés jusqu’en 1794, passant l’hiver dans les îles Sandwich et en remontant la côte en direction nord vers les revendications russes durant l’été. Contrairement à plusieurs expéditions contemporaines, l’équipage de Vancouver ne comprenait pas de scientifiques ni d’artistes, à l’exception du naturaliste et chirurgien Archibald Menzies. De plus, contrairement à l’expédition de Cook qui cherchait un Passage du Nord-Ouest, à laquelle prenait part Vancouver adolescent, Vancouver ne s’attendait pas à trouver l’entrée d’une route vers l’Atlantique. Il voulait seulement réfuter son existence. En août 1794, Vancouver a écrit dans son journal de bord : « J’ai confiance que la précision avec laquelle les levés de la côte du Nord-Ouest de l’Amérique ont été effectués chassera tout doute et mettra de côté toute opinion d’un Passage du Nord-Ouest. » Les cartes marines de Vancouver sont demeurées la référence majeure du Pacifique pendant une bonne partie du 19e siècle.
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Le Discovery de Vancouver prenant une voile supérieure et un foc lors de son passage dans le Pacifique
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1792
peinture à l’huile sur toile
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Le capitaine George Vancouver a été honoré quand on a donné son nom aux villes de Vancouver, en Colombie-Britannique, et de Vancouver, dans l’État de Washington ainsi qu’à l’île de Vancouver. Ses minutieux levés ont produit des cartes utilisées par les marins cent ans après l’expédition qui les a créées. Il a commandé un navire d’une longueur de 99 pieds (30 mètres) ayant un équipage de 99 membres, dont seulement cinq sont morts en quatre ans et demi de voyage en mer. Malgré une certaine controverse, une statue en or de Vancouver a été érigée au sommet du Palais législatif provincial à Victoria, en Colombie-Britannique.
Ses grandes réussites et le respect de ses admirateurs ne l’ont pas protégé de la controverse qui semble affliger les capitaines d’expédition (même s’ils sont revenus vivants de leurs voyages). Vancouver avait la réputation d’être ferme, une caractéristique requise chez un chef de jeunes hommes provenant de diverses classes sociales à une époque où les mutineries étaient un problème en croissance. (William Bligh, capitaine durant la fameuse mutinerie du Bounty, avait voyagé avec Vancouver lo Pour en lire plus
Le capitaine George Vancouver a été honoré quand on a donné son nom aux villes de Vancouver, en Colombie-Britannique, et de Vancouver, dans l’État de Washington ainsi qu’à l’île de Vancouver. Ses minutieux levés ont produit des cartes utilisées par les marins cent ans après l’expédition qui les a créées. Il a commandé un navire d’une longueur de 99 pieds (30 mètres) ayant un équipage de 99 membres, dont seulement cinq sont morts en quatre ans et demi de voyage en mer. Malgré une certaine controverse, une statue en or de Vancouver a été érigée au sommet du Palais législatif provincial à Victoria, en Colombie-Britannique.
Ses grandes réussites et le respect de ses admirateurs ne l’ont pas protégé de la controverse qui semble affliger les capitaines d’expédition (même s’ils sont revenus vivants de leurs voyages). Vancouver avait la réputation d’être ferme, une caractéristique requise chez un chef de jeunes hommes provenant de diverses classes sociales à une époque où les mutineries étaient un problème en croissance. (William Bligh, capitaine durant la fameuse mutinerie du Bounty, avait voyagé avec Vancouver lors du troisième voyage de Cook.)
Frustré par le comportement de l’aspirant de marine Thomas Pitt, Vancouver a démis de ses fonctions le jeune marin à Hawaii en février 1794. Pitt est retourné en Grande-Bretagne à bord du bateau magasin Daedalus à cause de ses transgressions. Entre le retour de Vancouver de son expédition et l’arrivée de Pitt, la colère de Pitt a augmenté et sa position sociale est montée lorsqu’il a été nommé baron de Camelford à la suite du décès de son père. Cousin du premier ministre de la Grande-Bretagne William Pitt, parent avec le premier seigneur de l’Amirauté John Pitt et beau-frère du secrétaire d’État aux Affaires étrangères Lord Grenville, Pitt avait du pouvoir et des relations. Il a décidé de porter des accusations de flagellation et de mauvais traitements contre Vancouver. De plus, il a attaqué son ancien capitaine et l’a défié de se livrer à un duel.
Pitt a continué son comportement agressif et il a tiré son officier supérieur lorsqu’il était posté à Antigua. Il a terminé sa carrière navale à bord du navire justement nommé Terror et il a été tué lors d’un duel à l’âge de vingt-neuf ans. Une enquête a été menée pour vérifier les accusations de Pitt contre Vancouver et même si un débat passionné continue encore de nos jours parmi les historiens maritimes, la réputation du capitaine a souffert durant sa propre vie. En mauvaise santé, Vancouver a pris sa retraite de la marine en demi-solde et s’est concentré à préparer sa publication.
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Profil du Discovery pris d’un chantier maritime commandé pour le voyage de Vancouver dans le Pacifique Nord.
The National Maritime Museum, Londres
© National Maritime Museum
Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- dessiner, interpréter et utiliser des graphiques, tableaux, grilles, échelles, légendes et cartes de différents types;
- localiser et décrire les principales formes du relief terrestre, les étendues d’eau et les frontières politiques sur des cartes;
- situer et décrire des événements actuels et historiques sur des cartes.